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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>L'AVEUX
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		<dc:subject>logements sociaux
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		<description>
&lt;p&gt;&#199;a fait des mois que la CNT-AIT le mart&#232;le sur tous les tons : alors qu'il y a une grave p&#233;nurie, il est insens&#233; de d&#233;truire des logements sociaux. Nous le disons et nous le r&#233;p&#233;tons : il vaut mieux remettre des appartements en &#233;tat que les d&#233;truire, c'est beaucoup plus rapide et c'est beaucoup moins cher. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout en continuant les destructions (en particulier celles des appartements des Izards, en bon &#233;tat, comme le prouvent des photos), Franck Biasotto, le patron d' &#171; Habitat-Toulouse &#187; a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;logements sociaux
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#199;a fait des mois que la CNT-AIT le mart&#232;le sur tous les tons : alors qu'il y a une grave p&#233;nurie, il est insens&#233; de d&#233;truire des logements sociaux. Nous le disons et nous le r&#233;p&#233;tons : il vaut mieux remettre des appartements en &#233;tat que les d&#233;truire, c'est beaucoup plus rapide et c'est beaucoup moins cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en continuant les destructions (en particulier celles des appartements des Izards, en bon &#233;tat, comme le prouvent des photos), Franck Biasotto, le patron d' &#171; Habitat-Toulouse &#187; a bien &#233;t&#233; oblig&#233; d'avouer (voir La D&#233;p&#234;che du 16 f&#233;vrier) que d&#233;truire un immeuble co&#251;te la somme faramineuse d'environ 15 millions d'euros alors que r&#233;nover totalement un appartement revient &#224; 30 ou 40 000 &#8364; seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, avec le m&#234;me budget on a le choix soit d'avoir plus de 400 appartements remis &#224; neuf, soit&#8230; un tas de d&#233;combres ! De plus, apr&#232;s la destruction, il faut payer la reconstruction. Encore des millions et des millions,&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode o&#249; la Mairie ne nous parle que de restrictions budg&#233;taires et a augment&#233; sacr&#233;ment les imp&#244;ts locaux, on comprend mal cette volont&#233; de d&#233;truire, surtout au prix que &#231;a co&#251;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre Futur f&#233;vrier 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>PENDANT LA MINUTE DE SILENCE LA DESTRUCTION DE HLM SE POURSUIT
</title>
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		<dc:date>2015-12-07T14:17:28Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>logements sociaux
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&lt;p&gt;Enfin, dans ce titre nous exag&#233;rons un peu, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; exactement &#171; pendant &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#199;a &#233;t&#233; un peu avant, et &#171; &#231;a &#187; promet de se poursuivre apr&#232;s si l'on n'y fait rien. Oui, la destruction du b&#226;timent dans lequel logent des familles syriennes r&#233;fugi&#233;es &#224; Toulouse a commenc&#233; avant la minute de silence du 16 novembre et Habitat-Toulouse, propri&#233;taire des murs, entend manifestement la poursuivre apr&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Regardez la photo. &lt;br class='autobr' /&gt; Ces femmes et hommes syriens, beaucoup d'&#226;ge mur, certains tr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;logements sociaux
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin, dans ce titre nous exag&#233;rons un peu, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; exactement &#171; pendant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#199;a &#233;t&#233; un peu avant, et &#171; &#231;a &#187; promet de se poursuivre apr&#232;s si l'on n'y fait rien. Oui, la destruction du b&#226;timent dans lequel logent des familles syriennes r&#233;fugi&#233;es &#224; Toulouse a commenc&#233; avant la minute de silence du 16 novembre et Habitat-Toulouse, propri&#233;taire des murs, entend manifestement la poursuivre apr&#232;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Regardez la photo.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH203/A_147_HML-89181.png?1732491733' width='500' height='203' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;	Ces femmes et hommes syriens, beaucoup d'&#226;ge mur, certains tr&#232;s &#226;g&#233;s, ont tenu &#224; manifester leur rejet total des attentats de Paris et leur soutien &#224; toutes les victimes, le 16 novembre &#224; midi, avec une minute de silence, en compagnie de leurs deux avocats. Il y a l&#224; beaucoup de courage (ils s'exposent &#224; des repr&#233;sailles). Il y a l&#224; beaucoup de dignit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant regardez, au-dessus des t&#234;tes. Regardez le b&#226;timent. Il y a trois grands trous b&#233;ants au c&#244;t&#233; gauche. Ce sont deux fen&#234;tres et une porte fen&#234;tre qui ont &#233;t&#233; arrach&#233;es pour, avec d'autres destructions, rendre l'appartement inhabitable. Par qui ? Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Par qui ? Mais par Habitat-Toulouse, le bailleur suppos&#233; social. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourquoi ? Parce qu'une famille, d&#233;fendue par un autre avocat, ayant accept&#233; de partir en CADA (centre &#171; d'accueil &#187; officiel de demandeurs d'asile), l'appartement s'est trouv&#233; momentan&#233;ment libre (il y pourtant tant de gens qui dorment &#224; la rue !) et qu'Habitat a saut&#233; sur l'occasion pour le d&#233;truire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Enlever des portes et des fen&#234;tres dans un appartement, c'est, en plein hiver, fragiliser tous ceux qui sont autour au point de vue chauffage. Mais &#231;a, le logeur suppos&#233; social s'en moque. Faire des trous dans la fa&#231;ade d'un immeuble, dans un quartier sensible, &#231;a ne peut que contribuer au sentiment d'ins&#233;curit&#233;. Mais &#231;a aussi, ou Habitat s'en moque, ou &#231;a fait partie de sa strat&#233;gie. Il n'y a pas si longtemps, la Mairie (Moudenc) et Habitat (Biasotto, adjoint de Moudenc) d&#233;non&#231;aient le soi-disant mauvais &#233;tat du b&#226;timent, ce dont ils voulaient tirer argument pour en chasser les occupants (voir l'encadr&#233;). Loin de l'am&#233;liorer, ce qui &#233;tait facile (ce que les Syriens ont fait eux-m&#234;mes d'ailleurs), c'est la voie de la d&#233;gradation que les deux comp&#232;res ont choisi. Et pour que leur d&#233;gradation volontaire ne soit pas r&#233;par&#233;e, pour que l'appartement ne soit pas remis en &#233;tat, Habitat paye jour et nuit des vigiles pour surveiller le d&#233;but de ruine qu'il a ainsi cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Il n'y a la ni le moindre courage ni la moindre dignit&#233;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ni beaucoup de franchise : rappelons qu'Habitat Toulouse avait lanc&#233; en r&#233;f&#233;r&#233; (c'est-&#224;-dire de toute urgence) une proc&#233;dure d'expulsion &#224; l'encontre des r&#233;fugi&#233;s Syriens. Ce proc&#232;s honteux avait &#233;t&#233; finalement fix&#233; au 6 novembre, au Tribunal d'instance. Il a &#233;t&#233; report&#233; s&#233;ance tenante au 8 janvier 2016&#8230; &#224; la demande d'Habitat Toulouse ! Manifestement, les arguments juridiques soulev&#233;s par les deux d&#233;fenseurs de l'ensemble des familles syriennes menac&#233;es (Maitres Cas&#233;ro et Avenas) donnent du fil &#224; retordre &#224; Habitat, qui trouve tout d'un coup que l'expulsion, en r&#233;alit&#233;, n'est pas si urgente que &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pendant ce temps, pendant que certains s'acharnent &#224; d&#233;truire, la solidarit&#233; continue. Chacun, de pr&#232;s ou de loin, d'une fa&#231;on ou d'une autre, peut y participer. Vous pouvez suivre l'actualit&#233; sur le &lt;a href=&#034;https://fr-fr.facebook.com/pages/Cnt-ait-toulouse-officiel/186830011469841&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;facebook cnt ait toulouse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Assassins !
</title>
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		<dc:creator>cnt
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		<dc:subject>toulouse
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		<dc:subject>AZF
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		<description>
&lt;p&gt;Toulouse, 21 septembre 2001, un crime industriel &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette brochure a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e &#224; partir d'articles r&#233;dig&#233;s par des militants, militantes et sympathisants de la cnt-ait, a propos de l'explosion de l'usine AZF &#224; Toulouse le 21 septembre 2001. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces articles sont initialement parus dans l'&#233;dition Midi-Pyr&#233;n&#233;es de notre journal &#171; Le Combat Syndicaliste &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette &#233;dition a &#233;t&#233; revue et augment&#233;e.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Collection actuelle
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;toulouse
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot56" rel="tag"&gt;AZF
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L106xH150/arton24-8ca4b.png?1732510042' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toulouse, 21 septembre 2001, un crime industriel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette brochure a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e &#224; partir d'articles r&#233;dig&#233;s par des militants, militantes et sympathisants de la cnt-ait, a propos de l'explosion de l'usine AZF &#224; Toulouse le 21 septembre 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces articles sont initialement parus dans l'&#233;dition Midi-Pyr&#233;n&#233;es de notre journal &#171; Le Combat Syndicaliste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;dition a &#233;t&#233; revue et augment&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>PREMIERS BILANS DU 16 MAI 2005
</title>
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		<dc:date>2006-01-02T16:02:11Z</dc:date>
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		<dc:subject>action directe
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		<dc:subject>CNT-AIT
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&lt;p&gt;Le retour de la corv&#233;e impos&#233;e aux salari&#233;s sous pr&#233;texte de solidarit&#233; est une atteinte sans pr&#233;c&#233;dent &#224; nos conditions de vie et de travail. Contre cette r&#233;gression sociale, il &#233;tait clair qu'une riposte massive et g&#233;n&#233;rale s'imposait. Cette riposte a bien eu lieu -sous forme &#034;de la plus grande manifestation de d&#233;sob&#233;issance civile qui soit&#034; (Lib&#233;ration du 17 mai 2005)- mais elle a eu lieu dans des conditions tr&#232;s particuli&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt;
LES ABSENTS DU 16 MAI &lt;br class='autobr' /&gt;
Les grands absents de cette riposte (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique28" rel="directory"&gt;Contre la journ&#233;e de solidarit&#233; (Mai 2005)
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;toulouse
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;gr&#232;ve
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;action directe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;CNT-AIT
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;LES ABSENTS DU 16 MAI&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;LES ABSENTS DU 16 MAI&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;D'abord, les dirigeants syndicaux de la SNCF sauvent la mise du gouvernement&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;D'abord, les dirigeants (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Probl&#233;matique de l'extr&#234;me gauche&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;Probl&#233;matique de l'extr&#234;me (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;L'action de la CNT- AIT dans la r&#233;gion MP.&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_3'&gt;L'action de la CNT- AIT (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La manifestation du 16 mai a Toulouse&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_4'&gt;La manifestation du 16 mai (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le retour de la corv&#233;e impos&#233;e aux salari&#233;s sous pr&#233;texte de solidarit&#233; est une atteinte sans pr&#233;c&#233;dent &#224; nos conditions de vie et de travail. Contre cette r&#233;gression sociale, il &#233;tait clair qu'une riposte massive et g&#233;n&#233;rale s'imposait. Cette riposte a bien eu lieu -sous forme &#034;de la plus grande manifestation de d&#233;sob&#233;issance civile qui soit&#034; (Lib&#233;ration du 17 mai 2005)- mais elle a eu lieu dans des conditions tr&#232;s particuli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;
LES ABSENTS DU 16 MAI
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les grands absents de cette riposte populaire contre le retour de la corv&#233;e sont les dirigeants syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFTC, syndicat chr&#233;tien, le seul &#224; avoir d&#233;pos&#233; un pr&#233;avis de gr&#232;ve sur le plan national, ne l'a fait que pour d&#233;fendre un jour de culte et non en d&#233;fense de la classe ouvri&#232;re. Nous pouvons supposer que si, demain, la mesure ne touchait plus un jour de culte mais s'imposait sous la forme de quelques heures non pay&#233;es, la CFTC n'aurait pas la m&#234;me attitude. La CFTC est par ailleurs tr&#232;s minoritaire dans le paysage syndical fran&#231;ais, lequel paysage ne concerne lui-m&#234;me que 5 % des salari&#233;s en France...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand a la FCPE, qui dans ce cas pr&#233;cis a jou&#233; un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant en appelant &#224; d&#233;sob&#233;ir aux consignes &#233;tatiques, elle ne pourra plus jouer aucun r&#244;le si le &#171; travail gratuit &#187; arrive &#224; &#234;tre impos&#233; sous d'autres formes. Si le retrait de la loi concernant la suppression du jour f&#233;ri&#233; semble envisageable, d'autres possibilit&#233;s restent ouvertes pour le patronat et l'&#201;tat afin de faire travailler gratuitement les salari&#233;s ou de diminuer leurs revenus (comme, par exemple, une nouvelle augmentation de la CSG). Le peu d'ardeur mis par les dirigeants syndicaux pour lutter contre la journ&#233;e de corv&#233;e du 16 le prouve : les directions syndicales sont pr&#234;tes &#224; n&#233;gocier toutes ces autres possibilit&#233;s. &#171; Il faut trouver autre chose &#187; nous dit beno&#238;tement Mailly, le chef de FO, au soir du 16 mai, sans pr&#233;ciser quoi. Tout nous laisse penser que cet &#171; autre chose &#187; sera pris sur le dos des travailleurs s'ils ne r&#233;agissent pas vigoureusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; la journ&#233;e du 16 pour souligner le contraste saisissant qui a exist&#233; entre la tr&#232;s faible mobilisation dans la capitale et celle, bien plus massive, en province. Ce contraste s'explique par l'influence du centralisme dans le premier cas et l'apparition d'une certain degr&#233; d'autonomie dans le deuxi&#232;me. C'est ainsi que la grande absence des repr&#233;sentants de la contestation institutionnelle a trouv&#233; pour r&#233;ponse la gr&#232;ve ou l'absent&#233;isme largement spontan&#233; des ouvriers dans les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;
D'abord, les dirigeants syndicaux de la SNCF sauvent la mise du gouvernement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;....Dans cette affaire JP Raffarin, qui est avant tout un homme de communication, avait tout mis&#233; sur l'image. La France bloqu&#233;e, ce sont des images de quais de gare bond&#233;s avec des voyageurs en col&#232;re. Pour se pr&#233;munir contre ce sc&#233;nario catastrophe la SNCF a accept&#233; que, pour les cheminots, le lundi de Pentec&#244;te reste un jour f&#233;ri&#233;. En &#233;change, ils devront travailler une minute de plus par jour..&#034; (Lib&#233; du 17/05/2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si ce compromis a &#233;t&#233; possible, c'est gr&#226;ce aux syndicats de la SNCF qui, au lieu d'appeler &#224; leur gr&#232;ve le 2 juin, auraient pu refuser cette minute de travail gratuit suppl&#233;mentaire et appeler &#224; la gr&#232;ve le 16 mai. En s&#233;parant leur action corporatiste de celle, unifiante et globaliste, de la gr&#232;ve du lundi de Pentec&#244;te ils ont sauv&#233; l'image du gouvernement. Plus grave : Cette minute de travail gratuit suppl&#233;mentaire est certes symbolique, mais elle ouvre une br&#232;che : demain ce seront progressivement deux puis cinq, dix, quinze minutes puis une, deux, trois demi-heure de travail gratuit qui seront impos&#233;es aux travailleurs de SNCF. Ce sera exactement comme pour la r&#233;forme de la retraite, d'abord inflig&#233; aux travailleurs du priv&#233; puis &#224; ceux du public dix ans apr&#232;s. Les dirigeants syndicaux de la SNCF ont donc pris l&#224; une lourde responsabilit&#233;, &#224; la fois parce qu'ils ont affaibli un mouvement massif de gr&#232;ve et de d&#233;sob&#233;issance mais &#233;galement parce qu'ils ont ouvert la voie &#224; de nouvelles conditions de r&#233;gression sociale dans leur propre entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite les &#233;tats majors syndicaux sont absents de la rue parisienne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r un observateur averti peut noter que, depuis 1995, les manifestations de rue sont proportionnellement bien moins importantes &#224; Paris que dans les villes de province. Mais le 16 mai, les choses ont encore &#233;t&#233; plus contrast&#233;es ! Massive en province, la contestation dans la rue est confidentielle dans la capitale. Alors qu'&#224; Marseille, il y a 5 000 manifestants et &#224; Toulouse pr&#233;s de 4 000, seules quelques poign&#233;es de gr&#233;vistes sont signal&#233;es dans les rues de Paris, et ce sont les lyc&#233;ens qui, seuls, ont appel&#233; &#224; une manifestation interprofessionnelle ! Cinq cent lyc&#233;ens, suivis de quelques syndicalistes et profs &#233;parpill&#233;s, ont manifest&#233; ce jour-l&#224; &#224; Paris. Ils ont montr&#233; bien plus de sens politique et de conscience de classe que les fameux &#034;militants professionnels&#034; qui ont brill&#233; par leur absence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Paris que r&#233;sident les gros &#233;tats majors politiques et syndicaux et ils n'ont m&#234;me pas voulu faire le minimum pour organiser une pr&#233;sence cons&#233;quente dans les rues de la capitale. Cela confirme que ces &#233;tats majors sont plus pr&#233;occup&#233;s de cuisine politicienne que d'action syndicale. Or, avant le 29 mai et son r&#233;sultat dans les urnes il y avait le 16 mai, lequel a &#233;t&#233; la traduction dans les faits de la capacit&#233; de r&#233;sistance de la population contre le capitalisme triomphant. C'est &#224; ce niveau que se joue notre avenir, dans cette capacit&#233; de r&#233;sistance dans les entreprises et dans la rue. Cette capacit&#233; qui a d'&#233;vidence &#233;merg&#233;e le 16 mai, est donc totalement &#233;trang&#232;re aux &#233;tats majors parisiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant qu'en province, certains taux de gr&#233;vistes &#233;taient exceptionnellement &#233;lev&#233;s ; o&#249; donc &#233;taient les secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux des syndicats ? Les Mailly, Thibault, et autres Aschieri ? Derri&#232;re leurs bureaux. Ils commentaient en spectateurs l'importance de la mobilisation populaire qui s'est fait sans eux. En deux mots le mouvement social du 16 mai priv&#233; du centre de direction habituel &#224; ce genre de journ&#233;e, s'est d&#233;centralis&#233; ; et c'est de l&#224; qu'il a tir&#233; sa force. Ceci redonne toute sa pertinence au projet f&#233;d&#233;raliste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Probl&#233;matique de l'extr&#234;me gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voici peu, les militants de Lutte Ouvri&#232;re d&#233;claraient dans leur journal qu'il fallait faire pression sur les directions syndicales pour r&#233;ussir le 16 mai. Contrairement &#224; eux (ou &#224; ceux de la LCR, qui tentent de noyauter les syndicats) nous pensons que le probl&#232;me du mouvement ouvrier et du mouvement r&#233;volutionnaire n'est pas le probl&#232;me de la prise en main de sa &#171; direction &#187;. Il est celui de la prise de conscience de masse. Le 16 mai, les militants d'extr&#234;me-gauche savaient que les directions ne bougeraient pas. Ils ont donc vaqu&#233; majoritairement &#224; leurs occupations traditionnelles. Leur absence de confiance dans les capacit&#233;s des masses, a entra&#238;n&#233; leur absence dans la rue en tant que force organis&#233;e le 16 mai. Leur travail sur les directions syndicales et sur les appareils ne leur sert donc &#224; rien. Le jour venu, la population consciente de sa force et de son projet, n'aura que faire des conciliabules et des tractations, des man&#339;uvres de couloir, des articles de loi, des &#233;lections et du spectacle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#234;me position de suivisme et d'attentisme opportuniste vis-&#224;-vis des appareils syndicaux a inhib&#233; bon nombre de libertaires et de syndicalistes r&#233;volutionnaires parisiens. Alors que le contexte du 16 mai, fait de d&#233;sob&#233;issance massive et d&#233;centralis&#233;e, est un contexte fondamentalement favorable aux libertaires, les militants parisiens sont pour la plupart encore trop domin&#233;s par la dialectique centralisatrice de l'extr&#234;me gauche qui nie toute perspective d'autonomie. Il ne s'est donc pratiquement rien pass&#233; sur le pav&#233; de Paris, parce que depuis trop longtemps, ce sont les bureaucrates qui dominent la sc&#232;ne ; parce que, pour les emp&#234;cher de nuire, il faut les combattre sur le terrain id&#233;ologique en propageant les id&#233;aux anarchosyndicalistes. Pour nous, le n&#339;ud gordien du probl&#232;me social se tranchera avec l'id&#233;al r&#233;volutionnaire et non avec la mentalit&#233; &#233;triqu&#233;e de ces bureaucrates, de quelque bord qu'ils soient.&lt;br class='autobr' /&gt;
LE 16 MAI EN MIDI PYRENEES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Priv&#233;e de direction centrale -une premi&#232;re en France dans un mouvement social de cette ampleur, ce qui est un comble d'ailleurs pour tous ces appareils centralis&#233;s sous inspiration marxiste et jacobine- il est int&#233;ressant de voir comment a r&#233;agi la base. La base, se sont tous ces militants qui veulent se d&#233;fendre contre la r&#233;action, ce sont aussi ces individus non encart&#233;s dont la col&#232;re monte devant tant d'injustice et de bassesse. Ce sont tous ceux qui, m&#234;me s'ils ne partagent pas notre position abstentionniste, sentent bien que jouer au petit jeu du &#171; oui &#187; ou du &#171; non &#187; sera bien insuffisant et qu'il faut que des actes clairs et concrets soient pos&#233;s sur le terrain social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, dans toute la France, des sections, des militants, des personnes isol&#233;es ont entam&#233; le combat en ordre dispers&#233;. D'abord dans le m&#233;pris le plus total -tant leurs voix furent &#233;touff&#233;es par le tintamarre sur le r&#233;f&#233;rendum du 29 mai- puis de plus en plus &#233;cout&#233;es, surtout depuis l'&#233;pisode du lundi de p&#226;ques gardois, ces personnes ont organis&#233; sans le savoir une riposte d&#233;centralis&#233;e et d'une efficacit&#233; redoutable contre l'&#201;tat et le patronat. En Midi Pyr&#233;n&#233;es les militants de la CNT AIT ont pris part &#224; cette dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un lundi de Pentec&#244;te agit&#233; en Midi Pyr&#233;n&#233;es &#187; (FR3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'image des salari&#233;s de la Connex (soci&#233;t&#233; de transports de l'agglom&#233;ration toulousaine, 75 % de gr&#233;vistes d'apr&#232;s la direction) qui n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; bloquer les deux d&#233;p&#244;ts de bus, de nombreux travailleurs du public mais aussi du priv&#233; ont relev&#233; &#233;nergiquement le d&#233;fi. A la mairie de Blagnac, sur un millier d'employ&#233;s il y avait 700 gr&#233;vistes. Dans le public, il y a eu 42% de gr&#233;vistes &#224; la poste et 52 % a la CPAM. Dans l'&#233;ducation, de nombreuses &#233;coles ont du fermer et le mouvement a &#233;t&#233; tr&#232;s largement suivi. Dans le priv&#233;, ce fut plus difficile, des salari&#233;s ont re&#231;u des lettres d'intimidation de leur patron pour les forcer au travail. Dans d'autres entreprises, certains se sont mis en gr&#232;ve tous seuls. Dans le rassemblement du matin, on pouvait remarquer la pr&#233;sence de salari&#233;s d'Astrium (ex-Matra, groupe EADS). Plusieurs milliers de personnes se sont r&#233;unies devant la mairie de 10 &#224; 11h30. Ensuite plusieurs cort&#232;ges ont envahi les rues dans diff&#233;rentes directions. A 13 heures des rassemblements avaient lieu &#224; Toulouse &#224; la fois devant la mairie, devant la pr&#233;fecture de la Haute Garonne et le rectorat de l'Acad&#233;mie ! Plusieurs compagnies de CRS, quant &#224; elles grassement pay&#233;es -bel exemple de d&#233;penses inutiles- sont rest&#233;es d&#233;s&#339;uvr&#233;es et l'arme au pied dans les grandes art&#232;res de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_3&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;L'action de la CNT- AIT dans la r&#233;gion MP.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui nous concerne, nous n'avons bien s&#251;r rien attendu des dirigeants syndicaux. Les seules forces avec lesquelles nous savions pouvoir compter &#233;tant les n&#244;tre et celles de tous ceux qui allaient prendre conscience des v&#233;ritables enjeux de la situation et parmi eux un nombre non n&#233;gligeable de syndiqu&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les toucher, il fallait produire et diffuser massivement nos positions le plus clairement possible. Pour ce faire, nous avons largement pris exemple sur l'action conduite par les compagnons de la CNT-AIT du Gard pour le lundi de Paques, qui fut un fiasco pour l'&#201;tat et un succ&#232;s pour les gr&#233;vistes. Nous avons donc proc&#233;d&#233; en deux temps. D'abord en faisant savoir partout o&#249; nous &#233;tions pr&#233;sents que, quoi qu'il arrive, nous n'irions pas travailler le lundi de Pentec&#244;te ; puis, dans un deuxi&#232;me temps, en appelant la gr&#232;ve le 16 mai. Ce deuxi&#232;me temps a connu des &#233;pisodes diff&#233;rends. Le premier s'est d&#233;roul&#233; quand quelques travailleurs se sont empar&#233;s de nos textes, parus dans le Combat Syndicaliste de Midi-Pyr&#233;n&#233;es, pour faire surgir le probl&#232;me du 16 mai dans leur entreprise. Cela a pouss&#233; certaines sections syndicales &#224; d&#233;poser des pr&#233;avis, dans le Tarn cela a amen&#233; l'UD-CGT &#224; se positionner clairement, ailleurs ce sont des syndicats autonomes, comme &#224; la mairie de Blagnac, qui ont pos&#233; des pr&#233;avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces initiatives &#233;taient encore isol&#233;es avant le Premier Mai. A cette date, nous sommes intervenus dans les manifestations d'Albi, Montauban, Figeac, et Toulouse, en appelant &#224; la gr&#232;ve et &#224; un rassemblement le 16 mai &#224; 10 H place du Capitole &#224; Toulouse. Les &#233;tats majors r&#233;gionaux des syndicats ont d&#251; r&#233;agir. Car le Premier Mai, mis &#224; part notre appel largement diffus&#233; par tract, la question du lundi de Pentec&#244;te &#233;tait peu abord&#233;e, le th&#232;me g&#233;n&#233;ral dominant dans les cort&#232;ges &#233;tait le r&#233;f&#233;rendum. Cela est bien paradoxal ! le Premier Mai &#224; Toulouse &#233;tait vou&#233; &#224; cet enjeu &#233;lectoral et les syndicalistes (qui nous reprochent nos positions id&#233;ologiques et donc de ne pas faire du syndicalisme &#034;neutre&#034;) en avaient compl&#232;tement &#034;oubli&#233;&#034; ( ?) de mobiliser contre la corv&#233;e impos&#233;e par nos n&#233;o- monarques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se rendant compte, mais trop tard, de la b&#233;vue commise, les bureaucrates de la r&#233;gion furent plac&#233;s devant un cruel dilemme. Inexister (comme &#224; Paris) ou nous suivre. Soit ils nous laissaient seuls place du Capitole, seuls devant la mairie de Douste Blazy, un des responsables principaux de cette loi r&#233;tablissant la corv&#233;e. Soit ils faisaient comme nous. C'est ainsi qu'&#224; partir du 10 mai furent diffus&#233;s en catastrophe des appels &#034;unitaires&#034; &#224; se rassembler place du Capitole &#224; ... 11 heures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_4&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La manifestation du 16 mai a Toulouse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; cela ne tienne, &#224; 10 heures une centaine de militants de la CNT AIT &#233;taient pr&#233;sents sur la place. D&#233;s notre arriv&#233;e, nous apprenons que les syndicats officiels n'ont pas d&#233;pos&#233; de trajet de manif. Ce rassemblement n'&#233;tait bien pour eux qu'un contre-feu destin&#233; &#224; donner le change &#224; leur base et &#224; faire le minimum en la circonstance : un rassemblement flonflon puis retour &#224; la maison. Peu &#224; peu, des salari&#233;s en gr&#232;ve et surtout en rupture de ban avec SUD et la CGT nous rejoignent et nous informent des &#233;v&#233;nements dans leur entreprise. Arrivent ensuite de puissants camions sonos -de FO surtout- qui nous entourent. Ils diffusent &#224; fond une musique indigeste. A 11h15 tout l'espace sonore est occup&#233; par eux, tant et si bien que plus personne ne pouvait se parler. A ce moment, la question se pose de savoir s'il fallait partir de l&#224;. A 11h30 on autooganise un cort&#232;ge qui appelle &#224; se rendre &#224; la pr&#233;fecture. Deux compagnons empoignent un carr&#233; rouge et noir. Derri&#232;re, un autre parle au m&#233;gaphone &#034;Nous avons assez entendu de musique faisons entendre notre voix. A la pr&#233;fecture !&#034; . Un groupe de 150 militants et sympathisants de la CNT-AIT, sans drapeaux, sans camion ni tralala, sans rien que la col&#232;re fait le tour de la place du Capitole. Les lyc&#233;ens sont les premiers &#224; nous rejoindre. Ils se sont sauvagement fait matraquer la semaine derni&#232;re devant le rectorat. Trois d'entre eux ont &#233;t&#233; gravement bless&#233;s par les CRS. La premi&#232;re visite sera donc pour le rectorat. Puis, les rues du centre villes se remplissent de slogans &#171; Police nationale, police du capital &#187;, &#171; Contre l'esclavage gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#187;, &#171; Leur loi n'est pas la n&#244;tre : d&#233;sob&#233;issance g&#233;n&#233;rale &#187;. Trois mille personnes embo&#238;tent le pas. Ensuite, cela part dans tous les sens, et c'est tant mieux, qui vers Virgin pour bloquer le magasin, qui vers la pr&#233;fecture. Les RG sont sur les dents. La foule manifeste l&#224; o&#249; bon lui semble, sans apparatchik ni syndicat et sans S.O.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre force collective est palpable, et cela fait du bien au moral. C'est s&#251;r, cette sensation n'a dur&#233; qu'une matin&#233;e. Mais il ne tient qu'&#224; nous de la prolonger en pr&#233;servant cette autonomie de l'action et cette unit&#233; dans la lutte, sans appareil politique ou syndical, dont nous avons vu qu'ils sont inutiles sinon pour museler les luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte r&#233;alis&#233; par des militants CNT- AIT de Paris et Toulouse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>MON QUARTIER A L'HEURE DU MARECHAL
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		<dc:subject>descrimination
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		<description>
&lt;p&gt;&#199;a a commenc&#233; environ un mois avant le ramadan. Un troupeau de CRS, en tenue de combat a fait une descente muscl&#233;e pour arr&#234;ter un jeune dans l'HLM familial. C'&#233;tait un mercredi, en plein apr&#232;s-midi. Il faisait beau. Tous les gamins du quartier de Reynerie (Toulouse-le-Mirail) &#233;taient dehors. Ils ont assist&#233; au bouclage de l'immeuble, &#224; son invasion par une horde polici&#232;re. Ils ont vu la m&#232;re et la petite s&#339;ur (un m&#232;tre vingt) conduites violemment au commissariat, ils ont su que tout &#231;a, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Un autre Futur
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;mirail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot18" rel="tag"&gt;reynerie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;toulouse
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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot35" rel="tag"&gt;banlieue
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot37" rel="tag"&gt;descrimination
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Comment la police cr&#233;e des zones de non-droit.&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;Comment la police cr&#233;e des (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Strat&#233;gie de la tension&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;Strat&#233;gie de la tension&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Combien &#231;a co&#251;te ? Pour quel r&#233;sultat ?&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;Combien &#231;a co&#251;te ? Pour (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Ne nous trompons pas d'ennemi.&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire_3'&gt;Ne nous trompons pas d'ennemi&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&#199;a a commenc&#233; environ un mois avant le ramadan. Un troupeau de CRS, en tenue de combat a fait une descente muscl&#233;e pour arr&#234;ter un jeune dans l'HLM familial. C'&#233;tait un mercredi, en plein apr&#232;s-midi. Il faisait beau. Tous les gamins du quartier de Reynerie (Toulouse-le-Mirail) &#233;taient dehors. Ils ont assist&#233; au bouclage de l'immeuble, &#224; son invasion par une horde polici&#232;re. Ils ont vu la m&#232;re et la petite s&#339;ur (un m&#232;tre vingt) conduites violemment au commissariat, ils ont su que tout &#231;a, s'&#233;tait pour une peccadille... &#199;a a failli tourner &#224; l'&#233;meute et &#231;a a troubl&#233; en profondeur le quartier, qui &#233;tait plut&#244;t paisible &#224; ce moment l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une fois, m&#234;me les adultes se sont sentis vis&#233;s par cette agression polici&#232;re disproportionn&#233;e. Il y a eu une r&#233;action collective et largement spontan&#233;e. D&#232;s le lendemain, nous &#233;tions cent cinquante ou deux cents place Abbal, pour protester publiquement et d&#233;noncer les violences polici&#232;res. Et nous avons &#233;t&#233; quelques dizaines, pendant les semaines qui ont suivi &#224; nous r&#233;unir pour parler des probl&#232;mes du quartier et essayer de faire &#233;merger des solidarit&#233;s entre les g&#233;n&#233;rations, entre des habitants aux origines tr&#232;s diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette volont&#233; de vivre en paix entre nous, les provocations polici&#232;res n'ont pas cess&#233;, enclenchant un cycle de r&#233;voltes (voitures br&#251;l&#233;es, caillassages, ...) et de r&#233;pression (contr&#244;les intempestifs, arrestations, charges de CRS...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hautement symbolique est de ce point de vue la charge de CRS, pr&#233;c&#233;d&#233;e de tirs de grenades lacrymog&#232;nes, du jour de No&#235;l. Il &#233;tait environ 17 heures et la cible &#233;tait un groupe d'enfants de 12 ou 13 ans qui jouaient rue de Kiev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout &#231;a, ce n'&#233;tait qu'un d&#233;but. Une sorte d'entr&#233;e en mati&#232;re. Depuis deux mois, au Mirail comme dans vingt-quatre autres quartiers &#233;tiquet&#233;s &#034;&#224; mater&#034; r&#233;partis dans toute la France, nous vivons comme sous le Mar&#233;chal P&#233;tain. C'est le terme qui est venu spontan&#233;ment &#224; la bouche du plus &#226;g&#233; d'entre nous. C'est vrai qu'il flotte sur le quartier comme un petit parfum d'occupation.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Comment la police cr&#233;e des zones de non-droit.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;texte de cet abus de pouvoir a &#233;t&#233; largement m&#233;diatis&#233; : C'est qu'il existerait des &#034;zones de non-droit&#034;, o&#249; la police &#034;ne pourrait m&#234;me pas entrer&#034; et dans lesquelles se d&#233;rouleraient des &#034;trafics&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mirail -et s&#251;rement dans les autres quartiers concern&#233;s- ce pr&#233;texte est parfaitement ridicule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-on en effet affirmer que la police ne &#034;pourrait m&#234;me pas entrer&#034;, alors qu'il y a un gros commissariat, flambant neuf, en plein milieu du grand Mirail, entre Reynerie et Bellefontaine, et des postes de police un peu partout ? La police n'a pas besoin d'entrer : elle est chez nous en permanence ! Notons au passage que, pour nous convaincre de l'utilit&#233; de ce commissariat (mis en chantier &#224; la suite du meurtre du jeune Habib par un policier, avec l'appui de tous les partis politiques), on nous avait expliqu&#233; qu'apr&#232;s sa construction, ce serait &#034;la fin des violences&#034; et le retour &#224; une vie paisible. Depuis, nous avons le commissariat, les nuisances qui vont avec et moins de tranquillit&#233; que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la &#034;zone de non-droit&#034;, parlons-en. Mais comme il faut : un des droits les plus &#233;l&#233;mentaires est celui d'aller et de venir. Librement. Quand nous partons de chez nous ou que nous y revenons apr&#232;s le travail, nous traversons, selon les jours, deux, parfois trois barrages filtrants de police. Le quartier est cern&#233;, boucl&#233;. Toutes les voies d'acc&#232;s sont obstru&#233;es. Jour et nuit. Des groupes de policiers sont &#233;galement install&#233;s &#224; l'int&#233;rieur du quartier. D'un barrage, on aper&#231;oit le suivant, pour peu qu'on soit en droite ligne. Il y a parfois moins de deux cent m&#232;tres entre deux barrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, comme le disait mon voisin -qui, &#224; la quatri&#232;me fouille a chang&#233; d'avis-, &#034;pourquoi s'inqui&#233;ter, si on n'a rien &#224; se reprocher ?&#034;. Pourquoi s'inqui&#233;ter ? Parce que, traverser ces barrages, c'est s'exposer &#224; &#234;tre arr&#234;t&#233;, devoir exhiber ses papiers (gare au moindre oubli !), &#234;tre oblig&#233; de laisser fouiller son v&#233;hicule, avoir &#224; en descendre pour &#234;tre palp&#233; sur tout son corps par des mains pas vraiment tendres. C'est subir la suspicion, entendre des ricanements et des commentaires... C'est perdre beaucoup de temps et &#234;tre v&#233;ritablement humili&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on ne peut pas sortir de chez soi sans subir ce traitement plusieurs fois par semaine, on vit effectivement dans une zone de non-droit Un non-droit cr&#233;&#233; de toutes pi&#232;ces par la police et la justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les fameux &#034;trafics&#034;, nous pouvons &#234;tre tout aussi clairs : en fouillant les v&#233;hicules et les poches, oui, les CRS ont certainement trouv&#233; des barrettes de cannabis, quelques t&#233;l&#233;phones et auto-radios d&#233;rob&#233;s, d'autres choses du m&#234;me niveau. Ils ont peut &#234;tre mis la main sur des v&#233;hicules vol&#233;s. Mais, ils pourront fouiller le quartier de fond en comble, ils n'y trouveront pas des trafiquants d'appartements de 600 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, ni des abuseurs de bien sociaux, ni des pilleurs de fonds publics, ni tous ceux qui ont profit&#233; des &#8220;services&#8221; de Patrice Al&#232;gre. Tous ceux l&#224; vivent ailleurs, loin des contr&#244;les. Prot&#233;g&#233;s par les contr&#244;les.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Strat&#233;gie de la tension&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On l'aura compris, c'est &#224; une v&#233;ritable strat&#233;gie de la tension que se livre le pouvoir, avec, comme toujours dans ce cas, deux grands r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier, c'est qu'on enferme les habitants dans leur quartier, dans leur bloc d'immeuble, dans un v&#233;ritable ghetto. On h&#233;site &#224; aller au cin&#233;ma, parce qu'on sait qu'on devra se farcir deux barrages de CRS, dans la nuit, pour revenir &#224; la maison. Donc, on reste sur place. Vos amies h&#233;sitent &#224; venir vous voir. On les comprend : elles n'ont pas envie de subir une palpation appuy&#233;e &#224; l'un ou l'autre des barrages policiers. Les contacts avec le monde ext&#233;rieur se restreignent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'int&#233;rieur m&#234;me du quartier, les gens deviennent plus stress&#233;s. C'est &#233;tudi&#233; pour. Un exemple, v&#233;cu ce samedi 26 mars, pendant le week-end pascal. Tout est calme, l'un de nous prend la voiture pour aller en ville. Il n'a pas franchi la fronti&#232;re du quartier qu'une estafette de CRS, lanc&#233;e &#224; fond, le double, pile devant lui tandis que deux autres arrivent par derri&#232;re, et trois ou quatre par chacune des rues adjacentes. Le voici cern&#233; d'une dizaine d'estafettes. Qu'a-t-il fait ? C'est la guerre ? Non, d'ailleurs, ils ne s'occupent pas de lui, et, tandis qu'il zigzague pour se d&#233;gager, des flics bondissent de leurs estafettes, tout &#233;quip&#233;s de boucliers, d'armes de tir et se lancent sur un talus en direction d'un immeuble. Quelques minutes plus tard quand il revient, il n'y a plus rien. Que s'est-il pass&#233; ? Pourquoi cette d&#233;monstration abusive de force ? Nous n'en saurons jamais rien. Mais, sans &#234;tre particuli&#232;rement &#233;motif, risquer d'&#234;tre pris, &#224; tout moment, dans une ambiance de western, c'est pour le moins stressant. Beaucoup d'habitants ne supportent plus &#231;a, en particulier les personnes &#226;g&#233;es, encore nombreuses dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfermement dans un espace restreint, pouss&#233;es organis&#233;es d'angoisse, c'est la recette pour provoquer la mont&#233; des int&#233;grismes. Nous avions d&#233;j&#224; des petites filles voil&#233;es. Gr&#226;ce &#224; la politique de Villepin, en moins de deux mois, nous avons vu dans le quartier les premiers gar&#231;ons aller au coll&#232;ge en djellaba. Et depuis quelques jours, il y a des &#233;coliers, qui, quand l'instit veut leur apprendre une chanson, mettent sur la table une plaquette indiquant qu'un musulman ne chante pas et refusent d'ouvrir la bouche. Ces r&#233;sultats ont &#233;t&#233; obtenus, bien s&#251;r, au nom des &#034;valeurs de la R&#233;publique&#034;, et ils ne feront que s'&#233;panouir si &#231;a continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me r&#233;sultat, c'est d'engraisser la machine &#224; r&#233;primer. Le contr&#244;le permanent et tatillon, les d&#233;monstrations de force sur un fond de mis&#232;re sont autant de provocations qui entra&#238;nent des r&#233;actions, des &#034;passages &#224; l'acte&#034; individuels ou en groupe. Il arrive qu'un habitant craque et &#034;r&#233;ponde&#034; &#224; un flic, quand il est contr&#244;l&#233; pour l'&#233;ni&#232;me fois de la journ&#233;e. Il arrive que la col&#232;re fasse flamber des poubelles, des voitures (parfois &#224; quelques m&#232;tres seulement d'un barrage policier)... Tout cela est pr&#233;texte &#224; de nouveaux contr&#244;les, &#224; plus de pression, &#224; des humiliations, &#224; des arrestations ... et cela recommence. L'&#201;tat voudrait provoquer de nouvelles &#233;meutes au Mirail qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Jour apr&#232;s jour, cela devient une &#233;vidence.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Combien &#231;a co&#251;te ? Pour quel r&#233;sultat ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autre aspect &#224; ne pas n&#233;gliger : cette op&#233;ration co&#251;te fort cher. Mais le pouvoir, si prompt &#224; faire des &#233;conomies sur le dos des travailleurs, se garde bien de donner le moindre chiffre. Des centaines de CRS, d'officiers de la Bac, de RG, de policiers de tous ordres sont en permanence sur le quartier. Outre des salaires grassouillets (voir les d&#233;pliants de propagande au commissariat de Bellefontaine), tout ce petit monde touche des primes de nuit, de week-end, de risque... sans compter ce que co&#251;te l'entretien de leur &#233;quipement. Le total est obligatoirement faramineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au r&#233;sultat ? Par rapport &#224; l'objectif affich&#233; (avoir un quartier calme), il est nul. Nous vivons une des p&#233;riodes de plus fortes tensions de ces dix derni&#232;res ann&#233;es. L'argent d&#233;pens&#233; l'est donc en d&#233;pit du bon sens. A moins que l'objectif affich&#233; ne soit pas l'objectif poursuivi, &#233;videmment.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_3&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=22&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Ne nous trompons pas d'ennemi.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Coinc&#233;s entre la strat&#233;gie de la tension &#233;tatique, le repli identitaire des uns et la sottise des autres (dont le dernier avatar national est l'appel &#034;contre le racisme anti-blanc&#034;), la voie n'est pas large. Mais, comme ils l'ont fait pr&#233;c&#233;demment, les militants anarcho-syndicalistes du quartier appellent la population &#224; ne pas se tromper d'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous disons et nous continuerons &#224; dire inlassablement par tous nos moyens que notre ennemi, ce n'est pas notre voisin, avec lequel nous partageons la m&#234;me mis&#232;re. Nos vrais ennemis, ce sont ceux qui nous humilient. Qui nous exploitent quand &#231;a leur rapporte et qui nous licencient d&#232;s que &#231;a les arrange. Qui augmentent les loyers, l'eau. Qui nous expulsent quand on ne peut plus payer. Qui diminuent les budgets sociaux. Qui ne nous laissent d'autre espoir que d'&#234;tre parqu&#233;s dans un ghetto. Alors, ne nous trompons pas. M&#234;me si c'est plus difficile que jamais, respectons-nous les uns les autres, soyons solidaires et continuons &#224; agir pour construire un autre futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants CNT-AIT du Mirail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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