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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Autour de Ethnoregionalisme &amp; Ultraliberalisme : La Bretagne pour laboratoire
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		<dc:subject>r&#233;gionalisme
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		<dc:subject>Bretagne
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&lt;p&gt;Autonomiste ? Culturel ? Ind&#233;pen-dantiste ? Gastronomique ? Na-tionaliste ? Musical ? D'extr&#234;me-gauche ? De droite ? D'extr&#234;me-droite ? Du centre ? D'&#171; ailleurs &#187; ?... Mais qu'est donc, o&#249; se situe ce fameux mouvement breton ? &lt;br class='autobr' /&gt; Eh bien, il est &#224; la fois tout cela. A la fois de &#171; gauche &#187; sans cesser d'&#234;tre d'extr&#234;me-droite ; et tout autant autonomiste violent que r&#233;gionaliste doux. C'est ce qui fait sa force (et son danger) : il dispose de toutes les cartes. Il les abat selon les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot101" rel="tag"&gt;r&#233;gionalisme
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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot104" rel="tag"&gt;Bretagne
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;L'&#201;TERNEL RETOUR VERS L'AGE D'OR&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;L'&#201;TERNEL RETOUR VERS L'AGE&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;UN LOBBY PATRONAL ULTRALIBERAL&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;UN LOBBY PATRONAL ULTRALIBERAL&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;LES DEUX FONT LA PAIRE&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;LES DEUX FONT LA PAIRE&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;EN DEUX MOTS SEULEMENT&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire_3'&gt;EN DEUX MOTS SEULEMENT&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Autonomiste ? Culturel ? Ind&#233;pen-dantiste ? Gastronomique ? Na-tionaliste ? Musical ? D'extr&#234;me-gauche ? De droite ? D'extr&#234;me-droite ? Du centre ? D'&#171; ailleurs &#187; ?... Mais qu'est donc, o&#249; se situe ce fameux mouvement breton ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Eh bien, il est &#224; la fois tout cela. A la fois de &#171; gauche &#187; sans cesser d'&#234;tre d'extr&#234;me-droite ; et tout autant autonomiste violent que r&#233;gionaliste doux. C'est ce qui fait sa force (et son danger) : il dispose de toutes les cartes. Il les abat selon les circonstances. Mais, pour protoplasmique qu'il soit, le mouvement a un cerveau, et un seul : le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;L'&#201;TERNEL RETOUR VERS L'AGE D'OR&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Commen&#231;ons par la mythologie. Il fut un &#226;ge d'or pour la Bretagne. Celui de &#171; nos bons ma&#238;tres &#187;. Tout &#233;tait alors comme Dieu l'avait cr&#233;&#233;. L'air &#233;tait vivifiant, la race pure. Les nobles dirigeaient, c'&#233;tait leur r&#244;le. Les cur&#233;s contr&#244;laient, c'&#233;tait le leur. Et les paysans crevaient de faim. Mais &#231;a ce n'est qu'un d&#233;tail, comme dirait le plus c&#233;l&#232;bre des Bretons actuels. Survint alors un grand malheur (la R&#233;volution fran&#231;aise) suivi d'une invention satanique : l'&#233;cole la&#239;que. La masse paysanne commen&#231;a &#224; s'&#233;manciper de la tutelle de l'&#201;glise, &#224; comprendre que son ennemi c'&#233;tait son ma&#238;tre&#8230; Tout &#233;tait donc &#224; recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Passons maintenant &#224; l'histoire. La Premi&#232;re guerre mondiale &#224; peine achev&#233;e, un minuscule groupe, Brez Atao (Bretagne toujours), voit le jour. Son slogan ? &#171; Nous ne sommes pas Fran&#231;ais, nous sommes Celtes &#187;. La race comme &#233;tendard, donc. Premier objectif de nos Celtes : purifier la langue, trop riche en mots venus du fran&#231;ais. On l'expurge. Et comme il faut bien remplacer les mots excommuni&#233;s, on en importe du Pays de Galles. Une nouvelle langue bretonne na&#238;t, une nov-langue. Elle n'a jamais &#233;t&#233; parl&#233;e dans l'histoire. Et alors ? Elle est parfaitement incompr&#233;hensible aux locuteurs natifs. Et alors ? L'&#201;ducation nationale, dans sa c&#233;cit&#233; psychique, le Conseil r&#233;gional dans sa soumission aux puissants, toutes les institutions, la diffusent et la pr&#233;sentent comme &#171; historique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour un croyant, il n'y a pas de hasard dans la vie. Pour Brez Atao encore moins. Sa naissance a lieu dans les locaux de l'Action fran&#231;aise, les royalistes. Et Brez trouve rapidement un g&#233;n&#233;reux &#171; parrain &#187; : le nazisme, au pouvoir en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors, quand les hordes de &#171; parrain &#187; d&#233;ferlent en Bretagne, Brez Atao exulte. Un nouvel &#226;ge d'or se profile. Brez proclame imm&#233;diatement l'Etat breton &#224; Pontivy. Sa joie est de courte dur&#233;e. L'impensable (pour Brez) se produit : des dizaines de petites vieilles narguent l'occupant nazi et viennent jeter des pierres sur les ind&#233;pendantistes. Mortification suppl&#233;mentaire pour Brez : elles sont en costume breton (quotidiennement port&#233; &#224; l'&#233;poque)&#8230; Les nazis, pragmatiques, demandent &#224; Brez de ranger l'Etat breton dans le placard des accessoires mais n'abandonnent pas pour autant leur &#171; filleul &#187;. Ils s'en &#171; occupent &#187;, et m&#234;me bien. Sur leur ordre, l'orthographe bretonne est sur-unifi&#233;e. Un art national &#171; Celte &#187; est cr&#233;&#233; : la cornemuse est import&#233;e d'Ecosse, les bagads (cliques paramilitaires) sont invent&#233;s&#8230; Le kit commercial nationaliste se met en place.&lt;br class='autobr' /&gt; Les r&#233;seaux catholiques, pr&#233;sents dans le moindre village, la presse aux ordres (toute autre est interdite) diffusent cette &#171; bretonitude &#187; qui d&#233;bouche sur la cr&#233;ation d'un groupe de S.S. bien breton, la Formation P&#233;rote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A la Lib&#233;ration, les nervis de &#171; P&#233;rote &#187; fuient en Irlande (gr&#226;ce &#224; de faux passeports que leur fournit le responsable des r&#233;gionalistes doux, un nomm&#233; Fou&#233;r&#233;). Mais les r&#233;seaux ne disparaissent pas. Ils changent leur fusil d'&#233;paule : foin d'&#201;tat breton, place maintenant &#224; la &#171; culture &#187;&#8230; et &#224; quelques coups de main, pour garder la forme (comme la prise de la sous-pr&#233;fecture de Morlaix, en 1961).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Reste que la population prend toujours Brez pour des charlots. Pour ne pas dire plus. Le discours royaliste ou nazi ne passe pas ? On le change. Il devient subitement de gauche. &#171; Anti-colonialiste &#187; m&#234;me. L'argument est simple : puisque l'Alg&#233;rie a pris son ind&#233;pendance (1962), pourquoi la Bretagne ne la prendrait-elle pas ? Je vous le demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est la grande &#233;poque des soi-disant &#171; bardes &#187; (Glen More, Alan Stivel...) et surtout celle de la Bible bretonne (l'autre Bible restant bien s&#251;r en vigueur). Elle s'intitule &#171; Comment peut-on &#234;tre breton ? &#187;. Son auteur, Morvan Lebesque, nazi de la premi&#232;re heure (fondateur du Parti National-socialiste Breton et collaborateur de &#171; Je suis partout &#187;) est maintenant devenu un grand homme de gauche (r&#233;dacteur au Canard encha&#238;n&#233;)&#8230; en gardant ses id&#233;es d'extr&#234;me-droite. Simple question d'habile habillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais, ce n'est pas parce que le discours devient &#171; de gauche &#187; que les copains de droite ne continuent pas de soutenir ! Dans les ann&#233;es 1980, Giscard, Barre... cr&#233;ent une sorte de &#171; minist&#232;re de l'identit&#233; bretonne &#187; : l'Institut culturel de Bretagne. L'ICB parle au nom des gens et, sans surprise, les nationalistes en ont le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Brez se revendiquait d'une race. Apr&#232;s la Deuxi&#232;me guerre mondiale, &#171; parrain &#187; ayant quelque peu compromis ce mot, le mouvement breton ne parle plus que d'ethnie. Depuis quelques ann&#233;es, ce terme commen&#231;ant &#224; sentir le roussi, il est remplac&#233; par celui, fort en vogue, d'identit&#233;. Les mots changent. Ils sont bien les seuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Reste un gros probl&#232;me pour les tenants de la chose : cette fameuse identit&#233; bretonne, qu'il s'agit de d&#233;fendre contre vents et mar&#233;es, sur quoi repose-t-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sur la langue ? Impossible : plus de la moiti&#233; de la Bretagne n'a jamais parl&#233; breton. Elle parlait gallo, une langue romane (que les nouveaux-Bretons entendent &#233;liminer totalement). Quant &#224; la nov-langue bretonne pas m&#234;me 0,5 % des moins de 20 ans la parlent (malgr&#233; les fortunes d&#233;pens&#233;es pour la leur enfoncer dans la t&#234;te).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sur le drapeau ? Ridicule : il est apocryphe, invent&#233; de toutes pi&#232;ces en 1923 par Maurice Marchal (auto-rebaptis&#233; Morvan Marchal pour faire plus local), un des fondateurs de Brez !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sur la musique alors ? Mais, elle est largement m&#233;tiss&#233;e et ni cornemuse ni bagad ne sont bretons (pas plus que la harpe dite celtique, bricol&#233;e par le p&#232;re d'un &#171; barde &#187; pour les besoins de la cause).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sur la base des danses folkloriques alors ? Que nenni, ce sont des danses de la cour de France arriv&#233;es progressivement en Bretagne et reprises par les paysans. &lt;br class='autobr' /&gt; Bref, quand on fait le tour de la question, comme le note avec d&#233;sespoir un sociologue du mouvement breton, il ne reste qu'un trait ind&#233;niablement breton : un go&#251;t tr&#232;s net pour le beurre sal&#233;. Bien que riche en cholest&#233;rol, c'est pauvre pour d&#233;finir une &#171; identit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;UN LOBBY PATRONAL ULTRALIBERAL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	&#171; A peine avais-je annonc&#233; le th&#232;me de cette conf&#233;rence, que j'ai re&#231;u des critiques de partout : les capitalistes bretons, commente F. Morvan, seraient lib&#233;raux et non ultra-lib&#233;raux. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Notons ce d&#233;but d'aveu du mouvement breton qui d&#233;clare lui-m&#234;me que ses capitalistes sont lib&#233;raux. Exit le mythe d'un patronat social (parce que catholique). Quant &#224; savoir s'il est ultra-lib&#233;ral, voyons voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;L'histoire va nous servir sur cette question aussi de fil rouge. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un premier r&#233;seau affairiste breton profite de l'occupation nazie pour se constituer.&lt;br class='autobr' /&gt; Toilettage obligatoire &#224; la Lib&#233;ration et cr&#233;ation, quelques ann&#233;es plus tard, du Comit&#233; d'&#233;tude et de d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts bretons, le CEDIB, pour &#171; transcender les int&#233;r&#234;ts particuliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; Transcender les int&#233;r&#234;ts particuliers &#187;, c'est aussi ce que pr&#233;tendait faire le Front national lorsqu'il lance sa fameuse campagne &#171; Ni de gauche, ni de droite, Fran&#231;ais &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La campagne &#171; Ni de gauche, ni de droite, Fran&#231;ais &#187;, du Front national, est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Son pendant armoricain, le slogan &#171; Ni de gauche, ni de droite, Breton &#187; a exactement la m&#234;me signification. Au temps de sa splendeur, le CEDIB est une v&#233;ritable arm&#233;e. Il regroupe tout ce qui &#171; compte &#187; : tous les parlementaires de la r&#233;gion, tous les conseils g&#233;n&#233;raux, les maires d'environ 1200 communes (dont ceux de toutes les grandes villes), les chambres de commerce et d'industrie, celles des m&#233;tiers, les universit&#233;s, le mouvement &#171; culturel &#187; et &#171; linguistique &#187; breton, la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et bien s&#251;r, le patronat qui tire les ficelles et obtient, pour lui et ses affid&#233;s &#171; culturels &#187; de multiples avantages. C'est ce qu'on appellera dans les ann&#233;es 60 le &#171; miracle &#233;conomique breton &#187;, miracle qui, certainement par un affreux concours de circonstances, ne profita essentiellement qu'au patronat local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sautons quelques ann&#233;es et arrivons-en &#224; la d&#233;cennie 80, p&#233;riode pendant laquelle le CEDIB dispara&#238;t et laisse progressivement place &#224; des structures patronales interconnect&#233;es : le &#171; Club des trente &#187;, &#171; Produit en Bretagne &#187; et &#171; l'Institut de Locarn &#187;. Concentrons-nous sur ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'Institut de Locarn, fond&#233; par un nomm&#233; Joseph Le Bihan, qui fut consultant de la DGSE (services secrets de l'Etat fran&#231;ais - tiens donc), est m&#234;l&#233; &#224; la pan-Europe (elle-m&#234;me fort li&#233;e au Conseil de l'Europe). La pan-Europe n'affiche que de nobles objectifs : lutter contre le &#171; communisme &#187;, liquider l'h&#233;ritage de la R&#233;volution fran&#231;aise, imposer une Europe chr&#233;tienne sur base ethnique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et il y a du monde avec l'Institut, que du beau linge : Fran&#231;ois Pineau (Pineau-Printemps-Redoute,&#8230;), Jean-Pierre Le Roch (Inter-March&#233;), J-J H&#233;naff (les p&#226;t&#233;s), Patrick Le Lay (TF1), des dizaines d'autres&#8230; facile : le patronat le plus puissant de France est breton. Ajoutons-y les responsables de services publics, de soci&#233;t&#233;s d'&#233;conomie mixte (EDF, Port autonome de Nantes-St-Nazaire,&#8230;) et ceux de coop&#233;ratives agricoles (Coopagri)&#8230; les nouveaux bons ma&#238;tres de la Bretagne sont l&#224;. Ils ne manquent pas de thurif&#233;raires (Poivre d'Arvor, le groupe Le Point, la quasi-totalit&#233; de la presse r&#233;gionale et de l'audio-visuel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Last but not least, venons en maintenant &#224; l'id&#233;ologie de l'Institut de Locarn (et donc de ses membres). Elle est limpide. Elle se rattache au mod&#232;le &#233;conomique dit de l'Ecole autrichienne, celui-l&#224; m&#234;me que mit en application le g&#233;n&#233;ral Pinochet pour saigner les classes populaires du Chili : droit de faire de l'argent par tous les moyens, d&#233;r&#233;glementation totale du travail, suppression des syndicats, exploitation port&#233;e &#224; son comble&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Peut-on faire plus ultra-lib&#233;ral ? Non. Fran&#231;ois Morvan peut-elle qualifier le patronat breton d'ultra-lib&#233;ral &#224; bon droit ? Oui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;LES DEUX FONT LA PAIRE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Ethnor&#233;gionalisme d'un c&#244;t&#233;, lobby patronal de l'autre ? Pas du tout ! Les deux font la paire. L'affaire des &#171; bonnets rouges &#187; l'illustre parfaitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acte premier : La d&#233;cision&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La d&#233;cision, c'est le CCIB qui la prend. Le &#171; Comit&#233; de convergence des int&#233;r&#234;ts bretons &#187;, une cr&#233;ature patronale de plus. Avec un lieu et une date de naissance hautement symboliques. Toujours pas de hasard. &#199;a se passe &#224; Pontivy, l&#224;-m&#234;me o&#249; l'Etat Breton a &#233;t&#233; proclam&#233;, un 18 juin. Une sorte d'appel &#224; la r&#233;sistance donc. Le CCIB prend tout de suite une d&#233;cision : ne pas payer l'&#233;cotaxe. Cette mesure avait &#233;t&#233; vot&#233;e pratiquement &#224; l'unanimit&#233; par le parlement fran&#231;ais, y compris par les d&#233;put&#233;s en lien avec le patronat breton&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Allemagne imposant une taxe aux camions, un grand nombre de routiers (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Aucune importance. Comme il leur faut justifier tout de m&#234;me un peu cette d&#233;cision, les patrons bretons pr&#233;tendent qu'ils sont plus excentr&#233;s que les autres. &#199;a se discute. Excentr&#233;s par rapport &#224; quoi d'ailleurs ? Mais bon, on va pas chipoter. L'Etat, bon prince, ne chipote pas non plus et r&#233;duit d'embl&#233; l'&#233;cotaxe de 50 % pour la Bretagne. Mais l&#224; n'&#233;tait pas le probl&#232;me. Ce n'&#233;tait pas une question financi&#232;re : les patrons bretons ne perdaient pas grand chose avec l'&#233;cotaxe. Elle n'aurait repr&#233;sent&#233; qu'un pourcentage ridicule de leurs frais. Leur probl&#232;me &#233;tait politique. Ce qu'ils voulaient, c'&#233;tait mener une bataille, et la gagner. Une bataille pour la d&#233;r&#233;glementation. Leur mot d'ordre &#171; D&#233;cider, vivre et travailler au pays &#187; ne dit pas autre chose. &#171; Vivre et travailler &#187; importent peu. Ils y vivent et ils y travaillent d&#233;j&#224;. Ce qui est capital, c'est &#171; D&#233;cider &#187; ! D&#233;cider qu'on va &#171; exp&#233;rimenter &#187; de nouvelles conditions d'exploitation des salari&#233;s, qu'on va faire sauter les lois sociales (enfin, ce qu'il en reste), qu'on va continuer &#224; faire de la Bretagne un laboratoire de l'ultralib&#233;ralisme, d&#233;cider qu'on ne va pas payer l'&#233;cotaxe... Pour l'&#233;cotaxe, c'est donc d&#233;cid&#233; par les patrons le 18 juin 2014, &#224; Pontivy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acte deux : Le grand spectacle &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Entre alors en sc&#232;ne la FDSEA, la diva des grands spectacles pyrotechniques. Elle est charg&#233;e de bouter le feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#232;s le 02 ao&#251;t, les agriculteurs-industriels de la FDSEA d&#233;truisent un premier portique. La gendarmerie, pr&#233;sente, ne bouge pas un arpion. Bon, c'est vrai, on n'est pas &#224; Sivens, que diable. Les morceaux du portique (un bien public) seront ensuite vendus aux ench&#232;res (au b&#233;n&#233;fice d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s) lors de la manifestation de Carhaix, toujours sous les yeux bienveillants de la mar&#233;chauss&#233;e. Puis les portiques de l'&#233;cotaxe flamberont les uns apr&#232;s les autres. Toujours sans r&#233;action polici&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Montent alors sur sc&#232;ne d'autres comparses. Les membres de Produit en Bretagne ont d&#233;cid&#233; de sonner le tocsin. Enfin, de d&#233;clencher l'alarme incendie dans leurs super-march&#233;s. On a les tocsins qu'on peut. Le tout est qu'ils soient entendus. Ils le sont : le premier ministre leur propose un pacte d'avenir pour la Bretagne. Insuffisant&lt;br class='autobr' /&gt;
Acte trois : R&#233;union de famille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Troadec, maire &#171; divers gauche &#187; (quoique ant&#233;rieurement bien &#224; droite) de Carhaix et leader autonomiste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir l'&#233;difiante biographie de Troadecsur&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, lance lui aussi son appel, toujours &#224; Pontivy, mais en octobre. Il d&#233;cide que les &#171; bretons r&#233;volt&#233;s &#187; (c'est-&#224;-dire les salari&#233;s vir&#233;s par leurs patrons bretons) d&#233;fileront derri&#232;re eux et reprendront leur mot d'ordre. On est une grande famille ou on ne l'est pas. Surgit alors, dans le r&#244;le de la costumi&#232;re, Armor Lux (un des premiers membres de l'Institut de Locarn). Armor distribue des milliers de bonnets rouges en acrylique. C'est pas une ruine : prix de revient 1,43 euros pi&#232;ce, bien moins cher qu'un costume de sc&#232;ne en papier cr&#233;pon donc. Et c'est bien suffisant pour de simples figurants. On proclame donc le bonnet identitaire (en d&#233;tournant l'histoire) et de gauche &#8211; puisqu'il est rouge. Les Bretons de base ne savent pas d'o&#249; il sort, mais ils se le mettent sur la t&#234;te tout de m&#234;me. Pas contrariants. Suit une distribution massive et tout aussi gratuite de drapeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dernier acte : La contrition&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La contrition, c'est celle du gouvernement, Premier ministre en t&#234;te. Suppression de l'&#233;cotaxe. Suppres-sion des portiques. Et gros cadeau aux autonomistes : la &#171; culture &#187; est d&#233;sormais d&#233;volue &#224; la Bretagne. Tout cela sur la base d'une escroquerie historique, car la r&#233;volte des &#171; bonnets rouges &#187;, celle &#224; laquelle Troadec fait r&#233;f&#233;rence, &#233;tait une r&#233;volte contre les seigneurs locaux et pas du tout en leur faveur comme en 2014 ! L'histoire est r&#233;cup&#233;r&#233;e pour manipuler la mis&#232;re des gens (parce que, dans l'agroalimentaire c'est la mis&#232;re noire pour ceux qui y travaillent) et la greffer sur un projet politique d'autonomie de la Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dernier geste avant de quitter (pour cette fois) la sc&#232;ne : les bonnets rouges incendient des locaux de la Mutualit&#233; sociale agricole. Aaah, ce go&#251;t pour les autodaf&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_3&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=104&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;EN DEUX MOTS SEULEMENT&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	R&#233;sumons : si l'indigente pens&#233;e unique r&#232;gne un peu partout dans le monde, en Bretagne, elle atteint le comble de la mis&#232;re intellectuelle puisqu'elle se r&#233;duit &#224; deux mots &#171; Etre Breton &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au slogan du lobby patronal, &#171; Soyons Bretons ! &#187;, lanc&#233; voici quelques temps devant Jean-Yves Le Drihan (pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional) fait en effet &#233;cho la proclamation de Jean-Michel Le Boulanger (vice-pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional en charge de la culture) : &#171; Osons, osons, osons &#234;tre Bretons &#187; (telle est la laborieuse conclusion de son ouvrage &#171; Etre Breton ? &#187; - il s'est pas beaucoup foul&#233; pour le titre, ni pour la conclusion d'ailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi donc, sur la base d'un ethnor&#233;gionalisme dans le fond assez niais, un patronat ultralib&#233;ral - d&#233;j&#224; le plus puissant de France - a r&#233;ussi &#224; regrouper autour de lui les institutions, la &#171; gauche &#187; (ou suppos&#233;e telle) et m&#234;me une bonne partie de la classe ouvri&#232;re et de la population. Il est vrai que ces derni&#232;res sont soumises &#224; un bombardement m&#233;diatique incessant. Toutes les t&#233;l&#233;s bretonnes sont pay&#233;es par Produit en Bretagne, les cha&#238;nes de radio sont financ&#233;es elles aussi par le patronat, les journaux tout autant&#8230; T&#233;l&#233;s, radios journaux ne font jour apr&#232;s jour que de la propagande pour le lobby patronal. Tout autre propos est censur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce bourrage de cr&#226;ne incessant, cette croisade identitaire qui fait perdre tout bon sens aux travailleurs a un grand objectif : d&#233;r&#233;guler totalement l'&#233;conomie en imposant les concepts dits de l'&#233;cole autrichienne (ceux appliqu&#233;s par Pinochet) dans un cadre g&#233;ographique totalement contr&#244;l&#233; par le patronat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La campagne &#171; Ni de gauche, ni de droite, Fran&#231;ais &#187;, du Front national, est ainsi comment&#233;e par une section de l'Action fran&#231;aise : &#171; C'est tout le programme du royalisme fran&#231;ais depuis sa fondation &#187; &lt;a href=&#034;http://afe92nord.over-blog.com/article-fnj-ni-droite-ni-gauche-69206507.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;http://afe92nord.over-blog.com/article-fnj-ni-droite-ni-gauche-69206507.html&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &#224; la gauche. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L'Allemagne imposant une taxe aux camions, un grand nombre de routiers passent d&#233;sormais par l'Alsace qui se trouve donc satur&#233;e. La mise en place de l'&#233;cotaxe avait pour but de r&#233;&#233;quilibrer cette situation (et de faire rentrer de l'argent).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://le-grib.com/politique/bonnets-rouges-et-chapeaux-ronds/christian-troadec/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'&#233;difiante biographie de &lt;br class='autobr' /&gt;
Troadec&lt;/a&gt;sur &lt;a href=&#034;http://le-grib.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;http://le-grib.com&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>LANGUE ET NATIONALISME
</title>
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		<dc:subject>association internationale des travailleurs
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		<description>
&lt;p&gt;Table-ronde r&#233;gionalisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant un peu plus de deux heures, de nombreux points ont &#233;t&#233; soulev&#233;s au cours de cette table ronde organis&#233;e durant les &#034;Premi&#232;res Journ&#233;es Iconoclastes&#034;, tant entre les intervenants qu'avec le public. Deux sont rapport&#233;s et comment&#233;es ici. &lt;br class='autobr' /&gt;
Passe-t-on n&#233;cessairement de la d&#233;fense d'une langue &#224; une revendication nationaliste ? Si oui, comment ? Ce furent des questions de cette table ronde. &lt;br class='autobr' /&gt; Tout d'abord, un intervenant a soulign&#233; que les langues (r&#233;gionales (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique85" rel="directory"&gt;Nationalisme / Identit&#233; / Religion
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;association internationale des travailleurs
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot101" rel="tag"&gt;r&#233;gionalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot102" rel="tag"&gt;Notre-Dame-des-Landes
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;nationalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot106" rel="tag"&gt;a&#233;roport
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot107" rel="tag"&gt;occitan
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot114" rel="tag"&gt;identitaire
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Table-ronde r&#233;gionalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant un peu plus de deux heures, de nombreux points ont &#233;t&#233; soulev&#233;s au cours de cette table ronde organis&#233;e durant les &#034;Premi&#232;res Journ&#233;es Iconoclastes&#034;, tant entre les intervenants qu'avec le public. Deux sont rapport&#233;s et comment&#233;es ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passe-t-on n&#233;cessairement de la d&#233;fense d'une langue &#224; une revendication nationaliste ? Si oui, comment ? Ce furent des questions de cette table ronde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout d'abord, un intervenant a soulign&#233; que les langues (r&#233;gionales ou pas) n'&#233;taient pas le probl&#232;me. Il a rappel&#233; que dans les ann&#233;es 70, le bulletin de l'Union locale de Toulouse de la CNT-AIT (&#171; La Castagne &#187;) avait une page en languedocien sans que cela pose quelque probl&#232;me que ce soit &#224; qui que ce soit. C'est en constatant que cette langue &#233;tait utilis&#233;e par certains dans un but nationaliste que cette page avait &#233;t&#233; abandonn&#233;e. Il est dommage qu'&#224; l'&#233;poque, cette &#233;volution n'ait pas &#233;t&#233; analys&#233;e, a conclu cet intervenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le d&#233;bat a ensuite oscill&#233; entre deux grandes opinions. Celle exprim&#233;e par Y. Coleman pour lequel la d&#233;fense d'une langue r&#233;gionale contient en germe une revendication nationaliste et celle, &#224; l'autre p&#244;le du d&#233;bat, soutenue par Eric Fraj.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Eric Fraj s'affirme occitaniste en soulignant qu'il l'est comme d'autres sont germanistes, hispanistes (ce qu'il est lui-m&#234;me &#233;galement d'ailleurs). Pour le dire avec une pointe d'humour, l'int&#233;r&#234;t qu'il porte &#224; la langue ne le conduit pas plus &#224; une revendication nationaliste occitaniste que la passion pour les cultures antiques ne conduit habituellement un prof de latin &#224; revendiquer la r&#233;surrection de l'empire romain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Diverses situations ont &#233;t&#233; ensuite expos&#233;es. Arr&#234;tons-nous sur les deux exemples les plus oppos&#233;s, ceux offerts par les langues tsiganes et l'h&#233;breu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les utilisateurs des langues tsiganes n'expriment pas (&#224; notre connaissance et &#224; ce jour) de revendications nationalistes ou territoriales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Peut-&#234;tre est-ce parce que ces langues sont extr&#234;mement vivantes (vivaces m&#234;mes) et qu'elles &#233;voluent (c'est-&#224;-dire qu'elles apparaissent, se modifient et disparaissent) en permanence au contact des langues entre lesquelles elles vivent. Ainsi, le calo (provenant du sanscrit), parl&#233; par les gitans de l'ouest du bassin m&#233;diterran&#233;en conna&#238;t-il des variantes castillanes, portugaises, catalanes, br&#233;siliennes et m&#234;me basques (erromintxela). Il y eut, para&#238;t-il, un calo occitan qui aurait disparue. On peut penser (je n'en sais pas plus que pour la version occitane) qu'il y a eu une version arabe (gitans d'Afrique du Nord).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'autre caract&#233;ristique des langues tsiganes c'est qu'elles meurent sans jamais faire l'objet d'une &#171; lutte &#187; pour leur d&#233;fense (exemple : le Y&#233;niche) tandis que d'autres langues apparaissent sous nos yeux, l'air de rien. Ainsi en sera-t-il peut-&#234;tre de ce qu'on appelle maintenant &#171; l'argot voyageur &#187;, qui se construit &#224; partir du fran&#231;ais et qui est d&#233;j&#224; plus, &#224; mon avis, qu'un argot puisqu'il poss&#232;de non seulement un vocabulaire en propre mais des structures syntaxiques diff&#233;rentes du fran&#231;ais. Peut-&#234;tre deviendra-t-il une langue &#171; reconnue &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Situation bien diff&#233;rente avec l'h&#233;breu. Lors de la cr&#233;ation de l'&#201;tat d'Isra&#235;l, alors que les populations juives qui arrivaient parlaient diverses langues charg&#233;es d'histoires (jud&#233;o-espagnol) et de luttes sociales (yiddish), le pouvoir choisit de ressusciter (quasiment) l'h&#233;breu et de l'imposer comme langue nationale au d&#233;triment de toute autre. La force du nationalisme isra&#235;lien peut en partie s'expliquer par ce choix. Comme l'a indiqu&#233; Fr. Morvan, le mouvement nationaliste breton (pour antis&#233;mite qu'il puisse &#234;tre) voit dans cette exp&#233;rience un exemple &#224; suivre, puisqu'il montre qu'on peut imposer, avec une forte volont&#233; politique, une langue unifi&#233;e &#224; une population et que cela peut servir de base &#224; un nationalisme ardent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au total, ces deux exemples fournissent peut-&#234;tre un &#233;l&#233;ment de r&#233;ponse &#224; la question &#171; quand passe-t-on de la revendication linguistique au nationalisme ? &#187; C'est peut-&#234;tre bien quand on commence &#224; fixer la langue, &#224; l'homog&#233;n&#233;iser, &#224; l'unifier, &#224; l'imposer quand on commence &#224; st&#233;riliser la cr&#233;ativit&#233; populaire, c'est peut-&#234;tre lorsqu'apparaissent les acad&#233;mies, les instituts, les normalisateurs de tous poils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous retrouvons ici les observations d'Eric Fraj qui constate le foss&#233; existant entre les &#171; parlers occitans encore vivants &#187; et l'occitan normalis&#233; officiel et celles de Fr. Morvan qui a soulign&#233; que la bretonisation forc&#233;e &#233;tait si avanc&#233;e qu'en pays Gallo (et donc n'ayant jamais, au grand jamais parl&#233; breton) la toponymie r&#233;elle (les noms de lieux, de rivi&#232;re&#8230;) est effac&#233;e et chang&#233;e par des noms &#171; celtiques &#187; ou suppos&#233;s tels. Dans les deux cas, c'est d'une v&#233;ritable rupture avec les couches populaires qu'il s'agit, une rupture qui offre aux revendication nationaliste un socle linguistique sur lequel s'appuyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'exemple fran&#231;ais n'a &#233;t&#233; que peu abord&#233; au cours du d&#233;bat, mais il serait probablement judicieux d'&#233;tudier en profondeur les r&#233;percussions de la normalisation de la langue fran&#231;aise sur le nationalisme fran&#231;ais (si quelque lecteur conna&#238;t le sujet, qu'il n'h&#233;site pas &#224; nous faire part de ses connaissances !). Contentons-nous de remarquer pour l'instant qu'un tr&#232;s puissant outil de normalisation linguistique a &#233;t&#233; mis en place sous la monarchie puisque c'est Louis XIII qui a cr&#233;&#233; l'Acad&#233;mie fran&#231;aise (1634) avec pour principal objectif d'&#233;diter un dictionnaire officiel. Cette normalisation de la langue s'est accompagn&#233;e imm&#233;diatement d'une mise au pas des r&#233;gions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le duc de Montmorency, bien que familier du roi, pour avoir voulu s'y (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ouvrant ainsi la voie &#224; la monarchie absolue (Louis XIV) reposant sur un pouvoir absolu centralis&#233; (ce que les r&#233;gionalistes, habituellement braqu&#233;s contre la R&#233;volution fran&#231;aise, veulent ignorer).&lt;br class='autobr' /&gt;
collusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'intrication entre revendication linguistique, ethnor&#233;gionale, &#233;conomie et pouvoir a fait l'objet &#233;galement de plusieurs &#233;changes, qui refl&#232;tent pour partie ceux rapport&#233;s ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi E. Fraj a-t-il soulign&#233; que, pour lui, ces liens n'existaient pas forc&#233;ment. Qu'ils n'existaient pas, par exemple, dans le mouvement occitan de l'imm&#233;diat &#171; apr&#232;s 68 &#187; qui portait (et &#233;tait port&#233;) par des valeurs populaires, sociales. Le slogan de l'&#233;poque &#171; Ome d'oc, as dreit a la parola, parla &#187; (graphie non normalis&#233;e) est &#224; entendre comme le droit de chacun &#224; s'exprimer dans sa langue habituelle, sans qu'il en ait &#171; honte &#187; et, en l'occurrence, pour les vignerons, paysans (et certains citadins) qui, dans les ann&#233;es 70 les parlaient encore couramment, dans les langues d'oc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans l'exemple breton, l'interp&#233;n&#233;tration est constante et massive. Les preuves apport&#233;es par Fr. Morvan &#224; propos du CEDIB, de l'Institut de Locarn, du Conseil r&#233;gional, des syndicats&#8230; sont irr&#233;cusables. Il peut y avoir des divergences entre les diff&#233;rents acteurs, mais la balle revient toujours &#171; au centre &#187;. Ainsi, quelques jours &#224; peine apr&#232;s les Journ&#233;es iconoclastes, les &#233;leveurs de porc breton se mobilisaient contre &#171; La grande distribution [qui] casse les prix &#187; si bien que &#171; &#8230; nous sommes tous &#233;trangl&#233;s &#187; et attaquaient des super-march&#233;s : d&#233;versement de fumier, de gravats, incendies&#8230; ce qui n'emp&#234;chait pas les repr&#233;sentants des 25 500 &#233;leveurs bretons (parmi lesquels il doit bien y avoir les &#171; &#233;trangl&#233;s &#187; en question) de se r&#233;unir bien gentiment avec les patrons de Produit en Bretagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le T&#233;l&#233;gramme (quotidien breton) &#171; &#201;levage, l'avenir appartient aux Bretons (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (qui regroupe aussi les patrons bretons, champions de la grande distribution) tout en se tournant vers le ministre (fran&#231;ais) de l'Agriculture pour qu'il r&#233;solve le probl&#232;me. Ce qu'il a fait &#224; la vitesse grand V. Dans les faits, le pouvoir &#171; fran&#231;ais &#187; soutien les lobbys bretons. Ainsi il verse, rien que pour l'enseignement du breton, 23 millions d'euros par an. Une v&#233;rit&#233; que les autonomistes ne crient pas tr&#232;s haut&#8230; pas plus que celle concernant Notre-Dame-des-Landes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;NOTRE-DAME DES LANDES, N&#201;CESSAIRE &#192; L'IND&#201;PENDANCE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	L'obstination du gouvernement &#224; maintenir le projet d'a&#233;roport &#224; Notre-Dame-des- Landes s'explique en effet par cette collusion entre l'&#201;tat fran&#231;ais et le lobby patronal breton. L'&#201;tat fran&#231;ais dispose de suffisamment d'a&#233;roports pour satisfaire ses besoins &#233;conomiques. Les opposants &#224; l'a&#233;roport n'ont pas manqu&#233; de le souligner. La cr&#233;ation d'un &#233;norme a&#233;roport &#224; NDDL, disent-ils, est aberrante car ne r&#233;pondant &#224; aucun besoin. C'est oublier le besoins du futur &#201;tat r&#233;gional breton !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le lobby patronal breton exporte dans le monde entier sa production de basse qualit&#233;. Poulets industriels, porcs en batterie, chips de betterave&#8230; sont quotidiennement exp&#233;di&#233;s, par tonnes au Moyen-Orient, en Chine, au Maghreb. Actuellement ces produits de l'agriculture industrielle sont export&#233;s par les infrastructures de l'Etat fran&#231;ais, en particulier les a&#233;roports. Mais, si on prend en compte la perspective autonomiste, alors on comprend tout : Notre-Dame-des-Landes a un int&#233;r&#234;t strat&#233;gique majeur pour le lobby patronal breton, qui veut avoir sous son contr&#244;le au moins un a&#233;roport international. L'a&#233;roport de NDDL est n&#233;cessaire &#8211; et peut-&#234;tre m&#234;me indispensable - &#224; l'ind&#233;pendance bretonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Certes, il y a des bretonnants parmi les opposants, quelques drapeaux bretons&#8230; mais, comme pour les &#233;leveurs de porc, la balle est au &#171; centre &#187;. Comme toujours, comme l'&#201;glise catholique dont c'est la grande sp&#233;cialit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jamais, de toute son histoire, l'&#201;glise n'a mis tous ses &#339;ufs dans le m&#234;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et qui lui sert de mod&#232;le, le mouvement breton garde toujours plusieurs fers au feu. Le mouvement breton est un sp&#233;cialiste de ce double jeu&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='autobr' /&gt; La logique poursuivie est celle de &#171; l'Europe des peuples et des nations &#187; qui cherche &#224; faire &#233;clater les &#201;tats-nations actuels pour achever la d&#233;r&#233;gulation du travail (d&#233;j&#224; en cours dans les &#201;tats nationaux). Le patronat pense en effet que cela sera plus facile pour lui dans des cadres g&#233;ographiques plus &#233;troits auxquels on peut facilement donner une &#171; identit&#233; &#187; forte . Un intervenant a soulign&#233; que faire dispara&#238;tre les &#201;tats nationaux n'&#233;tait pas pour d&#233;plaire aux libertaires, mais qu'&#233;videmment la cr&#233;ation d'&#201;tats -R&#233;gion pour remplacer les pr&#233;c&#233;dents ne ferait que d&#233;placer les probl&#232;mes (et accro&#238;tre les in&#233;galit&#233;s sociales d'une r&#233;gion &#224; l'autre tout en tirant l'ensemble vers le bas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Reste la question &#8211; comme pour les langues &#8211; de savoir si ce processus &#233;volutif est inexorable. La r&#233;ponse, pour l'instant, me semble &#234;tre une r&#233;ponse de&#8230; Normand. Quel est, par exemple, le degr&#233; d'intrication du mouvement occitan avec le patronat ? Il semble bien plus faible qu'en Bretagne, peut-&#234;tre parce que le patronat local est moins puissant ici que l&#224; et que, surtout, les dirigeants des grosses industries (Airbus, a&#233;rospatiale&#8230;) sont europ&#233;ens. Par contre, l'intrication avec les &#171; politiques &#187;, avec les pouvoirs publics locaux, est d&#233;j&#224; loin d'&#234;tre n&#233;gligeable. On est en droit d'y voir une sorte de &#171; doigt dans l'engrenage &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le duc de Montmorency, bien que familier du roi, pour avoir voulu s'y opposer, laissa la t&#234;te - au sens propre du terme - dans la cour du Capitole un jour de 1632.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le T&#233;l&#233;gramme (quotidien breton) &#171; &#201;levage, l'avenir appartient aux Bretons &#187;, 25 juin 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jamais, de toute son histoire, l'&#201;glise n'a mis tous ses &#339;ufs dans le m&#234;me panier. Elle est toujours massivement du c&#244;t&#233; du plus fort, mais en prenant soin de laisser syst&#233;matiquement quelques pr&#234;tres, quelques religieux dans l'autre bord. Si bien que, quand la tendance se renverse, il y a toujours des repr&#233;sentants de l'&#201;glise bien plac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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