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Un Autre Futur janvier 2013

Publié le 13 janvier 2013

Anarchosyndicalisme : Les moyens et les fins

L’anarchosyndicalisme harmonise les moyens et les fins. Il s’oppose au syndicalisme traditionnel qui n’est qu’une soupape de sécurité et permet au système capitaliste de se maintenir quand les tensions sociales deviennent trop fortes. En opposition avec les réformistes, l’anarchosyndicalisme propose un projet social, une nouvelle façon de vivre solidairement ensemble, sans État ni capitalisme : la société libertaire. Car le système en place ne se réforme pas. L’anarchosyndicalisme est révolutionnaire. Il refuse de participer à toutes élections quelles qu’elles soient.

L’anarchosyndicalisme cherche à encourager la résistance populaire et les luttes auto-organisées. Par la solidarité des opprimés entre eux, nous cherchons à balayer les frontières qui ne servent qu’à nous diviser. Les partis politiques de tous bords faisant parti de ce système que nous cherchons à changer, l’anarchosyndicalisme ne collabore avec aucun d’entre eux.
Pour l’émancipation des individus, la liberté et la solidarité, détruisons ce vieux monde, construisons en un nouveau.

Le chiffre du mois….

1,3 milliard de tonnes de nourriture dans le monde, c’est ce qui est avalé par nos poubelles tous les ans ! Des milliards d’euros jetés en pleine période de crise ! Quel gaspillage en énergie, en eau, quelles émission importante de

CO2 pour le transport de cette production... destinées à être détruite ! Des milliers, des millions d’enfants meurent de faim. Mais telle est l’aberration du système capitaliste qu’il dépense, gaspille mais ne partage pas.

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La société sans hiérarchie

Nous venons de faire la révolution sociale et nous en avons fini avec nos chefs. Bien qu’ils soient encore parmi nous, ils n’ont plus aucune autorité et leur pouvoir est enfin aboli. Le temps des oisifs qui se font de l’argent sur notre dos est révolu. Dans nos quartiers, dans nos villes, chaque individu a la liberté de s’exprimer librement au cours d’assemblées populaires, de réunions de comités de quartiers...

Chacun trouve sa place dans des associations, des coopératives, des collectifs et les usines autogérés. Les règles que l’on écoute sont celles du collectif, rien à voir avec la dictature du prolétariat, ou la démocratie de l’ancien temps, mais dans le respect de « tous », c’est-à-dire de chaque être humain et de tout ce qui nous entoure.

Comment partager ? Comment vivre ensemble ? Comment être paix, vivre pleinement sa vie sans nuire à autrui ? Les guerres cessent car il n’y a plus de général, d’empereur, de rois ou de président, il n’y a plus de maîtres mais des professeurs qui n’ont qu’une seule envie, partager leur savoir et leurs connaissances. Nous sommes tous libres d’exercer comme on le souhaite.

Sans contrainte, on joint l’utile à l’agréable. Le travail est volontaire et non obligatoire. Personne n’impose une façon de s’habiller, de manger, de penser, de réfléchir. Les gourous religieux sont mis aux oubliettes et n’ont plus d’autorité sur des individus. Chacun vit sa vie spirituelle ou pas comme il l’entend.

Exploitation, exploités et exploiteurs ont disparus du petit Larousse. Collectivité, partage, entraide et solidarité, sont dans toutes les bouches, dans toutes les langues. Nous pouvons circuler librement d’un "pays" à l’autre , les centres de rétention, les prisons, les centre psy se ferment les uns après les autres. Nous arrivons à gérer les conflits, les problèmes, les querelles, autrement que par l’enferment, la peine capitale et les bombes . Cela en est fini du système totalitaire marchand tel que nous le connaissions car il n’était plus, socialement, écologiquement, humainement, vivable.

Si l’utopie est un but, si l’utopie est un rêve, alors oui ce rêve est possible, oui ce rêve deviendra un jour réalité. Les capitalistes ont vu leur rêve se réaliser. Que leur rêve s’achève et qu’un autre commence. Bonne année à tous.

Jeudi 13 décembre 2012

Ce jour-là, des travailleurs licenciés par une entreprise, Nataïs, sont passé en procès pour diffamation car ils se sont exprimés sur leurs conditions de travail dans un blog.

1. Qu’est-ce que Nataïs ?

Nataïs est le premier producteur de pop-corn micro-ondable en Europe. Les conditions de travail sont très dures et dangereuses, avec de très nombreux d’intérimaires, des températures très élevées, des atteintes au Code du travail, et surtout l’utilisation de produits dangereux sans protection.

2. La lutte que nous menons :

La CNT-AIT s’est engagée depuis plusieurs mois dans la lutte contre ce patron exploiteur, pour la liberté d’expression des travailleurs, la reconnaissance de leurs droits sociaux et leur protection au travail. Une manifestation et un tractage ont en particulier eu lieu cet été sur le Tour de France en juillet 2012. Tractages, affichages, articles et informations se poursuivent depuis des mois et doivent se poursuivre.

Nous étions nombreux aux procès le 13 décembre aux TGI d’Auch pour les soutenir (résultat le 28 février). La solidarité doit continuer : envoyez des mails de protestation ( info@popcorn.fr , client@popcorn.fragro@popcorn.fr , recrutement@popcorn.fr). Modèle de mail proposé : "Nous exigeons l’abandon des poursuites contre les travailleurs de Nataïs empêchés de s’exprimer. La justice bourgeoise ne musellera pas les travailleurs bafoués dans leurs droits. Ces droits sont la stabilité de l’emploi, la sécurité au travail, l’information sur les produits auxquels ils sont exposés ainsi que l’application de la Convention Collective de la branche dans laquelle ils travaillent. Nous resterons vigilants à ce que ces droits soient enfin respectés

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LOGEMENTS VIDES À TOULOUSE : FAISONS LE POINT

D’après l’INSEE (chiffres de 2009), il y aurait dans le grand Toulouse au moins 18 300 logements vides, soit presque 10 % du parc immobilier. D’après les services des impôts (qui calculent la taxe d’habitation), il n’y en aurait que la moitié (5 % environ), ce qui représente tout de même le joli chiffre de 9 000 logements potentiels. Comment passe-t-on de 18 300 logements à quelques 9 000 ? Mystère et boule de gomme. Mais la Mairie fait mieux. D’après dame Croquette, l’élue chargée de la chose au Capitole –on la cite texto-, « … en faisant le tri parmi les successions, les indivisions, etc. il reste en vérité 2 000 logements utilisables ».

Mais, madame Croquette, qu’est-ce qui empêche de se loger dans un appartement inoccupé sous prétexte qu’il est en indivision ou qu’il y a une procédure de succession en cours ? Rien, si ce n’est la volonté de diminuer le chiffre des logements disponibles pour minimiser le scandale. N’empêche que 2 000 logements totalement libres alors que des familles sont à la rue, c’est déjà purement inadmissible.

Surtout si l’on ajoute les 267 700 m² de bureaux inoccupés (dont 165 800 m² de bureaux de seconde main) dans le secteur privé… et tous les bâtiments publics laissés à l’abandon.

Combien de morts de froid faudra-t-il pour que les pouvoirs publics daignent s’occuper des personnes qui sont à la rue ?

Le petit fouineur

Licencié pour deux biscuits

Un licenciement, dans la vie d’un salarié, c’est important. C’est parfois même capital. Par les temps qui courent, c’est tellement dur de retrouver un travail  ! Alors, on pourrait penser qu’aucun licenciement ne peut (ne doit) être prononcé pour un motif futile… C’est sûrement ce que pensait Joël, chauffeur de nuit sur une base logistique d’Intermarché (celle de Bressols dans le Tarn-et-Garonne). L’autre soir, tenaillé par la fringale, il a pioché deux biscuits (pas une boite, deux misérables biscuits !) dans la benne destinée à la casse, là où l’on met les produits abîmés. D’après la direction, puiser deux biscuits dans une benne dans laquelle on jette tout ce qui n’est plus commercialisable, c’est suffisant pour licencier un travailleur. Et pour faute grave encore.

Régulièrement, une caissière par-ci, un agent de surface par-là sont eux aussi virés pour avoir gardé des «  bons de réduction  » jetés par des clients, pour avoir ramassé quelque chose dans une poubelle (parfois hors du magasin) ou pour des broutilles insignifiantes. Il paraît que c’est légal. Ça devrait donner (à ceux qui l’ignoreraient encore) une idée précise sur ce à quoi servent les lois. Car les patrons les rares fois où ils se font « attraper » s’en sortent avec des peines ultralégères, qui, en tout cas, ne mettent pas en danger leurs conditions de vie.

Pour en revenir à Joël, précisons que ses collègues se sont mis en grève immédiatement. Ils ont bien fait. Ils n’ont pas réussi à obtenir sa réintégration, mais une indemnité relativement substantielle lui a été versée. Que les salariés se mettent enfin en grève dans ce genre d’affaire, c’est déjà une nouveauté et un grand pas. Mais il faut aller plus loin : une affaire comme ça mérite la mobilisation de tout le monde. S’agissant de commerçants, une bonne petite campagne de boycott pourrait leur remettre les pendules à l’heure ! Qu’en pensez-vous  ? C’est une idée pour la prochaine fois, vous croyez pas  ?

Une Bressolaise énervée

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Rues et lieux de Toulouse Les Arènes romaines : la fin d’un monde

Il ne reste pas grand-chose des arènes romaines de Toulouse, à peine quelques amas de cailloux. Pourtant, ces ruines portent témoignage d’un événement majeur : la fin du monde. Enfin, la fin d’un monde. Pas celle prévue par le calendrier Maya ou autres fumisteries, mais bien celle d’un des État les plus puissants de tous les temps : l’empire romain.

Au fond, le message que délivrent ces décombres est simple : il n’est d’empire si fort qui ne finisse par succomber. Les élites romaines –pas folles- le savaient bien. Elles mirent tout en œuvre pour protéger leurs privilèges : utilisation de la puissance militaire, division du peuple, manipulation de l’opinion publique… Mais rien n’y fit : ni la force brutale des légions, ni les « jeux » du cirque, ni le remplacement des anciens dieux (Jupiter et tous les lieux de l’Olympe) par un nouveau culte (celui des chrétiens). Il a finalement suffi d’une chiquenaude (les « Barbares ») pour que tout s’écroule. C’est que le monde romain était pourri de l’intérieur. Et l’empereur Flavius Romulus Augustus put bien courir se réfugier à Ravenne (le Bugarach de l’époque), l’empire romain d’Occident disparut à jamais avec lui. Point barre.

Ce qui a été vrai pour l’immense empire romain l’est tout autant de nos jours pour le système qui domine la planète : le capitalisme. Quelles que soient les apparences nationales ou religieuses derrière lesquels il se cache souvent, lui aussi est pourri de l’intérieur. Son principe même (la recherche permanente du profit) entraîne la destruction de l’environnement et celle des liens sociaux. Quels que soient les efforts des privilégiés d’aujourd’hui pour le maintenir, il tombera lui aussi. A nous tous, habitants de la Terre, d’accélérer sa chute et de préparer collectivement une société de demain fondamentalement différente.

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