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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Boycott des &#233;lections europ&#233;ennes
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		<description>
&lt;p&gt;Les 6 et 7 juin, les Fran&#231;ais et les &#233;lecteurs des vingt-six autres pays europ&#233;ens sont appel&#233;s &#224; &#233;lire &#034;leurs&#034; repr&#233;sentants au Parlement europ&#233;en. Pour la CNT-AIT, la r&#233;ponse est &#233;vidente : le boycott. Cette ann&#233;e, nous voyons avec plaisir que nous ne serons pas les seuls &#224; appeler au m&#233;pris des urnes. D'autres initiatives se font jour. Et c'est tant mieux. Nous reproduisons ci-dessous, pour l'information de nos lecteurs, des extraits d'un des appels qui circulent. Les arguments (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique45" rel="directory"&gt;&#201;lection
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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot87" rel="tag"&gt;article_a_112
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 6 et 7 juin, les Fran&#231;ais et les &#233;lecteurs des vingt-six autres pays europ&#233;ens sont appel&#233;s &#224; &#233;lire &#034;leurs&#034; repr&#233;sentants au Parlement europ&#233;en. Pour la CNT-AIT, la r&#233;ponse est &#233;vidente : le boycott. Cette ann&#233;e, nous voyons avec plaisir que nous ne serons pas les seuls &#224; appeler au m&#233;pris des urnes. D'autres initiatives se font jour. Et c'est tant mieux. Nous reproduisons ci-dessous, pour l'information de nos lecteurs, des extraits d'un des appels qui circulent. Les arguments d&#233;velopp&#233;s ne sont pas n&#233;cessairement les n&#244;tres (en particulier en ce qui concerne la vision des Etats, des d&#233;put&#233;s, de leur d&#233;mocratie ou des &#8220;peuples&#8221;) mais ils montrent justement comment, m&#234;me d'un point de vue qui n'est pas libertaire, le boycott est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La participation &#224; l'&#233;lection europ&#233;enne rend les citoyens europ&#233;ens complices des manipulateurs de Trait&#233; de Lisbonne, cette lamentable copie du Trait&#233; constitutionnel (TCE), rejet&#233; par 55% des &#233;lecteurs fran&#231;ais. Et autant de N&#233;erlandais. Sans compter tous ceux &#224; qui on n'a pas demand&#233; leur avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	(...) Accepter d'&#233;lire de nouveaux d&#233;put&#233;s europ&#233;ens, c'est accepter que les d&#233;nis de d&#233;mocratie deviennent une habitude. Par cet acte honteux, les d&#233;put&#233;s fran&#231;ais ont franchi la ligne, ils ont choisi le camp des notables contre celui des citoyens. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous, signataires de cet appel au boycott, refusons de tendre l'autre joue. Les d&#233;put&#233;s fran&#231;ais nous ont flou&#233;s a posteriori, les d&#233;put&#233;s europ&#233;ens font mieux : ils nous pr&#233;viennent que nous sommes flou&#233;s a priori. En effet, ils nous appellent &#224; voter pour un Parlement sans pouvoir et des d&#233;put&#233;s sans mission, quoique grassement r&#233;mun&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Certains candidats de la gauche radicale ne sont pas tr&#232;s &#224; l'aise lorsqu'il s'agit de d&#233;tailler leurs actions futures : l'un d'entre eux promet de favoriser les r&#233;f&#233;rendums d'initiative citoyenne... &#201;tonnante reconversion pour quelqu'un qui s'est tant battu contre le Trait&#233; de Lisbonne car cette possibilit&#233; offerte aux peuples est une des nouveaut&#233;s du trait&#233; honni... (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Car la d&#233;mocratie, quand il s'agit de l'Union europ&#233;enne, a des allures de dictature tranquille. Les peuples r&#233;sign&#233;s s'y sont habitu&#233;s. Seul un boycott politique, argument&#233; et revendiqu&#233; peut nous sortir de la torpeur d'une &#233;lection sans enjeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
boycotter sans d&#233;tour cette &#233;lection !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Boycotter est un acte de d&#233;mocratie directe ! Boycotter ne nous emp&#234;che pas de faire campagne contre le totalitarisme de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un autre candidat est encore plus fumeux. Il envisage sereinement de mettre en place une Constituante qu'il proposerait &#224;... la Commission. Personne ne sait comment ce sp&#233;cialiste des fauchages volontaires parviendra &#224; attirer suffisamment de d&#233;put&#233;s europ&#233;ens pour adh&#233;rer &#224; son id&#233;e et surtout comment il convaincra la Commission. Par un r&#233;f&#233;rendum d'initiative citoyenne, sans doute...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La majorit&#233; du Parlement europ&#233;en serait-elle compos&#233; de d&#233;put&#233;s anarcho-communistes, ce qui ne risque pas de se produire avant l'an 3050, que les technocrates de la Commission ne devraient pas accepter avec facilit&#233; cette id&#233;e de Constituante.&lt;br class='autobr' /&gt; La Commission europ&#233;enne est le bras arm&#233; des capitalistes en Europe. M&#234;me si une &#034;actio popularis&#034;, emmen&#233;e par un ramassis de salopards en salopette, la visait, elle pourrait toujours compter sur la Cour de Justice des Communaut&#233;s europ&#233;ennes. Bien planqu&#233;e dans un v&#233;ritable bunker au Luxembourg, un paradis fiscal soit dit en passant, cette tani&#232;re de super-juges symbolise le totalitarisme juridique d'une construction europ&#233;enne qui s'est faite sur le d&#233;ni des peuples. Les arr&#234;ts de cette cour supr&#234;me sont inattaquables ou presque. Confessionnal ou conseil de discipline, la Cour de Justice se la joue autoritaire.(...) La Cour de Justice des Communaut&#233;s europ&#233;ennes est sans doute l'instance la plus discr&#232;te mais aussi la plus despotique. Une entit&#233; occulte, au service des puissances de l'argent, en quelque sorte puisqu'elle n'a cess&#233;, en quarante ans, de promouvoir le lib&#233;ralisme le plus violent &#224; coups d'interpr&#233;tation fantaisistes des trait&#233;s lorsque les textes n'&#233;taient pas suffisamment pr&#233;cis. Ses pouvoirs ne cessent de s'&#233;tendre de trait&#233;s en trait&#233;s, les Etats membres perdent de plus en plus leurs pr&#233;rogatives au b&#233;n&#233;fice de cette curieuse institution qui semble les narguer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On dira que nous exag&#233;rons et que les menaces sur la d&#233;mocratie ne peuvent en &#234;tre arriv&#233;es &#224; ce point critique, qu'il est possible de changer encore la donne. Peut-&#234;tre mais certainement pas de l'int&#233;rieur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Restent des solutions plus concr&#232;tes : la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale reconductible dans tous les pays europ&#233;ens dont nous souhaitons qu'elle &#233;merge du mouvement social. Et le boycott comme arme de d&#233;mocratie massive ! (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le boycott permet de refuser ce jeu des &#233;lections dont la Commission a pip&#233; toutes les r&#232;gles. &#034;Nous, les initiateurs et premiers signataires de l'appel au boycott, ne voulons pas changer les r&#232;gles du jeu mais changer le jeu&#034;.(Andr&#233; Breton)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://cntaittoulouse.lautre.net/Boycott'&gt;http://www.digitmaking.com/boycott/Boycott/Bienvenue.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Enfants de Moissac
</title>
		<link>http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article325</link>
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		<dc:date>2009-05-24T23:49:25Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Cela fera 70 ans cet &#233;t&#233; que d&#233;marrait une aventure extraordinaire : celle qui, malgr&#233; le joug impos&#233; au pays par le Mar&#233;chal P&#233;tain puis directement par l'occupant nazi, allait permettre &#224; un demi-millier d'enfants et adolescents juifs d'&#233;chapper aux rafles, &#224; la d&#233;portation, &#224; la mort. Une histoire dont vous n'avez probablement jamais entendu parler, car les le&#231;ons qu'elle donne d&#233;plaisent &#224; tous les pouvoirs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a en effet 70 ans, plus pr&#233;cis&#233;ment en juillet 1939, que les Eclaireurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique100" rel="directory"&gt;De la Seconde guerre mondiale
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot87" rel="tag"&gt;article_a_112
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela fera 70 ans cet &#233;t&#233; que d&#233;marrait une aventure extraordinaire : celle qui, malgr&#233; le joug impos&#233; au pays par le Mar&#233;chal P&#233;tain puis directement par l'occupant nazi, allait permettre &#224; un demi-millier d'enfants et adolescents juifs d'&#233;chapper aux rafles, &#224; la d&#233;portation, &#224; la mort. Une histoire dont vous n'avez probablement jamais entendu parler, car les le&#231;ons qu'elle donne d&#233;plaisent &#224; tous les pouvoirs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#034;d&#233;mocraties&#034; ont toujours su &#233;lever un &#034;mur du silence&#034; autour des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a en effet 70 ans, plus pr&#233;cis&#233;ment en juillet 1939, que les Eclaireurs isra&#233;lites de France devenaient occupants &#224; Moissac (Tarn-et-Garonne) d'un b&#226;timent qui existe toujours, au 18 quai du Port, auxquels ils annexeront progressivement quelques autres b&#226;tisses. Ils poursuivaient un grand objectif : &#224; l'aube d'une p&#233;riode qu'ils anticipaient comme tragique, ouvrir une maison d'enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Du d&#233;but &#224; la fin de la guerre quelques cinq cents enfants et adolescents juifs passeront par l&#224;. Ils y seront pris en charge, d'abord directement par un h&#233;bergement sur le site, puis, quand la rafle du Vel'd'hiver sonnera pour eux le d&#233;but de la clandestinit&#233;, par un soutien sans faille dans les multiples planques qui avaient &#233;t&#233; recherch&#233;es en temps utiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les plus jeunes avaient &#224; peine 2 ans. Tous ces enfants avaient v&#233;cus une s&#233;paration d'avec leurs parents (parents souvent rafl&#233;s, d&#233;port&#233;s, assassin&#233;s). Beaucoup avaient commenc&#233; &#224; traversers les horreurs de la guerre, surtout les &#034;&#233;trangers&#034;. Certains ne parlaient que leur langue &#224; l'arriv&#233;e. D'autres avaient &#233;t&#233; extirp&#233;s, cadav&#233;riques et traumatis&#233;s, des camps fran&#231;ais (Septfonds, Gurs, Le Vernet, No&#233;, Agde...). Beaucoup n'avait plus de famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ceux qui anim&#232;rent la maison puis son r&#233;seau clandestin n'&#233;taient gu&#232;re plus &#226;g&#233;s qu'eux. Ils avaient 17, 18, 20 ans, rarement plus. Plusieurs, tortur&#233;s, d&#233;port&#233;s, fusill&#233;s, pay&#232;rent de leur vie cet engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais, aussi extraordinaire que cela puisse para&#238;tre, malgr&#233; la police fran&#231;aise, malgr&#233; la milice, malgr&#233; la gestapo, pas un des &#034;Enfants de Moissac&#034;, pas un de ces enfants recueillis et cach&#233;s ne fut pris et d&#233;port&#233; C&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;atherine Lewertowski, &#034;Les enfants de Moissac, 1939-1945, pr&#233;face de Boris (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une t&#226;che digne d'&#233;loges&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	76 000 autres juifs en France n'ont pas eu cette chance. Eux ont l'ont &#233;t&#233;, d&#233;port&#233;s. Bien peu en sont revenus. A 90 %, ils ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s non pas par les nazis mais par la police fran&#231;aise*3. Toutes les forces de police ont apport&#233; leur contribution &#224; l'organisation du g&#233;nocide. Les services &#034;anti-juifs&#034; sp&#233;cialis&#233;es du minist&#232;re de l'int&#233;rieur bien s&#251;r, mais aussi la gendarmerie et m&#234;me la police municipale. Cette derni&#232;re a jou&#233; un r&#244;le essentiel dans les rafles mais surtout par son action au quotidien, lors des contr&#244;les &#034;au faci&#232;s&#034;. A Paris, des juifs &#034;sans papier&#034;, aux papiers p&#233;rim&#233;s, &#224; l'&#233;toile jaune pas assez visible, ou pris sous n'importe quel pr&#233;texte &#233;taient arr&#234;t&#233;s chaque jour par les &#034;municipaux&#034;, imm&#233;diatement conduits en &#034;panier &#224; salade&#034; au camp de r&#233;tention de Drancy, et de l&#224; achemin&#233;s vers les camps d'extermination. Une noria savamment entretenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quant &#224; la police nationale, tous les services s'y mirent sans complexe, d&#233;passant m&#234;me leurs attributions habituelles. Ainsi, pour la premi&#232;re fois, les &#034;Renseignements g&#233;n&#233;raux&#034; avaient organis&#233; une brigade de la voie publique. Comme les &#034;municipaux&#034;, cette brigade &#034;tapait aux papiers et contr&#244;lait au faci&#232;s sur la voie publique &#224; la recherche d'isra&#233;lites... &#034;*3. Les bureaucrates du minist&#232;re de l'int&#233;rieur ne furent pas en reste : le fichier juif, mis au point par des policiers fran&#231;ais, &#034;suscita l'admiration et la convoitise des services allemands et servit &#224; organiser les rafles de mai1941 &#224; f&#233;vrier 1944&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Marc Berli&#232;re, &#034;Policiers fran&#231;ais sous l'occupation d'apr&#232;s les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	M&#234;me si certains policiers ont appliqu&#233; mollement les consignes &#034;... les pouvoirs des policiers, leurs pr&#233;rogatives, leur savoir faire professionnel ont donn&#233; aux ordres qu'ils recevaient, une efficacit&#233;, des cons&#233;quences dramatiques&#034;J&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ean-Marc Berli&#232;re, &#034;Policiers fran&#231;ais sous l'occupation d'apr&#232;s les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	De fa&#231;on tout &#224; fait ind&#233;niable, la police fran&#231;aise a donc, par son action, rendu possible l'ex&#233;cution de la &#034;solution finale&#034;, c'est-&#224;-dire l'extermination des juifs du pays. Car &#034;Toute action des policiers, m&#234;me remplie avec r&#233;pugnance leur a fait alimenter la machine &#224; broyer&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Marc Berli&#232;re, &#034;Policiers fran&#231;ais sous l'occupation d'apr&#232;s les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les nazis ne se sont pas tromp&#233;s sur la valeur de la contribution apport&#233;e au g&#233;nocide par la police fran&#231;aise. Ainsi, &#224; la suite de la rafle des 16 et 17 juillets 1942 (consid&#233;r&#233;e pourtant comme l'une des &#034;moins r&#233;ussies&#034; par la pr&#233;fecture de police), l'H&#246;here SS und Polizifuhrer in Frankreich Oberg publiait le message de satisfaction suivant : &#034;Je vous confirme bien volontiers que la police fran&#231;aise a r&#233;alis&#233; jusqu'ici une t&#226;che digne d'&#233;loge.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S. Klarsfeld, &#034;Le calendrier de la d&#233;portation des juifs en France&#034;, 1993&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prot&#233;g&#233;s par la population&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourquoi la police fran&#231;aise, dont le professionnalisme et l'efficacit&#233; ont &#233;t&#233; couverts d'&#233;loges, &#224; juste titre si on ose l'&#233;crire tant le constat est abominable, par les nazis a-t-elle &#233;chou&#233;e dans sa traque des enfants de Moissac ? Les raisons en sont &#224; l'&#233;vidence multiples. Tout d'abord, l'extraordinaire clairvoyance de la situation, la perspicacit&#233;, l'altruisme et le courage dont firent preuve les animateurs de la maison d'enfant. Ensuite, certainement aussi, le soutien financier, jamais interrompu, de la communaut&#233; isra&#233;lite. D'autres raisons aussi, probablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Mais, qu'aurait valu tout cela sans le soutien de la population locale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Longtemps apr&#232;s les faits, Shatta Simon, la principale animatrice de la maison d'enfants, d&#233;clarait : &#034;Pour ce qui est de Moissac... je dois dire qu'on est tomb&#233; dans un pays o&#249; v&#233;ritablement la population a &#233;t&#233; extraordinaire... il y avait quelque chose dans ce pays-l&#224; qui a fait qu'... il y a eu une protection de la population&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Colette Zytnicki, &#034;Moissac sous la Seconde guerre mondiale, il faut sauver (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#034;Protection&#034;, c'est bien le mot qui convient : les exactions polici&#232;res, les d&#233;portations, n'ont pas eu lieu gr&#226;ce, aussi, &#224; la protection de la population. Protection passive (tr&#232;s peu de d&#233;nonciations - contrairement au reste du pays), protection active (fuites d'informations sensibles vers la Maison, fabrication &#224; la mairie de faux papiers quasiment &#224; la cha&#238;ne, planques chez les paysans ou dans les internats du coin), bref, un sentiment de protection tellement palpable que le commissaire de police nomm&#233; en 1941 &#224; Moissac, bien qu'ouvertement antis&#233;mite, ne se hasarda pas &#224; intervenir directement, que le commissaire de Castelsarrasin fera &#034;choux blanc&#034; (les enfants &#233;tant opportun&#233;ment partis &#034;en camping&#034; juste avant) et que les nazis eux m&#234;mes n'arriveront pas &#224; attraper qui que ce soit sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'ils soient tous des enfants de Moissac !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les Enfants de Moissac se pr&#233;nommaient Ida, Simon, Itzhak ou Ruth. Ils venaient de Pologne, d'Allemagne, d'ailleurs mais aussi de toute la France. Aujourd'hui, d'autres enfants, aux pr&#233;noms tout aussi lumineux, des enfants venus d'encore plus loin - d'Afrique Noire, du Maghreb, de Tch&#233;tch&#233;nie, d'Asie..., pouss&#233;s par le famine, la mis&#232;re, la guerre, tremblent chaque jour : un contr&#244;le au faci&#232;s, une arrestation &#224; l'&#233;cole, une rafle dans le quartier... et, que vont-ils devenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aujourd'hui comme hier... parall&#232;le &#224; la fois &#233;clairant et trompeur. Tant de choses si semblables et tant d'autres si diff&#233;rentes ! Les p&#233;riodes de l'histoire ne sont jamais une pure r&#233;p&#233;tition. Evidemment. Ce n'est donc pas tant les similitudes factuelles qu'il faut y rechercher, mais la r&#233;flexion &#233;thique qu'elles portent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Qui &#233;taient ces policiers fran&#231;ais ? Si on enl&#232;ve les antis&#233;mites chevronn&#233;s, minoritaires, il reste la grande masse des &#034;je ne fais pas de politique&#034; des &#034;r&#233;publicains&#034;, et m&#234;me de ceux qui avaient eu leur carte dans des mouvements de gauche. Que disent-ils, &#224; la Lib&#233;ration, quant ils sont tenus de s'expliquer ? Qu'ils n'ont fait que leur m&#233;tier : appliquer la loi. Un point c'est tout&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Quoique... cette all&#233;geance de principe &#224; la loi devient beaucoup plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. D'autres ajoutent qu'ils en auraient fait moins si leur hi&#233;rarchie n'avait pas eu pour obsession de &#034;faire du chiffre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Proc&#232;s du commissaire Turpault, dans Berli&#232;re, op. cit....&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il n'y a pratiquement pas d'autres explications &#224; leur conduite. Ainsi, la culture de l'ob&#233;issance et la culture du r&#233;sultat ont couvert moralement l'organisation du g&#233;nocide. Il faudrait y ajouter, pour la population g&#233;n&#233;rale, la culture de la r&#233;signation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; sont bien les v&#233;ritables question soulev&#233;e par l'histoire des Enfants de Moissac. Dans notre p&#233;riode o&#249; il ne se passe pas de jour sans qu'une nouvelle loi soit promulgu&#233;e, o&#249; toutes les institutions (de l'&#233;cole &#224; la justice en passant par le sport) ont fait du &#034;rappel &#224; la loi&#034; leur lei motif, o&#249; les fonctionnaires sont menac&#233;s d'&#234;tre pay&#233;s &#034;au r&#233;sultat&#034;, o&#249; on tente de nous faire croire que le capitalisme (une fois moralis&#233;) et l'Etat son comp&#232;re sont ind&#233;passables... l'histoire, celle des Enfants de Moissac comme celle avec un grand H, nous rappelle que les &#034;valeurs&#034; d'ob&#233;issance et &#034;d'efficacit&#233;&#034; servies par la r&#233;signation portent en elles les germes des pires crimes d'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A Moissac, pendant la guerre, il n'y a pas eu de miracle. Simplement, probablement par hasard, une plus grande concentration ici qu'ailleurs de femmes et d'hommes pour la plus part sans rien de bien particulier, sinon une absence d'ob&#233;issance aveugle, une part d'imperm&#233;abilit&#233; au discours dominant ; des hommes et des femmes qui ont su, chacun avec sa force et sa personnalit&#233;, maintenir ce qu'ils &#233;taient au quotidien, sans baisser les bras, et cela en pleine occupation. Ce qui nous prouve bien une chose : m&#234;me aux pires moments, une opposition populaire peut enrayer la machine &#224; broyer du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sachons le dire autour de nous, sachons convaincre nos amis, nos voisins, tous les autres, afin que tous les enfants menac&#233;s aujourd'hui deviennent &#224; leur tour des Enfants de Moissac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Papy&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#034;d&#233;mocraties&#034; ont toujours su &#233;lever un &#034;mur du silence&#034; autour des v&#233;rit&#233;s d&#233;rangeantes, ou m&#234;me les censurer sans complexe. Ainsi, la premi&#232;re s&#233;quence du film &#034;Nuit et Brouillard&#034;, d'Alain Resnais, a &#233;t&#233; censur&#233;e parce qu'elle montrait un gendarme fran&#231;ais gardant le camp de Pithiviers. La guerre &#233;tait finie depuis cinq ou six ans &#224; la sortie du film, mais il &#233;tait toujours interdit de dire la v&#233;rit&#233; sur le r&#244;le de la police fran&#231;aise de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;atherine Lewertowski, &#034;Les enfants de Moissac, 1939-1945, pr&#233;face de Boris Cyrulnick, Champs histoire, 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean-Marc Berli&#232;re, &#034;Policiers fran&#231;ais sous l'occupation d'apr&#232;s les archives de l'&#233;puration&#034;, Tempus, &#233;ditions Perrin, 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;ean-Marc Berli&#232;re, &#034;Policiers fran&#231;ais sous l'occupation d'apr&#232;s les archives de l'&#233;puration&#034;, Tempus, &#233;ditions Perrin, 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean-Marc Berli&#232;re, &#034;Policiers fran&#231;ais sous l'occupation d'apr&#232;s les archives de l'&#233;puration&#034;, Tempus, &#233;ditions Perrin, 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;S. Klarsfeld, &#034;Le calendrier de la d&#233;portation des juifs en France&#034;, 1993&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Colette Zytnicki, &#034;Moissac sous la Seconde guerre mondiale, il faut sauver les enfants juifs&#034;, Midi-Pyr&#233;n&#233;es patrimoine, n&#176;6, avril-juin 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Quoique... cette all&#233;geance de principe &#224; la loi devient beaucoup plus al&#233;atoire quand cela concerne directement des policiers. Ainsi, bien que cela soit d&#233;sormais la loi, avant d'agir, un commissaire demande prudemment &#224; &#034;&#234;tre prot&#233;g&#233;s contre les mesures qui pourraient &#234;tre prises demain contre eux [les policiers] par le gouvernement de demain pour avoir ex&#233;cut&#233; les ordres de celui d'aujourd'hui&#034; - d&#233;claration du commissaire Shirat, in Berli&#232;re, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#034;Proc&#232;s du commissaire Turpault, dans Berli&#232;re, op. cit....&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>GREVES SPONTANEES A AIRBUS
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis maintenant deux ans des salari&#233;s anarchosyndicalistes de l'a&#233;ronautique m&#232;nent un travail de fond r&#233;gulier dans leurs entreprises. Il ne s'agit pas d'y d&#233;clarer des sections syndicales qui les auraient aussit&#244;t fragilis&#233;s mais bien d'entretenir discr&#232;tement un r&#233;seau d'informations et de discussions informelles entre les travailleurs. Les militants de la CNT-AIT ont appuy&#233; cette action par une pr&#233;sence r&#233;guli&#232;re faite d'affichages, tractages et caf&#233;s aux portes du vaste site (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis maintenant deux ans des salari&#233;s anarchosyndicalistes de l'a&#233;ronautique m&#232;nent un travail de fond r&#233;gulier dans leurs entreprises. Il ne s'agit pas d'y d&#233;clarer des sections syndicales qui les auraient aussit&#244;t fragilis&#233;s mais bien d'entretenir discr&#232;tement un r&#233;seau d'informations et de discussions informelles entre les travailleurs. Les militants de la CNT-AIT ont appuy&#233; cette action par une pr&#233;sence r&#233;guli&#232;re faite d'affichages, tractages et caf&#233;s aux portes du vaste site industriel d'Airbus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faut rappeler que le site d'Airbus-Toulouse est d 'une importance strat&#233;gique capitale. Non seulement du point de vue &#233;conomique et symbolique, mais aussi de par le nombre de salari&#233;s : ceux du coeur de la production ajout&#233;s &#224; tous ceux de la sous-traitance est consid&#233;rable. Dans le contexte de crise sociale actuelle leur mise en mouvement aurait donc des cons&#233;quences d&#233;cisives dans la r&#233;gion et serait tr&#232;s importante pour le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette importance, le pouvoir la conna&#238;t. C'est pourquoi l'histoire de l'entreprise est aussi l'histoire d'un encadrement syndical strict duquel d&#233;pend non seulement le Comit&#233; d'Entreprise mais aussi les embauches. Ce sont des syndicalistes, surnomm&#233;s les &#034;tontons&#034; par les ouvriers, qui font qu'on &#034;entre&#034; ou pas chez Airbus. Aussi, jusqu'&#224; pr&#233;sent, les luttes sociales et surtout l'id&#233;ologie sous laquelle elles &#233;taient men&#233;es &#233;taient-elles parfaitement sous contr&#244;le. C'est ce qui explique que l'an dernier la direction s'est cru suffisamment forte pour bafouer les salari&#233;s en leur allouant une prime annuelle d&#233;risoire de 2,80 euros. Mal lui en a pris, car la riposte fut contondante : La provocation patronale de 2008 occasionna une gr&#232;ve imm&#233;diate (et ce, malgr&#233; la tentative de d&#233;moralisation des syndicats). Les ateliers de diff&#233;rents sites, dont celui de Toulouse, s'arr&#234;t&#232;rent illico, ce qui eu pour effet un recul tout aussi imm&#233;diat de la direction qui l&#226;cha 800 euros en sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Chat &#233;chaud&#233; craignant l'eau froide, le constat &#233;tant que les syndicats ne suffisaient plus &#224; maintenir l'ordre, la tactique suivie en mati&#232;re de primes par la direction fut cette ann&#233;e enti&#232;rement oppos&#233;e &#224; celle de 2008. La veille de la journ&#233;e de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars dernier, les salari&#233;s purent donc apprendre, qu'en pleine p&#233;riode de crise dans l'aviation, leur prime d'int&#233;ressement &#233;tait revue &#224; la hausse et passait de 2,80 euros (en 2008, avant la gr&#232;ve) &#224; 1 590 euros (en 2009) ! Le patronat escomptait certainement ainsi calmer les plus ardents des ouvriers. Il n'en f&#251;t rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le mercredi premier avril au petit matin, plus de 150 &#233;tudiants en lutte diffus&#232;rent lors d'un barrage filtrant des milliers de tracts sur le site d'Airbus, occasionnant des embouteillages de plus de 20 Kms sur les routes y donnant acc&#232;s, et cela, qui est le plus important, avec la sympathie des salari&#233;s qui se rendaient &#224; leur travail. (Cf. t&#233;moignage)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce tract, qui n'&#233;tait sign&#233; d'aucune organisation politique ou syndicale se terminait par ces mots : &#034;Auto-organisons nous sur nos lieux de lutte, lieux de vie, lieux d'&#233;tude, lieux de travail....Pour construire ensemble la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette action a suffisamment marqu&#233; les esprits pour que le lundi suivant ait encore lieu une gr&#232;ve spontan&#233;e sur la cha&#238;ne de production de l'A 320. Ces faits nous prouvent bien l'efficacit&#233; de l'action collective et solidaire. Comme dans d'autres conflits (on le voit dans les usines en lutte contre les licenciements comme Caterpillar) le pouvoir combine &#224; la fois la carotte et le b&#226;ton. Son but est &#224; chaque fois d'isoler les gens et d'emp&#234;cher leur unit&#233; r&#233;elle. Qu'il organise lui-m&#234;me la promotion de l'unit&#233; syndicale, qu'il essaie d'acheter les consciences ou qu'il tente d'en r&#233;primer d'autres, c'est toujours ce m&#234;me but qu'il poursuit.&lt;br class='autobr' /&gt; C'est pourquoi nous n'en resterons pas l&#224; et les anarchosyndicalistes continueront &#224; intervenir pour que l'action se fasse de plus en plus collectivement et sur des bases saines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C et P&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la n&#233;cessit&#233; de d&#233;serter les contre-sommets illustr&#233;e par le &#034; si&#232;ge de Strasbourg &#034;
</title>
		<link>http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article322</link>
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		<dc:subject>article_a_112
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&lt;p&gt;H&#233; oui ! Quitte &#224; jouer le rabat-joie, le donneur de le&#231;ons ou le vieux c... (&#224; mon &#226;ge, c'est pr&#233;coce, diront mes contradicteurs... ) me voil&#224; &#224; affirmer bien fort : aller &#224; Strasbourg, comme &#224; tout autre contre-sommet, est une erreur ! Pourtant loin de vouloir jouer les moralistes ou les donneurs de le&#231;ons c'est une critique constructive que je voudrais apporter &#224; tous ceux qui prendront la peine de se confronter &#224; cet article et avec qui je partage la r&#233;volte l&#233;gitime contre l'OTAN comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;Divers
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;H&#233; oui ! Quitte &#224; jouer le rabat-joie, le donneur de le&#231;ons ou le vieux c... (&#224; mon &#226;ge, c'est pr&#233;coce, diront mes contradicteurs... ) me voil&#224; &#224; affirmer bien fort : aller &#224; Strasbourg, comme &#224; tout autre contre-sommet, est une erreur ! Pourtant loin de vouloir jouer les moralistes ou les donneurs de le&#231;ons c'est une critique constructive que je voudrais apporter &#224; tous ceux qui prendront la peine de se confronter &#224; cet article et avec qui je partage la r&#233;volte l&#233;gitime contre l'OTAN comme contre toutes les guerres. Je m'exprime ici en tant que r&#233;volutionnaire soucieux de l'avanc&#233;e du mouvement et souhaitant apporter sa pierre &#224; l'&#233;difice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;inutilit&#233; du rassemblement en soi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans la mesure o&#249; nous ne disposons pas d'un rapport de force suffisant pour emp&#234;cher la tenue de ce type de congr&#232;s, toute agitation autour ne sera que la manifestation de notre impuissance. Le constat doit &#234;tre le suivant : le mouvement est trop faible pour affronter l'&#201;tat sur son terrain (celui de la force), notre tache premi&#232;re est donc de renforcer le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A quoi bon se lancer dans un combat perdu d'avance ? Montrer que nous existons, &#034;vivre des choses intenses&#034; ne font en rien avancer la cause r&#233;volutionnaire. Nous nous faisons plaisir tout au plus, et encore pour ceux qui ne se font pas choper. Si nous organisons un contre-sommet que ce soit pour contrer le dit sommet, sinon autant rester chez soi. Emp&#234;cher les quelques tyrans de boire du champagne (pour une fois dans l'ann&#233;e le remarqueront-ils seulement ?) en bloquant les acc&#232;s aux fournisseurs ne les emp&#234;chera pas d'organiser la militarisation voire la prochaine guerre venant au secours de leur capitalisme en banqueroute. Par contre s'ils se trouvent face &#224; un mouvement de r&#233;sistance populaire autonome, massif et a-nationaliste ces derniers pourront toujours organiser tous les sommets qu'ils voudront, ce sera &#224; eux de constater leur impuissance et plus rien ne pourra freiner leur chute. C'est &#224; cette t&#226;che que les anarchistes r&#233;volutionnaires doivent s'affairer et non pas servir d'entra&#238;nement &#224; la police et d'alibi au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces contre-sommets ne servent donc &#224; rien et cela de l'aveu m&#234;me de certains participants aux Black Blocs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;des erreurs strat&#233;giques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Rappelons un principe strat&#233;gique de base : frapper l&#224; o&#249; l'ennemi ne nous attend pas. Ne pas l'attaque de front l&#224; o&#249; il est en position de force mais l&#224; o&#249; il est faible. Les contre-sommets sont des pi&#232;ges &#224; loup dans lequel le pouvoir est trop content de nous voir tomber. A quoi bon s'amuser &#224; la gu&#233;rilla urbaine quand plus de 200 compagnies de CRS sont d&#233;p&#234;ch&#233;es et que l'arm&#233;e occupe les rues ? Pourquoi aller &#224; l'affrontement quand l'ennemi est plus fort que nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourquoi aller se casser les dents &#224; Strasbourg pour un r&#233;sultat quasi nul alors que le climat social actuel r&#233;clame la pr&#233;sence des r&#233;volutionnaires dans les rangs des travailleurs en lutte (et s&#251;rement pas en prison ou &#224; l'h&#244;pital) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tant qu'&#224; mener des actions ou &#224; faire de la propagande anti-militariste/anti-guerre autant les mener ailleurs qu'&#224; Strasbourg. La contestation aurait tr&#232;s bien pu &#234;tre d&#233;centralis&#233;e. En agissant ainsi la libert&#233; d'action aurait &#233;t&#233; bien plus grande, les forces de r&#233;pression s'&#233;tant rendues massivement au sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aller &#224; Strasbourg, c'est faire le jeu du pouvoir. C'est lui permettre de s'exercer, de tester dans la pratique sa m&#233;thode de contre-insurrection ainsi que de ficher les militants et de galvaniser les troupes en les mettant face &#224; un ennemi r&#233;el (imaginez le moral des CRS d&#233;p&#234;ch&#233;s &#224; Strasbourg s'ils s'&#233;taient retrouv&#233;s seuls avec personne &#224; affronter, &#224; cogner... un KO psychologique en perspective).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une autre erreur de strat&#233;gie est celle de ne pas discerner celle qu'applique la police, &#224; savoir de d&#233;serter un quartier populaire afin que le Black Bloc s'y d&#233;cha&#238;ne. Alors qu'il aurait fallut s'y faire des alli&#233;s, la tactique de destruction est rest&#233;e la m&#234;me. R&#233;sultat : une incompr&#233;hension totale de la part des habitants, ces dernier allant jusqu'&#224; poser le classique &#034;mais que fait la police ?&#034;. Voil&#224; comment l&#233;gitimer aupr&#232;s de la population la plus exploit&#233;e l'occupation polici&#232;re et la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le rituel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces moments sont des instants de contestation spectaculaire. Tout y est orchestr&#233;, pr&#233;par&#233;, ritualis&#233; aussi bien du c&#244;t&#233; des manifestants et activistes que du c&#244;t&#233; du pouvoir. Comme s'il s'agissait d'un rendez-vous : &#034;venez tel jour, tel lieu, vous connaissez le programme&#034;, flics et Black Blocs se retrouvent comme de vieilles relations. Chacun joue son r&#244;le et tout le monde rentre &#224; la maison (sauf pour les malchanceux, mais la r&#232;gle du jeu veut qu'il y en ait).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On ne peut gu&#232;re douter de la sinc&#233;rit&#233; de chacun dans son engagement. Mais il reste que cette sinc&#233;rit&#233; n'am&#232;ne qu'&#224; une confrontation rituelle avec la symbolique de l'OTAN. Rituelle parce qu'elle ob&#233;it &#224; des codes tr&#232;s &#233;tablis, diff&#233;rents pour chaque groupe. Rituelle y compris dans les risques pris par les manifestants au cours des rencontres avec les forces de l'ordre. Rituelle parce qu'elle revient &#224; intervalle r&#233;gulier - quelle d&#233;ception ce serait &#224; la fin d'un sommet de ne pas se donner rendez-vous au prochain. Mais &#224; reproduire les rassemblements nous ne construisons plus que ce rituel romantique et il n'y a rien &#224; gagner ainsi contre des ic&#244;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;un traitement suspect dans la presse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il est assez curieux de voir la presse d'ordinaire si vive contre les &#034;casseurs&#034; et autres &#034;d&#233;bordements&#034; &#234;tre aussi peu vindicative &#224; l'&#233;gard du Black Bloc. On pourrait croire que c'est l'air du temps, que l'&#233;poque est &#224; la contestation radicale et que cela se ressent jusque dans les lignes des journalistes qui capteraient que &#034;d'autres formes de luttes sont possibles&#034;, en particulier l'affrontement activiste. C'est peut &#234;tre en partie vraie, il faudrait vraiment &#234;tre aveugle pour ne pas voir que les mentalit&#233;s ont chang&#233; et que des pratiques de plus en plus dures se d&#233;veloppe et se d&#233;mocratisent comme l'attestent par exemple les s&#233;questrations de patrons. Ce serai toute fois &#234;tre bien na&#239;f sur le r&#244;le de nos chers m&#233;dias et des int&#233;r&#234;ts qu'ils d&#233;fendent. Et ces int&#233;r&#234;ts ne sont s&#251;rement pas ceux de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La mise en avant de telles pratiques n'est pas neutre. L'int&#233;r&#234;t que j'y vois, le voici : flatter les activistes du Black Bloc, leur faire penser que &#231;a y est, les voil&#224; enfin reconnus et compris, les encourager dans cette voie. Pourquoi ? La r&#233;ponse est simple, pour orienter les &#233;l&#233;ments les plus radicaux de la soci&#233;t&#233; vers l'impasse de l'activisme, de l'agitation. Tant que les r&#233;volutionnaires cassent des vitrines et incendient des poubelles, ils ne s'organisent pas &#224; la base pour une nouvelle soci&#233;t&#233;, tant que tous leurs efforts sont tourn&#233;s vers l'insurrection, ils ne pr&#233;parent pas la r&#233;volution. Voil&#224; l'endroit o&#249; le pouvoir veut nous acculer. Il cherche aujourd'hui &#224; cr&#233;er un ennemi int&#233;rieur afin de l&#233;gitimer la r&#233;pression et la soci&#233;t&#233; de contr&#244;le et de contrainte qu'il d&#233;veloppe. Cela peut aussi servir &#224; les exciter un peu, &#224; les encourager &#224; aller un cran au-dessus en leur faisant penser qu'un cap est franchi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La mise en avant d'un livre comme l'Insurrection qui vient participe &#224; la m&#234;me d&#233;marche de cr&#233;ation de points de fixation. En d&#233;clarant ce livre comme repr&#233;sentatif du mouvement en cour, en lui donnant la m&#233;daille de l'&#339;uvre subversive du moment (ce qui reste dans la m&#234;me logique consistant &#224; flatter ceux qui s'en r&#233;clame), le pouvoir oriente les esprits les plus mall&#233;ables vers ces types de courant et se prot&#232;ge ainsi d'un mouvement r&#233;volutionnaire et de lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
des points positifs tout de m&#234;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cependant, on peut quand m&#234;me trouver des points positifs dans ce genre de rassemblement et dans celui-ci en particulier. L'avantage ind&#233;niable de ce type de manifestation est de rassembler des gens venus du monde entier. Cela permet de cr&#233;er des liens et des solidarit&#233;s &#224; une &#233;chelle a-nationale. Rencontrer des militants d'autres pays, partager leurs exp&#233;riences, &#233;changer des id&#233;es, prendre des informations sur les luttes en cours dans chaque pays... Voil&#224; le grand int&#233;r&#234;t de ces moments. Mais ce genre de rassemblement peut &#234;tre organis&#233; en dehors des lieux assign&#233;s par l'Etat. C'est &#224; nous de cr&#233;er de nouveaux espaces o&#249; de telles rencontres soient possibles, en toute autonomie d'organisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre &#233;v&#233;nement positif est la jonction faite avec certains habitants des cit&#233;s qui avaient rejoint le cort&#232;ge, du moins au d&#233;but. C'est certainement ce qu'il y a eu de meilleur &#224; retenir de ces trois jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;solidarit&#233; avec les victimes &lt;br class='autobr' /&gt;
de la r&#233;pression&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il est inutile je pense de pr&#233;ciser que malgr&#233; toutes les critiques que j'ai pu faire, moi-aussi je me sens solidaire des victimes de la r&#233;pression. Chacun peut exprimer sa solidarit&#233; en exigeant la lev&#233;e des poursuites et la lib&#233;ration des d&#233;tenus en &#233;crivant ou appelant le tribunal de Strasbourg : Quai Finkmatt - BP 1030 - 67 070 Strasbourg Cedex (Fax : +33 ou 0 3.88.75.27.27 ; Tel : +33 ou 0 3.88.75.29.30). Chacun peut &#233;galement se rapprocher du du Comit&#233; anti r&#233;pression de cette ville : www. antirepression.org ou en appelant le 06.37.98.30.87&lt;br class='autobr' /&gt; Pour conclure, je conseillerai simplement &#224; chacun d'abandonner le folklore pour participer &#224; la constitution d'un mouvement r&#233;volutionnaire &#224; la base. Diffusons nos id&#233;es et nos pratiques dans la population, ne soyons pas des professionnels de l'agitation, de la contestation radicale mais soyons des porteurs d'un autre futur. Ne jouons pas &#224; l'insurrection, &#224; la gu&#233;rilla urbaine quelques jours &#224; l'occasion de grands rassemblements mais pr&#233;parons la r&#233;volution en profondeur dans les luttes jour apr&#232;s jour. Composons nos strat&#233;gies &#224; partir de notre r&#233;alit&#233; et arr&#234;tons de r&#233;pondre aux rendez-vous fix&#233;s par l'ennemi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fred&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Manipulations : A qui profite le crime ?
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&lt;p&gt;Le 30 mars dernier dans le d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es Orientales, deux militaires de la DGSE (Direction g&#233;n&#233;rale de la s&#233;curit&#233; ext&#233;rieure, des services secrets) ont trouv&#233; la mort dans une s&#233;ance d'entra&#238;nement. &lt;br class='autobr' /&gt; L'exercice consistait &#224; faire exploser une voiture, soit les conditions aujourd'hui tristement banales de ce qu'il est convenu d'appeler un &#034;acte terroriste&#034;. L'actualit&#233; est ainsi &#233;maill&#233;e depuis des dizaines d'ann&#233;es de sombres attentats &#224; la voiture pi&#233;g&#233;e dont seraient tour &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Justice/Injustice
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot87" rel="tag"&gt;article_a_112
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 30 mars dernier dans le d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es Orientales, deux militaires de la DGSE (Direction g&#233;n&#233;rale de la s&#233;curit&#233; ext&#233;rieure, des services secrets) ont trouv&#233; la mort dans une s&#233;ance d'entra&#238;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'exercice consistait &#224; faire exploser une voiture, soit les conditions aujourd'hui tristement banales de ce qu'il est convenu d'appeler un &#034;acte terroriste&#034;. L'actualit&#233; est ainsi &#233;maill&#233;e depuis des dizaines d'ann&#233;es de sombres attentats &#224; la voiture pi&#233;g&#233;e dont seraient tour &#224; tour responsables diverses organisations clandestines dite de lutte arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le fait que des agents sp&#233;ciaux des services secrets de l'&#233;tat fran&#231;ais aient trouv&#233; la mort dans un exercice qui ressemble comme deux gouttes d'eau &#224; ce type d'attentat n'a pas fait les gros titres des journaux, n'a pas appel&#233; non plus les commentaires d'experts militaires et curieusement n'a pas encore fait fr&#233;mir les adeptes de la th&#233;orie du complot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant cet accident qui s'est produit quelques jours &#224; peine avant les manifestations anti-OTAN de Strasbourg et les bien troubles &#233;v&#233;nements qui les ont accompagn&#233;s auraient pu interroger &#224; plus d'un titre. Car si la DGCSE s'entra&#238;ne &#224; la pr&#233;paration d'attentats, c'est bien sur l'ordre de l'Etat. Pourquoi donc l'Etat fran&#231;ais ressent-il le besoin que ses agents secrets soient exerc&#233;s &#224; la pratique de tels actes terroristes ? Il nous semble que le fait que nous vivions actuellement une p&#233;riode de crise sociale in&#233;dite appartient &#224; la r&#233;ponse : Cette crise est aussi et surtout, une crise id&#233;ologique dans laquelle la croyance au syst&#232;me est profond&#233;ment remise en cause et en tant que telle ne peut &#233;voluer que dans deux grandes directions : La maturation des esprits ou le pourrissement de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La premi&#232;re voie est n&#233;cessaire &#224; la mise en route d'un processus d'&#233;laboration et de r&#233;flexion collective autour d'une nouvelle soci&#233;t&#233;. Le pourrissement de la situation permet le renforcement de l'appareil de gouvernance au travers de sa re-l&#233;gitimation morale. Il va de soi que dans le but de se sauver lui-m&#234;me le pouvoir ne peut adopter que cette derni&#232;re strat&#233;gie. Si la temporisation que nous voyons mise en oeuvre par les politiciens et les syndicats est un proc&#233;d&#233; pour y arriver, un autre moyen, qui reste tr&#232;s classique, est l'exacerbation d'un sentiment d'ins&#233;curit&#233; dans la population. C'est comme cela que le pouvoir peut obtenir la r&#233;-adh&#233;sion de l'opinion publique en la faisant passer de la r&#233;volte &#224; la lassitude. Il se trouve que les diverses officines &#233;tatiques ou para-&#233;tatiques largement subventionn&#233;es poss&#232;dent un &#233;ventail consid&#233;rable de techniques et de moyens pour aller dans ce sens. L'histoire nous fournit suffisamment d'exemples. Parmi les plus r&#233;cents citons la manipulation de groupes de jeunes r&#233;volt&#233;s par un mouchard de la police lors de la provocation dite de la SCALA en 1978 &#224; Barcelone (voir notre pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro), ou bien l'attentat de la gare de Bologne en 1990 perp&#233;tr&#233; par des fascistes italiens en connexion avec des services secrets de ce pays. Ces actes qui ont provoqu&#233; des dizaines de morts nous montrent bien de quoi est capable le pouvoir pour influencer la population et la jeter dans les bras de ses oppresseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout cela doit nous faire regarder attentivement les incidents survenus &#224; Strasbourg le 3 et 4 avril dernier. Le fait qu'ils &#233;taient largement pr&#233;visibles et l'exploitation d&#233;mesur&#233;e qui en a &#233;t&#233; faite sugg&#232;rent d&#233;j&#224; la pr&#233;m&#233;ditation de leur instrumentalisation par le pouvoir. Une autre chose accentue cette impression : Il s'agit de l'incendie d'un h&#244;tel Ibis. La pr&#233;fecture a justifi&#233; dans un communiqu&#233; de presse le 6 avril l'absence de r&#233;action des autorit&#233;s par la volont&#233; de privil&#233;gier &#034;la s&#233;curit&#233; des personnes par rapport &#224; la s&#233;curit&#233; des biens&#034;. Ce choix avait &#233;t&#233; fait de longue date : les &#034;biens sacrifi&#233;s&#034; d'un c&#244;t&#233;, les &#034;personnes en s&#233;curit&#233;&#034; de l'autre. Or, la pr&#233;fecture ne pouvait pas ignorer qu'&#224; l'h&#244;tel Ibis, en plein milieu des &#034;biens &#224; sacrifier&#034; elle avait sciemment log&#233; six flics de la BAC, qui, ayant &#233;t&#233; de service la nuit, y dormaient au moment des affrontements et de l'incendie d&#233;clench&#233; par on ne sait par qui. Ils ont eu le temps de fuir, mais avouez que, dans le cas inverse, 6 flics carbonis&#233;s par des manifestants, &#231;a, cela aurait &#233;t&#233; de l'info et cela aurait justifi&#233; des mesures d'exception par le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout ceci invite &#224; la vigilance : Que chacun fasse ce que lui dicte sa conscience et sa r&#233;flexion en se m&#233;fiant des &#034;actions&#034; dont on ne conna&#238;t ni les tenants ni les aboutissants ! Et surtout qu'en toute circonstance sensible, il se pose chaque fois la question de savoir si ce qu'il va faire va dans le sens de la maturation des esprits ou bien dans celui du pourrissement d de la situation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;o&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>SI VIS PACEM, PARA BELLUM !
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&lt;p&gt;Pour r&#233;pliquer au trop fameux malaise social qui ronge notre existence, nous avons eu droit en cette fin d'hiver &#224; une manifestation. N'en n'avez-vous pas assez ? Nous, oui ! A un point tel que cela risque de nous transporter dans le d&#233;sappointement et le scepticisme, voire m&#234;me dans un pessimisme schopenhauerien... Mais il ne peut en &#234;tre, le renoncement n'est pas notre affaire ! &lt;br class='autobr' /&gt;
L'entendement commande que l'on n'&#233;vacue pas ces deux questions : combien d'ann&#233;es (&#034; Le temps perdu qu'on ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot87" rel="tag"&gt;article_a_112
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour r&#233;pliquer au trop fameux malaise social qui ronge notre existence, nous avons eu droit en cette fin d'hiver &#224; une manifestation. N'en n'avez-vous pas assez ? Nous, oui ! A un point tel que cela risque de nous transporter dans le d&#233;sappointement et le scepticisme, voire m&#234;me dans un pessimisme schopenhauerien... Mais il ne peut en &#234;tre, le renoncement n'est pas notre affaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entendement commande que l'on n'&#233;vacue pas ces deux questions : combien d'ann&#233;es (&#034; Le temps perdu qu'on ne rattrape plus &#034;, comme le dit la chanson) &#224; d&#233;ambuler et se perdre dans ces maudits centres-villes marchands ? Tel Sisyphe, faut-il battre le goudron ? Assur&#233;ment, non !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors que la manifestation devrait traduire l'expression d'un rapport de force d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre et de nature prot&#233;iforme (c'est-&#224;-dire que ces initiateurs sachent se doter et user de moyens adapt&#233;s sur tous les endroits o&#249; l'Etat et le capital s&#233;vissent), elle n'est plus depuis fort longtemps que le rituel de l'impuissance qui se meut dans un espace socio urbain compl&#232;tement d&#233;connect&#233; (ces maudits centres-villes marchands). Les bigots de gauche pense par l&#224; un &#233;tablir un rapport de force. De fait, ils s'y retrouvent juste pour se compter et se tenir chaud dans leur huis clos. En effet, les bigots de gauche n'arrivent m&#234;me plus &#224; concevoir cette &#233;vidence. A part peut-&#234;tre pour des apprentis politiciens dont la seule envie est d'int&#233;grer les staffs qui s'emploient consciemment &#224; amuser et illusionner les bigots de gauche, afin de mieux les diriger &#233;galement vers les isoloirs ; ainsi, les bigots de gauche &#233;liront leurs prochains ma&#238;tres qui se surpasseront dans le cynisme et la cuistrerie tout en chantant qu'&#034;Il n'est pas de sauveurs supr&#234;mes : ni Dieu, ni c&#233;sars, ni tribuns &#034;, etc. Ah, bigots de gauche ! Vous nous ferriez grassement rire s'il n'&#233;tait que nous en payons tr&#232;s ch&#232;rement le prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On peut toujours incriminer les bureaucraties syndicales et leurs partis qui nourrissent savamment le mythe des lendemains qui chantent tout comme la religion. En l'occurrence, le r&#233;dempteur n'est plus Dieu mais l'Etat gr&#226;ce &#224; ce mensonge qui consiste &#224; nous faire croire que ce dernier ne serait pas ex mais in petto, c'est-&#224;-dire dans notre plus grand fort int&#233;rieur. Certes, si l'Etat d&#233;coule d'une volont&#233; et d'une action immanente de l'homme, il n'est pas le fruit d'une essence interne &#224; l'homme, il n'est que le produit conventionnel li&#233; aux soci&#233;t&#233;s in&#233;galitaires. De fait, ces bigots de gauche en viennent m&#234;me &#224; rabrouer le marxisme auquel ils sont cens&#233;s se r&#233;f&#233;rer. Celui-ci pr&#233;tend que l'Etat est une incarnation de la superstructure qui est le reflet de l'infrastructure mat&#233;rielle (&#233;conomique) qui se modifient selon les processus sociaux historiques. Pr&#233;cisons &#233;galement que la fonction de l'Etat est de maintenir par tous les moyens l'infrastructure, afin que les nantis puissent profiter sans crainte du profit (plus-value absolue et relative et sp&#233;culation...). La nature de l'Etat ne peut &#234;tre que coercitive et elle se manifeste par les appareils r&#233;pressifs d'Etat (la justice, la magistrature, la police, l'arm&#233;e) ; mais il y a d'autres appareils d'Etat qui eux fonctionnent &#224; l'id&#233;ologie (les m&#233;dias, les syndicats-r&#233;formistes, l'&#233;cole, la famille...) : ils assujettissent pour d&#233;subjectiviser toute conduite et pens&#233;e en les bridant dans cet impersonnel de masse sur lequel repose les contours du politiquement acceptable. Les appareils id&#233;ologiques d'Etat et les appareils r&#233;pressifs d'Etat se compl&#233;mentent. L'Etat est ce nouvel opium du peuple et le barbu doit s'en retourner dans sa tombe. Avec leur foi dans l'Etat, les bigots de gauche sacralisent l'exploitation et la domination. Mais ils pr&#233;tendent comme la curaille d&#233;livrer l'homme des forces du mal dans leurs sermons doloristes &#224; la petite morale compassionnelle, de cet humanisme mis&#233;rable qui clame la r&#233;demption, la r&#233;paration et la r&#233;conciliation ; au contraire, n&#244;tre humanisme est absolu car il part du principe que chaque moment de l'existence est d&#233;termin&#233; par la libert&#233; qui s'acte et se structure dans le choix : il est impossible de s'y soustraire (&#034;les salauds n'auront jamais aucune excuse &#224; nos yeux&#034;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Partant de ce pr&#233;suppos&#233; &#233;thique, nous sommes de plus en plus nombreux qui attendons l'instant propice pour nous jouer de l'ennemi... et ainsi redonner &#224; la manifestation son sens v&#233;ritable : l'intelligence politique de la situation qui permettra de consumer ce vieux monde spectaculaire, avari&#233; par l'argent que les parvenus c&#233;l&#232;brent. Nous voulons renouer avec l'esprit et la fi&#232;vre des communes de Paris (1871), de Barcelone, de Carthag&#232;ne et d'Alcoy (1873). Notre app&#233;tit qui nous porte n'est rien d'autre que d'y parvenir. Nous avons &#224; d&#233;velopper notre puissance qui doit s'incarner dans notre autonomie collective, dont les bourses du travail et les ath&#233;n&#233;es ont &#233;t&#233; le prototype. Il nous faut prendre notre mal en patience et accepter que cela puisse &#234;tre l'&#339;uvre de toute une existence, comme celle de Michel Bakounine, qui n'a jamais eu cesse de conspirer et de combattre pour l'id&#233;al du communisme-anarchiste. Certains diront qu'il s'agit l&#224; du pessimisme, lequel ? Il sera serein et rationnel, dixit le philosophe Camillo Berneri, &#224; l'instar de celui de Schopenhauer. D'autre part, nous partons de ce constat : l'esprit de d&#233;faite dans lequel le mouvement r&#233;volutionnaire s'est ab&#238;m&#233; par son incapacit&#233; &#224; &#234;tre en situation. Comme le stipule le pr&#233;ambule de la d&#233;claration de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des travailleurs insurg&#233;s d'Ath&#232;nes : &#034;L'histoire sera &#233;crite par nous ou &#224; notre insu&#034;. Dans ce dernier cas malheur &#224; nous, la post&#233;rit&#233; appr&#233;ciera et jugera de notre finitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul-Anton, &lt;br class='autobr' /&gt;
mars 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>PERSPECTIVES SOCIALES DANS LE CONTEXTE ACTUEL
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&lt;p&gt;Quelles perspectives dans le contexte social actuel ? Cette question r&#233;currente, pr&#233;cise et vaste &#224; la fois, m&#233;rite que l'on se penche sur le sens de certains mots et la signification particuli&#232;re qu'ils prennent selon le contexte. Ces deux mots retiennent toute mon attention et me semblent devoir &#234;tre compris pour bien appr&#233;hender le sujet. Tout d'abord : Perspective. Selon le dictionnaire, son sens exprime qu'il s'agit d'une vue, d'une vision de loin ; il concerne l'esp&#233;rance ou la crainte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelles perspectives dans le contexte social actuel ? Cette question r&#233;currente, pr&#233;cise et vaste &#224; la fois, m&#233;rite que l'on se penche sur le sens de certains mots et la signification particuli&#232;re qu'ils prennent selon le contexte. Ces deux mots retiennent toute mon attention et me semblent devoir &#234;tre compris pour bien appr&#233;hender le sujet. Tout d'abord : Perspective. Selon le dictionnaire, son sens exprime qu'il s'agit d'une vue, d'une vision de loin ; il concerne l'esp&#233;rance ou la crainte d'&#233;v&#233;nements consid&#233;r&#233;s comme probables, possibles, quoique &#233;loign&#233;s. Il prend toute sa signification lorsqu'on le replace dans un contexte social. Social : liens et rapports existant entre les individus, les individus et les groupes d'individus, et entre groupes d'individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Partant de l&#224;, la question m'entra&#238;ne dans une r&#233;flexion concernant l'avenir des rapports sociaux. La question sociale &#233;tant au centre de ma r&#233;flexion d'anarchosyndicaliste, elle refl&#232;te d'une fa&#231;on plus large la question de la condition humaine, c'est-&#224;-dire de la fa&#231;on de vivre, de subsister, d'agir, de r&#233;agir, de penser, de se comporter et tout ce qui d&#233;coule directement de l'existence en tant qu'&#234;tre humain. Mais, m&#234;me, comme cela, il me semble que le simple bon sens m'impose d'&#233;largir la r&#233;flexion au-del&#224;. Lorsque je parle de perspective, je me demande quelle visibilit&#233; il y a pour le mouvement social ; motivations, but, nature, force... Aujourd'hui, je constate, et non sans une certaine amertume, que l'horizon ne semble pas vraiment d&#233;gag&#233;. Ce qui est constamment propos&#233; c'est l'adh&#233;sion &#224; un syst&#232;me qui n'en finit pas de prouver son iniquit&#233;, son inhumanit&#233; et son caract&#232;re r&#233;solument anti-social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 mod&#232;les seulement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On ne pourrait (para&#238;t-il !) y opposer qu'un mod&#232;le totalitaire dont le plus explicite des exemples serait le mod&#232;le bolchevique. Comme par hasard, ce que l'on y critique ce n'est pas sa r&#233;alit&#233;, celle d'un Etat dictatorial et d'un capitalisme &#233;tatifi&#233;, ce sont les principes derri&#232;re lesquels il s'est cach&#233; pour prendre le pouvoir et qu'il s'est bien gard&#233; ensuite de mettre en &#339;uvre. Ce sont ces principes qui sont signal&#233;s comme r&#233;trogrades, car v&#233;hiculant des id&#233;es &#224; caract&#232;re collectif, d&#233;clar&#233;es d&#232;s lors utopiques au vu de l'histoire, de la suppos&#233;e nature de l'homme et de sa tout autant suppos&#233;e propension &#224; la destruction. A c&#244;t&#233; de cela, on redessine et on embellit le seul mod&#232;le pr&#233;tendument &#034;viable&#034; ; le mod&#232;le lib&#233;ral qui sans &#234;tre parfait serait (para&#238;t-il aussi) le seul &#224; garantir un maximum de justice et d'abondance car d&#233;nu&#233; de toute id&#233;ologie et exclusivement tourn&#233; vers le pragmatique. Cela revient &#224; opposer deux notions, l'id&#233;ologie et le pragmatisme, pourtant compl&#233;mentaires ; ce qui constitue en soi une aberration. Cet horizon capitaliste est montr&#233; comme &#034;ind&#233;passable&#034; et v&#233;cu comme tel par une bonne couche de la population. Cette soci&#233;t&#233; sans id&#233;al s'efforce d'entretenir l'id&#233;e de supr&#233;matie en l'assimilant &#224; une sup&#233;riorit&#233; &#034;naturelle&#034;. Et, elle est &#034;ind&#233;passable&#034;, en effet, car pour aller au-del&#224;, il s'av&#232;re n&#233;cessaire de se cr&#233;er un projet, un id&#233;al. Et, logiquement, cet id&#233;al doit s'inscrire dans une perspective long terme, car il doit d'une part &#034;recr&#233;er&#034; un nouveau mod&#232;le anthropologique, et, ne peut, d'autre part, que remettre en cause les fondements de la soci&#233;t&#233; actuelle. En somme, cette perspective ne peut &#234;tre que r&#233;volutionnaire et s'inscrire dans le long terme ; cela revient &#224; dire qu'il faut s'atteler &#224; la t&#226;che d&#232;s maintenant car le futur ne se conjugue qu'au pr&#233;sent. Cet id&#233;al, guide des perspectives imm&#233;diates et interm&#233;diaires, ne jaillira pas du n&#233;ant. Je vais essayer de montrer de quoi et comment il pourrait na&#238;tre. Bien entendu ce n'est qu'un avis. Plus haut, j'ai parl&#233; de mod&#232;le anthropologique et d'&#233;largissement de la r&#233;flexion. Elargissement de la r&#233;flexion, oui, car il me semble qu'il faut &#234;tre r&#233;aliste et partir de la situation pr&#233;sente avec tout ce qu'elle comporte. Ce sont les &#233;v&#233;nements qui fourniront les opportunit&#233;s, car ce sont eux qui font la r&#233;alit&#233;. Elargissement car l'individu (et le social) s'inscrit dans un cadre soci&#233;tal, qui est beaucoup plus large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce mot (soci&#233;tal) est apparu, &#224; ma connaissance depuis pas longtemps et je n'ai pas r&#233;ussi &#224; en trouver une d&#233;finition dans le dictionnaire ou sur internet. Mais l'utilisation qui en est faite me laisse supposer son sens. Il me semble venir concurrencer quelque peu le mot social mais reste mal d&#233;fini. Pour moi, il refl&#232;te le c&#244;t&#233; structurel de la soci&#233;t&#233; : les institutions, les structures administratives, juridiques, etc. et d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale la norme, tout ce qui encadre l'individu et les rapports sociaux, mais aussi tout ce qui contribue au contr&#244;le social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'individu, qui vit dans une soci&#233;t&#233;, tend naturellement &#224; l'influencer, mais, une soci&#233;t&#233; lib&#233;rale, et &#034;discr&#232;tement&#034; autoritaire, lui impose par tous les moyens de se conformer &#224; un mod&#232;le d'individu n&#233;cessaire &#224; assurer sa continuit&#233; et impose de r&#233;primer ses aspirations &#224; tout un chacun. Au bout du compte, la soci&#233;t&#233; s'approprie l'individu et plus grave encore son esprit. Cette appropriation, je l'appelle le pouvoir. Mais, ici aussi, ce mot, souvent mal compris, m&#233;rite d'&#234;tre repris. Il est souvent utilis&#233; pour parler de gouvernement, c'est-&#224;-dire du pouvoir politique. Mais, le pouvoir politique n'est pas le seul pouvoir. Il se d&#233;cline en pouvoir financier, &#233;conomique, r&#233;pressif, m&#233;diatique, sans oublier le pouvoir &#233;ducatif ou religieux, et tous les moyens servant &#224; canaliser la force de l'individu. Tous ces pouvoirs s'interp&#233;n&#232;trent, se compl&#232;tent, se soutiennent et forment un syst&#232;me qui va au-del&#224; m&#234;me du social et qui synth&#233;tise, concentre, son pouvoir contre l'individu. Ce pouvoir qui r&#232;gne par la confusion et fonctionne par influence, c'est le pouvoir du syst&#232;me, et cet &#233;tat de choses rend complexe toute analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aujourd'hui, de nombreux foyers de contestation et de r&#233;volte se d&#233;veloppent. L'&#233;vidence du mensonge et de l'hypocrisie pour un nombre croissant d'individus qui se retrouvent abandonn&#233;s, sacrifi&#233;s par le syst&#232;me qu'ils adulaient il n'y a pas si longtemps encore n'est pas &#233;tranger &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne. Le syst&#232;me semble travailler &#224; sa propre perte. Mais son pouvoir est bien r&#233;el, car il a investi les esprits et gouverne l'inconscient et donc, les fantasmes, les r&#233;flexes d'aversion, de rejet et d'adh&#233;sion, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr&#244;le d'h&#233;ritage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cet &#034;h&#233;ritage&#034; que chacun se trimballe est le plus s&#251;r alli&#233; du syst&#232;me, et, c'est lui qui constitue le vrai pouvoir, car c'est sur lui que s'appuie le syst&#232;me et c'est par lui qu'il assure et garantit sa survie. Aussi, femmes et hommes s'indignent mais ne s'insurgent pas. Ils se plaignent mais r&#233;agissent &#224; peine... ils attendent, ils esp&#232;rent... ils ne (re)prennent pas l'initiative, leur libert&#233;. Pourquoi ? Le syst&#232;me les &#233;duque &#224; &#234;tre ainsi. Ils sont persuad&#233;s que c'est de cette fa&#231;on qu'il faut &#234;tre. Il faut &#234;tre figurant, spectateur. Applaudir ou siffler, peu importe, mais toujours &#234;tre un bon citoyen. Car si l'individu r&#233;pond aux sollicitations, stimulations et appels des appareils du syst&#232;me, c'est qu'il en poss&#232;de les germes, profond&#233;ment inculqu&#233;s dans son inconscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette &#034;soci&#233;t&#233; du spectacle&#034;, comme certains l'appellent, est en fait une soci&#233;t&#233; de l'image. Je pense que l'image &#034;r&#233;elle&#034; que l'individu peut avoir de lui-m&#234;me est confuse, voire totalement fauss&#233;e, par le biais de l'image du &#034;comment il faut &#234;tre&#034; que lui renvoie, syst&#233;matiquement, l'environnement soci&#233;tal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et de cette confusion, entre ses aspirations et ce harc&#232;lement mental, &#233;motionnel et mat&#233;riel, na&#238;t un individu immature et incapable d'assumer son v&#233;ritable r&#244;le de moteur social, et m&#234;me son simple sens des priorit&#233;s, si tant est qu'il lui reste encore accessible. L'Etat a une place de choix dans ce syst&#232;me, et il g&#232;re au mieux de &#034;ses int&#233;r&#234;ts&#034; les remous sociaux en s'appuyant sur ces relais mentaux et inconscients qui sont en place dans la t&#234;te des gens. Entretenant au mieux la culpabilit&#233; des individus gr&#226;ce &#224; une esp&#232;ce de m&#233;canisation comportementale ; le syst&#232;me tire profit du manque de r&#233;flexion de l'homme moderne. Si malgr&#233; la trahison des syndicats et des &#034;&#233;lites&#034; de gauche, beaucoup de personnes finissent quand m&#234;me par y revenir, c'est parce qu'elles croient que sans eux ce serait pire et qu'elles sont persuad&#233;s que seules ces structures institutionnalis&#233;es sont &#224; m&#234;me de prolonger un peu leurs illusions. Ce qu'il m'appara&#238;t important de comprendre, c'est que le syst&#232;me a totalement int&#233;gr&#233; le syndicalisme - comme toutes les structures de contestation qui acceptent ne serait-ce qu'un d&#233;but de dialogue avec lui, ne serait-ce qu'un d&#233;but de participation &#224; ces institutions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans le champ du travail, les &#034;institutions repr&#233;sentatives du personnel&#034;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; - et qu'il les instrumentalise. Toutes ces structures, suppos&#233;es constituer des &#034;contre-pouvoirs&#034;, voire le contester (et dont les membres peuvent penser qu'ils sont r&#233;ellement dans la contestation), permettent au syst&#232;me d'&#234;tre inform&#233; finement, en direct, de l'&#233;tat d'esprit des opprim&#233;s et surtout lui donnent les moyens de les &#034;influencer&#034; discr&#232;tement. Il r&#232;gne une esp&#232;ce de fascination de la part de la population pour un syst&#232;me qui, il est organis&#233; pour &#231;a, lui en fout plein la vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Malgr&#233; cela, ce qui aujourd'hui m'interpelle, ce n'est pas seulement la multiplication des foyers de lutte, mais, leur nature. Honn&#234;tement, je dirais qu'il y a un retour d'esprit dans la lutte. Ce qui a chang&#233; ? C'est la prise de conscience qui conduit inexorablement &#224; faire preuve d'imagination. Certaines personnes r&#233;inventent la lutte autonome et solidaire, la d&#233;sob&#233;issance civile, les d&#233;brayages non conformes aux consignes syndicales, les occupations d'usine, etc. Cela veut dire, en bref, que si l'attitude et le comportement changent, d&#233;fient les institutions et bousculent la norme, on peut, peut-&#234;tre y voir le premier pas vers le retour &#224; une lutte r&#233;volutionnaire. Et l'id&#233;al r&#233;volutionnaire se construira au fur et &#224; mesure que ces luttes se d&#233;velopperont. La soci&#233;t&#233; libre, &#233;galitaire et juste ne na&#238;tra que de la lutte qui s'organisera autour de ces valeurs. Mais elle n&#233;cessite aussi, surtout, une r&#233;g&#233;n&#233;ration morale et une &#233;volution consciente dans la lutte contre l'&#233;tat d'esprit que le syst&#232;me nous inculque. La meilleure arme dont dispose le pouvoir c'est la culture de l'espoir entendu comme un espoir dans le caract&#232;re perfectible (pour ne pas dire sons humanisation) du syst&#232;me. Celui-ci semble si &#233;vident, m&#234;me parmi de nombreux militants, qu'il est compr&#233;hensible que de nombreux individus y adh&#232;rent. Mais, il faut abandonner cet espoir l&#224; et cultiver le r&#233;alisme, le sens de l'organisation et la solidarit&#233;. Car cet espoir l&#224; met l'action potentielle de l'individu &#034;en attente&#034;. Il faut abandonner l'espoir dans le syst&#232;me, reprendre confiance en nous et agir lucidement, sans esp&#233;rer de miracle ni sans d&#233;sesp&#233;rer et en exploitant les &#233;v&#233;nements, en auto-g&#233;rant la lutte. Il me semble important de pr&#233;ciser que l'id&#233;al r&#233;volutionnaire ne repr&#233;sente qu'un point de rupture et que cette perspective appelle &#224; &#234;tre d&#233;pass&#233;e ; elle ne constituera nullement un point d'arriv&#233;e final, mais un d&#233;but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;pito&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans le champ du travail, les &#034;institutions repr&#233;sentatives du personnel&#034;, c'est-&#224;-dire les &#233;lections de d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel, d'&#233;lus au comit&#233; d'entreprise et m&#234;me les d&#233;signations de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux ont jou&#233; et jouent encore pleinement ce r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>PAS TOUCHE A MA POUBELLE
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&lt;p&gt;Mercredi 11 f&#233;vrier 2009 : Un tract ferme, d&#233;termin&#233; et un brin humoristique, commence &#224; circuler dans les rues de Montauban (voir encadr&#233;). Les habitants de la rue Bessi&#232;res ne sont pas d'accord qu'on leur ait piqu&#233; leurs poubelles. Ils finissent par obtenir un rendez-vous &#224; la mairie. Un petit groupe de 2 ou 3 personnes s'y rend, une sorte de d&#233;l&#233;gation. Mais personne ne les re&#231;oit : on leur a pos&#233; un lapin. Qu'&#224; cela ne tienne, les habitants ont compris, dor&#233;navant il n'y aura plus de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot87" rel="tag"&gt;article_a_112
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 11 f&#233;vrier 2009 : Un tract ferme, d&#233;termin&#233; et un brin humoristique, commence &#224; circuler dans les rues de Montauban (voir encadr&#233;). Les habitants de la rue Bessi&#232;res ne sont pas d'accord qu'on leur ait piqu&#233; leurs poubelles. Ils finissent par obtenir un rendez-vous &#224; la mairie. Un petit groupe de 2 ou 3 personnes s'y rend, une sorte de d&#233;l&#233;gation. Mais personne ne les re&#231;oit : on leur a pos&#233; un lapin. Qu'&#224; cela ne tienne, les habitants ont compris, dor&#233;navant il n'y aura plus de d&#233;l&#233;gation : ils agiront soud&#233;s, en bloc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cinq jours passent. Des centaines de tracts sont distribu&#233;s et 600 signatures collect&#233;es pour leur p&#233;tition. La presse locale leur fait du gringue. Un d&#233;bat s'en suit et bien que tout le monde ne soit pas d'accord, un mandat&#233; se rend le lendemain &#224; la D&#233;p&#234;che du Midi, dont le PDG est aussi le pr&#233;sident du Parti Radical de Gauche (PRG). Le tract initial, critiquant les politiciens de tous bords, est alors sournoisement transform&#233; dans le journal en un simple communiqu&#233; anti-mairie-UMP. Qu'&#224; cela ne tienne, les habitants ont compris, dor&#233;navant ils ne feront plus confiance aux journalistes : Ils communiqueront leur information eux m&#234;mes, en tractant dans la rue...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 6 Mars au soir les habitants auto-organis&#233;s jettent tous ensemble &#224; la m&#234;me heure plus de 200 sacs poubelle sur la chauss&#233;e. Pendant la nuit, la rue est enti&#232;rement d&#233;blay&#233;e et pour la premi&#232;re fois depuis tr&#232;s longtemps elle est m&#234;me nettoy&#233;e au jet d'eau...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le Lundi 9 Mars au soir : les habitants ont accept&#233; une r&#233;union propos&#233;e par la mairie. Toute l'&#233;quipe municipale est l&#224;, sauf la mairesse. Ils sont dans leurs petits souliers... Les habitants eux sont venus en nombre : 40 personnes sont l&#224;, dans une salle de conf&#233;rence &#224; quelques encablures de la rue B&#233;ssi&#232;res, et pas &#224; la mairie. Ils viennent donc pr&#233;par&#233;s, soud&#233;s, en bloc, non pour demander mais pour exiger une seule et unique chose : &#034;Nous ce qu'on veut, c'est nos poubelles !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah il faut les voir d&#233;monter un &#224; uns les officiels qui cahin cahotent... :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Un Intervenant Mai-rie :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nous avons fait une longue &#233;tude sur le ramassage des poubelles et...&#034;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un habitant :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Oui ben vous pouvez en &#234;tre fier, nous on habite ici et on voit le r&#233;sultat de vos longues &#233;tudes. Nous ce qu'on veut c'est nos poubelles !&#034;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un Intervenant Mairie : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Dans d'autres quartiers on centralise aussi le ramassage des d&#233;chets, et &#231;a se passe tr&#232;s bien&#034;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un habitant :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Faux ! Les habitants d'autres quartiers sont venus nous voir parce que eux aussi ne sont pas contents... Nous ce qu'on veut c'est nos poubelles !&#034;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un Intervenant Mairie :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Ne vous inqui&#233;tez pas, si des gens d'ailleurs font preuve d'incivilit&#233; en venant encombrer vos nouveau containers, les policiers municipaux apr&#232;s enqu&#234;te (fouille des poubelles) pourront les verbaliser&#034;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un habitant :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Quoi ! Apr&#232;s nous avoir sabot&#233; un service qui fonctionnait jusqu'&#224; aujourd'hui, vous voulez en plus nous fliquer ! Si des gens viennent d'autres quartiers pour jeter leurs ordures ici, c'est peut-&#234;tre justement parce que leurs nouveaux &#8220;containers centralis&#233;s&#8221; sont satur&#233;s... Nous ce qu'on veut c'est nos poubelles !&#034;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;	Et de rebuffades en rebuffades, on pouvait voir ce soir l&#224; les souliers de la d&#233;l&#233;gation municipale r&#233;tr&#233;cir &#224; vue d'oeil. Et ce fut la victoire, la d&#233;l&#233;gation plia : les poubelles seront rendues. Les habitants partirent et boycott&#232;rent le buffet qui avait &#233;t&#233; mont&#233; dans une salle connexe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 20 Mars 2009 au matin : les habitants retrouvent tous leurs poubelles devant leurs immeubles ! Depuis ce jour, les trottoirs de la rue sont en travaux pour &#234;tre refaits &#224; neufs, les panneaux d'affichages revendicatifs de la rue Bessi&#232;res sont les seuls de la ville &#224; ne pas &#234;tre recouverts, et il r&#232;gne dans la rue une ambiance chaleureuse. Les habitants se saluent, se parlent et &#233;voquent m&#234;me pour cet &#233;t&#233; l'organisation d'un repas de quartier...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un t&#233;moin actif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; sont pass&#233;es nos poubelles ?!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;but F&#233;vrier, nous les habitants de la rue Bessi&#232;res de Montauban, nous nous sommes r&#233;veill&#233;s sans... nos poubelles ??&lt;br class='autobr' /&gt; Nous pensions &#224; une bonne farce d'un joyeux luron, mais nous appr&#238;mes de mani&#232;re tout &#224; fait hasardeuse que ces containers &#224; poubelles, d&#233;rob&#233;s &#224; notre insu, avaient disparu sur ordre de la mairie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Apr&#232;s de tr&#232;s nombreuses tentatives et prises de contact avec les services de la mairie, nous ne savons toujours rien !&lt;br class='autobr' /&gt; Faut-il appeler &#034; SOS Poubelles Disparues &#034; ?&lt;br class='autobr' /&gt; La seule chose qu'on a bien voulu nous dire, c'est que d&#233;sormais nous devrons continuer de payer notre taxe m&#233;nag&#232;re comme si de rien n'&#233;tait. Ou Comment supprimer un &#034;service public&#034; d&#233;j&#224; payant ( !) tout en en conservant les b&#233;n&#233;fices !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous, habitants de la rue Bessi&#232;res, ne l'entendons pas de cette mani&#232;re et refusons cat&#233;goriquement ces m&#233;thodes autoritaires ! Comme d'habitude, avant les &#233;lections on nous sature de part et d'autres avec d'insupportables promesses, et apr&#232;s il n'y a que les probl&#232;mes qui restent. Nous entendons r&#233;cup&#233;rer nos containers &#224; poubelles avec le service qui correspond !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous mobiliserons notre rue jusqu'&#224; la victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les habitants de la rue Bessi&#232;res&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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