PERPIGNAN UN JOLI MOI DE MAI

CERTAINS AYANT DÉCIDE DE VENDRE LES MURS, L’ANARCHOSYNDICALISME EST DANS LA RUE

Dimanche 26 juin 2016, par cnt // Loi travail 2016

CERTAINS AYANT DÉCIDE DE VENDRE LES MURS, L’ANARCHOSYNDICALISME EST DANS LA RUE

Des le début du mouvement contre la loi « travaille », après une assemblée de militants libertaires sur la place Arago et autour de la « Commission action » de « Nuit debout » de Perpignan, s’est opéré un regroupement de militants libertaires organisés ou d’individus et d’anarchosyndicalistes en provenance de diverses structures dont certains de l’ex Ul de Perpignan de la CNT-AIT.

Dans un premier temps, ils ont tenté d’impulser une certaine dynamique et de s’opposer au courant citoyenniste. Des actions ont été proposées et discutées dans les assemblées, il en résultera l’occupation de Pole Emploi derrière la banderole : « Ne négocions pas le poids de nos chaînes, déchainons-nous ».

Devant l’amorphisme de « Nuit debout » à Perpignan, tout ce monde se retrouvera dans un « collectif » plus marqué comme libertaire, qui tentera de dynamiser les initiatives de l’intersyndicale et aussi d’impulser ses propres actions.

Premier mai : rassemblement table de presse, discussions, en dehors de la manif traditionnelle des Autoritaires puis repas commun à la Librairie Infos.
Cortège dans les différentes manifestations derrière la banderole noire : « Abolition du salariat, grève générale, union, action, autogestion »,
Participation aux différents blocages. Le 19 mai le Collectif impulsera le blocage du pont Arago à l’entrée de Perpignan, alors que la CGT emmènera la manif plus loin. Le 24 mai, blocages des deux sorties d’autoroute (nord et sud) et surtout de la gare de Perpignan après avoir pris la tête de la manif des bloqueurs qui convergeait vers la gare.

Le jour de la « manif des flics », un contre-rassemblement a eu lieu devant le commissariat. Une vingtaine de manifestants feront face aux 200 flics répondant à l’appel de leur syndicat Alliance_ ; ce rassemblement se fera derrière une banderole : « Qui a tué Rémi Fraisse ? ».

Le Collectif apportera son soutien à la grève des postiers de Rivesaltes qui, après plus de 175 jours de grève et d’occupation d’une place se verront abandonnés par l’UD-CGT qui viendra leur reprendre les tentes.
Lors de la dernière journée d’action du 26 mai, le collectif participera activement aux différents blocages des deux entrées d’autoroute tôt le matin, puis au blocage de la gare de Perpignan en fin de matinée. Le train à destination de Barcelone l’AVE - TGV de la RENFE - sera bloqué, allègrement décoré par les manifestants qui envahiront les voies. C’est ce moment que la CGT et l’intersyndicale choisiront pour appeler à libérer les voies afin d’aller à la gare routière, sans grand intérêt à cette heure-là. Un bon nombre de manifestants restera sur les voies, mais devant l’arrivée massive de flics casqués nous déciderons collectivement de quitter la gare et de partir en cortège vers le centre ville, pour nous séparer dans de bonnes conditions. Un crochet sera fait par le consulat d’Espagne pour manifester notre soutien aux Okupas de Barcelone qui venaient d’être expulsés quelques jours avant ; tout ça sous la protection d’un groupe de Baqueux - du nouveau à Perpi. Après un pique-nique improvisé, nous finirons la journée à la Bourse du travail où se tenait une assemblée appelée par l’intersyndicale. Différents intervenant du collectif feront entendre une autre voix, ce qui aura le don d’agacer la CGT qui écourtera l’assemblée. A l’issue de cette journée sera annoncée la décision de reconstruire la CNT-AIT dans les Pyrénées Orientales.

Pour toutes correspondance : revolutionsociale66[chez ]hotmail.com
RSS66