Souffre et ferme la !

Lundi 27 février 2006, par CNT-AIT - Toulouse // Chomage/précarité

Victimes du système capitaliste, il semblerait que les chômeurs en perdant leur emploi perdent leur statut d’être humain. Culpabilisés par les pouvoirs publics et les médias en toute occasion, quand ils ne se manifestent pas, leurs droits sont désagrégés par les politiques de tout bord. En un rien de temps, ils se trouvent rayés des listes du chômage pour rejoindre celle des RMAstes. Leurs allocations fondent comme neige au soleil et les contrôles inquisiteurs se multiplient à outrances sans respect pour la vie privée. Et, s’ils se manifestent, s’ils cherchent à faire valoir le minimum auquel ils ont droit, ils s’exposent à être bâillonnés et frappés, comme le montre l’histoire ci-dessous.

Une chômeuse (plus toute jeune !), protestant contre la disparition des enveloppes timbrées fournies dans son département aux chômeurs (pour qu’ils puissent envoyer leurs demandes d’emploi), après que ces courriers soient restés sans l’ombre d’une réponse, a profité d’une des nombreuses collations de nouvelle année que s’offre son conseil général, pour venir diffuser le plus pacifiquement du monde un tract. Alors qu’elle était rapidement prise à parti, bousculée et frappée par un service d’ordre agressif, il n’y eut qu’ un seul présent (dans une assistance bondée) qui eut le courage d’élever la voix pour défendre cette femme de 40 kilos ! Cette personne se vit également pousser dans un couloir isolé et frapper.

Première conclusion : les caisses sont vides pour les enveloppes des chômeurs mais pas pour les petits fours des élus !

Deuxième conclusion : dans une salle pleine à craquer de "d’élus et de gens de gauche", on peut frapper une chômeuse sans que cela coupe l’appétit à quiconque.

Travailleurs, chômeurs, précaires, exploités de toute sorte, sachons nous en souvenir.