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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Vive la Chapelle libre !
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&lt;p&gt;Non, vous ne r&#234;vez pas. Les fiers anarchosyndicalistes de la CNT-AIT appellent &#224; la solidarit&#233; avec la Chapelle. Mais rassurez-vous, nous n'avons pas chang&#233; de credo ni sombr&#233; dans la g&#233;nuflexion vaticanesque. &lt;br class='autobr' /&gt; La Chapelle est en fait un lieu habit&#233;, de d&#233;sir et de passion, de cr&#233;ation et d'inventivit&#233;. Le lieu d'exp&#233;rimentation soci&#233;tale, politique et artistique est occup&#233; et autog&#233;r&#233; depuis bient&#244;t 14 ans par les associations Plan&#232;te en Danger et l'Atelier Id&#233;al. Il est aujourd'hui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Non, vous ne r&#234;vez pas. Les fiers anarchosyndicalistes de la CNT-AIT appellent &#224; la solidarit&#233; avec la Chapelle. Mais rassurez-vous, nous n'avons pas chang&#233; de credo ni sombr&#233; dans la g&#233;nuflexion vaticanesque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La Chapelle est en fait un lieu habit&#233;, de d&#233;sir et de passion, de cr&#233;ation et d'inventivit&#233;. Le lieu d'exp&#233;rimentation soci&#233;tale, politique et artistique est occup&#233; et autog&#233;r&#233; depuis bient&#244;t 14 ans par les associations Plan&#232;te en Danger et l'Atelier Id&#233;al. Il est aujourd'hui menac&#233; d'expulsion par son propri&#233;taire, l'Archev&#234;ch&#233; de Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Celui-ci, pour parfaire son forfait, a donn&#233; ce terrain - par ailleurs inconstructible... - &#224; l'association Habitat et Humanisme (H&amp;H), soit disant pour que celle-ci y construise des logements et ses bureaux. On peut se demander pourquoi l'&#201;glise n'a pas trouv&#233; d'autres terrains &#224; donner &#224; H&amp;H que celui de cette exp&#233;rience autog&#233;r&#233;e, quand on sait que l'&#201;glise est un des plus grands propri&#233;taires fonciers de Toulouse comme de France. Il y a pourtant de magnifiques appartements inoccup&#233;s dans les centres villes qui pourraient tout &#224; fait accueillir des familles nombreuses... Il faut croire que l'&#201;glise ne supporte pas la mixit&#233; sociale. Ce qui l'am&#232;ne &#224; vouloir faire taire un des rares lieux de cr&#233;ation toulousains r&#233;ellement libre de toute emprise capitalistique, accessible &#224; chacun et ce quelle que soit sa condition sociale. La lutte contre l'exclusion c'est aussi la lutte contre l'exclusion culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le vendredi 2 mars, les Plan&#233;tiens de la chapelle ont donc &#233;t&#233; repeindre (&#224; leur frais et &#224; la grande surprise des propri&#233;taires qui ne s'attendaient pas &#224; ce qu'une &#233;quipe de peintres militants pleins de bonne volont&#233; d&#233;barque inopin&#233;ment chez eux) les locaux toulousains d'Habitat et Humanisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le lendemain, samedi 3 mars, Bernard Devert, le dirigeant d'Habitat et Humanisme devait quant &#224; lui intervenir dans un colloque organis&#233; par ATD Quart Monde &#224; la Villette contre l'exclusion. L'occasion &#233;tait tentante de faire conna&#238;tre aux participants le vrai visage de cette association b&#233;ni oui-oui, qui annonce lutter contre les exclusions mais se comporte comme le pire des expulseurs. Ni une ni deux, les contacts &#233;taient pris avec les copains CNT-AIT de Paris et les chapeliens quittaient Toulouse pour la capitale, pour une action commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une &#233;norme banderole fut tout d'abord d&#233;ploy&#233;e &#224; l'entr&#233;e du colloque, pendant que des tracts explicatifs de l'affaire &#233;taient distribu&#233;s &#224; tous les participants. Lors du colloque les r&#244;les &#233;taient bien r&#233;partis : tout d'abord, des &#8220;exclus&#8221;, &#224; qui l'on faisait lire des t&#233;moignages sur leurs difficult&#233;s en leur coupant la parole s'ils d&#233;passaient le temps imparti, puis des &#8220;experts&#8221; qui venaient gloser sur ce que l'on avait entendu. On &#233;tait dans le sch&#233;ma fort chr&#233;tien de la charit&#233;, qui infantilise les pauvres en leur d&#233;niant toute capacit&#233; d'analyse de leur situation, et donc d'action sur celle-ci. Lorsque le tour de Devert fut arriv&#233;, notre groupe se leva dans le public, avec une autre banderole &#034;Humanisme de fa&#231;ade&#034; et en d&#233;non&#231;ant H&amp;H comme un expulseur. &#201;mois dans la salle. Un compagnon se vit refuser la parole. Devert, qui lui avait parfaitement re&#231;u le message, n'attendit pas les questions &#224; la fin de son intervention et se leva pour partir sans demander son reste... A l'ext&#233;rieur, les compagnons qui avaient &#233;t&#233; refoul&#233;s fermement par le service d'ordre prolongeaient la discussion avec des b&#233;n&#233;voles d'ATD. Si pour certains nous n'&#233;tions que des &#034;fascistes trotskystes&#034; (sic) pour avoir os&#233; intervenir de la sorte (&#034;Ce ne sont pas des m&#233;thodes d&#233;mocratiques&#034; nous dit sans rire un admirateur des Don Quichotte !), d'autres &#233;taient abasourdis par cette histoire et proposaient que nous intervenions en salle pour pr&#233;senter notre point de vue. Mais comme l'a dit le responsable d'ATD Quart monde &#034;Ici ce n'est pas un d&#233;bat&#034;. En effet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quoiqu'il en soit, la soir&#233;e s'est prolong&#233;e avec les compagnons mont&#233;s de Toulouse, qui sont venus nous filer &#233;galement un coup de main le lendemain matin &#224; Levallois pour une diffusion de tracts anti-expulsions. Le lundi suivant, nous apprenions que l'architecte d'H&amp;H avait annonc&#233; sont retrait du projet... Les voix du seigneur sont imp&#233;n&#233;trables...&#166; et c'est bien &#224; cause de &#231;a qu'&#224; l'approche de l'&#233;t&#233;, nous restons fortement mobilis&#233;s, des fois que la &#8220;sainte Vierge&#8221; d&#233;guis&#233;e un promoteur ait l'intention de faire une apparition munie de bulldozers c&#233;lestes....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des paroissiens en col&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous invitons &#224; lire &lt;a href=&#034;http://www.abri.org/atelier-ideal/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site de l'atelier id&#233;al&lt;/a&gt; la fa&#231;on dont pendant de longs mois et dans le secret le plus absolu, une strat&#233;gie concert&#233;e s&#8216;est mise en place alliant l'Archev&#234;ch&#233; et des personnalit&#233;s influentes au sein de la Mairie de Toulouse (droite) et du conseil g&#233;n&#233;ral (gauche) pour boucler l'expulsion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Vision du temps carc&#233;ral
</title>
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		<dc:date>2007-07-10T10:16:53Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>article_a_101
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		<description>
&lt;p&gt;Une notion tr&#232;s vaste, on aurait tendance &#224; croire, en &#233;tant simpliste, que ce sont les secondes, les heures, les journ&#233;es qui font les mois pour finir sur l'ann&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant dans la vie quotidienne on ne se rend m&#234;me pas compte qu'il passe, en citant par exemple &#034;c'est d&#233;j&#224; mercredi&#034; ou &#034;ce week-end est vite pass&#233;&#034;. &#199;a arrive de le dire apr&#232;s une semaine bien charg&#233;e &#224; tel point qu'elle se d&#233;roule &#224; une vitesse fulgurante. Le tout &#233;tant r&#233;p&#233;titif, fait que les mois s'encha&#238;nent jusqu'&#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une notion tr&#232;s vaste, on aurait tendance &#224; croire, en &#233;tant simpliste, que ce sont les secondes, les heures, les journ&#233;es qui font les mois pour finir sur l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant dans la vie quotidienne on ne se rend m&#234;me pas compte qu'il passe, en citant par exemple &#034;c'est d&#233;j&#224; mercredi&#034; ou &#034;ce week-end est vite pass&#233;&#034;. &#199;a arrive de le dire apr&#232;s une semaine bien charg&#233;e &#224; tel point qu'elle se d&#233;roule &#224; une vitesse fulgurante. Le tout &#233;tant r&#233;p&#233;titif, fait que les mois s'encha&#238;nent jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e. Et l&#224;, on se retourne en se disant en patois du sud-ouest &#034;non di diou&#034; je ne l'ai pas vue passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bien s&#251;r que dans les moments difficiles ou contraignants de la vie quotidienne, par exemple, dans les files d'attente des administrations pour avoir un document, on le regarde, le temps, passer d&#233;sagr&#233;ablement. Il y a aussi les dates d'anniversaires qui nous rappellent l'&#226;ge qui passe inexorablement au fur et &#224; mesure. Mais dans l'ensemble on le vit tout simplement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans l'autarcie carc&#233;rale, ce n'est plus la m&#234;me chose. Une impression assez bizarre, comme si l'horloge s'&#233;tait arr&#234;t&#233;e, pas que les aiguilles ne bougent plus, mais plut&#244;t font du sur place. On a presque envie de lui dire &#034;Avance !&#034;. Les minutes paraissent des heures, qui paraissent des journ&#233;es et ainsi de suite. Le plus long moment de la semaine est sans aucun doute le week-end : ces deux jours sont &#224; eux seuls une &#233;ternit&#233;. On a beau essayer de se convaincre que ce n'est pas possible, malheureusement c'est le cas, m&#234;me en le vivant on a du mal &#224; le croire. Parfois on essaye de le prendre, un peu comme un train en marche, en regardant les informations sur France3, deux fois par jour, pour marquer une coupure dans le temps de la journ&#233;e. Sinon, le plus appr&#233;ciable, c'est la radio qui rend la journ&#233;e beaucoup plus &#034;humaine&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais quand on n'a ni l'un, ni l'autre, (c'est un moment o&#249; chaque d&#233;tenu est pass&#233; &#224; court ou long terme, question de finances), c'est le pire ! L&#224;, on a le sentiment d'&#234;tre compl&#232;tement d&#233;connect&#233; de la r&#233;alit&#233;, de vivre dans un autre monde (ce qui est le cas) si je puis dire (comme si on &#233;tait un martien). C'est &#224; cet instant qu'il se rappelle &#224; nous en nous disant &#034;Je suis l&#224;, tu vas me regarder passer seconde par seconde&#034;, cela est effrayant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	M&#234;me si on a la t&#233;l&#233; et que l'on ne fait rien de ses journ&#233;es, c'est la m&#234;me chose, peut &#234;tre pire car on finit par devenir un &#034;zombi&#034; : t&#233;l&#233;, manger, dormir, avec un grand trou noir entre chaque, &#231;a fait r&#233;fl&#233;chir. Il n'y a pas trente six moyens d'y &#233;chapper, si ce n'est de s'occuper l'esprit en lisant, &#233;crivant, dessinant... etc. En fait, toutes les activit&#233;s sont les bienvenues, on les absorbe agr&#233;ablement. Au d&#233;part, on croit que c'est pour s'occuper, mais au bout de quelques mois on comprend que c'est uniquement pour l'oublier. Car il est toujours l&#224;, l'inoubliable sablier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour conclure, on pourrait dire : il suffit peut &#234;tre de prendre un rythme, des habitudes quotidiennes qui font qu'on l'oublie, comme si c'&#233;tait normal, mais je pense que c'est cela qui fait le plus peur, en effet, se r&#233;signer ! Car il ne le faut pas, pour que l'on puisse continuer &#224; se dire : &#034;j'existe&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Domi, taulard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Qui veut noyer les jeunes les accuse de la rage
</title>
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, &#224; l'entr&#233;e de l'&#233;t&#233;, la presse locale &#224; l'unisson avec les pouvoirs publics entonne, 5 colonnes &#224; la une et plusieurs jours d'affil&#233;, une sinistre ritournelle sur la &#034;violence des jeunes&#034;. Violence &#034;incompr&#233;hensible&#034;, &#034;sauvage&#034; et patati et pata. Le tout &#224; propos des ... petits baigneurs de la piscine municipale de Toulouse. Un tel &#233;talage de consid&#233;rations offusqu&#233;es &#224; propos d'un sujet si mince pr&#234;terait &#224; rire s'il n'&#233;tait r&#233;v&#233;lateur de la haine de notre soci&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, &#224; l'entr&#233;e de l'&#233;t&#233;, la presse locale &#224; l'unisson avec les pouvoirs publics entonne, 5 colonnes &#224; la une et plusieurs jours d'affil&#233;, une sinistre ritournelle sur la &#034;violence des jeunes&#034;. Violence &#034;incompr&#233;hensible&#034;, &#034;sauvage&#034; et patati et pata. Le tout &#224; propos des ... petits baigneurs de la piscine municipale de Toulouse. Un tel &#233;talage de consid&#233;rations offusqu&#233;es &#224; propos d'un sujet si mince pr&#234;terait &#224; rire s'il n'&#233;tait r&#233;v&#233;lateur de la haine de notre soci&#233;t&#233; contre certains jeunes (de couleur, of course), du besoin de justifier le flicage des espaces sociaux et de faire de l'agitation m&#233;diatique pour cacher le fond du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais prenons par le d&#233;but. Au d&#233;but, il y a bien longtemps, dans les ann&#233;es 1920/30, il n'y avait de piscine &#224; Toulouse que priv&#233;e. Le club tr&#232;s chic qui la poss&#233;dait, le TOEC, en r&#233;servait l'entr&#233;e &#224; une &#034;client&#232;le choisie&#034;, la &#034;jeunesse privil&#233;gie toulousaines&#034;. A cette p&#233;riode o&#249; le mot &#034;gauche&#034; avait encore un sens, la municipalit&#233; socialiste d&#233;cida d'offrir aux pauvres beaucoup mieux : la piscine municipale. La bourgeoisie ne s'y trompa pas qui d&#233;non&#231;a la&#034;plage de luxe pour le prol&#233;tariat&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Citations d'&#233;poque extraites de &#8220;Toulouse 1920-40&#8221;, ed Conseil g&#233;n&#233;ral&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Cette piscine municipale devait conna&#238;tre un essor consid&#233;rable, tandis que celle de la bourgeoisie p&#233;riclitait. Au fil des ans, avec le d&#233;veloppement des loisirs, elle devint &#034;le&#034; lieu de vacances de ceux qui ne partaient pas en vacances, en particulier les jeunes des banlieues populaires. Le tout dans une ambiance sympathique et d&#233;tendue : on d&#233;jeunait sur les pelouses, on faisait des pyramides humaines dans les bassins, on se jetait en grappe des plongeoirs, on jouait au foot sur les terrasses et tout le monde rigolait. Mais ce n'&#233;tait pas du go&#251;t des gens tr&#232;s chic. Un triste jour, le 16 avril 1992, subrepticement, le conseil municipal de Toulouse, gauche et droite unanimement m&#234;l&#233;es, d&#233;cidait d'en finir avec cet es&#226;ce trop populaire. Il votait la d&#233;cision de privatiser notre piscine, d'y injecter au pr&#233;alable 8 202 000 francs de travaux pour cr&#233;er &#034;un complexe nautique qui rendrait possible l'organisation d'un grand meeting international mais offrirait &#233;galement une structure d'entra&#238;nement pour les nageurs de haut niveau et le club du... TOEC&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;lib&#233;ration, conseil municipal 16.04.92&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; D&#233;lib&#233;ration, conseil municipal 16.04.92]]. La boucle &#233;tait donc boucl&#233;e : la piscine municipale allait &#234;tre confisqu&#233;e aux toulousains ! Fort heureusement, le bruit circula parmi les baigneurs dont un groupe amical d'une cinquantaine cr&#233;ait imm&#233;diatement une association de d&#233;fense, bient&#244;t rejoints par pas mal d'autres. Ce fut du jamais vu : assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales en maillot sur la terrasse, tractages dans la piscine, p&#233;titions, op&#233;rations en ville&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notre n&#176;21, oct 92 : &#8220;Le soleil doit luire pour tout le monde&#8221;.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et... inscription de la piscine sur l'inventaire &#034;des monuments historiques&#034; (ce qui rendait la cr&#233;ation du complexe plus difficile). Depuis, c'est un &#233;quilibre instable entre les int&#233;r&#234;ts de la population et ceux des clubs. Si la piscine a pu &#234;tre sauv&#233;e, tout a &#233;t&#233; fait pour la d&#233;garnir d'une population manifestement jug&#233;e ind&#233;sirable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Syst&#233;matiquement, m&#233;thodiquement, les pouvoirs publics ont interdit et m&#234;me d&#233;truit physiquement tout ce qui pouvait plaire &#224; des adolescents. Ainsi, les magnifiques plongeoir (deux de trois m&#232;tres dont un souple, un de cinq m&#232;tre) qui avait fait les d&#233;lices de g&#233;n&#233;rations enti&#232;re ont &#233;t&#233; purement et simplement ras&#233;s (alors qu'ils avaient &#233;t&#233; restaur&#233;s quelques ann&#233;es avant et qu'ils &#233;taient en &#233;tat impeccable). De m&#234;me, faire &#034;une bombe&#034; (&#233;clabousser), jouer au ballon dans le &#034;bassin sportif&#034;, courir sur les plages... sont devenus des crimes justifiant l'intervention de toutes sortes de polices : municipaux , vigiles priv&#233;s, CRS, brigade canine. Sans compter la fouille &#224; l'entr&#233;e et les cam&#233;ras... dans les vestiaires. Le criminel de 12 ans qui exp&#233;die trop loin son ballon est expuls&#233; manu militari entre deux flics. Et gare &#224; qui marche sur la plage avec des chaussures (sauf bien s&#251;r, les godillots des flics).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etonnez-vous que face &#224; cette pression permanente (dans un lieu de loisir !), des jeunes se rebellent ! Plus de cinquante ans de pr&#233;sence assidue me permetent de l'affirmer haut et fort : les &#8220;incidents&#8221; sont g&#233;n&#233;r&#233;s de toutes pi&#233;ces par la fa&#231;on insupportable dont est maintenant g&#233;r&#233; ce lieu. Ils sont ensuite mont&#233;s en &#233;pingle. Ne soyons plus dupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Papy&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Citations d'&#233;poque extraites de &#8220;Toulouse 1920-40&#8221;, ed Conseil g&#233;n&#233;ral&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D&#233;lib&#233;ration, conseil municipal 16.04.92&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir notre n&#176;21, oct 92 : &#8220;Le soleil doit luire pour tout le monde&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Br&#232;ves de tractages
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Le jeudi qui a suivi l'Assembl&#233;e Populaire &#224; la Reynerie, 3 policiers mal inspir&#233;s - comme dans la chanson de Brassens - ont arr&#234;t&#233; un vendeur &#224; l'&#233;talage (sans papiers) sur le march&#233; o&#249; nous avions distribu&#233; des tracts la semaine pr&#233;c&#233;dente. Et comme dans la chanson, plusieurs dizaines de personnes, tous sexes et &#226;ges confondus, ont oppos&#233; une farouche r&#233;sistance. Tout ce qui passait &#224; port&#233;e de main &#224; vol&#233; et nos fiers agents sont repartis, peut-&#234;tre avec quelques bleus, mais en emmenant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le jeudi qui a suivi l'Assembl&#233;e Populaire &#224; la Reynerie, 3 policiers mal inspir&#233;s - comme dans la chanson de Brassens - ont arr&#234;t&#233; un vendeur &#224; l'&#233;talage (sans papiers) sur le march&#233; o&#249; nous avions distribu&#233; des tracts la semaine pr&#233;c&#233;dente. Et comme dans la chanson, plusieurs dizaines de personnes, tous sexes et &#226;ges confondus, ont oppos&#233; une farouche r&#233;sistance. Tout ce qui passait &#224; port&#233;e de main &#224; vol&#233; et nos fiers agents sont repartis, peut-&#234;tre avec quelques bleus, mais en emmenant ce jeune qui a pris dans la foul&#233;e 1 an de prison ferme ainsi que trois ans d'interdiction du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine suivante, lors du tractage pour informer de la deuxi&#232;me Assembl&#233;e Populaire &#224; la Reynerie, toujours sur ce m&#234;me march&#233;, nous avons assist&#233; &#224; une v&#233;ritable op&#233;ration de vengeance polici&#232;re. En effet, des agents de la BAC, de la PN, des Douanes ainsi que la PAF ont d&#233;barqu&#233; &#224; plusieurs dizaines, contr&#244;lant badauds et marchands, encerclant litt&#233;ralement la place Abbal. Sous le regard indign&#233; de la population, ils ont interpell&#233; six sans papiers dont un grand-p&#232;re et sa petite fille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Chroniques des Assembl&#233;es Populaires Toulousaines
</title>
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;Tout a d&#233;but&#233; le soir de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Comme dans de nombreuses villes &#224; l'int&#233;rieur de nos fronti&#232;res, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exprimer leur col&#232;re. Sans aucun mot d'ordre ni appel d'une organisation quelconque, ces m&#234;mes personnes se sont retrouv&#233;es le lundi soir, puis le mardi, place du Capitole. C'est l&#224;, au cours de discussions fraternelles (nonobstant les lacrymog&#232;nes et les agents provocateurs de la police) que certains ont &#233;mis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout a d&#233;but&#233; le soir de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Comme dans de nombreuses villes &#224; l'int&#233;rieur de nos fronti&#232;res, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exprimer leur col&#232;re. Sans aucun mot d'ordre ni appel d'une organisation quelconque, ces m&#234;mes personnes se sont retrouv&#233;es le lundi soir, puis le mardi, place du Capitole. C'est l&#224;, au cours de discussions fraternelles (nonobstant les lacrymog&#232;nes et les agents provocateurs de la police) que certains ont &#233;mis l'id&#233;e de se retrouver, afin de cr&#233;er un espace de dialogue v&#233;ritablement d&#233;mocratique, avec pour objectif de pr&#233;parer la r&#233;sistance populaire n&#233;cessaire pour contrer le pouvoir politique fra&#238;chement &#233;lu. Ailleurs, comme &#224; Nantes, des initiatives similaires ont &#233;galement &#233;t&#233; prises. Aux derni&#232;res nouvelles, se tenant tous les mercredis, elles r&#233;unissaient plusieurs centaines de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il y eut donc un premier rassemblement, le dimanche 13 mai, sur la place St Aubin, en d&#233;but d'apr&#232;s-midi. L&#224;, &#233;taient pr&#233;sents plus d'une centaine de personnes. Cette assembl&#233;e - &#224; premi&#232;re vue h&#233;t&#233;roclite - compos&#233;e d'&#233;tudiants, de travailleurs et de sans domicile fixe, &#233;tait anim&#233;e du m&#234;me sentiment, &#224; savoir la l&#233;gitimit&#233; de leur col&#232;re - par opposition &#224; la soi-disant l&#233;gitimit&#233; &#233;lectorale - et la n&#233;cessit&#233; de s'organiser pour r&#233;sister. Il fut donc d&#233;cid&#233; de continuer, et le prochain rendez vous fut pris pour le mardi suivant &#224; la Chapelle - un squat culturel toulousain bien connu - toujours pour discuter et se rencontrer, mais aussi en vue de la pr&#233;paration d'une manifestation le mercredi 16 mai, jour de l'intronisation de notre nouveau despote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si les organisations politiques avaient quant &#224; elles appel&#233; &#224; une manifestation cort&#233;giale, pour 18h le m&#234;me jour, et avaient r&#233;uni un peu plus de trois cents personnes, elle s'&#233;tait termin&#233;e par un &#034;Bon, ben la manif est termin&#233;e, dispersion et &#224; la prochaine&#034; - ce ne sont pas les mots exacts, mais l&#224; en &#233;tait bien l'essence (faute de vouloir allumer la m&#232;che). Le rassemblement, appel&#233; entre autres par l'assembl&#233;e, r&#233;unit quant &#224; lui plus de deux cents personnes. A noter que la plupart des pr&#233;sents n'avaient d'ailleurs pas particip&#233; &#224; la promenade pseudo revendicative habilement programm&#233; &#224; la h&#226;te 2 heures plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Donc, ensemble sur cette place et durant plusieurs heures, au grand dam de la police et malgr&#233; les provocations, nous avons discut&#233;, par petits groupes, passant de l'un &#224; l'autre, un d&#233;bat par-ci, une discussion par-l&#224;. L'information fut donn&#233;e qu'une assembl&#233;e aurait lieu le dimanche suivant, &#224; la Reynerie, afin de cr&#233;er des liens entre le centre ville et le quartier ghetto du Mirail, conform&#233;ment &#224; la d&#233;cision de la veille prise &#224; la Chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est ainsi que se sont d&#233;roul&#233;es trois nouvelles assembl&#233;es populaires. Apr&#232;s celle de la Reynerie, vint celle d'Arnaud Bernard - un autre quartier populaire de Toulouse - puis encore une autre le week-end dernier, toujours &#224; la Reynerie. Ainsi, au moment o&#249; j'&#233;cris ces lignes, le prochain rendez-vous est pr&#233;vu de nouveau sur la place St Aubin. Si, au fil du temps, l'affluence a connu quelques baisses, chaque assembl&#233;e voit arriver des personnes nouvelles - venant partager leurs exp&#233;riences, leurs col&#232;res, leurs espoirs - et s'en trouve &#224; chaque fois enrichie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ainsi, suite &#224; la venue de salari&#233;s de l'a&#233;ronautique, des tracts ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s (par les int&#233;ress&#233;s eux-m&#234;mes) et distribu&#233;s cette semaine sur diff&#233;rents sites d'Airbus, appelant les travailleurs &#224; la r&#233;sistance pour lutter contre le plan Power 8 et les encourageant dans la gr&#232;ve sauvage comme ils ont su le faire il y a quelques semaines. De m&#234;me, des solidarit&#233;s sont n&#233;es avec des agents des maisons de retraites qui manifestaient le lundi de Pentec&#244;te pour d&#233;noncer leurs conditions de travail et le fait que le jour f&#233;ri&#233; vol&#233; n'a r&#233;solu aucun probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais direz-vous, quelles sont les perspectives, les buts, les modes d'organisation ? Moi-m&#234;me ou d'autres vous r&#233;pondraient certainement des choses bien diff&#233;rentes. Une chose est s&#251;re, ces assembl&#233;es populaires sont un espace de rencontre et de partage. L&#224; se tissent des liens et gageons, comme me le laissent entendre les personnes rencontr&#233;es lors des diff&#233;rents tractages &#034;On conna&#238;t, on en a entendu parler&#034;, que lors du prochain acc&#232;s de col&#232;re, elles seront un formidable outil, non instrumentalis&#233; et n'appartenant &#224; aucune organisation, pour engager la r&#233;sistance populaire et lutter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kiddam (Toulouse)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une soir&#233;e &#233;lectorale peu ordinaire
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Dimanche 6 mai, 19h40 &#224; la Reynerie (Toulouse) : 20 minutes avant la proclamation des r&#233;sultats des &#233;lections, rue de Kiev, deux voitures sont incendi&#233;es. Il est vrai que des policiers n'avaient pas attendu l'heure officielle pour f&#234;ter l'&#233;lection de leur ancien patron en paradant dans le quartier avec des affiches de ce dernier, en ponctuant leur passage devant les habitants du quartier de &#034;gestes amicaux&#034; (bras d'honneur et autres gestes de bon go&#251;t). &lt;br class='autobr' /&gt; Cet incendie n'allait pas rester (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique45" rel="directory"&gt;&#201;lection
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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot76" rel="tag"&gt;article_a_101
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dimanche 6 mai, 19h40 &#224; la Reynerie (Toulouse) : 20 minutes avant la proclamation des r&#233;sultats des &#233;lections, rue de Kiev, deux voitures sont incendi&#233;es. Il est vrai que des policiers n'avaient pas attendu l'heure officielle pour f&#234;ter l'&#233;lection de leur ancien patron en paradant dans le quartier avec des affiches de ce dernier, en ponctuant leur passage devant les habitants du quartier de &#034;gestes amicaux&#034; (bras d'honneur et autres gestes de bon go&#251;t).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cet incendie n'allait pas rester isol&#233;. Toute la soir&#233;e, des manifestations spontan&#233;es allaient &#233;clater dans plusieurs villes de France. A Toulouse-centre, 1 500 &#224; 3 000 personnes, rassembl&#233;es au Capitole, apr&#232;s avoir br&#251;l&#233; des drapeaux tricolores d&#233;croch&#233;s du fronton de la mairie par quelques alpinistes iconoclastes, d&#233;cid&#232;rent d'aller dire aux supp&#244;ts du nouveau pouvoir tout le bien qu'ils pensaient d'eux. Le cort&#232;ge fut stopp&#233; peu avant le local de l'UMP sur les all&#233;es Jean Jaur&#232;s o&#249; les premi&#232;res barricades apparurent. Jusque tard dans la nuit, plusieurs centaines de manifestants s'affront&#232;rent avec la police, et quelques vitrines de banques eurent &#224; souffrir du passage d'un cort&#232;ge qui su rester longtemps soud&#233; malgr&#233; les lacrymog&#232;nes. Mais le centre ville ne fut pas le seul lieu &#224; conna&#238;tre ce que les m&#233;dias appellent &#034;des incidents&#034;. Ils n'ont d'ail-leurs relat&#233; que fort tard ces &#233;v&#233;nements (il ne fallait pas g&#226;cher la f&#234;te officielle !) alors que dans la plupart des quartiers de la ville rose, des r&#233;volt&#233;s ont laiss&#233; &#233;clater leur col&#232;re &#224; en donner le tournis aux h&#233;licopt&#232;res de la gendarmerie et aux camions de pompiers : affrontements avec la police &#224; 20 h 30 &#224; la Reynerie alors qu'au m&#234;me moment des voitures en feu &#233;taient signal&#233;es &#224; Empalot, dans le quartier de la Gloire et rue du Lot (quartier Bagatelle). Lorsque le calme fut revenu &#224; 21 heures &#224; la Reynerie, ce fut au tour du quartier voisin de Bellefontaine de conna&#238;tre des &#034;incidents&#034;. Deux voitures appartenant &#224; des personnes g&#233;rant le bureau de vote ont &#233;t&#233; incendi&#233;es dans la cour de l'&#233;cole du Recteur Dottin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans les autres villes de France, des situations d'&#233;meutes comparables ont eu lieu : A Lyon, 3 000 personnes ont sillonn&#233; les rues du centre-ville et les CRS ont mis plus d'une heure pour r&#233;cup&#233;rer le contr&#244;le de la place. A Lille, quelques centaines de manifestants se sont rassembl&#233;s en d&#233;but de soir&#233;e sur la Grand-Place aux cris de &#034;Sarko facho, le peuple aura ta peau&#034;. Les manifestants firent face &#224; des policiers et il y eut quelques jets de canettes et de poubelles. Dans le quartier populaire de Lille-Sud, les pompiers effectu&#232;rent une vingtaine d'interventions essentiellement pour des feux de voitures et de mobilier urbain. A Roubaix, les pompiers ont du intervenir &#233;galement une vingtaine de fois pour des feux de mobilier urbain ou de v&#233;hicules. A Caen, le plus fort de la manifestation regroupa 2 000 personnes. Des slogans tels que : &#034;R&#233;sistance !&#034; ou &#034;Sarko facho, le peuple aura ta peau !&#034; et d'autres... La manifestation se termina par une mini-&#233;meute dans le centre ville. En r&#233;gion parisienne, alors que les m&#233;dias se sont focalis&#233;s sur la Bastille - haut lieu de rassemblement de la gauche - des gens ont manifest&#233; leur col&#232;re dans plusieurs villes de banlieue : &#224; Sevran, au Blanc-Mesnil, &#224; Aulnay-sous-Bois, &#224; Villepinte ou encore aux Mureaux, &#224; Argenteuil ou &#224; Cergy. Plusieurs v&#233;hicules furent incendi&#233;s &#224; Rueil-Malmaison et &#224; Nanterre, dans le d&#233;partement du pr&#233;sident fra&#238;chement &#233;lu. Enfin, Bordeaux, Strasbourg, Montpellier ne furent pas en reste... Tout citer deviendrait fastidieux. En tout cas, selon le nouveau barom&#232;tre m&#233;diatico-politique, le nombre de voitures br&#251;l&#233;es a d&#233;pass&#233; la normale : la soir&#233;e a &#233;t&#233; chaude !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bien s&#251;r, l'ensemble de la classe politique a condamn&#233; ces &#034;violences&#034; et celles des jours qui ont suivi (pour Toulouse essentiellement dans les quartiers populaires) comme &#233;tant des atteintes au suffrage universel. Encore une fois ils n'ont pas voulu voir que ces manifestations sortaient des tripes, ne r&#233;pondaient &#224; aucun mot d'ordre, qu'elles n'&#233;taient encadr&#233;es par aucune organisation, fut-elle anarchiste. Comme l'&#233;crivait un compagnon de Caen, il y a plusieurs choses int&#233;ressantes dans ces manifestations : la f&#234;te de l'UMP a &#233;t&#233; g&#226;ch&#233;e ; de nombreux individus n'ont pas voulu entendre les sempiternels discours de la gauche et de la gauche de la gauche ; un sentiment diffus du rejet du syst&#232;me s'est manifest&#233;. Ces r&#233;actions spontan&#233;es, m&#234;me si elles sont encore sporadiques, sont encourageantes pour l'avenir, car elles sont le signe qu'une partie de la population refuse de se r&#233;signer au pire malgr&#233; le discours citoyenniste rab&#226;ch&#233; &#224; longueur de journ&#233;e par les m&#233;dias ou dans les &#233;coles...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce type de mouvement - comme celui des banlieues, du CPE, d'Airbus &#224; St Nazaire, Nantes, Toulouse... - &#224; la fois spontan&#233; et homog&#232;ne, peut laisser esp&#233;rer qu'un processus profond de lutte sociale, fait de hauts et de bas, de p&#233;riodes de d&#233;couragement et d'autres dl'emballement, est in&#233;luctablement engag&#233; en France. Les Assembl&#233;es populaires, apparues &#224; cette occasion, en sont une des expressions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LES UNS ET LES AUTRES
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&lt;p&gt;Ils sont pour la plupart d&#233;&#231;us, d&#233;pit&#233;s, outr&#233;s, indign&#233;s, apeur&#233;s, d&#233;courag&#233;s. Les plus hardis sont en col&#232;re, les plus sinc&#232;res ont la rage. Apr&#232;s les anti-fachos, ces folkloriques chasseurs de F-haine, voici les anti-sarkos, et, parmi eux, le noyau dur, celui des d&#233;fenseurs-citoyens de la d&#233;mocratie parlementaire. Ceux-l&#224; ont hurl&#233; &#224; la libert&#233; par les urnes, sillonn&#233; les banlieues et envahi les ondes en poussant les jeunes &#224; aller s'inscrire sur les listes &#233;lectorales. Ils n'avaient &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont pour la plupart d&#233;&#231;us, d&#233;pit&#233;s, outr&#233;s, indign&#233;s, apeur&#233;s, d&#233;courag&#233;s. Les plus hardis sont en col&#232;re, les plus sinc&#232;res ont la rage. Apr&#232;s les anti-fachos, ces folkloriques chasseurs de F-haine, voici les anti-sarkos, et, parmi eux, le noyau dur, celui des d&#233;fenseurs-citoyens de la d&#233;mocratie parlementaire. Ceux-l&#224; ont hurl&#233; &#224; la libert&#233; par les urnes, sillonn&#233; les banlieues et envahi les ondes en poussant les jeunes &#224; aller s'inscrire sur les listes &#233;lectorales. Ils n'avaient &#224; la bouche que les gros mots de &#034;citoyens&#034;, de &#034;droit de vote&#034;, de &#034;majorit&#233; populaire&#034; et finalement, ils ne parlaient que d'&#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'abstentionniste &#233;tait un paria, un irresponsable, un tra&#238;tre, un complice du sarko-fachisme. A leur appel, le peuple black-blanc-beur allait faire barrage au petit facho. Et patatras ! Sarko et sa clique ramassent la mise et haut la main ! Une majorit&#233; de votards pr&#233;f&#232;re une France polic&#233;e, capitaliste, raciste et inhumaine. Dure r&#233;alit&#233; qu'on avait soigneusement cach&#233;e aux n&#233;ophytes. Et si les plus sinc&#232;res se r&#233;voltent ; ne pensez pas que les d&#233;mocrates de la belle gauche soient pantois ! Le discours de peur, celui par lequel ils ont rabattu l'&#233;lecteur potentiel vers les urnes avait certes pour objectif de &#034;gagner&#034; une &#233;lection. Mais ils savent que, m&#234;me quad leur parti a perdu, du moment que l'&#233;lecteur s'est d&#233;plac&#233;, le syst&#232;me a gagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Car, m&#234;me s'ils sont all&#233;s ensuite aux l&#233;gislatives la silhouette vo&#251;t&#233;e, la mine d&#233;faite, et la main toujours docile pour parachever leur d&#233;faite, ils esp&#232;rent bien que ces nouveaux &#233;lecteurs, resteront les braves citoyens humanistes et na&#239;fs par commodit&#233;. Certes, apr&#232;s le plus fort taux de votants, ils ont enregistr&#233;, un moins apr&#232;s, le plus faible. Mais, ils feront tout pour que ceux qui ont entrevu, l'espace d'un instant, que la social-d&#233;mocratie n'a rien &#224; voir avec la libert&#233; et la fraternit&#233;, oublieront cet instant de lucidit&#233;. Qu'ayant fait le premier pas, celui qui est le plus difficile, ils recommenceront, qu'en leur insufflant de nouvelles craintes, ils se r&#233;signeront la prochaine fois &#224; sauver &#034;leur gauche&#034;, celle qui promet des militaires dans les &#233;coles, la chasse au sexe, le flicage des familles, le travail obligatoire et la carte d'identit&#233; pour les chiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors, remettons les points sur les &#034;i&#034;. Ceux qui ont eu une pulsion de r&#233;volte apr&#232;s avoir vot&#233; l'ont ressentie parce que, confus&#233;ment ou pas, ils ont compris qu'ils se sont fait manipuler. Ne laissons pas tourner leur col&#232;re dans le vide. Apportons-leur des arguments qui leur permettent d'avancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En premier lieu, rappelons que les hommes politiques dans une telle d&#233;mocratie ne sont pas des d&#233;cideurs, mais les employ&#233;s dociles et avides de la classe dominante. En quelque sorte, ils sont un peu des DRH (Directeurs des ressources humaines) des soci&#233;t&#233;s capitalistes blanches occidentales. Comme l'a dit sans rire Laurence Parisot, matrone du Medef, &#034;Votez comme vous voulez, puisque les deux candidats sont favorables &#224; une &#233;conomie de march&#233;&#034;. Leur fonction v&#233;ritable : assurer l'ordre social n&#233;cessaire au bon fonctionnement du march&#233;. Ni plus, ni moins. Dans le monde de la marchandise, la d&#233;mocratie parlementaire est avant tout un moyen de police permettant de fa&#231;on &#233;conome et efficace de faire fonctionner le vaste march&#233; des citoyens / producteurs / consommateurs. Elle offre le spectacle de la d&#233;mocratie pour donner &#224; l'individu l'illusion de choisir sa vie, mais elle est une force de r&#233;pression omnipr&#233;sente, au nom m&#234;me de cette parodie de d&#233;mocratie menac&#233;e. Voil&#224; la r&#233;alit&#233; de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En second lieu, il est utile, quoiqu'un peu d&#233;risoire, de rappeler que cette gauche que ses &#233;lecteurs - frustr&#233;s ou pas - appelaient tant de leurs v&#339;ux, pardon de leur vote, a &#233;t&#233; dans le domaine de la domestication des peuples et de la glorification du profit individuel tout aussi performante que la droite. Rappelez-vous, sous le r&#232;gne de Fran&#231;ois 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; dans les ann&#233;es 1980, on parlait de la d&#233;cennie &#034;fric&#034;. Comme le disait Tapie, le c&#233;l&#232;bre miterrando-sarkosiste, &#034;En dessous de 100 patates, t'es rien !&#034;. L'abolition de la peine de mort ou la mise en place de la CMU n'ont jamais pu cacher, sauf aux bobos, l'&#226;pret&#233; au gain et le cynisme affairiste des socialistes. Blair en Angleterre, Zapatero en Espagne, ou m&#234;me le lobby d&#233;mocrate am&#233;ricain, tous ces clans se drapant de &#034;socialisme&#034;, d'id&#233;es dites de gauche ou de d&#233;mocratie, ne sont en fait que des cliques d'arrivistes pr&#244;nant chacun &#224; sa mani&#232;re le maintien de l'ordre des choses dans ce vieux monde blanc finissant. La mani&#232;re forte et provocatrice d'un Sarko ne doit pas faire oublier la fa&#231;on sournoise et servile, mais tout aussi liberticide, d'une S&#233;go pour garantir &#224; la bourgeoisie le maintien voire l'accroissement de ses privil&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Enfin, histoire de provoquer un peu, de mettre le doigt sur les limites de la soi-disant indignation des bien-pensants, il serait plaisant de faire un petit cours d'histoire, de rappeler que les changements radicaux de soci&#233;t&#233; ne se sont jamais faits dans les urnes, mais dans les rues, que la pratique de la d&#233;mocratie, si c'est de &#231;a qu'on veut parler, ne se limite pas &#224; la fr&#233;quentation des bureaux de vote, mais exige un engagement bien plus grand, et plus constant. La d&#233;sob&#233;issance civile, le sabotage, la r&#233;appropriation, les comit&#233;s de lutte, les assembl&#233;es populaires, les gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales et non corporatistes, les r&#233;seaux de solidarit&#233;s, voil&#224; des chemins de d&#233;mocratie, voil&#224; des armes aiguis&#233;es pour abattre la classe dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors, laissons passer la caravane majoritaire des anti-sarkosistes, ceux qui s'indignent mais qui ne veulent pas changer de monde mais seulement de ma&#238;tre ; et ouvrons la porte &#224; ceux d'entre eux qui, au-del&#224; de la personne, ont commenc&#233; &#224; comprendre que c'est tout un syst&#232;me qui est en cause.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le possibilisme est un suicide quotidien
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&lt;p&gt;R&#233;flexion &#224; propos des suicides de plusieurs salari&#233;s chez RENAULT, PSA, EDF-GDF, ... : &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez Renault, chez PSA, &#224; EDF-GDF, parmi les personnels des maisons de retraite, tout comme chez les ouvriers de l'agriculture o&#249; du b&#226;timent, dans tous les lieux d'exploitation, les suicides, g&#233;n&#233;ralement pass&#233;s sous silence, se multiplient. Pourquoi ? &lt;br class='autobr' /&gt; On peut d'abord penser &#224; l'augmentation des cadences, &#224; la recherche de productivit&#233; et au stress &#224; l'int&#233;rieur de l'usine,-sur le lieu de travail. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;flexion &#224; propos des suicides de plusieurs salari&#233;s chez RENAULT, PSA, EDF-GDF, ... :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Renault, chez PSA, &#224; EDF-GDF, parmi les personnels des maisons de retraite, tout comme chez les ouvriers de l'agriculture o&#249; du b&#226;timent, dans tous les lieux d'exploitation, les suicides, g&#233;n&#233;ralement pass&#233;s sous silence, se multiplient. Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On peut d'abord penser &#224; l'augmentation des cadences, &#224; la recherche de productivit&#233; et au stress &#224; l'int&#233;rieur de l'usine,-sur le lieu de travail. Mais aussi, au raccourcissement du temps, &#224; la recherche de la rapidit&#233;, &#224; l'omnipr&#233;sence de technologies addictives &#224; l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quelle diff&#233;rence en effet entre nos conditions de travail et nos modes de vie ? L'homme moderne, le producteur-consommateur , a fini par transf&#233;rer les nouveaux carcans de l'exploitation (informatique, t&#233;l&#233;phone portable, gadgets divers) dans son intimit&#233;. Le travail tue ; oui, mais pas seulement. Ce qui tue, c'est la conception et le cadre dans lequel se d&#233;roulent nos existences. D&#233;pressions, suicides, sont les r&#233;ponses individuelles aux probl&#232;mes d'une soci&#233;t&#233; &#233;gotis&#233;e, celle du &#034; chacun pour soi &#034;. De l'individualisation des contrats de travail &#224; l'isolement des individus au quotidien, tout transpire du r&#232;gne marchand, tout pousse &#224; d&#233;truire la vie relationnelle ; aucune diff&#233;rence de fond entre le monde du travail et le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors, quelle est donc la cause des suicides d'ing&#233;nieurs, de cadres, d'ouvriers ? Laissons les &#233;narques de la CNAM et les bureaucrates des syndicats pontifier avec lourdeur l&#224;-dessus. Pour peu, ils nous feraient croire qu'apr&#232;s les heures de boulot, la vie est un paradis. Comme si, tel le nuage de Tchenobyl, l'ali&#233;nation actuelle avait des limites g&#233;ographiques, comme si elle s'arr&#234;tait aux portes du bureau, de l'usine, du travail. Alors qu'elle est dans tout ces fragments de journ&#233;e que sont les bouchons, les attentes sur le quais, les contr&#244;les de police, la t&#233;l&#233;surveillance,... dans tout ce qui r&#233;sulte d'une soci&#233;t&#233; totalitaire, parce que c'est la totalit&#233; des nos journ&#233;es qui est soumise au r&#232;gne de la m&#234;me id&#233;e : l'illusion d'avoir plus, qui se paye par la certitude d'&#234;tre moins. Le tableau psychiatrique des populations est l&#224; pour nous le dire, le pouvoir ne limite pas son action destructrice &#224; 35 h par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les valeurs id&#233;ologiques de la production ont infest&#233; le champ de la consommation, c'est pourquoi il est inutile de s&#233;parer ce qui appartient au d&#233;sespoir du travail de ce qui appartient &#224; la d&#233;moralisation de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'utopie r&#233;volutionnaire ne s'est jamais pos&#233;e en termes objectifs ou rationnels, raisonnables, elle s'est toujours pos&#233;e comme un d&#233;fi. Celui de transformer la Vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agit pas de demander que notre cage soit repeinte en rose. Il s'agit, du moment o&#249; l'on se l&#232;ve jusqu'&#224; celui o&#249; l'on se couche, de pouvoir respirer librement. Il ne s 'agit pas de dire, comme certains le font, qu'il est possible de repeindre la cage et qu'il est impossible de la briser. Il ne s'agit pas de dire, comme d'autres, qu'il faut attendre que la cage se resserre plus encore pour se r&#233;volter, que ce n'est pas l'heure... dire cela ou ne rien dire revient au m&#234;me, car le possibilisme et l'attentisme ne font que valider le d&#233;sespoir, ne font que pousser au suicide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Non, il s'agit d'affirmer haut et fort que briser la cage est la n&#233;cessit&#233; de laquelle doivent d&#233;couler toutes nos pratiques et interventions sur le terrain social, parce qu'elle seule ouvre l'espoir d'une Vie pleine, enti&#232;re et digne d'&#234;tre v&#233;cue par tous et par chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y.V.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>QU' ILS DETRUISENT NOUS CONSTRUIRONS !
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;Les 3 400 emplois qui seront supprim&#233;s &#224; Airbus-Toulouse ont servi d'argument lors des r&#233;centes campagnes &#233;lectorales. M&#234;me si les grande - et hypocrites - d&#233;clarations se poursuivent le temps qu'il faudra, ils ne seront qu'un premier coup de semonce, car, du groupe EADS qui tient en main Airbus on peut attendre le pire. &lt;br class='autobr' /&gt; Le sc&#233;nario se dessine d'ailleurs avec pr&#233;cision : la compagnie chinoise Avic I, envisage d'acheter, totalement ou en partie, un certain nom-bre de sites d'EADS : M&#233;aulte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;A la une
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot76" rel="tag"&gt;article_a_101
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 3 400 emplois qui seront supprim&#233;s &#224; Airbus-Toulouse ont servi d'argument lors des r&#233;centes campagnes &#233;lectorales. M&#234;me si les grande - et hypocrites - d&#233;clarations se poursuivent le temps qu'il faudra, ils ne seront qu'un premier coup de semonce, car, du groupe EADS qui tient en main Airbus on peut attendre le pire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 2005 les gros actionnaires de ce groupe ont vendu leurs actions juste (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le sc&#233;nario se dessine d'ailleurs avec pr&#233;cision : la compagnie chinoise Avic I, envisage d'acheter, totalement ou en partie, un certain nom-bre de sites d'EADS : M&#233;aulte et Saint-Nazaire en France, Nordenham, Varel et Laupheim en Allemagne, Filton au Royaume-Uni. Les capitalistes chinois ne cachent pas leur volont&#233; d'acqu&#233;rir du savoir-faire &#224; l'&#233;tranger pour, en exploitant &#224; mort leur propre main d'&#339;uvre, &#034;produire moins cher&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Face &#224; ce qui s'annonce comme un tsunami de licenciements, la r&#233;action des syndicats est toute pr&#234;te : sur le fond, ils d&#233;fendront une industrie qui est avant tout une industrie polluante et consommatrice d'&#233;nergie fossile sous pr&#233;texte de pr&#233;server l'emploi. Dans la forme, ils d&#233;velopperont les arguments les plus tristement chauvins (ce sera la faute &#034;des chinois&#034; ou &#034;des allemands&#034;.). Strat&#233;giquement, ce sera une d&#233;fense le dos au mur et en isolant le plus completement possible les ouvriers concern&#233;s de toute autre lutte. Bref, une fois de plus, les syndicats soutiendront la tactique du patronat : temporisation et division. C'est un enterrement de premi&#232;re classe qu'ils pr&#233;parent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUELLES REPONSES DES ANARCHOSYNDICALISTES ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La t&#226;che des anarchosyndicalistes sera pr&#233;cis&#233;ment l'inverse : d&#233;noncer la logique capitaliste pour ce qu'elle est, c'est-&#224;-dire une logique industrielle mortif&#232;re, prendre comme point de d&#233;part les probl&#232;mes des ouvriers, anticiper les attaques patronales et &#233;largir ensuite la question &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. Il s'agit de transformer cette restructuration et les autres en une profonde crise sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les gens ne sont pas pr&#234;ts &#224; bouger ? A tous ceux qui n'ont que ces mots &#224; la bouche, rappelons l'affaire de la prime de 2,88 euros. Quant cette prime outrageante leur a &#233;t&#233; annonc&#233;e, les ouvriers de la production d'Airbus sont partis en gr&#232;ve spontan&#233;e, en envoyant promener les syndicats. En quatre jours, ils ont obtenu 800 euros de prime et 2,8 % d'augmentation de salaire. Croyez-vous qu'ils ne soient absolument pas capables d'avoir une r&#233;action du m&#234;me ordre quand on les mettra &#224; la rue ? Il manque d'ailleurs peu de choses pour que de tels acc&#232;s de combativit&#233; ne se transforment en prise de conscience ! La crise sociale qui s'annonce peut permettre de le faire. Mettons l&#224; &#224; profit pour d&#233;velopper notre attaque contre la logique industrielle et capitaliste. Servons-nous en pour d&#233;velopper de nouvelles strat&#233;gies : Favoriser d'abord, en autonomie et en rupture avec les syndicats, le regroupement des ouvriers les plus radicalis&#233;s, de leurs amis et familles. Faire ensuite sortir la lutte du corporatisme pour la prolonger &#224; l'ext&#233;rieur, non pas simplement en faisant allusion &#224; une solidarit&#233; charitable, mais en recherchant l'extension &#224; tous ceux qui subissent les cadences infernales, &#224; tous ceux qui sont jet&#233;s &#224; la rue par les d&#233;localisation (comme, en ce moment, les salari&#233;s de SFR). Propager l'id&#233;e de gr&#232;ve spontan&#233;e, de blocage de la production. Pour ceux qui aspirent &#224; changer le monde, il y a du travail sur la planche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guy Nemer&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En 2005 les gros actionnaires de ce groupe ont vendu leurs actions juste avant l'annonce des retards pris sur l'A380. En 2006 l'ancien patron est parti avec plus de 8 millions d'euros dans sa poche. Enfin les actionnaires se sont vot&#233; en 2007 un confortable dividende...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Notre r&#233;volte sera plus forte que leur victoire
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&lt;p&gt;Une version r&#233;ductionniste du &#034;6 mai&#034; qui n'est pas innocente &lt;br class='autobr' /&gt; L'id&#233;ologie dominante, qui s'exprime par la voix du personnel politique et m&#233;diatique, a unanimement minor&#233; les rassemblements du 6 mai au soir et ceux des jours suivants. De m&#234;me, caricature et r&#233;ductionnisme &#233;taient de mise pour une certaine extr&#234;me-gauche jusque dans ces confins para-libertaires. Effray&#233;e de son ombre, elle a aussit&#244;t &#233;voqu&#233; les &#034;totos&#034; (les autonomes) comme &#233;tant le facteur du trouble. Or, dans la rue ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une version r&#233;ductionniste du &#034;6 mai&#034; qui n'est pas innocente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'id&#233;ologie dominante, qui s'exprime par la voix du personnel politique et m&#233;diatique, a unanimement minor&#233; les rassemblements du 6 mai au soir et ceux des jours suivants. &lt;br class='autobr' /&gt; De m&#234;me, caricature et r&#233;ductionnisme &#233;taient de mise pour une certaine extr&#234;me-gauche jusque dans ces confins para-libertaires. Effray&#233;e de son ombre, elle a aussit&#244;t &#233;voqu&#233; les &#034;totos&#034; (les autonomes) comme &#233;tant le facteur du trouble. Or, dans la rue ce soir l&#224;, il s'agissait non de militants mais de jeunes &#233;lecteurs qui &#034;y ont cru&#034;. Le r&#233;sultat leur a &#233;t&#233; une d&#233;chirure, car pendant des semaines, chauff&#233;s &#224; blanc par les porte-parole de la gauche et de l'extr&#234;me gauche, ils ont sinc&#232;rement cr&#251; que cette &#233;lection &#233;tait un rempart - le rempart - contre le fascisme. Leur r&#233;volte est d&#232;s lors la r&#233;action visc&#233;rale de ceux qui se sentent pris au pi&#232;ge, accul&#233;s au d&#233;sespoir. Quand ils descendent dans la rue, c'est la douche froide : les leaders gauchistes, Monsieur Besance-not en t&#234;te (voir page14), font imm&#233;diatement savoir combien ils d&#233;sapprouvent toute manifestation. Evidemment, le danger fasciste n'est pour eux qu'un argument de foire &#233;lectorale. Une fois l'&#233;lection pass&#233;e, il est rang&#233; dans le sac de l'attirail foireux, jusqu'&#224; la prochaine. Quant aux repr&#233;sentants avou&#233;s de la bourgeoisie - du PS &#224; la droite - ils ont surtout cherch&#233; &#224; minorer les faits. Ne pensons pas que cette indigence de l'analyse soit fortuite ; tous ces gens, politiciens et syndicalistes, vivent des avantages de la repr&#233;sentation et de la visibilit&#233; que leur offre la d&#233;mocratie bourgeoise. Or, les manifestations du 6 mai sont une remise en question de ce syst&#232;me. Et si le pouvoir et ses porte-parole ont tour &#224; tour caricatur&#233;, d&#233;sapprouv&#233; ou minimis&#233; le 6 mai, c'est bien parce qu'ils ont tout int&#233;r&#234;t &#224; refermer ce qui pourrait bien s'av&#233;rer devenir pour eux une boite de Pandore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Celui qui refuse une d&#233;faite n'est pas vaincu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant, l'histoire est riche de ces r&#233;voltes contre l'ordre, les fausses &#233;vidences et les lois &#233;tablies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En 1812, lorsque le tyran Napol&#233;on entrait dans Moscou, il s'attendait &#224; ce que le Tsar, autre tyran, reconnaisse sa d&#233;faite. C'est par de telles soumissions qu'il avait cl&#244;tur&#233; les pr&#233;c&#233;dentes campagnes de la Grande Arm&#233;e. Il suffisait &#224; ce formidable instrument de la politique imp&#233;rialiste fran&#231;aise d'occuper la capitale de l'ennemi pour que celui-ci s'avoue vaincu et jette l'&#233;ponge. Contrairement au sc&#233;nario habituel, la prise de la capitale russe n'eut pas ce r&#233;sultat. Au contraire, bousculant les r&#232;gles du jeu, la population russe d&#233;serta la ville de Moscou et mis en pratique la politique de la terre br&#251;l&#233;e. L'empereur fran&#231;ais se f&#226;cha tr&#232;s fort &#034;Ils ne peuvent pas me faire &#231;a, aurait-il pu dire, ils n'ont pas le droit d'aller contre les lois de la guerre !&#034;. R&#233;sultat : la d&#233;b&#226;cle, la c&#233;l&#232;bre retraite de Russie, provoqu&#233;e par cette attitude iconoclaste des russes qui ne respectaient pas les lois du genre. Une d&#233;b&#226;cle qui devait en entra&#238;ner d'autres pour ne s'arr&#234;ter qu'en 1814, par l'abdication pure et simple du Napol&#233;on en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi, en politique, il n'y a de victoire que lorsque l'adversaire s'avoue vaincu. Le refus de la d&#233;faite est bien souvent le pr&#233;lude d'un renversement de situation. C'est exactement ce qui se produisit en 1940. Alors que le 9 juillet, conform&#233;ment &#224; la Constitution, les Chambres s'&#233;taient r&#233;unies s&#233;par&#233;ment pour approuver une nouvelle &#034;loi constitutionnelle&#034; et donner, selon les r&#232;gles de la d&#233;mocratie parlementaire, les pleins pouvoirs au Mar&#233;chal Philippe P&#233;tain ; certains refus&#232;rent de reconna&#238;tre ce vote constitutionnel et se plac&#232;rent ouvertement hors la loi. Parmi eux, il y e&#251;t, bien s&#251;r, De Gaulle, lequel, le plus anti-d&#233;mocratiquement du monde, et de fa&#231;on extr&#234;mement minoritaire, proclama &#224; ce moment-l&#224; &#034;La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la Guerre&#034;. Il devenait ainsi un g&#233;n&#233;ral f&#233;lon... ce qui devait le conduire, quelques ann&#233;es plus tard, &#224; gouverner ce pays et &#224; proclamer la Constitution en fonction de laquelle Sarkozy vient d'&#234;tre &#233;lu ! Ces faits historiques montrent tout simplement qu'au-dessus de la loi du nombre, il y a l'immanence des id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Soulignons enfin que la Constitu-tion de 1793, celle qui exprime certainement le mieux l'esprit de la R&#233;publique fran&#231;aise naissante, ne dit pas autre chose : les r&#232;gles du jeu politicien sont faites pour &#234;tres bouscul&#233;es : &#034;Quand le gouvernement viole les droits du peuple, affirme-t-elle avec beaucoup de conviction, l'insurrection est le plus sacr&#233; des devoirs&#034;. Qu'on se le dise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; de la loi du plus fort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le pouvoir a une t&#226;che tr&#232;s pr&#233;cise ; c'est le contr&#244;le des populations. Entre autres, il lui faut absolument &#233;viter des mouvements r&#233;volutionnaires qui se dresseraient contre la mis&#232;re, la faim, la destruction de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour cela, il dispose certes de moyens technologiques et humains de plus en plus importants, et surtout de plus en plus sophistiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'exp&#233;rience montre que tous ces moyens ne sont rien s'ils ne sont pas appuy&#233;s sur une action id&#233;ologique. Au-del&#224; de la loi du plus fort, il y la cons&#233;quence de cet axiome qui dit qu'&#224; la longue, l'&#233;p&#233;e est toujours vaincue par l'esprit. Il convient donc, pour le pouvoir, de se maintenir &#224; la fois par l'&#233;p&#233;e et par l'esprit. Quand, par exemple, Nicolas Sarkozy sacrifie au mythe fondateur du gaullisme - la R&#233;sistance - il ne fait pas autre chose que d'&#233;tayer les bases du pouvoir : la morale de la bourgeoisie justifie la force qu'elle va employer pour d&#233;fendre ses privil&#232;ges. Il r&#233;sulte de tout ceci qu'un mouvement r&#233;volutionnaire peut se satisfaire d'une faiblesse de moyens mais jamais d'une faiblesse d'id&#233;aux. Que la clart&#233;, la coh&#233;rence sont ses armes. Le pouvoir peut &#234;tre infiniment plus fort, il peut faire preuve d'une f&#233;rocit&#233; inou&#239;e pour d&#233;fendre le capitalisme ; jamais il ne faut lui abandonner le terrain de la l&#233;gitimit&#233;. C'est pr&#233;cis&#233;ment en cela, que les para libertaires et l'extr&#234;me-gauche ont &#233;t&#233; et sont les complices du pouvoir. En caricaturant et en d&#233;-savouant les manifestants du 6 mai au soir, ils ont octroy&#233; au pouvoir cette l&#233;gitimit&#233; qu'il recherche en permanence. Au contraire, les manifestants qui se sont plac&#233;s au-del&#224; de la loi du nombre, au-del&#224; de la loi du plus fort, se sont dress&#233;s pour la d&#233;fense de grands principes et de grandes valeurs. Spontan&#233;ment, ils ont retrouv&#233; les caract&#233;ristiques historiques d'un renversement futur de situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques (CNT-Toulouse)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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