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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>ESPAGNE : CNT-AIT 100 ANS DE LUTTES... QUI CONTINUENT
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		<description>
&lt;p&gt;Notre section soeur ib&#233;rique, la CNT-AIT d'Espagne, c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses cent ans de lutte, depuis sa cr&#233;ation en 1910. Les c&#233;l&#233;brations donnent lieu &#224; des festivit&#233;s et des conf&#233;rences tout au long de l'ann&#233;e de la part des diff&#233;rents syndicats, au gr&#233; des initiatives locales. Car c'est un principe fondamental de fonctionnement de l'anarchosyndicalisme que l'initiative reste toujours aux structures de base, loin de tout fonctionnement centraliste st&#233;rilisant. Mais la meilleure fa&#231;on de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre section soeur ib&#233;rique, la CNT-AIT d'Espagne, c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses cent ans de lutte, depuis sa cr&#233;ation en 1910. Les c&#233;l&#233;brations donnent lieu &#224; des festivit&#233;s et des conf&#233;rences tout au long de l'ann&#233;e de la part des diff&#233;rents syndicats, au gr&#233; des initiatives locales. Car c'est un principe fondamental de fonctionnement de l'anarchosyndicalisme que l'initiative reste toujours aux structures de base, loin de tout fonctionnement centraliste st&#233;rilisant. Mais la meilleure fa&#231;on de rendre hommage &#224; ce centenaire, c'est de poursuivre la lutte contre l'Etat et le capitalisme, sans concession ni compromis. Pour donner une id&#233;e de la vitalit&#233; de cette jeune centenaire, voici un t&#233;moignage et les impressions d'un jeune compagnon qui s'est rendu r&#233;cemment en Espagne, &#224; Salamanque, o&#249; il a pu rencontrer les compagnons de l'anarchosyndicat local de la CNT-AIT. La lutte continue ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je me suis rendu r&#233;cemment pour la seconde fois en quelques mois &#224; Salamanque, en Espagne, comme cette partie de la plan&#232;te est appel&#233;e (fronti&#232;res, fronti&#232;res...). Un petit r&#233;sum&#233; de ce que j'y ai vu et/ou appris... Tout d'abord, les murs sont recouverts de A cercl&#233;s et autres graffitis anarchistes. Plus encore, il y a beaucoup de graffitis antifascistes : &#8220;Carlos, ni oubli ni pardon&#8221;, &#8220;Antifascistes organis&#233;-e-s&#8221;... un peu partout. Beaucoup d'autocollants antifas et d'affiches anarchistes &#233;galement. Je me suis dis &#171; enfin un endroit o&#249; la rue est &#224; nous ! &#187;. Eh bien non. J'avais fait des recherches avant de partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai trouv&#233; qu'il existait &#224; Salamanque un collectif antifasciste, qui avait m&#234;me envoy&#233; deux de ses militant-e-s &#224; Toulouse pour une conf&#233;rence. Mais impossible de trouver un contact. Et en me promenant en ville, je vois une petite table tenue par 3 jeunes, avec livres, tracts, CDs... et un drapeau rouge et noir CNT-AIT... Je m'y arr&#234;te (je pr&#233;cise que je ne parle pas espagnol, du coup un gros merci &#224; la personne avec qui j'&#233;tais sur place !) et on discute 5&#8200;mn. Ils m'expliquent qu'ils tiennent r&#233;guli&#232;rement des tables, mais se font r&#233;guli&#232;rement virer par les flics, car ils ne demandent pas, logiquement, l'autorisation. Ils me pr&#233;cisent qu'ils sont dispos &#224; leur local tous les soirs. Je m'y suis donc rendu un soir. En attendant, j'ai appris l'origine de tous ces graffitis antifas. Peu de temps avant mon arriv&#233;e, &#233;tait organis&#233;e une manif antifa &#224; Madrid, en comm&#233;moration de l'assassinat de Carlos, militant antifa, par un militaire, le 11 novembre 2007 (si je me rappelle bien)... Tout s'explique... De plus, deux jeunes antifascistes se sont fait agresser en centre ville par des militants du parti d'extr&#234;me droite...&lt;br class='autobr' /&gt; Lors de mes deux passages l&#224;-bas, je me suis donc rendu au local des compagnons de la CNT-AIT. Cet endroit est assez grand, avec une abondante biblioth&#232;que. Le local est aussi celui des FIJA (descendant-e-s plus ou moins directs des FIJL - F&#233;d&#233;ration ib&#233;rique des jeunesses libertaires - lors de la R&#233;volution espagnole, sauf que Libertaires est aujourd'hui remplac&#233; par Anarchistes), et celui du collectif f&#233;ministe (comme quoi, non le sexisme n'est pas culturel en Espagne, et &#231;a fait aussi taire toutes celles et tous ceux qui disent que les anarchistes sont les pires des machos...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La section salamanquaise de l'AIT est en pleine expansion depuis deux ans, apr&#232;s un passage plus difficile &#224; cause de la scission d'avec la CGT (&#233;quivalent ici de la CNT Vignoles). Aujourd'hui &#231;a va beaucoup mieux, avec des militant-e-s actif-ve-s et une majorit&#233; de jeunes ! La rel&#232;ve est assur&#233;e ! Leur permanences t&#233;l&#233;phoniques au service des travailleur-euse-s est de plus en plus utile, les appels se multiplient depuis quelques mois. Malgr&#233; tout, la CNT/AIT locale en est &#224; plus de 2 500 euros d'amendes &#224; cause des divers graffitis &#8220;Guerre Sociale&#8221;, &#8220;Occupation, R&#233;sistance&#8221;, &#8220;Assassinez l'Etat&#8221; et autres A cercl&#233;s... Les jeunes communistes ne sont pas en reste et bien plus virulent-e-s que chez nous : &#171; Du travail pour tous &#187;, &#171; No Isra&#235;l &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on sait que les antifascistes ont pris une amende de 350 euros pour avoir diffus&#233; des tracts en ville, on se dit que les gouvernements de droite comme de gauche (PS en Espagne) tentent vraiment de cadenasser tout ce qui g&#234;ne et ne marche pas droit. Les compagnons de l'AIT ne font pas vraiment partie des antifascistes salamanquais car selon elles/eux le collectif est dirig&#233; par une communiste autoritaire aux m&#233;thodes staliniennes, alors (que) les anarchistes agissent seul-e-s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En ce moment, la CNT-AIT m&#232;ne une large campagne pour la lib&#233;ration d'Amadeu Casellas, anarchiste enferm&#233; depuis plus de 26 ans pour avoir particip&#233; &#224; des braquages de banques pour financer la lutte des classes... Apr&#232;s plusieurs gr&#232;ves de la faim, il a fini par &#234;tre lib&#233;r&#233;. L'administration p&#233;nitentiaire s'est alors aper&#231;ue qu'il avait fait huit ann&#233;es de trop de prison, selon ses propres lois ! Pour &#233;viter d'avoir &#224; lui verser des indemnit&#233;s compensatrices, elle a donc tout r&#233;cemment mont&#233; un coup foireux pour accuser le compagnon de trafic de drogue en prison ce qui, justement, permettrait de le condamner &#224; 8 ans de prison... la perversit&#233; de l'administration p&#233;nitentiaire est vraiment sans bornes : accuser un compagnon mis &#224; l'isolement et particuli&#232;rement surveill&#233; d'organiser un r&#233;seau de trafiquant, il faut oser...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En parlant de banques, l'Espagnol qui a arnaqu&#233; 700 millions aux banques pour leur faire payer la crise capitaliste &#233;tait de passage et a rencontr&#233; les compagnons de la CNT, malheureusement le jour de mon d&#233;part... Mais comme nous le savons et le r&#233;p&#233;tons, la lutte des classes a plusieurs facettes : &#233;conomique, politique, &#233;tatique pour nous anarchistes, et social. Et &#224; cet effet, nos compagnons espagnol-e-s luttent sur tous les terrains. D'abord, ils/elles essayent de sortir les jeunes de leur apathie consum&#233;riste sur le plan Bologne (la privatisation europ&#233;enne des facs) et ont appel&#233; &#224; l'abstention lors de l'&#233;lection du nouveau doyen, tous les candidats &#233;tant pro-Bologne. Un seul autre syndicat lutte contre Bologne, le CEA (Comit&#233; Etudiant Alternatif), syndicat &#171; de lutte &#187; r&#233;formiste et qui se pr&#233;sente aux &#233;lections (un peu SUD Etudiant-e ici je pense), compos&#233; selon les jeunes CNTistes de communistes et de socialistes en majorit&#233;. Mais les &#233;tudiant-e-s pr&#233;f&#232;rent boire des &#171; copas &#187; (canons) et s'amuser plut&#244;t que de lutter pour un avenir vivable...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En parlant d'alcool, lors de ma premi&#232;re visite j'avais apport&#233; un petit pack de bi&#232;re aux compagnons, qui m'ont gentiment fait comprendre qu'ils/elles ne buvaient quasiment jamais, encore moins en r&#233;union, car l'alcool abrutit, est cher et fait le jeu de la classe capitaliste. Un exemple &#224; suivre... La CNT-AIT lutte aussi contre le projet de statue de Durruti, id&#233;e lumineuse de la CGT (qui se pr&#233;tend anarchosyndicaliste, avec des d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s syndicaux, qui participe aux &#233;lections professionnelles et bosse avec SUD...). Or les anarchistes n'ont ni chef ni mod&#232;le. L'anarchie et les anarchistes ne sont pas des marchandises qu'on vend ou qu'on exploite, mais &#231;a la CGT refuse de le comprendre. Les compagnons &#233;taient pr&#233;sents le jour de l'inauguration en grande pompe avec une banderole o&#249; on pouvait lire &#171; 20.000 euros en piedra es vuestra memoria &#187; (20 000 euros de pierres, voila votre m&#233;moire) et ils chantaient pour l'occasion l'hymne de la CNT &#171; A las barricadas &#187; modifi&#233; pour la circonstance en &#171; A la mascarada ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Enfin, la CNT d&#233;nonce une r&#233;forme qui semble &#234;tre en discussion au Parlement europ&#233;en (Ils/elles ont vot&#233; et puis apr&#232;s...) et qui voudrait nous faire bosser 65&#8200;h par semaine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bref il faut vraiment d&#233;truire ce syst&#232;me et ses valets...&lt;br class='autobr' /&gt;
Un anarchosyndicaliste clermontois&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>startpeople &amp; qualytel teleservice COUCOU, C'EST ENCORE NOUS !
</title>
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&lt;p&gt;Suite au licenciement d'une de ses militantes par l'agence d'int&#233;rim STARTPEOPLE (du groupe international UGS), la CNT-AIT de Saragosse a lanc&#233; un appel &#224; la solidarit&#233; internationale en particulier pour une journ&#233;e d'action dans la semaine du 9 avril. Ce jour-l&#224;, plusieurs manifestations de solidarit&#233; ont eu lieu en France &lt;br class='autobr' /&gt; Dans la continuit&#233; des deux rassemblements pr&#233;c&#233;demment organis&#233;s, les 19 et 26 mars 2010, la CNT-AIT de Caen s'est &#224; nouveau invit&#233;e ce vendredi 9 avril 2010 devant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot92" rel="tag"&gt;articles_a_118
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite au licenciement d'une de ses militantes par l'agence d'int&#233;rim STARTPEOPLE (du groupe international UGS), la CNT-AIT de Saragosse a lanc&#233; un appel &#224; la solidarit&#233; internationale en particulier pour une journ&#233;e d'action dans la semaine du 9 avril. Ce jour-l&#224;, plusieurs manifestations de solidarit&#233; ont eu lieu en France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans la continuit&#233; des deux rassemblements pr&#233;c&#233;demment organis&#233;s, les 19 et 26 mars 2010, la CNT-AIT de Caen s'est &#224; nouveau invit&#233;e ce vendredi 9 avril 2010 devant l'agence caennaise Startpeople. Elle y a diffus&#233; &#224; cette occasion le tract &#161;&#8200;Basta, l'exploitation ! aux passants et aux int&#233;rimaires de passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A Toulouse, une dizaine de militants de la CNT AIT s'&#233;taient &#233;galement donn&#233; rendez-vous devant l'agence locale de Startpeople. Pendant que des copains diffusaient aux int&#233;rimaires les tracts r&#233;dig&#233; par la CNT -AIT de Caen et d&#233;ployaient notre drapeau, d'autres sont rentr&#233;s dans les locaux pour informer les salari&#233;es de l'agence. Toute cette action fut parfaitement per&#231;ue par ces travailleurs, tout autant que l'&#233;vidence de l'int&#233;r&#234;t de la solidarit&#233; internationale face &#224; la morgue du capitalisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A Clermont-Ferrand, une dizaine de militants de diff&#233;rents courants (CNT-AIT, FA, autonomes...) se sont &#233;galement r&#233;unis devant Startpeople. Une centaine de tracts ont &#233;t&#233; diffus&#233;s, des r&#233;actions positives... Pour les photos, rendez-vous sur &lt;a href=&#034;http://anarsixtrois.unblog.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://anarsixtrois.unblog.fr/&lt;/a&gt; Solidarit&#233; libertaire sans fronti&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, jeudi 15 avril, c'est &#224; Sens, dans l'Yonne que des anarchistes ont manifest&#233; leur soutien &#224; notre compagne en affichant un texte de solidarit&#233; sur les murs de l'agence. Les salari&#233;s de Startpeople ainsi que certains habitants de Sens auront ainsi pu prendre connaissance des pratiques de management de Startpeople. (&lt;a href=&#034;http://www.yvelines-en-luttes.info/spip.php?article231&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cf le site d'Yvelines en lutte&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pourquoi manifester &#224; Valence, pourquoi pourrir notre agence ? &#187;, &#224; cette question faussement na&#239;ve des responsables locaux, les militants CNT-AIT ont r&#233;pondu : &#171; Startpeo-ple est une multinationale, elle ignore les fronti&#232;res ; notre action sur l'int&#233;rim n'a pas de fronti&#232;re non plus. De plus, en attaquant une militante de l'AIT, c'est toute l'AIT qui agira. Nous sommes au d&#233;but de la mobilisation et allons &#233;tudier ses suites : que Startpeople compte sur notre d&#233;termination &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le lundi 26 avril, c'&#233;tait au tour de USG Restart (du m&#234;me r&#233;seau que Start People) &#224; Cergy d'accueillir un groupe de militants CNT-AIT. Devant l'entr&#233;e nous avons diffus&#233; aux personnes rentrant dans l'agence (employ&#233;s et &#034;candidats&#034;) le tract de Caen modifi&#233; pour l'occasion. L'accueil a &#233;t&#233; positif. Un employ&#233; a mis &#224; disposition le tract dans la salle de repos des employ&#233;s, et de nombreux &#034;candidats&#034;, faisant &#233;cho &#224; la situation faite &#224; la compagne de Saragosse par Startpeople, ont expos&#233; leur point de vue critique sur la situation sociale actuelle et sur ce genre d'agence de reconversion... Ensuite, les militants de la CNT-AIT se sont rendus &#224; l'agence Startpeople de Rueil Malmaison. Leur passage fut court : l'agence &#233;tait exceptionnellement (?) ferm&#233;e,... juste le temps de d&#233;poser quelques tracts...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Des op&#233;rations de soutien ont &#233;galement eu lieu en Allemagne, avec la FAU-ASJ de Bonn, la FAU de Franckfort, le groupe de travail international (FAU-Moers), AS Koln (Anarchosyndicat), mais aussi en Pologne (ZSP de Varsovie) et en Norv&#232;ge o&#249; des compagnons de la NSF ont d&#233;nonc&#233; publiquement avec des pancartes devant les portes de diverses agences les &#171; m&#233;thodes &#187; de Startpeople.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Startpeople, met gracieusement &#224; votre disposition la liste de ses agences sur la page &lt;a href=&#034;http://www.startpeople.fr/pages/can&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.startpeople.fr/pages/can&lt;/a&gt;. Avec quelques copains, partout en France, chacun peut monter son op&#233;ration de solidarit&#233;, par exemple en distribuant devant votre agence locale les photocopies de cette page ou les tracts disponibles sur les sites CNT-AIT. N'h&#233;sitez pas &#224; prendre des initiatives !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour suivre la Campagne internationale de lutte contre les agences d'int&#233;rim men&#233;e par l'AIT : &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.stoptemporarywork.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.stoptemporarywork.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Gr&#232;ce : un mouvement qui se cherche
</title>
		<link>http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article377</link>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;La phase de la lutte des classes qui se d&#233;roule actuellement en Gr&#232;ce est s&#251;rement une pr&#233;figuration de ce qui attend le reste de l'Europe. Les insurg&#233;s de d&#233;cembre 2008 en avaient d&#233;j&#224; conscience, eux dont les banderoles proclamaient &#171; Nous sommes une image du futur &#187;. Dans le pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro d'Anarchosyndicalisme !, nous livrions une analyse du pourquoi de cette crise, des perspectives d'issues, mais aussi des &#233;cueils contre lesquels les r&#233;volutionnaires pouvaient s'&#233;chouer. Suite &#224; cet (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La phase de la lutte des classes qui se d&#233;roule actuellement en Gr&#232;ce est s&#251;rement une pr&#233;figuration de ce qui attend le reste de l'Europe. Les insurg&#233;s de d&#233;cembre 2008 en avaient d&#233;j&#224; conscience, eux dont les banderoles proclamaient &#171; Nous sommes une image du futur &#187;. Dans le pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro d'Anarchosyndicalisme !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Anarchosyndicalisme ! n&#176;117, &#171; Printemps grec : Dans la spirale infernale du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, nous livrions une analyse du pourquoi de cette crise, des perspectives d'issues, mais aussi des &#233;cueils contre lesquels les r&#233;volutionnaires pouvaient s'&#233;chouer. Suite &#224; cet article, un compagnon Grec membre d'un groupe anti-autoritaire de Thessalonique nous a transmis des informations sur des luttes en cours ainsi que son analyse de la situation &#171; vue de l'int&#233;rieur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Loin des images m&#233;diatiques d'affrontement, ce compagnon nous dresse un tableau de la situation dans les lieux de travail. Si le sentiment d'injustice et le d&#233;sir de r&#233;volte sont souvent pr&#233;sents, les travailleurs sont pour le moment entrav&#233;s par leur incapacit&#233; actuelle (et esp&#233;rons-le temporaire) &#224; lutter autrement qu'&#224; travers les structures classiques d'encadrement (syndicats, partis). Ils doivent tout r&#233;inventer par eux m&#234;me, sans trop d'appui th&#233;orique ni d'exp&#233;rience. Cependant des initiatives locales de lutte &#233;mergent (Interattica, p&#234;cheurs &#233;gyptiens de Thessalonique, restaurant Banquet, etc.), qui pourraient devenir les pr&#233;mices de quelque chose de plus large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces luttes de base, men&#233;es souvent avec - ou exclusivement m&#234;me - par des immigr&#233;s (&#171; non grecs &#187;), montrent bien que le combat n'est pas - contrairement au discours &#171; anti-imp&#233;rialiste &#187; du parti communiste grec, le KKE, souvent repris par le reste de la gauche europ&#233;enne - celui des m&#233;chants (FMI et Banque Mondiale) contre les gentils (le &#171; peuple grec &#187; et, en sous-entendu, son non moins gentil Etat). Non ces luttes montrent que le visage de l'ennemi est celui du capitalisme sous toutes ses formes : qu'il soit mondialis&#233; (celui des jumeaux FMI-Banque Mondiale et leurs plans de redressement et d'aust&#233;rit&#233;), qu'il soit Europ&#233;en (comme le groupe &#171; La Poste &#187; - oui notre bon service public fran&#231;ais ! - qui a ferm&#233; brutalement sa filiale grecque Interattica), ou qu'il soit local (comme le sont l'&#201;tat Grec et les patrons des petites et moyennes entreprises grecques). C'est contre eux tous que se m&#232;nent actuellement les luttes de base. Voici ce t&#233;moignage :&lt;br class='autobr' /&gt; TEMOIGNAGE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Jeudi le 20 mai a eu lieu une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale organis&#233;e par le GSEE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Syndicat majoritaire, &#233;quivalent de la CGT. Son si&#232;ge avait &#233;t&#233; occup&#233; par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &amp; l'ADEDY&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Syndicat du secteur public&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour la deuxi&#232;me fois en mai, la participation &#224; la manif au centre d'Ath&#232;nes, mais aussi la gr&#232;ve dans tout le pays, a &#233;t&#233; massive. La manif a &#233;t&#233; sans affrontements avec la police, ce qui ne veut pas dire - contrairement &#224; ce que pensent quelques militants - qu'elle n'&#233;tait pas du tout importante. En effet, cette manifestation peut aussi s'analyser comme une r&#233;ponse populaire au climat cr&#233;&#233; par l'Etat, les m&#233;dias avec la complicit&#233; des syndicats eux-m&#234;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme partout dans le monde, les centrales syndicales grecques sont dans un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; la suite de la mort des trois travailleurs de la Marfin Bank (dans l'incendie en marge de la manifestation du 5 mai). Tout a &#233;t&#233; fait par le pouvoir pour exploiter au maximum cet &#233;v&#233;nement en essayant de &#171; criminaliser &#187; les manifestants, de soup&#231;onner tout le monde (et avant tout, les anars) comme de potentiels &#171; provos &#187;. Par exemple, pour que l'information sur la mort des trois travailleurs soit retransmise imm&#233;diatement (et ait le maximum d'impact &#233;motionnel), le syndicat bureaucratique des m&#233;dias (ESYEA) n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; interrompre sa gr&#232;ve du 5 mai. Il a pris &#233;galement position contre la participation &#224; la gr&#232;ve du 20 mai, sous le pr&#233;texte des affrontements violents g&#233;n&#233;ralis&#233;s pr&#233;visibles... qui n'ont pas eu lieu, &#224; sa grande d&#233;ception !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cependant il ne faut pas se faire d'illusions. Les mobilisations organis&#233;es par les bureaucrates, m&#234;me si la d&#233;cision d'appeler &#224; la gr&#232;ve a &#233;t&#233; prise sous la pression sociale, ne sont, comme tout le monde le sait, que des mobilisations organis&#233;es d'en haut pour canaliser la rage et l'indignation de la soci&#233;t&#233;. Beaucoup de gens (je parle ici des gens non-militants) se demandent : &#171; Pourquoi une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tous les dix ou quinze jours ? &#187;, &#171; Pourquoi des mobilisations apr&#232;s la ratification des mesures d'aust&#233;rit&#233; ? &#187;, &#171; Quelle est la signification d'une &#171; grosse &#187; manif (m&#234;me avec des affrontements) si on ne peut pas se battre contre les mesures le lendemain de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24 heures ? &#187;. Pour moi, ces questions sont importantes, (je ne dis pas que ces questions sont &#171; repr&#233;sentatives &#187; de ce que pensent tous les manifestants) parce qu'elles montrent la situation r&#233;elle dans laquelle se trouve actuellement le mouvement. D'un c&#244;t&#233;, la tension r&#233;elle que ressentent les gens se manifeste par l'organisation de mobilisations dans les rues du centre d'Ath&#232;nes presque chaque jour par des enseignants, des ch&#244;meurs du secteur public, des retrait&#233;s etc., de l'autre, la situation dans le milieu du travail (et notamment dans le secteur priv&#233;) est bien diff&#233;rente. La col&#232;re et la rage exprim&#233;es dans la rue n'arrivent que rarement &#224; s'exprimer sur les lieux de travail, parce qu'au niveau pratique il y a plein de questions non r&#233;solues : qu'est-ce qu'on peut faire ? Comment est-ce qu'on peut lutter ?... A ce jour, les militants de gauche ou les anars n'ont pas v&#233;ritablement de r&#233;ponses, en partie parce que le mouvement &#171; a/a &#187; (anarchiste/antiautoritaire) n'a (re)d&#233;couvert le &#171; monde du travail &#187; que r&#233;cemment !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cependant, des petites luttes ont commenc&#233; &#224; appara&#238;tre. Elles sont importantes car elles ont r&#233;ussi &#224; regrouper la mobilisation et la solidarit&#233;, non seulement des militants &#171; connus &#187;, mais surtout l'implication active d'autres travailleurs et, parfois, de la soci&#233;t&#233; locale et, ainsi, &#224; emporter des victoires. A mon avis la dynamique de ces luttes est plus importante que le nombre des gens mobilis&#233;s. Pourquoi ? Parce que, quand une lutte est gagn&#233;e dans un secteur (aussi mineur soit-il), il y a d'autres personnes &#224; qui cela donne l'id&#233;e d'essayer de lutter et de s'organiser de fa&#231;on similaire. Par exemple, une lutte men&#233;e par des travailleurs d'une entreprise de saisie informatique s'est &#233;tendue &#224; une autre soci&#233;t&#233; du m&#234;me type et toutes les deux ont gagn&#233;. Une lutte contre le licenciement d'un travailleur dans une maison d'&#233;dition a r&#233;ussi &#224; mobiliser des travailleurs dans le secteur du livre (malgr&#233; les intellos bien connus qui, eux, soutenaient l'&#233;diteur) et a finalement &#233;t&#233; gagn&#233;e. M&#234;me dans la rue on commence &#224; observer quelques tendances assez remarquables : par exemple, ce n'est pas par hasard que la majorit&#233; des gens qui sont descendus dans la rue pour manifester les 05 et 20 mai ne sont pas all&#233;s dans les cort&#232;ges du GSEE, ni de l'ADEDY, ni du KKE (qui traditionnellement r&#233;unissent des milliers de manifestants) mais ont pr&#233;f&#233;r&#233; se retrouver dans ceux des syndicats de base, apparus ces deux ou trois derni&#232;res ann&#233;es et qui se sont multipli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Malheureusement, tr&#232;s peu des gens essayent d'analyser ces luttes (leurs limites, leurs probl&#233;matiques, leurs niveaux d'organisation). Ce n'est pas seulement une question de manque d'information due au fait que le grec est une langue &#171; minoritaire &#187;, ce qui ne facilite pas les &#233;changes au-del&#224; des fronti&#232;res linguistiques, mais aussi une question de manque d'analyse. Les militants en Gr&#232;ce reproduisent souvent un fatalisme en reprochant &#224; la &#171; soci&#233;t&#233; &#187; de ne pas &#171; se r&#233;volter &#187;. Je veux dire qu'ils n'essayent pas de voir les choses dans une dynamique, comme un processus. Ils imaginent que tout va se faire spontan&#233;ment, automatiquement etc. Mais, il est vrai d'autre part et heureusement qu'il commence &#224; y en avoir d'autres (je parle surtout de compagnons d'apr&#232;s D&#233;cembre et d'apr&#232;s le mouvement &#233;tudiant de 2006-2007 qui ne parlent pas la langue de bois des militants -celle des anars et autonomes y compris) qui cherchent des r&#233;ponses et qui essayent de faire un travail politique de fond. En tout cas, le probl&#232;me du manque d'infos doit aussi s'analyser comme un probl&#232;me organisationnel (m&#234;me-moi je ne trouve pas assez de temps pour &#233;crire et avant tout pour expliquer le contexte et la situation actuelle), de conception et d'analyse. Il faut sortir du hiatus entre analyse et action, autrement que, comme cela se passe actuellement, en essayant de le combler soit par l'activisme soit par la sp&#233;culation th&#233;orique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anonymos&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Anarchosyndicalisme ! n&#176;117, &#171; Printemps grec : Dans la spirale infernale du capitalisme &#187; et &#171; Printemps grec : Aux prises avec la strat&#233;gie &#233;tatique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Syndicat majoritaire, &#233;quivalent de la CGT. Son si&#232;ge avait &#233;t&#233; occup&#233; par les r&#233;volt&#233;s en d&#233;cembre 2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Syndicat du secteur public&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Comme partout dans le monde, les centrales syndicales grecques sont dans un double jeu permanent : elles sont un des outils du pouvoir pour obtenir la soumission des foules et, pour cela, elles sont oblig&#233;es de &#171; faire un petit quelque chose &#187; pour ne pas d&#233;cevoir leurs adh&#233;rents et sympathisants (ce qui leur permet de conserver leur capacit&#233; d'encadrement des foules, et donc de remplir leur r&#244;le d'outil du pouvoir).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte est un extrait d'un courrier dont l'int&#233;gralit&#233; ainsi que d'autres textes en relations avec les luttes en ce moment peuvent &#234;tre lus sur : &lt;a href=&#034;http://cnt-ait.info&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://cnt-ait.info&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Serbie : les nervis du pouvoir
</title>
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&lt;p&gt;Six anarchosyndicalistes de Belgrade ont pass&#233; presque six mois en prison sous l'accusation grotesque de &#171; Terrorisme international &#187;. Relax&#233;s de cette accusation et mis en libert&#233; provisoire, ils repasseront en proc&#232;s le 16 juin sous une inculpation &#171; all&#233;g&#233;e &#187; ! En Serbie, ce proc&#232;s constitue un enjeu de taille pour le pouvoir. Il pourrait bien tourner &#224; la d&#233;route politique de l'Etat serbe, tellement le dossier est creux et les m&#233;thodes employ&#233;es r&#233;v&#233;latrices du plus total arbitraire. Ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Justice/Injustice
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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;A la une
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot92" rel="tag"&gt;articles_a_118
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Six anarchosyndicalistes de Belgrade ont pass&#233; presque six mois en prison sous l'accusation grotesque de &#171; Terrorisme international &#187;. Relax&#233;s de cette accusation et mis en libert&#233; provisoire, ils repasseront en proc&#232;s le 16 juin sous une inculpation &#171; all&#233;g&#233;e &#187; ! En Serbie, ce proc&#232;s constitue un enjeu de taille pour le pouvoir. Il pourrait bien tourner &#224; la d&#233;route politique de l'Etat serbe, tellement le dossier est creux et les m&#233;thodes employ&#233;es r&#233;v&#233;latrices du plus total arbitraire. Ce qui ne peut que ternir l'image de &#171; d&#233;mocratie &#187; que le pouvoir cherche &#224; se donner et nuire aux &#233;normes int&#233;r&#234;ts financiers en jeu dans le processus d'int&#233;gration au sein de l'Union Europ&#233;enne actuellement en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est pourquoi les forces r&#233;actionnaires et nationalistes serbes cherchent &#224; faire taire les membres de l'ASI par une violente campagne d'intimidation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nervis du pouvoir &#224; &#171; l'oeuvre &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;j&#224; le soir de la lib&#233;ration des 6 de Belgrade, la r&#233;union et le concert de solidarit&#233; avaient d&#251; &#234;tre &#233;court&#233;s suite &#224; une agression &#224; la bombe lacrymog&#232;ne. Ensuite ce furent les affiches de menaces directes, nominatives, appos&#233;es dans le voisinage de certains compagnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les menaces deviennent maintenant des actes. Ainsi, le 14 mai, vers 23 heures, un militant a &#233;t&#233; agress&#233; par un groupe de quatre n&#233;o-nazis en plein centre-ville &#224; Belgrade. Il a re&#231;u plusieurs coups de poing au visage apr&#232;s qu'on lui eut demand&#233; s'il &#233;tait anarchiste. Quelques jours plus tard, le 22 mai vers 3 heures du matin, D.K, membre de l'Initiative anarchosyndicaliste de la ville de Novi Sad, a &#233;t&#233; &#233;galement agress&#233; par des n&#233;o-nazis dans la rue Pap Pavla. Il rentrait chez lui lorsqu'une voiture s'est arr&#234;t&#233;e &#224; ses c&#244;t&#233;s. Aux cris de &#171; mort aux antifascistes &#187; il a &#233;t&#233; frapp&#233; violemment &#224; la t&#234;te, ce qui lui a fait perdre connaissance, apr&#232;s quoi l'agresseur a continu&#233; &#224; le frapper &#224; coups de pied et de poing tandis qu'il gisait sur le sol, dans le coma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quatre autres de nos compagnons font l'objet d'un proc&#232;s politique ubuesque pour avoir &#171; fait obstruction &#224; la justice &#187; (en clair avoir brandi dans le tribunal une feuille de papier r&#233;clamant la lib&#233;ration des 6 inculp&#233;s de Belgrade).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Contrairement &#224; la volont&#233; des hi&#233;rarques serbes, toutes ces exactions ne feront pas taire nos compagnons et les anarchosyndicalistes du monde entier et leurs amis se chargent de d&#233;noncer les pratiques criminelles de l'Etat serbe et des nervis &#224; son service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En France parmi d'autres initiatives, il faut souligner l'occupation, par une dizaine de compagnons de la CNT-AIT du Centre culturel de Serbie de Paris (17 octobre). Puis, le match retour TFC-Partisans de Belgrade (3 d&#233;cembre) a donn&#233; lieu &#224; Toulouse &#224; une activit&#233; intense d'information de la population, d'autant qu'au cours du match aller, un supporter toulousain avait &#233;t&#233; assassin&#233; &#224; Belgrade par des nervis nationalistes (les m&#234;mes sinistres individus qui agressent actuellement nos compagnons). Comme nous ne confondons pas tous les supporters serbes avec les fascistes, 15 jours avant le match, nous avons appel&#233; &#224; fraterniser avec les supporters et nous nous appr&#234;tions &#224; profiter de leur venue &#224; Toulouse pour les informer massivement avec des tracts en langue serbe. Quelques jours &#224; peine avant le match, nous avons appris que le Gouvernement serbe interdisait &#224; tout supporter de se rendre &#224; Toulouse... Plus r&#233;cemment, le 3 mai, M. Batakovic, ambassadeur de Serbie, &#233;tait &#224; la Facult&#233; de Besan&#231;on pour une conf&#233;rence sur les relations diplomatiques entre les deux pays. Des compagnons ont interpell&#233; le diplomate sur la d&#233;tention abusivement longue, les tortures, la violation des droits, l'absence de preuves, la campagne m&#233;diatique calomnieuse et le soutien passif de l'&#201;tat &#224; des groupes nationalistes. Devant les arguments pertinents des compagnons, l'ambassadeur a perdu beaucoup de sa superbe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Continuer &#224; organiser la solidarit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Durant les 6 mois pass&#233;s en prison, pratiquement toujours en isolement, nos six compagnons ont subi pressions et tortures. L'un des six en a perdu l'usage de la parole (et ne peut toujours pas parler &#224; l'heure qu'il est), d'autres doivent faire face &#224; des soins m&#233;dicaux co&#251;teux. Ceux qui &#233;taient ouvriers ont &#233;t&#233; licenci&#233;s, du fait de leur emprisonnement pr&#233;ventif. Ils sont maintenant sur une &#171; liste noire &#187; qui leur rend tr&#232;s difficile de retrouver un travail. Quant aux compagnons &#233;tudiants, comme ils ont &#171; manqu&#233; &#187; la moiti&#233; de l'ann&#233;e universitaire (du fait de leur emprisonnement arbitraire...) ils sont consid&#233;r&#233;s comme redoublants, ce qui signifie qu'ils perdent le droit &#224; la gratuit&#233; des &#233;tudes. S'ils veulent continuer ils devront payer l'int&#233;gralit&#233; des frais de scolarit&#233;, (ce que leur situation personnelle ne leur permet pas) ! A cela s'ajoutent les frais des proc&#232;s. La solidarit&#233; financi&#232;re est donc de premi&#232;re importance dans cette affaire. D&#233;j&#224;, nous avons r&#233;uni plus de mille euros. Il est n&#233;cessaire de continuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui le peuvent sont invit&#233;s &#224; adresser leurs dons &#224; CNT-AIT, 108 rue Damr&#233;mont, 75018 PARIS, ch&#232;ques &#224; l'ordre de CNT-AIT (CCP : 5734845 H 020), mention &#171; Solidarit&#233; Serbie &#187; au dos.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La solidarit&#233; militante constitue le deuxi&#232;me grand axe du soutien. Tout &#233;v&#233;nement sportif, culturel, &#233;conomique, diplomatique ou autre impliquant la Serbie doit servir &#224; faire conna&#238;tre l'injustice que subissent nos compagnons. Ne laissons rien passer ! Que personne n'h&#233;site &#224; manifester sa solidarit&#233; dans la lutte pour la libert&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>QUELQUES INDICATEURS ET UN RAPPEL SUR LE CAPITALISME
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		<dc:date>2010-06-10T22:53:07Z</dc:date>
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&lt;p&gt;I- Les licenciements vont bon train depuis le d&#233;clenchement de la crise de 2008 en France. Pour l'ann&#233;e 2009, on a d&#233;nombr&#233; 700 000 nouvelles destructions d'emploi. En janvier 2010, un million de ch&#244;meurs sont arriv&#233;s en fin de droit et 600 000 d'entre eux n'ont d&#233;sormais plus gu&#232;re droit &#224; rien, vu les modalit&#233;s de calcul int&#233;grant les revenus du conjoint &#187;. Selon le BIT, le taux de ch&#244;mage devrait atteindre 10,9 % de la population active pour l'ann&#233;e 2010. Ce qui annule l'effet du papy (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I-&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les licenciements vont bon train depuis le d&#233;clenchement de la crise de 2008 en France. Pour l'ann&#233;e 2009, on a d&#233;nombr&#233; 700 000 nouvelles destructions d'emploi. En janvier 2010, un million de ch&#244;meurs sont arriv&#233;s en fin de droit et 600 000 d'entre eux n'ont d&#233;sormais plus gu&#232;re droit &#224; rien, vu les modalit&#233;s de calcul int&#233;grant les revenus du conjoint &#187;. Selon le BIT, le taux de ch&#244;mage devrait atteindre 10,9 % de la population active pour l'ann&#233;e 2010. Ce qui annule l'effet du papy boom tout comme le projet de loi dit immigration choisie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avant la crise, le capitalisme fran&#231;ais pr&#233;voyait qu'il allait manquer de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Parlons maintenant de l'explosion de la dette publique. Combien repr&#233;sente-t-elle en part du PIB (Produit int&#233;rieur brut) ? Ce n'est plus 67,5 %, ni m&#234;me 70 % (comme nous l'&#233;crivions en 2008). Pour l'ann&#233;e 2009, la dette publique est arriv&#233;e d&#233;sormais &#224; hauteur de 77,6 % du PIB. On pr&#233;voit m&#234;me qu'elle pourrait passer &#224; 83,3 % pour l'ann&#233;e 2010 et atteindre le record de 87,1 % pour l'ann&#233;e 2012 ! N'oublions pas aussi le d&#233;ficit de l'Etat qui plafonne &#224; 117,6 milliards d'Euros ; soit 81 % du d&#233;ficit public de la France qui s'estime &#224; 144,8 milliards d'euros pour l'ann&#233;e 2009. Quant &#224; l'inflation, elle devrait se situer &#224; 1,4 % pour l'ann&#233;e 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Certes, ces quelques indicateurs ne suffisent pas pour dresser un panorama assez exhaustif de l'&#233;tat de l'&#233;conomie fran&#231;aise qui est tributaire, comme chaque &#233;conomie nationale, de la marche du capitalisme. Mais ils permettent tout de m&#234;me de s'en faire une petite id&#233;e &#224; laquelle il est utile d'adjoindre un rappel sur le capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II-&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme est un mode de production qui a d&#251; d&#233;passer la reproduction simple car sa persistance aurait condamn&#233; sa propre existence. Il faut en effet saisir que le capitalisme est un rapport social fond&#233; sur le capital et le travail : d'un c&#244;t&#233; les d&#233;tenteurs des moyens de productions et de l'autre ceux qui ne disposent que de leur seule force de travail - dans la d&#233;finition classique mais qui est imparfaite aujourd'hui. Les plus perspicaces d'entre les capitalistes ont su se comporter avec retenue en ne dilapidant pas toute la plus-value pour ne satisfaire que leur jouissance imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les capitalistes doivent utiliser la plus-value dans le renouvellement des moyens de production qui s'usent quotidiennement et dans la r&#233;tribution de la force de travail afin qu'elle continue &#224; &#234;tre en tant que telle. Les capitalistes divisent ensuite la plus-value, ou plut&#244;t le produit net, en deux parties : l'une qui leur est bien affect&#233;e sous forme de rente, par exemple ; l'autre qui se change en capital additionnel s'ajoutant au capital primitif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si l'extraction de la plus-value s'accomplit dans la sph&#232;re productive, elle se concr&#233;tise dans la vente des marchandises sur le march&#233; : A &#8594; M &#8594; A' (argent - marchandise - surplus d'argent). En effet, c'est par le march&#233; que la r&#233;gulation des &#233;changes s'effectue et celui-ci n'est qu'un territoire dans lequel les marchandises circulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La fabrication des marchandises est une chose mais la vente en est une autre. C'est l&#224; que le jeu de l'offre et de la demande intervient. Cela d&#233;pend donc de l'&#233;tat du march&#233;. Car la solvabilit&#233; du march&#233; d&#233;termine en derni&#232;re instance les possibilit&#233;s de la sph&#232;re productive dans le progr&#232;s de l'accumulation. Quand il est insolvable ou satur&#233;, voire les deux en m&#234;me temps, c'est in&#233;vitablement la surproduction : le non-&#233;coulement des marchandises. Ce qui implique une baisse de la concr&#233;tisation mon&#233;taire de la plus-value. Les capitalistes disposent de moins d'argent pour investir dans le capital organique : l'accumulation fait d&#233;faut et le capital n'est plus en expansion. Si cette situation perdure, le co&#251;t du capital organique est beaucoup trop fort. Il s'ensuit une baisse du taux de profit par la suraccumulation de capital. Or la r&#232;gle d'or du capitalisme est que la rentabilit&#233; du capital doit &#234;tre assur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les capitalistes sont &#171; oblig&#233;s &#187; d&#232;s lors de comprimer le co&#251;t du capital organique en jouant sur les variables d'ajustement et de chercher des nouveaux d&#233;bouch&#233;s, s'ils veulent &#234;tre en capacit&#233; de surmonter cette difficult&#233; de la surproduction. Il faut ajouter que la concurrence aboutit &#224; l'&#233;limination des capitalistes les moins performants. Parall&#232;lement on passe du mouvement de la concentration &#224; celui de la centralisation des capitaux. Ces deux mouvements vont permettre l'av&#232;nement des multinationales qui sont le fer de lance d'un capitalisme mondialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quand le m&#233;canisme de la crise va se d&#233;clencher &#224; nouveau en 1974, le secteur public sera consid&#233;r&#233; comme un obstacle pour les deux raisons essentielles suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- le salariat d'Etat ne peut &#234;tre mis en concurrence, puisqu'il b&#233;n&#233;ficie d'un statut lui garantissant la permanence de l'emploi ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- le monopole d'Etat emp&#234;che l'accaparement de ses parts de march&#233;. Ce qui freine l'extension des multinationales ou des grands oligopoles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Avec l'appui des politiciens - peu importe qu'ils soient de droite ou de gauche - la d&#233;r&#233;gulation m&#233;thodique se met en place au fil du temps pour les besoins du march&#233; (l'AGCS, accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce et les services, par exemple). C'est tout simplement le d&#233;membrement du capitalisme monopolistique d'Etat (issu de l'apr&#232;s-guerre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Celui-ci &#233;tait en r&#233;alit&#233; une &#233;conomie mixte dans laquelle la nationalisation d'une partie du secteur priv&#233; intervenait pour pallier les d&#233;ficiences de ce secteur. Le financement &#233;tait assur&#233; par les imp&#244;ts ou les emprunts : c'est miser sur la dette publique et son corollaire, l'inflation, qui se r&#233;percute sur la consommation. Le secteur public et le secteur priv&#233; ont pu coexister dans la mesure o&#249; le premier n'arrivait pas &#224; asseoir son h&#233;g&#233;monie. Si le contraire s'&#233;tait r&#233;alis&#233;, le capitalisme d'Etat aurait &#233;t&#233; de mise, comme ce fut le cas dans les anciens pays du bloc de l'Est (ceci dit, pour d'autres raisons). Ainsi, le secteur public s'est av&#233;r&#233; &#234;tre utile aux capitalistes en rem&#233;diant &#224; l'&#233;poque au d&#233;faut de l'accumulation et de la rentabilit&#233; du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ensuite, l'Etat va d&#233;cider de restructurer l'appareil productif du secteur public ou de le privatiser. Petit &#224; petit, l'&#233;difice se r&#233;duira comme une peau de chagrin : poste, transport ferroviaire et &#233;ducation nationale. Toutefois, l'intervention de l'Etat (comme garant de l'ensemble de la structure sociale) est toujours la bienvenue, sans compter la manne des collectivit&#233;s, pour les banques et les actionnaires. C'est l&#224; justement qu'interviennent tous les fonds publics ou priv&#233;s ainsi que le cr&#233;dit pourrait-on dire ! Ceux-ci permettent de compenser le d&#233;faut de l'accumulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une autre solution pour r&#233;soudre le d&#233;faut de l'accumulation est de recourir &#224; l'emprunt d'argent, notamment par le cr&#233;dit qui se rembourse contre des int&#233;r&#234;ts et dont les taux peuvent fluctuer. Mais cela s'incorpore dans le prix de la marchandise. Pour rester comp&#233;titif et faire face &#224; des co&#251;ts de production trop grandissants, voire rem&#233;dier &#224; la faible productivit&#233;, les capitalistes modifient la composition du capital organique gr&#226;ce &#224; l'innovation de proc&#233;d&#233;s techniques et scientifiques, en accroissant sa partie constante au d&#233;triment de celle qui est variable (3 pour 1, par exemple). En cons&#233;quence, l'arm&#233;e de r&#233;serve grossit - ou, pour reprendre l'expression usuelle, le ch&#244;mage - qui est inh&#233;rent au mode de production capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les capitalistes l'utilisent comme arme de pacification puisque la crainte du licenciement facilite la soumission chez les exploit&#233;s. Cela contribue &#224; rendre plus difficile, voire emp&#234;cher, toute irruption de la combativit&#233;, sans oublier que les capitalistes savent entretenir sciemment le clivage entre la force de travail qui est active et celle qui est inactive. Les capitalistes peuvent avoir ainsi le champ libre pour intensifier les gains de productivit&#233; et d&#233;grader les conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cela dit, l'arm&#233;e de r&#233;serve est h&#233;t&#233;rog&#232;ne dans sa composition et on peut distinguer plusieurs r&#233;giments : - celui qui est constitu&#233; par les pr&#233;caires, notamment les int&#233;rimaires. Son d&#233;veloppement a &#233;t&#233; assez important jusqu'au d&#233;clenchement de la crise de 2008. Consacre-t-il une modification du salariat (22 950 000 de personnes pour l'ann&#233;e 2006) dans sa forme traditionnelle ? (La notion de pr&#233;cariat fait couler de l'encre et nous devons la manier avec beaucoup de prudence) ; - celui qui est plac&#233; temporairement en stage ou formation en tout genre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- celui qui est en attente de mobilisation mais que Police Emploi soumet &#224; une pression morale continuelle (&#233;viter qu'il en arrive &#224; concevoir l'id&#233;e de d&#233;serter) ;&lt;br class='autobr' /&gt; - celui qui est estim&#233; us&#233;, voire trop d&#233;labr&#233; et purement mis de c&#244;t&#233; (les inemployables).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III-&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le capitalisme est une structure sociale qui est r&#233;gie par ses lois propres et c'est bien pour &#231;a que toute pr&#233;tention &#224; vouloir le r&#233;former est grotesque puisque pr&#233;cis&#233;ment il y a un lien &#233;troit entre l'accumulation du capital d'un c&#244;t&#233; et l'accumulation de la mis&#232;re de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D'autre part, la crise de 2008 (comme toute crise) ne fait qu'illustrer que le capitalisme se meut dans une logique contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Posons nous alors ces deux questions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- la crise de 2008 est-elle une crise cyclique classique dans la mesure o&#249; le capital peut reprendre son expansion ou est-elle au contraire plus profonde, &#224; l'instar de celle de 1929, qui a &#233;t&#233; suivie de la Grande d&#233;pression des ann&#233;es 30) ? &lt;br class='autobr' /&gt; - la crise de 2008 pr&#233;figure-t-elle un regain de la lutte de classes ? C'est &#224; quoi il faut travailler car pour un r&#233;volutionnaire s&#233;rieux et a fortiori anarchosyndicaliste, il s'agit d'&#339;uvrer au d&#233;passement du capitalisme par sa destruction. Telle est la n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Anton, CNT-AIT Caen&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Avant la crise, le capitalisme fran&#231;ais pr&#233;voyait qu'il allait manquer de bras par le simple jeu d&#233;mographique, d'o&#249; la mise en chantier de ce projet de loi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Mis&#232;re du n&#233;ologisme, n&#233;ologisme de la mis&#232;re
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Voici &#224; peine quelques ann&#233;es, lorsque la grande vague des &#233;meutes de banlieue s'est produite, toute la classe politique - extr&#234;me-gauche et libertaires compris - s'est retrouv&#233;e largement unie pour d&#233;nier aux actes des jeunes r&#233;volt&#233;s toute port&#233;e politique (voir encadr&#233; : &#171; Petit floril&#232;ge sur la r&#233;volte des banlieues &#187;). Aujourd'hui, le soi-disant d&#233;bat du gouvernement sur l'identit&#233; nationale - qui est en fait une campagne de propagande raciste aussi haineuse que sournoise - a r&#233;ussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici &#224; peine quelques ann&#233;es, lorsque la grande vague des &#233;meutes de banlieue s'est produite, toute la classe politique - extr&#234;me-gauche et libertaires compris - s'est retrouv&#233;e largement unie pour d&#233;nier aux actes des jeunes r&#233;volt&#233;s toute port&#233;e politique (voir encadr&#233; : &#171; Petit floril&#232;ge sur la r&#233;volte des banlieues &#187;). Aujourd'hui, le soi-disant d&#233;bat du gouvernement sur l'identit&#233; nationale - qui est en fait une campagne de propagande raciste aussi haineuse que sournoise - a r&#233;ussi &#224; polariser les esprits sur le port d'attributs vestimentaires &#224; vocation religieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; l'islamophobie &#187;, un concept bien fumeux !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les m&#234;mes causes produisant les m&#234;mes effets, voici qu'apr&#232;s n'avoir rien compris &#224; l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent (ou l'avoir compris &#224; retardement), la pauvret&#233; de r&#233;flexion, la condescendance voil&#233;e, l'incapacit&#233; &#224; saisir les enjeux soci&#233;taux qui font flor&#232;s dans les milieux libertaires et gauchistes conduisent une partie de cette militance &#224; enfourcher le cheval de bataille de la &#171; lutte contre l'islamophobie &#187;. Ces militants justifient leur &#233;trange position par un &#171; raisonnement &#187; qui voudrait que les capacit&#233;s de critique soient diff&#233;rentes suivant les couches sociales ou les zones g&#233;ographiques dans lesquelles on &#233;volue ! R&#233;unis sous la banni&#232;re du vieux Marx, les voici qui &#233;tablissent plus ou moins clairement une corr&#233;lation entre une situation mat&#233;rielle ou g&#233;ographique donn&#233;e (en l'occurrence, le fait d'habiter &#171; les quartiers &#187; ou d'&#234;tre &#171; arabe &#187;) et l'impossibilit&#233; de toute critique anti-religieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est ainsi que, commentant la c&#233;l&#232;bre formule selon laquelle la religion est l'opium du peuple, ils peuvent &#233;crire, dans le &#171; Forum des marxistes r&#233;volutionnaires &#187;, dans &#171; CCC Forum &#187; ou bien sur le site de l'OCL (Organisation communiste libertaire) : &#171; Avant de dire qu'elle est &#8216;l'opium du peuple', Marx avait pris soin de pr&#233;ciser dans le m&#234;me paragraphe : &#8216;La mis&#232;re religieuse est, d'une part, l'expression de la mis&#232;re r&#233;elle et, d'autre part, la protestation contre la mis&#232;re r&#233;elle.&#8200;La religion est le soupir de la cr&#233;ature accabl&#233;e par le malheur,&#8200;l'&#226;me d'un monde sans coeur,&#8200;de m&#234;me qu'elle est l'esprit d'une &#233;poque sans esprit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le lyrisme de la citation ne doit pas cacher le fond de la pens&#233;e. Ce que nous disent les nouveaux ex&#233;g&#232;tes de Marx, c'est que d'apr&#232;s eux, le d&#233;terminisme social est pratiquement absolu en mati&#232;re de religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La &#171; cr&#233;ature &#187; (le choix d'un vocable religieux pour d&#233;signer l'ouvri&#232;re, le ch&#244;meur, l'employ&#233;, la retrait&#233;e... n'est pas innocent) quand elle parvient &#224; soupirer (ce qui est le maximum qu'elle puisse faire, incapable de penser comme elle le serait !) ne peut qu'exprimer une sottise : un &#233;lan religieux. A ce d&#233;terminisme social aussi ha&#239;ssable qu'erron&#233;, nos modernes marxistes en ajoutent un, plus stupide encore s'il &#233;tait possible : un d&#233;terminisme &#171; ra-cial &#187;, selon lequel &#171; arabe &#187; &#233;gale n&#233;cessairement &#171; musulman &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette position politique n'est en r&#233;alit&#233; qu'une expression de la condescendance de ceux qui, s'estimant sup&#233;rieurs, pensent que les &#171; cr&#233;atures &#187; de banlieue, ces grandes na&#239;ves, ne peuvent faire autrement que de croire en une religion, tout comme les grandes personnes responsables pensent que les petits enfants doivent croire au P&#232;re No&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cela serait de peu d'importance si leur discours ne contribuait pas &#224; convaincre les &#171; cr&#233;atures &#187; en question de l'impossibilit&#233; o&#249; elles seraient &#224; se penser autrement, &#224; devenir autre chose, &#224; gagner en discernement et, par voie de cons&#233;quence, &#224; se lib&#233;rer par elles-m&#234;mes ; si cela ne venait &#224; l'appui des courants les plus r&#233;trogrades, les plus liberticides, les plus oppressifs (pour les femmes mais aussi pour les hommes et les enfants) qui se voient renforc&#233;s dans leurs discours et leur pratiques et qui trouvent dans ces suppl&#233;tifs d'utiles compagnons de route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais, citation de papa Marx ou pas, l'histoire de la critique religieuse montre qu'ils sont dans l'erreur, une fois de plus. Pour notre part, nous affirmons avec force que les capacit&#233;s de cr&#233;ation et de critique (y compris en mati&#232;re religieuse) sont de tous les temps et de tous les lieux. Il n'y a pas de cat&#233;gories sociales, &#171; ethniques &#187; ou g&#233;ographiques plus aptes que d'autres &#224; la r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Universalisme antireligieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; Si les chevaux avaient eu des dieux, il y a fort a parier qu'ils auraient pris l'apparence chevaline &#187;. En &#233;crivant cette phrase iconoclaste, X&#233;nophane de Colophon signifiait 500 ans avant JC combien les dieux sont une production imaginaire de l'&#234;tre humain. Si les dieux sont pure imagination, alors les religions ne sont que mensonges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette puissante critique &#233;manait d'un courant philosophique qui se situait de part et d'autres de la mer Eg&#233;e, autrement dit autant en Asie qu'en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En plein Moyen-&#226;ge, alors que l'obscurantisme religieux battait son plein en Occident et que les b&#251;chers de l'Inquisition n'en finissaient pas d'immoler des h&#233;r&#233;tiques, la r&#233;-flexion antireligieuse se renforcera encore en Orient. Quinze si&#232;cles apr&#232;s X&#233;nophane, c'est Abou Ab Al Maari, vivant en Syrie et donc en pleine terre d'Islam, qui &#233;crivait ces vers dignes des Lumi&#232;res (qui ne brilleront en Occident qu'au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les habitants de la Terre se &lt;br class='autobr' /&gt;
divisent en deux &lt;br class='autobr' /&gt;
Ceux qui ont de l'esprit mais pas de religion &lt;br class='autobr' /&gt;
Et ceux qui ont une religion mais pas d'esprit &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces vers ont &#233;t&#233; traduits par Adonis, un autre po&#232;te syrien. Ils sont cit&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avouez qu'&#224; c&#244;t&#233; de l'universalisme des &#171; habitants de la Terre &#187; d'Abou Ab Al Maari, les &#171; cr&#233;atures &#187; de Marx font p&#226;le figure ! C'est dans cette civilisation humaine, celle des &#171; habitants de la Terre &#187;, qui se construit par des apports et des relais successifs ind&#233;pendants de toute position g&#233;ographique ou sociale que nous nous reconnaissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Contrairement &#224; ce que l'on voudrait nous faire croire, il n'y a pas une mani&#232;re de penser qui serait sp&#233;cifiquement occidentale et une autre qui serait sp&#233;cifiquement orientale. Cette volont&#233; de r&#233;duire la culture humaine en morceaux afin d'en attribuer chaque partie &#224; un territoire donn&#233; - dont elle serait caract&#233;ristique - est particuli&#232;rement fausse, y compris sur ce point tr&#232;s d&#233;licat des croyances, mais elle est dominante dans notre soci&#233;t&#233; essentiellement pour deux raisons :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En politique ext&#233;rieure cette division fabriqu&#233;e de toutes pi&#232;ces a &#233;t&#233; le pr&#233;texte de nombreuses guerres qui, sous couvert de d&#233;fense de la foi, n'&#233;taient que rapines et conqu&#234;tes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur le plan int&#233;rieur, le pouvoir tire profit de ce morcellement de la pens&#233;e puisqu'il lui permet d'avoir recours aux sempiternelles strat&#233;gies de division au sein m&#234;me de la population qu'il exploite.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;ologisme pour n&#233;ologisme, le pouvoir n'est pas islamophobe mais paup&#233;rophobe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faut constater que l'emploi, &#224; tort et &#224; travers, du terme islamophobe n'aide pas &#224; combattre cette entreprise de falsification. Bien au contraire, il nous ram&#232;ne aux pr&#233;jug&#233;s et strat&#233;gies de l'id&#233;ologie dominante. Selon la signification que lui donnent certains de ceux qui l'utilisent (&#224; l'extr&#234;me-gauche et chez les libertaires), se battre contre l'islamophobie, reviendrait &#224; &#234;tre solidaire des exploit&#233;s. Cette correspondance invoqu&#233;e entre un fait social (&#234;tre exploit&#233;) et un fait religieux (&#234;tre musulman) est &#233;videmment fausse : il y a des musulmans dans les rangs des exploiteurs et tous les exploit&#233;s (m&#234;me &#171; arabes &#187;) ne sont pas musulmans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Plus grave encore, elle participe de la m&#234;me d&#233;marche que celle qui attribue &#224; chaque morceau de terre une fa&#231;on sp&#233;cifique de penser. Cette ad&#233;quation g&#233;ographique est sous-entendue en permanence dans les discours sur la banlieue et l'islam... quand elle n'est pas clairement pos&#233;e par le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), lors des derni&#232;res &#233;lections r&#233;gionales par exemple, avec sa candidate en foulard aussit&#244;t &#233;rig&#233;e en &#171; repr&#233;sentante des quartiers &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce n'est rien d'autre que la reprise de la mystification du &#171; choc des civilisations &#187; &#224; l'&#233;chelle d'un pays. Au travers du fracas m&#233;diatique sur &#171; le voile &#187; comme dans la r&#233;ponse produite avec un terme aussi confus que celui &#171; d'islamophobie &#187;, tout un chacun est somm&#233; de se ranger d'un c&#244;t&#233; ou de l'autre. Cette fa&#231;on de forcer les populations &#224; prendre parti pour des camps artificiellement cr&#233;&#233;s (nationalistes, r&#233;gionalistes ou religieux) n'est pas nouvelle, mais elle est particuli&#232;rement bien venue pour un capitalisme en crise. C'est l'organisation de la guerre civile (pour l'instant, de basse intensit&#233;) pour mieux se prot&#233;ger de ce dont le Pouvoir &#224; peur. Car, les ma&#238;tres du moment, si d&#233;natur&#233;s qu'ils soient, savent qu'ils sont dans la situation de celui qui bat quotidiennement son chien : il sait que ce dernier finira par le mordre, mais il ne sait pas quand... Ils savent aussi qu'entretenir la confusion, retarde le moment de la morsure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce qui fait peur au Pouvoir, ce n'est pas la fa&#231;on dont on s'habille pour &#171; protester contre la mis&#232;re &#187;, ce qui lui fait peur, c'est que nous nous organisions pour lutter contre l'injustice et la violence du capitalisme. Autrement dit, ce qui fait peur au Pouvoir, ce n'est pas l'Islam (lequel s'accommode fort bien du pouvoir et r&#233;ciproquement, comme c'est le cas dans de nombreux pays de la plan&#232;te), ce sont les pauvres quand ils s'organisent en tant que classe ! C'est pourquoi le pouvoir n'est pas islamophobe, il est paup&#233;rophobe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juan Pueblo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ces vers ont &#233;t&#233; traduits par Adonis, un autre po&#232;te syrien. Ils sont cit&#233;s dans &#171; Les croisades vues par les arabes &#187;, remarquable ouvrage de l'&#233;crivain libanais Amin Maalouf, dans lequel on trouve &#233;galement la r&#233;f&#233;rence &#224; un autre incroyant c&#233;l&#232;bre, le persan Omar Kayyam.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La clinique du Pont des Chaumes
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;La clinique du Pont des Chaumes est une institution &#224; Montauban, l'un des principaux employeurs de la ville. Depuis sa cr&#233;ation, elle n'a jamais connue de mouvement social et les patrons sont fiers de le dire. &lt;br class='autobr' /&gt; Pourtant depuis plusieurs ann&#233;es, un profond malaise se d&#233;veloppe au sein du personnel, les salari&#233;s voient se d&#233;grader leurs conditions de travail, doivent supporter en silence les insultes et les brimades de certains m&#233;decins, et tout cela pour des salaires de mis&#232;re. Alors que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La clinique du Pont des Chaumes est une institution &#224; Montauban, l'un des principaux employeurs de la ville. Depuis sa cr&#233;ation, elle n'a jamais connue de mouvement social et les patrons sont fiers de le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant depuis plusieurs ann&#233;es, un profond malaise se d&#233;veloppe au sein du personnel, les salari&#233;s voient se d&#233;grader leurs conditions de travail, doivent supporter en silence les insultes et les brimades de certains m&#233;decins, et tout cela pour des salaires de mis&#232;re. Alors que leur pouvoir d'achat diminue sans cesse, les salari&#233;s voient bien que les b&#233;n&#233;fices de la clinique ne cessent d'augmenter (les superbes voitures align&#233;es sur le parking des m&#233;decins et des actionnaires en t&#233;moignent). Rien d'&#233;tonnant donc, &#224; ce que, malgr&#233; l'absence de culture de lutte, lors d'une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale le 17 mars &#224; laquelle participe la quasi totalit&#233; du personnel, une gr&#232;ve soit vot&#233;e tr&#232;s largement &#224; mains lev&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les revendications sont claires : am&#233;lioration des conditions de travail (fin des brimades....), paiement d'un treizi&#232;me mois pour tous (ou 8,33% d'augmentation des salaires), suppression des trois jours de carence. Un pr&#233;avis est envoy&#233; et le 22 mars, 98% des salari&#233;s se retrouvent, tous unis et plein d'entrain sur le parking devant la clinique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En r&#233;ponse, la direction montrant son m&#233;pris du personnel et des patients (en pareil cas, la loi pr&#233;voit la fermeture de l'&#233;tablissement et le transfert des patients pour garantir leur s&#233;curit&#233;) r&#233;quisitionne plus de cent employ&#233;s, esp&#233;rant ainsi casser le mouvement. Cette man&#339;uvre, ill&#233;gale &#233;choue devant la d&#233;termination des gr&#233;vistes. Dans le m&#234;me temps, la CGT obtenait gr&#226;ce &#224; une intervention juridique intensive, la fermeture administrative de la clinique. Sur la lanc&#233;e de ce succ&#232;s, les drapeaux de la CGT se mettent &#224; fleurir autour de l'&#233;tablissement bien que la CGT ne syndique &#224; ce moment qu'environ 1 % des salari&#233;s... D&#233;s lors, les gr&#233;viste allaient se partager entre deux mani&#232;res de lutter, deux conceptions : d'une part ceux qui voulaient une lutte dirig&#233;e, encadr&#233;e par la f&#233;d&#233;ration CGT, avec ses drapeaux, ses tam-tam.... et d'autre part ceux qui, confiants en leur propre force, voulaient une lutte auto-organis&#233;e par les gr&#233;vistes d&#233;cidant d&#233;mocratiquement leurs actions, leurs slogans etc. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, cette tendance imposa, la rotation des mandat&#233;s pour n&#233;gocier avec la direction aux cot&#233;s des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au fur et &#224; mesure que la direction s'arcboutait dans son refus de c&#233;der aux revendications, le foss&#233; entre ces deux courants ne cessa de se creuser. Cette opposition trouva son &#233;pilogue dans la derni&#232;re semaine de la gr&#232;ve : fid&#232;le &#224; sa strat&#233;gie, la CGT obtint la nomination d'une m&#233;diatrice et de pouvoir n&#233;gocier en se d&#233;clarant seule repr&#233;sentante des salari&#233;s. Le compromis obtenu (conditions de travail ???, une prime r&#233;partie sur 3 ans au lieu du 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois - et apr&#232;s ???-, suppression d'un jour de carence) pr&#233;sent&#233; aux gr&#233;vistes apr&#232;s bien des d&#233;bats, fut accept&#233;, la mort dans l'&#226;me par 169 salari&#233;s. 149 le refus&#232;rent cat&#233;goriquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Malgr&#233; cela, apr&#232;s 19 jours de gr&#232;ve, de d&#233;bats intenses, de pratiques solidaires et d&#233;mocratiques, rien ne sera plus comme avant : un puissant sentiment de solidarit&#233; s'est cr&#233;&#233; entre les salari&#233;s. Nombreux parmi eux, sont ceux qui pour la premi&#232;re fois ont d&#233;couvert le sens du mot solidarit&#233;, le plaisir de r&#233;fl&#233;chir, d&#233;cider et agir d&#233;mocratiquement, sans chef, sans contrainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il appartient, aujourd'hui, aux salari&#233;s de la clinique du Pont de Chaume, et &#224; eux seuls, de faire en sorte que cette belle aventure continue. Face aux strat&#233;gies r&#233;pressives, que la direction semble vouloir mettre en place, la solidarit&#233; des salari&#233;s est plus que jamais n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des salari&#233;s de la clinique Pont des Chaumes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>les retraites : un vrai &#171; faux probl&#232;me &#187;
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, nous sommes soumis &#224; un matraquage m&#233;diatique qui a pour but de faire int&#233;grer &#224; toute la population une seule et m&#234;me rengaine : du fait de l'allongement de l'esp&#233;rance de vie (fort in&#233;galement r&#233;partie d'ailleurs, mais cela n'int&#233;resse personne), du fait de la concurrence internationale, du fait de tant d'autres choses, notre syst&#232;me de retraites va &#224; l'asphyxie, il ne sera plus possible de payer, etc., etc. Une simple observation de la r&#233;alit&#233; &#233;conomique montre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, nous sommes soumis &#224; un matraquage m&#233;diatique qui a pour but de faire int&#233;grer &#224; toute la population une seule et m&#234;me rengaine : du fait de l'allongement de l'esp&#233;rance de vie (fort in&#233;galement r&#233;partie d'ailleurs, mais cela n'int&#233;resse personne), du fait de la concurrence internationale, du fait de tant d'autres choses, notre syst&#232;me de retraites va &#224; l'asphyxie, il ne sera plus possible de payer, etc., etc. Une simple observation de la r&#233;alit&#233; &#233;conomique montre que ces longs et pr&#233;tentieux discours constituent purement et simplement une manipulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En effet, le probl&#232;me de base, c'est de savoir &#224; qui vont les &#171; b&#233;n&#233;fices &#187; d&#233;gag&#233;s par toutes les activit&#233;s de production (ce qu'on appelle en gros en langage &#233;conomique la &#171; plus-value &#187; ou la &#171; valeur ajout&#233;e &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;les chiffres parlent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or, sur ce plan, les chiffres parlent. Voici ce qu'ils disent.&#8200;Citons un document incontest&#233; du tr&#232;s officiel INSEE (Institut national de la statistique et des &#233;tudes &#233;conomiques)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le partage de la valeur ajout&#233;e en France, 1949-2007 &#187;, P-A Pionnier, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : en 1981, les trois quarts (74 % exactement) de la cr&#233;ation de richesse produite en France allaient aux salari&#233;s. En 2009, ce&#8200;pourcentage &#233;tait tomb&#233; &#224; 65&#8200;% !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est donc simple : la part de la production que les travailleurs re&#231;oivent a diminu&#233; de presque 10 % en moins de trente ans. Cela repr&#233;sente des sommes fabuleuses qui permettraient &#224; elles seules de r&#233;gler &#171; le probl&#232;me des retraites &#187; si on le voulait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En effet, en France pour la seule ann&#233;e 2009, la valeur ajout&#233;e produite a &#233;t&#233; de 1 434 milliards d'euros. Si la r&#233;partition s'&#233;tait faite dans les m&#234;mes proportions qu'en 1981, 1&#8200;061 milliards d'euros auraient d&#251; aller dans la poche des salari&#233;s. Dans la r&#233;alit&#233;, ils n'ont re&#231;u que 932 milliards, soit une perte pour eux de 129 milliards. Ce qui est tr&#232;s sup&#233;rieur aux 100 milliards d'euros de d&#233;ficit pr&#233;vu &#171; pour le d&#233;ficit des retraites &#187; par le gouvernement &#224; l'&#233;ch&#233;ance 2050. Autrement dit, il suffirait de reprendre dans les b&#233;n&#233;fices des patrons et des actionnaires la part suppl&#233;mentaire de ce qu'ils nous volent annuellement (par rapport &#224; 1981, &#233;poque &#224; laquelle ils ne se g&#234;naient d&#233;j&#224; pas pour nous plumer) pour r&#233;gler d&#233;finitivement le probl&#232;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce simple calcul, peu de gens le font, tant &#224; gauche qu'&#224; droite. A droite, on les comprend.&#8200;A gauche aussi, car la chute de la part des salari&#233;s s'est essentiellement produite de 1983 &#224; 1987, c'est-&#224;-dire pour l'essentiel sous un gouvernement de gauche (soutenu par les socialistes, les communistes et autres verts).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On comprend pourquoi les socialistes pr&#233;f&#232;rent regarder ailleurs quand il s'agit de proposer des solutions au probl&#232;me des retraites : ils devraient commencer par faire leur autocritique ! Peu d&#233;sireux de la faire, ils se placent d&#233;lib&#233;r&#233;ment sur le terrain de la droite, et cherchent &#224; nous convaincre qu'il est indispensable de travailler plus longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si ce n'&#233;tait une arnaque tr&#232;s p&#233;nible pour tous les salari&#233;s, il serait amusant de constater que, dans une p&#233;riode de ch&#244;mage de masse pour la jeunesse, le gouvernement cherche &#224; maintenir de force au travail les personnes de plus de 60 ans, dont certaines (b&#226;timent, agriculture, m&#233;tallurgie, sant&#233;,...) arrivent d&#233;j&#224; &#233;puis&#233;es &#224; cette premi&#232;re limite ! Ce qui montre qu'on est ici non dans une logique &#233;conomique impos&#233; par le &#171; besoin &#187; mais dans un discours purement id&#233;ologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le probl&#232;me des retraites, c'est notre &#233;chec dans la lutte des classes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La r&#233;partition actuelle de la valeur ajout&#233;e montre que la victoire de Mitterrand en 1981 a constitu&#233; une grande d&#233;faite pour les travailleurs. Ce que toute la classe politique de gauche a pr&#233;sent&#233; comme une lib&#233;ration, s'est av&#233;r&#233; &#234;tre la plus grande escroquerie que les poss&#233;dants aient organis&#233; contre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Constater que la part des salaires dans la valeur ajout&#233;e, s'est effondr&#233;e de 1983 &#224; 1987 (et n'a pas r&#233;cup&#233;r&#233; depuis), c'est une autre fa&#231;on de constater que l'exploitation s'est faite plus forte. En effet, les travailleurs, qu'ils soient dans le secteur des biens ou celui des services, produisent 100&#8200;% de la richesse par leur travail (et non une simple part comme le pr&#233;tendent les &#233;cono-cr&#233;tins qui enseignent l'&#233;conomie dans les facult&#233;s), et une partie de celle-ci est vol&#233;e par le patron. Plus la part vol&#233;e par le patron est grande, plus forte est l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour les retraites, il ne s'agit donc pas d'un probl&#232;me d&#233;mographique comme &#171; on &#187; nous le dit &#224; la quasi-unanimit&#233;, mais bien d'un probl&#232;me politique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Outre le gouvernement, le parlement, les m&#233;dias et les partis politiques, d'autres com&#233;diens sont dans la danse : les centrales syndicales. Tout comme les &#171; forces politiques de gauche &#187;, elles sont partie prenante dans cette vaste escroquerie et, faites leur confiance, elles vont remplir leur mission encore mieux que d'habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Apr&#232;s avoir fait semblant d'ergoter sur des d&#233;tails, elles sont en train d'organiser un enterrement de premi&#232;re classe pour un mouvement qui n'a m&#234;me pas commenc&#233; ! Le tout sur fond de &#171; n&#233;gociations &#187; interminables (histoire d'endormir le public) avec le patronat et l'Etat, n&#233;gociations dont pas grand chose ne transpire. Pour une raison &#233;galement simple : les centrales syndicales sont l&#224; simplement pour &#171; accompagner &#187; l'&#233;tranglement progressif des retraites.&#8200;Elles jouent le jeu de ces psychologues que le pouvoir se d&#233;p&#234;che d'envoyer sur les lieux de chaque catastrophe : vous faire accepter ce qui s'est pass&#233; (car &#171; on n'y peut rien &#187;, n'est-ce pas, ma pauvre dame ?), sans que vous vous posiez trop de questions sur les responsabilit&#233;s et surtout en vous enlevant toute envie d'agir contre les responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est comme cela qu'il faut comprendre la promenade nationale que les syndicats viennent d'organiser dans une assez belle unanimit&#233; ce 27 mai, afin que les plus cr&#233;dules continuent &#224; croire qu'ils servent &#224; quelque chose. Avec les examens (pour les &#233;tudiants) et les vacances (pour ceux qui peuvent se les payer) qui approchent, les bureaucrates esp&#232;rent bien que ce mouvement ne prendra pas, et que cette manif aura pour toute fonction celle de l'os en plastique que l'on jette &#224; un chiot pour tromper son impatience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;les syndicats ne capituleront pas car ils ont d&#233;j&#224; n&#233;goci&#233;&lt;br class='autobr' /&gt; M&#234;me si par hypoth&#232;se leur base les poussait (ce qui est l'esp&#233;rance illusoire des gauchistes et libertaires syndiqu&#233;s &#224; la CGT, &#224; la CFDT, &#224; Solidaires, FO et autres UNSA), m&#234;me si dans ce cas elles &#233;taient oblig&#233;es d'aller un petit peu plus loin, elles ont, par avance, non pas capitul&#233; (ce qui supposerait au d&#233;part une volont&#233; de se battre) mais n&#233;goci&#233; les privil&#232;ges individuels de leurs bureaucraties contre les retraites de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'affaire des retraites d&#233;montre avec force combien la strat&#233;gie adopt&#233;e majoritairement par les militants et organisations libertaires depuis des d&#233;cennies et qui consiste &#224; se syndiquer dans les &#171; grandes centrales &#187; &#171; parce que c'est l&#224; o&#249; sont les travailleurs &#187; jointe &#224; la pratique de ces m&#234;mes libertaires de co-signer avec les syndicats des tracts et autres appels, de participer &#224; leurs d&#233;fil&#233;s et rassemblements... constitue une erreur tragique.&#8200;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ceux qui ont jou&#233; (et continuent de jouer) cette carte se sont non seulement jet&#233;s tous seuls dans la gueule du loup, mais, en servant de faire-valoir &#224; ses organisations ils ont largement contribu&#233; &#224; rendre impossible &#224; ce jour l'&#233;mergence d'une v&#233;ritable organisation autonome de la classe exploit&#233;e qui aurait &#233;t&#233; bien utile dans les circonstances actuelles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les militants de la CNT-AIT n'ont pas arr&#234;t&#233; de r&#233;p&#233;ter cette &#233;vidence sans trop de succ&#232;s &#224; ce jour.&#8200;Peut-&#234;tre la d&#233;route qui s'annonce dans la &#171; bataille &#187; des retraites constituera-t-elle pour cette militance l'&#233;lectrochoc qui l'am&#232;nera &#224; remettre en cause des pratiques socialement suicidaires ? Nous ne pouvons que l'esp&#233;rer et, pour notre part, nous ne cesserons de travailler au d&#233;veloppement des capacit&#233;s d'autoorganisation et de lutte de tous les exploit&#233;s, avec la conviction qu'au vu de ce qui se passe et de ce qui se pr&#233;pare, ce n'est pas simplement les retraites qu'il faut d&#233;fendre dans un mouvement de r&#233;sistance contre l'aggravation de l'exploitation et de la mis&#232;re, mais bien ce syst&#232;me &#233;conomique et politique qu'il faut mettre par terre et remplacer de fond en comble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Economicus Simplex&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Le partage de la valeur ajout&#233;e en France, 1949-2007 &#187;, P-A Pionnier, disponible sur le site de l'INSEE.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>EMILE TRAV&#201;
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&lt;p&gt;Emile Trav&#233;, lutteur acharn&#233; de l'Id&#233;al, nous a quitt&#233;. N&#233; en Espagne vers 1915, travailleur du textile d&#232;s 14 ans il milite &#224; la CNT. Pendant la r&#233;volution, il int&#232;gre la Colonne Durruti. Pass&#233; en France avec la retirada, il est intern&#233; dans divers camps de concentration de la R&#233;publique fran&#231;aise. Pendant l'occupation il participe &#224; la R&#233;sistance et prend part en 1945 aux combats pour r&#233;duire les derni&#232;res poches nazies de l'Atlantique. Il &#233;tait alors membre du Bataillon Libertad, presque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique46" rel="directory"&gt;De la R&#233;volution espagnole (1936)
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot92" rel="tag"&gt;articles_a_118
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Emile Trav&#233;, lutteur acharn&#233; de l'Id&#233;al, nous a quitt&#233;. N&#233; en Espagne vers 1915, travailleur du textile d&#232;s 14 ans il milite &#224; la CNT. Pendant la r&#233;volution, il int&#232;gre la Colonne Durruti. Pass&#233; en France avec la retirada, il est intern&#233; dans divers camps de concentration de la R&#233;publique fran&#231;aise. Pendant l'occupation il participe &#224; la R&#233;sistance et prend part en 1945 aux combats pour r&#233;duire les derni&#232;res poches nazies de l'Atlantique. Il &#233;tait alors membre du Bataillon Libertad, presque enti&#232;rement compos&#233; de libertaires espagnols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En 1946, il participe &#224; la cr&#233;ation de la CNT-AIT fran&#231;aise dont il allait &#234;tre nomm&#233; secr&#233;taire, tout en continuant &#224; militer &#224; la CNT espagnole de l'exil. Dans les ann&#233;es 1960-1970 il profita de ses voyages pour &#171; affaires de famille &#187; &#224; Rubi pour assurer des contacts avec les compagnons de l'int&#233;rieur. Apr&#232;s la mort de Franco, il s'oppose &#224; la transformation de la CNT espagnole de l'exil en une r&#233;gionale de l'ext&#233;rieur, qui pour lui n'avait alors plus de sens, et ne milita plus d&#232;s lors qu'&#224; la CNT-AIT fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais, Emile, c'&#233;tait avant tout une personnalit&#233; enti&#232;re, g&#233;n&#233;reuse et chaleureuse. Je me souviens de notre premi&#232;re rencontre. Nous &#233;tions en 1996, dans le bus lou&#233; par les compagnons de Pau pour aller au Congr&#232;s de Madrid de l'AIT, o&#249; devait se r&#233;gler la question de notre dilemme avec la partie r&#233;formiste de la CNT, connue aujourd'hui sous le nom des Vignoles. Je venais de rejoindre la CNT depuis quelques ann&#233;es, et j'&#233;tais impressionn&#233; face &#224; ce que je me repr&#233;sentais comme un &#171; monument de l'histoire de l'anarchisme du XX si&#232;cle &#187;. Mais Emile dissipa tr&#232;s vite cette impression, tout naturellement : il &#233;tait all&#233; directement s'asseoir au fond du bus sur la banquette arri&#232;re, celle des chahuteurs, o&#249; nous avons pass&#233; le long trajet &#224; parler, rire et chanter. Arriv&#233; &#224; Madrid, il &#233;tait l&#224;, vitup&#233;rant contre les r&#233;formistes. Pendant le congr&#232;s, tr&#232;s attentif et clairvoyant, il d&#233;joua en les exposant publiquement les man&#339;uvres de coulisses des r&#233;formistes, alors qu'ils essayaient de faire pression sur certains vieux d&#233;l&#233;gu&#233;s (notamment de la FORA) pour qu'ils changent leur vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il &#233;tait comme &#231;a Emile : aimant la vie, l'amour, blaguant, po&#232;te &#224; ses heures, capable de grande tendresse comme de col&#232;res &#233;normes, mais toujours s&#233;rieux et sans compromis quand il s'agissait de l'Id&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Emile &#233;tait de ses personnages qui vous marquent pour la vie, un Don Quichotte de l'id&#233;al. A notre fid&#232;le lecteur, &#224; notre ami, nous disons au revoir compagnon, que la terre te soit l&#233;g&#232;re. Puisse ton exemple de lutteur infatigable continuer &#224; nous inspirer.&lt;br class='autobr' /&gt;
T.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Quand un volcan fait boum, Le monde entier dit boum ! &#187;
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&lt;p&gt;Encore une fois, ce syst&#232;me si infatu&#233; de lui-m&#234;me, si fier de ses prouesses technologiques, a r&#233;v&#233;l&#233; au grand jour son extr&#234;me fragilit&#233; : il a suffi d'un peu de fum&#233;e pour clouer au sol des milliers d'avions, pour immobiliser pendant quelque temps des cohortes d'hommes d'affaire hyperactifs et surbook&#233;s, intimement convaincus de l'extr&#234;me urgence et de la haute importance de leurs missions, persuad&#233;s d'&#234;tre le moteur du monde, brutalement stopp&#233;s dans leur course d&#233;mentielle, totalement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Encore une fois, ce syst&#232;me si infatu&#233; de lui-m&#234;me, si fier de ses prouesses technologiques, a r&#233;v&#233;l&#233; au grand jour son extr&#234;me fragilit&#233; : il a suffi d'un peu de fum&#233;e pour clouer au sol des milliers d'avions, pour immobiliser pendant quelque temps des cohortes d'hommes d'affaire hyperactifs et surbook&#233;s, intimement convaincus de l'extr&#234;me urgence et de la haute importance de leurs missions, persuad&#233;s d'&#234;tre le moteur du monde, brutalement stopp&#233;s dans leur course d&#233;mentielle, totalement soumis aux caprices des forces telluriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans ce monde qui cherche &#224; r&#233;duire voire abolir l'espace et le temps, o&#249; l'imm&#233;diatet&#233; et la vitesse sont devenues fondamentales dans la course au profit, des forces parfaitement incontr&#244;l&#233;es ont r&#233;ussi &#224; imposer un arr&#234;t salutaire, une pause temporaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans des cieux redevenus sereins, l'aigle avait repris son vol (en fond sonore, air de fl&#251;te andine &#171; El Condor pasa &#187;). &#171; &#212;, avion suspends ton vol, et vous fum&#233;es propices revenez &#187; pourrait-on s'&#233;crier en parodiant le po&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un peu de fum&#233;e &#224; donc r&#233;ussi &#224; transformer l'espace a&#233;rien en une sorte de zone d'autonomie temporaire, pour reprendre une expression en vogue chez les Blackblocks. Question superbanco qui int&#233;resse tous ceux qui voudraient voir la dite zone d'autonomie s'&#233;tendre &#224; la terre enti&#232;re : combien faudra-t-il de &#171; volcans sociaux &#187; pour stopper d&#233;finitivement la course stupide au profit et les d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux irr&#233;parables qu'elle suscite ? Combien faudra-t-il de mar&#233;es noires, combien de catastrophes environnementales (comme si la Terre n'&#233;tait qu'un &#171; environnement &#187;, une sorte de d&#233;cor de th&#233;&#226;tre que l'on pourrait changer au gr&#233; des besoins) pour que ce syst&#232;me qui a fait de l'asservissement des hommes et de la nature son unique loi arrive enfin &#224; imploser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Car c'est bien le probl&#232;me : nous sommes face &#224; un syst&#232;me soci&#233;tal d'une grande fragilit&#233;, mais qui est dot&#233; d'une forte adaptabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233; sans arr&#234;t &#224; des crises diverses et vari&#233;es, il d&#233;ploie toutes sortes de moyens pour faire face &#224; &#171; l'adversit&#233; &#187;. Le capitalisme est &#224; la fois fragile et r&#233;sistant, combatif et f&#233;roce. Mais, comme tous les ogres des l&#233;gendes, ce monstrueux syst&#232;me a son point faible, son talon d'Achille : c'est son app&#233;tit m&#234;me, son insatiable faim de profit qui in&#233;luctablement l'entra&#238;ne &#224; sa perte. L'exploitation des ressources naturelles et humaines a n&#233;cessairement des limites, limites que l'on est en train d'atteindre &#224; grands pas : la plan&#232;te est d&#233;j&#224; bien pill&#233;e, bien saccag&#233;e ; les humains sont exsangues ou bouffis suivant le type d'asservissement qu'ils subissent, malheureux, exploit&#233;s et abus&#233;s dans tous les cas. Le drame, c'est que nous sommes &#224; la table de l'ogre, non pas comme convives, mais bien au menu. Et, parier sur une apoplexie soudaine, une attaque foudroyante pour cause de boulimie morbide du monstre, semble relativement risqu&#233; quand on est en attente &#224; proximit&#233; imm&#233;diate de la marmite. L'effroyable boulimie du capitalisme ne sera pas suffisante pour l'emporter de vie &#224; tr&#233;pas. Souvent nous l'avons cr&#251; au bout du rouleau, mais habilement soign&#233;e par divers mages, n&#233;cromanciens et autres &#233;conomistes, la b&#234;te toujours refait surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cependant, cette fois, il semble bien que nous arrivions &#224; une p&#233;riode charni&#232;re : la crise, que l'on nous pr&#233;sentait hier encore comme d&#233;finitivement jugul&#233;e, continue en fait &#224; s'aggraver, &#224; s'installer durablement. Le coup de fi&#232;vre bancaire s'av&#232;re n'avoir &#233;t&#233; que le sympt&#244;me pr&#233;curseur d'une maladie qui risque fort d'&#234;tre longue voire fatale. La cure drastique d'aust&#233;rit&#233; pr&#233;sent&#233;e comme seul rem&#232;de possible et efficace contre la maladie de &#171; Super Kapital &#187; sera n&#233;cessairement trop mal v&#233;cue par les classes laborieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Depuis des dizaines d'ann&#233;es, &#171; Super Kapital &#187; avait &#233;tabli un deal, un contrat avec ses sujets (du moins dans les pays &#171; riches &#187;). Les termes en &#233;taient clairs : &#171; Je vous exploite, certes, mais &#8216;mod&#233;r&#233;ment' : en &#233;change de votre labeur vous pourrez avoir acc&#232;s au paradis de la consommation ; en &#233;change de votre souffrance, vous aurez acc&#232;s &#224; de menus plaisirs &#187;. Or, depuis la maladie de &#171; Super K &#187;, c'est un tout autre discours que l'on tient aux masses laborieuses : &#171; Vous serez exploit&#233;s sans retenue et nombre d'entre vous n'aura plus acc&#232;s au paradis de la consommation ; vous &#234;tes condamn&#233;s &#224; souffrir sans contrepartie, mais c'est pour mon bien qui est apr&#232;s tout aussi le v&#244;tre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En passe d'&#234;tre tous pr&#233;caris&#233;s, ins&#233;curis&#233;s, de voir leurs maigres acquis sociaux en voie de liquidation, les travailleurs europ&#233;ens relativement &#171; prot&#233;g&#233;s &#187; jusqu'&#224; pr&#233;sent vont sans doute assez peu appr&#233;cier le nouveau deal que leur propose &#171; Super K &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'adh&#233;sion des populations &#224; un syst&#232;me social donn&#233; repose quand m&#234;me, en dehors de la contrainte militaro-polici&#232;re, sur un assentiment g&#233;n&#233;ral vague qui fait que malgr&#233; les imperfections ou les travers &#233;vidents de la machinerie, une majorit&#233; continue &#224; y trouver un certain int&#233;r&#234;t. Or l'appel au sacrifice des &#171; muezzins de l'&#233;conomie &#187; risque fort de ne pas &#234;tre entendu, alors qu'en m&#234;me temps que la crise plonge une partie significative de la population dans la pauvret&#233;, elle enrichit monstrueusement une petite oligarchie. Le &#171; d&#233;samour &#187;, la d&#233;saffection entre Super K et son peuple semble in&#233;vitable : ce revirement id&#233;ologique &#224; 180 degr&#233;s est d&#251; &#224; la voracit&#233;, &#224; la rapacit&#233; m&#234;me du syst&#232;me qui n'h&#233;site pas &#224; prendre des risques inconsid&#233;r&#233;s (pour sa survie m&#234;me) pour accro&#238;tre ses profits. La crise va servir &#224; abaisser au maximum les co&#251;ts du travail ; les zones qui &#233;chappaient plus ou moins &#224; la surexploitation vont dispara&#238;tre dans la tourmente, sauf bien s&#251;r si la &#171; r&#233;sistance sociale &#187; est trop forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Super K et son &#233;tat-major ont &#233;videmment pr&#233;vu toutes sortes de plan B : si la paix sociale est trop menac&#233;e, on peut faire donner la social-d&#233;mocratie qui r&#233;tablira un &#171; capitalisme &#224; visage humain, durable, &#233;quitable, d&#233;licieusement vert &#187;, et si malgr&#233; leur bonne volont&#233;, mainte fois &#233;prouv&#233;e, les socialos et leurs alli&#233;s &#233;chouaient &#224; r&#233;tablir l'ordre, il ne se g&#234;nera pas pour passer au plan C : mise en place d'un r&#233;gime ultra-autoritaire avec &#233;ventuellement une bonne petite guerre en option. Ils peuvent faire des plans, anticiper, tenter des coups de bluff... ils ne peuvent plus cacher leur f&#233;brilit&#233;, leur fragilit&#233; : ils sont s&#233;rieusement &#233;branl&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans l'imm&#233;diat, &#224; cause de leur rapacit&#233; cong&#233;nitale, Super K et son &#233;quipe manag&#233;riale naviguent &#224; vue, le nez dans le guidon, aveugl&#233;s par le court terme, boost&#233;s aux amph&#233;tamines, ils courent d'un bout &#224; l'autre de leur bateau, qui fait eau de toute part, pour tenter de colmater les br&#232;ches. Leur avidit&#233; a port&#233; un coup tr&#232;s s&#233;rieux &#224; leur cr&#233;dibilit&#233;, leur l&#233;gitimit&#233; est &#233;branl&#233;e, leur empire vacille. Le tournant id&#233;ologique qu'ils tentaient de n&#233;gocier semble extr&#234;mement hasardeux : passer d'un esp&#232;ce d'&#233;picurisme frelat&#233; (&#171; Enrichissez-vous et amusez-vous &#187;) &#224; un sto&#239;cisme extr&#234;mement sombre (&#171; Travaillez et souffrez en silence, de toute fa&#231;on vous resterez pauvres &#187;) ne suscitera vraisemblablement pas l'enthousiaste adh&#233;sion des foules. Il y a dans l'air comme une odeur de fin de r&#232;gne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gargamel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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