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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>ALGERIE
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&lt;p&gt;Pendant plus de trois si&#232;cles l'&#201;tat fran&#231;ais s'est employ&#233;, sous des pr&#233;textes divers, &#224; conqu&#233;rir de nouveaux territoires sur tous les continents. Au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la France r&#233;gnait sur un v&#233;ritable empire. Aujourd'hui il ne reste de cet empire colonial que des souvenirs que certains, nostalgiques d'une pr&#233;tendue grandeur, voudraient faire revivre. A les entendre &#233;voquer le d&#233;vouement des colons, la noblesse des militaires, l'humanit&#233; des religieux, tous au service de &#171; l'&#339;uvre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique125" rel="directory"&gt;De la Guerre d'Alg&#233;rie
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant plus de trois si&#232;cles l'&#201;tat fran&#231;ais s'est employ&#233;, sous des pr&#233;textes divers, &#224; conqu&#233;rir de nouveaux territoires sur tous les continents. Au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la France r&#233;gnait sur un v&#233;ritable empire. Aujourd'hui il ne reste de cet empire colonial que des souvenirs que certains, nostalgiques d'une pr&#233;tendue grandeur, voudraient faire revivre. A les entendre &#233;voquer le d&#233;vouement des colons, la noblesse des militaires, l'humanit&#233; des religieux, tous au service de &#171; l'&#339;uvre civilisatrice de la France, pays des droits de l'homme &#187;, on pourrait croire que l'entreprise colonisatrice fran&#231;aise fut une entreprise d&#233;sint&#233;ress&#233;e, exclusivement &#224; but humanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Soucieux de s'attirer les bonnes gr&#226;ces de ce public, le gouvernement a, le 23 f&#233;vrier 2005, publi&#233; une loi qui exprime la reconnaissance de la nation &#171; aux hommes et aux femmes qui ont particip&#233; &#224; l'&#339;uvre accomplie par la France dans les anciens d&#233;partements d'Alg&#233;rie... &#187;. Pourtant, malgr&#233; ce que cette loi unilat&#233;rale voudrait nous faire croire, la colonisation ne s'est pas faite dans un but philanthropique. C&#233;cil Rhodes, v&#233;ritable proph&#232;te anglais du colonialisme, affirmait cr&#251;ment : &#171; Nous devons trouver de nouvelles terres o&#249; nous procurer facilement des mati&#232;res premi&#232;res et exploiter en m&#234;me temps la main-d'&#339;uvre servile &#224; bon march&#233; fournie par les indig&#232;nes &#187;. En r&#233;sum&#233;, l'entreprise coloniale n'a eu pour objectifs que la conqu&#234;te de nouveaux territoires afin d'exploiter leurs richesse naturelles, dominer les populations au besoin par la force, cr&#233;er de nouveaux d&#233;bouch&#233;s pour les industries du pays colonisateur et r&#233;soudre partiellement la question sociale (les territoires conquis devenant des lieux de bannissement pour les exclus, r&#233;volt&#233;s...). En niant ces faits historiques, en affirmant uniquement les aspects positifs de la colonisation, les promoteurs de cette loi se comportent comme les d&#233;fenseurs du colonialisme au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Ainsi, lors des d&#233;bats &#224; la Chambre des d&#233;put&#233;s les 28 et 30 juillet 1885, le ministre Jules Ferry d&#233;clara : &#171; Il y a un second point, un second ordre d'id&#233;e que je dois aborder, c'est le cot&#233; humanitaire et civilisateur de la question (&#8230;) Il faut dire ouvertement qu'en effet, les races sup&#233;rieures ont un droit vis-&#224;-vis des races inf&#233;rieures (murmures). Je r&#233;p&#232;te qu'il y a pour les races sup&#233;rieures un droit parce qu'il y a un devoir pour elles ; elles ont le devoir de civiliser les races inf&#233;rieures &#187;. Remarquons que, en pr&#233;tendant donner &#224; la colonisation de nobles objectifs, le p&#232;re de l'instruction publique fran&#231;aise, d&#233;fenseur acharn&#233; du colonialisme, par ailleurs auteur de la formule &#171; Les droits de l'homme n'ont pas &#233;t&#233; &#233;crits pour les n&#232;gres d'Afrique Equatoriale &#187;, affichait ouvertement son racisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Parmi toutes les colonies fran&#231;aises, l'Alg&#233;rie fut certainement la plus importante, celle o&#249; vinrent s'installer le plus grand nombre de colons, celle qui b&#233;n&#233;ficia de la plus grande attention de la part du pouvoir. La conqu&#234;te (de juillet 1830 &#224; 1857) fut d'une sauvagerie extr&#234;me : ex&#233;cutions sommaires, destructions de villages, tortures, enfumages. Le lieutenant-colonel de Montagnac &#233;crit ainsi le 15 mars 1843 : &#171; Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent &#234;tre ras&#233;es. Tout doit &#234;tre pris, saccag&#233; sans distinction d'&#226;ge ni de sexe : l'herbe ne doit plus pousser ou l'arm&#233;e fran&#231;aise a mis le pied... &#187;. Selon les historiens, presque 30&#8200;% de la population p&#233;rit dans cette p&#233;riode des cons&#233;quences directes ou indirectes de la guerre. Par la suite, de nombreuses r&#233;voltes, aussi sauvagement r&#233;prim&#233;es, &#233;maill&#232;rent l'histoire de l'Alg&#233;rie coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les d&#233;fenseurs du colonialisme mettent au compte de la colonisation, le d&#233;veloppement des infrastructures : routes, ponts, ports, villes. Mais ils ne posent pas la question : au profit de qui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Car en fait, deux populations vivaient en Alg&#233;rie, d'un cot&#233; la population alg&#233;rienne (90&#8200;% du total) dont le statut &#233;tait strictement d&#233;fini par le code raciste de l'indig&#232;ne (un indig&#232;ne n'&#233;tait pas citoyen fran&#231;ais et il lui &#233;tait quasiment impossible de le devenir), de l'autre la population des colons, d'origine europ&#233;enne (apr&#232;s 1881, n'importe quel europ&#233;en &#233;migrant en Alg&#233;rie acqu&#233;rait automatiquement la citoyennet&#233; fran&#231;aise). La quasi totalit&#233; des richesses, l'industrie, les mines, les banques, les commerces appartenaient aux colons qui constituaient moins de 10&#8200;% de la population. Dans l'agriculture, 3&#8200;% de la population poss&#233;dait plus de 30&#8200;% des terres ; les meilleures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Autre point mis en avant par les d&#233;fenseurs du colonialisme : l'&#339;uvre &#233;ducatrice de la France. Laissons parler les chiffres. En 1956, cent ans apr&#232;s la fin de la guerre de colonisation ; 85&#8200;% de la population alg&#233;rienne &#233;tait analphab&#232;te. Au total, &#224; peine 500 instituteurs d'origine alg&#233;rienne furent form&#233;s en 130 ans de colonisation ! Dans son ouvrage &#171; La nuit coloniale &#187;, Ferhat Abbas, ancien pr&#233;sident du GPRA &#233;crit : &#171; Nous &#233;tions en 1956, une vingtaine de pharmaciens, 75 m&#233;decins, 400 instituteurs, 3 ing&#233;nieurs &#187;. Sur les 5 500 &#233;tudiants inscrits &#224; l'universit&#233; alg&#233;rienne, on comptait environ 500 &#233;tudiants alg&#233;riens (pour 8 millions d'habitants) et 5 000 &#233;tudiants europ&#233;ens (pour un peu plus d'un million d'habitants). En 1954, il y avait un &#233;tudiant pour 15 842 &#171; indig&#232;nes &#187; et un &#233;tudiant pour 227 europ&#233;ens. Soit plus qu'en m&#233;tropole o&#249; le ratio &#233;tait d'un &#233;tudiant pour 300 habitants. Ces chiffres parlent mieux que de longs discours et disent la vraie nature de la soci&#233;t&#233; coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, dans une v&#233;ritable entreprise r&#233;visionniste, des politiciens habiles n'h&#233;sitent pas &#224; falsifier la v&#233;rit&#233; historique pour flatter leurs &#233;lecteurs, cr&#233;er des haines parmi les exploit&#233;s, les opposer les uns aux autres. Il est donc essentiel de dire ce que fut &#171; l'&#339;uvre civilisatrice de la France dans les colonies &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>17 octobre 1961 : 17 octobre 1961
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;A lire en compl&#233;ment : Chair &#224; canons pour boucherie politique &lt;br class='autobr' /&gt;
Cent cinquante, deux cents morts, peut-&#234;tre plus&#8230; la &#171; R&#233;publique Fran&#231;aise &#187; ne s'est pas g&#234;n&#233;e ce 17 octobre 1961 pour massacrer. On ne dira jamais assez l'horreur des sc&#232;nes v&#233;cues ce soir l&#224; par des dizaines de milliers de travailleurs alg&#233;riens. On ne d&#233;noncera jamais assez l'ignominie de ceux qui ont planifi&#233; et pratiqu&#233; ce meurtre de masse, l'abjection de ceux qui se sont r&#233;fugi&#233;s dans une indiff&#233;rence complice, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article475' class=&#034;spip_in&#034;&gt;A lire en compl&#233;ment : Chair &#224; canons pour boucherie politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cent cinquante, deux cents morts, peut-&#234;tre plus&#8230; la &#171; R&#233;publique Fran&#231;aise &#187; ne s'est pas g&#234;n&#233;e ce 17 octobre 1961 pour massacrer. On ne dira jamais assez l'horreur des sc&#232;nes v&#233;cues ce soir l&#224; par des dizaines de milliers de travailleurs alg&#233;riens. On ne d&#233;noncera jamais assez l'ignominie de ceux qui ont planifi&#233; et pratiqu&#233; ce meurtre de masse, l'abjection de ceux qui se sont r&#233;fugi&#233;s dans une indiff&#233;rence complice, la volont&#233; manipulatoire de ceux qui en livrent maintenant une lecture manich&#233;enne quel que soit leur bord. Pour tous ceux qui pensent sinc&#232;rement &#171; Plus jamais &#231;a ! &#187;, il y a une n&#233;cessit&#233; absolue : sortir des clich&#233;s, des pens&#233;es toutes faites, et, &#224; l'inverse, d&#233;monter l'ensemble des rouages en jeu&#8230; pour les reconna&#238;tre et les neutraliser &#224; l'avenir. Il faut donc se rappeler cette situation monstrueuse, son contexte, ses encha&#238;nements. Il faut aussi se poser les questions qui d&#233;rangent sur le r&#244;le des uns et des autres. Car si la culpabilit&#233; de l'&#201;tat fran&#231;ais et de sa classe politique est franche et massive, il ne s'en suit pas que le FLN soit une blanche colombe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir-l&#224;, il y a maintenant cinquante ans, &#224; l'appel de la F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise du FLN, 30 000 travailleurs alg&#233;riens (certains avec femme et enfant) de la r&#233;gion parisienne, s'appr&#234;tent &#224; manifester pacifiquement contre l'instauration d'un couvre-feu discriminatoire qui les contraindrait &#224; rester chez eux entre 20 heures et 5 h 30 du matin. L'objectif des organisateurs de cette d&#233;monstration pacifique tient plus du &#171; boycott massif d'un couvre-feu raciste &#187; que d'une v&#233;ritable manifestation : sans aucune arme, sans pancartes, sans drapeaux ni banderoles. Les contrevenants au couvre-feu ont l'intention simplement de se promener sur les trottoirs, sans occuper la chauss&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s que les premiers rassemblements se forment, d&#232;s la sortie du m&#233;tro, des bus, la police suivant les endroits soit ouvre le feu sur la foule, soit commence &#224; frapper avec une extr&#234;me violence &#224; l'aide de matraques, bidules ou crosses de fusil, s'acharnant particuli&#232;rement sur ceux qui d&#233;j&#224; gisaient au sol. Des dizaines de personnes sont jet&#233;es &#224; la Seine, les unes encore vivantes mais bless&#233;es auxquelles les assassins lient pieds et mains. Ceux qui par miracle en arrivant dans l'eau ont repris connaissance et qui n'ont pas &#233;t&#233; attach&#233;s sont abattus &#224; coups de fusil du haut des ponts lorsqu'ils tentent de regagner la rive &#224; la nage. Dans la cour m&#234;me de la pr&#233;fecture de police, sous les fen&#234;tres de Maurice Papon, une cinquantaine de travailleurs alg&#233;riens sont matraqu&#233;s &#224; mort... Il y aura plus de 11 500 arrestations. Les v&#233;hicules de police n'&#233;tant pas assez nombreux pour amener les prisonniers vers les centres de r&#233;tention, les autobus de la RATP sont r&#233;quisitionn&#233;s comme 19 ans plus t&#244;t, en 1942, lors de la tristement c&#233;l&#232;bre rafle du Vel'd'Hiv. Comme alors, les travailleurs de la RATP ne semblent pas avoir fait preuve d'une grande solidarit&#233;... Pour les interpell&#233;s le calvaire va durer des jours et des nuits : conduits au parc des exposition de la porte de Versailles, au stade de Coubertin ou &#224; Vincennes, les coups et les s&#233;vices en tout genre vont continuer. Certains seront &#233;trangl&#233;s avec des c&#226;bles de frein &#224; v&#233;lo, d'autres seront retrouv&#233;s pendus dans les arbres, beaucoup mourront pendant cette &#171; garde &#224; vue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un bilan &#233;pouvantable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le bilan de cette nuit d'&#233;pouvante est aujourd'hui encore incertain : au moins 150 morts, sans doute 200, peut &#234;tre plus, des milliers de bless&#233;s dont des centaines gravement touch&#233;s. Le bilan officiel reconna&#238;t 2 morts chez les travailleurs alg&#233;riens et 1 &#171; europ&#233;en &#187; touch&#233; par balle (pure invention). Invoquer le d&#233;rapage policier - la flicaille parisienne &#233;tant brutalement saisie d'une folie meurtri&#232;re - ne suffit pas &#224; expliquer comment un massacre pareil a pu se d&#233;rouler en plein coeur de Paris. Le dispositif policier mis en place pour r&#233;primer la &#171; manifestation &#187; est en lui-m&#234;me inhabituel : le sch&#233;ma classique du maintien de l'ordre suppose une concentration suffisante des forces en des points pr&#233;cis pour, en un premier temps, interdire l'acc&#232;s des manifestants &#224; telle ou telle zone ; en un second temps, proc&#233;der &#224; la dispersion. Or, ce 17 octobre, les forces de police sont dispers&#233;es un peu partout dans la capitale, partout o&#249; les travailleurs maghr&#233;bins sont susceptibles d'arriver, ils sont attendus...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour tenter de comprendre, il faut resituer cette abominable tuerie (dont ni les commanditaires ni les ex&#233;cutants n'ont jamais &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;s ni poursuivis) dans le contexte g&#233;n&#233;ral de la guerre d'Alg&#233;rie qui dure alors depuis 7 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En octobre 1961, nous ne sommes pourtant plus tr&#232;s loin de la paix qui sera sign&#233;e &#224; Evian le 17 mars 62. C'est peut-&#234;tre justement la proximit&#233; de la paix qui semble exacerber les tensions. Chacun des bellig&#233;rants sent bien que cette paix est in&#233;luctable, qu'elle est pour demain. Il est d&#232;s lors indispensable d'aborder les n&#233;gociations (des pourparlers ont d&#233;j&#224; commenc&#233;) dans les meilleures conditions possibles, c'est-&#224;-dire en position de force pour contraindre la partie adverse au maximum de concessions : &#171; Si tu veux la paix, pr&#233;pare la guerre &#187;, principe basique des strat&#233;gies de tout temps. C'est dans ce contexte de bras de fer politico-militaire que s'inscrit la trag&#233;die du 17 octobre, un affrontement qui se double d'intrigues et de luttes de pouvoir au sein de chacun des deux camps&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Un front en m&#233;tropole &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Depuis l'&#233;t&#233; 58, la F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise du FLN tente d'ouvrir un second front en m&#233;tropole : il s'agit tout &#224; la fois de soulager la pression que subissent les combattants alg&#233;riens de l'autre c&#244;t&#233; de la M&#233;diterran&#233;e, d'atteindre la puissance coloniale sur son sol m&#234;me et subsidiairement d'affirmer la capacit&#233; du FLN de France &#224; mener des op&#233;rations militaires pour ne pas en laisser l'apanage &#224; la seule ALN (Arm&#233;e de lib&#233;ration nationale) qui op&#232;re en Alg&#233;rie. Des attentats visent les garages de la pr&#233;fecture &#224; Paris, des installations p&#233;troli&#232;res en Normandie et &#224; Marseille. Les FPA (Forces de police auxiliaire, cr&#233;ation de Papon, unit&#233; militaires de harkis int&#233;gr&#233;s &#224; la police op&#233;rant la plupart du temps en dehors de toute l&#233;galit&#233; sous le commandement d'officiers f&#233;rus de guerre contre-r&#233;volutionnaire) sont &#233;galement la cible d'un certain nombre d'attaques de commandos de l'Organisation sp&#233;ciale du FLN. Ces commandos s'en prennent aussi &#224; quelques policiers parisiens, ce qui contribuera &#233;videmment &#224; tendre les relations entre la population alg&#233;rienne de la capitale et les flics (qui op&#233;reront &#233;videmment l'amalgame entre maghr&#233;bins et terroristes). Il faut cependant noter que ces relations &#233;taient d&#233;j&#224; tr&#232;s tendues avant le d&#233;but de la guerre d'Alg&#233;rie. Ainsi le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; Mai 1951, les travailleurs alg&#233;riens ont oblig&#233; la police &#224; prendre la fuite lors d'affrontements en fin de manifestation. Des repr&#233;sailles auront lieu. Le 14 juillet 1953, la police ouvre le feu : il y aura 8 morts et des dizaines de bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La volont&#233; du FLN d'ouvrir un second front en France n'aboutit pas vraiment, les op&#233;rations militaires de l'Organisation sp&#233;ciale du FLN n'atteignant pas le niveau escompt&#233;. Par contre un v&#233;ritable climat de guerre s'installe en France : les travailleurs alg&#233;riens de plus en plus stigmatis&#233;s sont constamment harcel&#233;s, interpell&#233;s pour v&#233;rification d'identit&#233;, syst&#233;matiquement fich&#233;s, d&#233;sign&#233;s comme la cinqui&#232;me colonne, l'ennemi int&#233;rieur. Rafles, tabassages et tortures deviennent des pratiques courantes. Les brigades de district et la BAV (Brigade conte les agressions et la violence, anc&#234;tres de la &#171; bien aim&#233;e &#187; BAC) s'illustrent particuli&#232;rement dans ce domaine, mais la palme revient sans conteste aux harkis de la FPA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est dans ce contexte extr&#234;mement tendu, et alors que la police est enti&#232;rement gangren&#233;e par un racisme anti-maghr&#233;bin tr&#232;s virulent, que le FLN de France va prendre la d&#233;cision d'appeler au boycott du couvre-feu. Esp&#233;rait-il infliger un camouflet s&#233;rieux aux autorit&#233;s fran&#231;aises en bravant de fa&#231;on massive le couvre-feu ? Si la manifestation avait r&#233;ussi (en 1958, des tentatives de couvre-feu avaient &#233;t&#233; report&#233;es suite &#224; des manifestations) cette victoire politique aurait certainement affermi sa position face &#224; l'ALN, et confort&#233; les positions du FLN de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale &#224; quelques mois des n&#233;gociations de paix. Quels qu'aient &#233;t&#233; les objectifs politiques du FLN &#8211;qui sont discut&#233;s par ailleurs- les travailleurs alg&#233;riens &#233;taient particuli&#232;rement exc&#233;d&#233;s par les mesures vexatoires dont ils &#233;taient l'objet et il faut saluer ici le courage dont ils ont fait preuve pour descendre dans la rue. Si le FLN de France peine &#224; &#233;tablir un second front en m&#233;tropole, Maurice Papon quant &#224; lui, n'h&#233;site pas &#224; &#171; importer &#187; d'Alg&#233;rie des m&#233;thodes de maintien de l'ordre qui ont &#171; fait leurs preuves &#187;. Il a montr&#233; toute l'&#233;tendue de ses &#171; talents &#187; d'homme d'ordre lorsqu'il &#233;tait en poste &#224; Constantine de 1956 &#224; 58, et c'est bien parce qu'on lui reconna&#238;t des comp&#233;tences en mati&#232;re de guerre contre-r&#233;volutionnaire que De Gaulle fait appel &#224; lui pour le poste tr&#232;s important de pr&#233;fet de police de Paris (le fait d'avoir &#233;t&#233; secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Pr&#233;fecture de Bordeaux entre 1942 et 44, en charge des &#171; affaires juives &#187; - en clair grand organisateur de la traque et de la d&#233;portation- serviteur z&#233;l&#233; de Vichy et du III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Reich ne nuira en rien au bon d&#233;roulement de sa carri&#232;re ni &#224; ce moment, ni par la suite).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bataille de paris&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Papon s'est jur&#233; de remporter la bataille de Paris, comme Massu avait remport&#233; la bataille d'Alger. On se souvient que le d&#233;mant&#232;lement des r&#233;seaux FLN d'Alger a &#233;t&#233; obtenu gr&#226;ce aux commandos sp&#233;ciaux d'Aussaresses) et de ses sbires qui ont soumis les Alg&#233;rois &#224; une terreur incroyable, en utilisant la torture de fa&#231;on syst&#233;matique, massive. C'est donc &#224; un admirateur de Massu et d'Aussaresses que De Gaulle et son premier ministre Michel Debr&#233; confient la pr&#233;fecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	De Gaulle revenu au pouvoir en 1958, gr&#226;ce au soutien de l'arm&#233;e qui a cr&#251; voir en lui un partisan de l'Alg&#233;rie fran&#231;aise, se convertit peu &#224; peu &#224; l'autod&#233;termination et perd donc toute cr&#233;dibilit&#233; aupr&#232;s d'une bonne partie de la hi&#233;rarchie militaire. En 1961, il a donc absolument besoin du soutien inconditionnel de la police pour contrebalancer la perte de confiance de l'arm&#233;e et affermir son pouvoir qui vacille. Une bonne partie de la base polici&#232;re r&#233;clame &#224; grands cris des mesures s&#233;v&#232;res contre le terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 17 octobre va fournir au pouvoir l'occasion de satisfaire les pulsions de meurtre des &#171; forces de l'ordre &#187;. Papon obtient carte blanche pour une r&#233;pression sans limite, il va enfin pouvoir remporter sa bataille de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s la terrible nuit du 17 octobre, l'influence du FLN va se trouver amoindrie, le pouvoir gaulliste affiche sa fermet&#233; face aux ultras et emp&#234;che les ind&#233;pendantistes de dicter leur loi dans la capitale. C'est un revers pour le FLN, c'est une autre bataille avant les n&#233;gociations finales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais que font les parisiens ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais que fait la population parisienne ce soir-l&#224; ? Alors qu'on assassine des ouvriers dans les rues, elle imite la prudence de nos &#171; amis &#187; staliniens du Parti Communiste qui ferment pr&#233;cautionneusement leurs volets lorsqu'une partie de la manif passe sous les fen&#234;tres de leur immeuble place du Colonel Fabien ? Bien s&#251;r il y aura des actes de solidarit&#233; (trop rares cependant), notamment les gens abritant des travailleurs alg&#233;riens pour les soustraire &#224; la folie meurtri&#232;re des meutes qui les pourchassaient. Il y aura aussi des t&#233;moignages de &#171; policiers r&#233;publicains &#187; qui iront trouver la r&#233;daction de France Observateur pour y dire leur indignation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#232;s le lendemain et les jours suivants, les faits seront connus (pas dans leur exacte ampleur, mais en grande partie). Des articles de journaux para&#238;tront, quelques rares hommes politiques interpelleront le gouvernement, mais il n'y aura ni gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, ni manifestation de masse, ni mouvement d'opinion. La guerre est pass&#233;e par l&#224;, qui a s&#233;par&#233; les &#171; peuples &#187;. La guerre, c'est fait pour &#231;a, pour briser les solidarit&#233;s. Les mouvements d'appel&#233;s des ann&#233;es 1955-56, qui refusaient de partir, qui se r&#233;voltaient contre la guerre, n'avaient pas trouv&#233; d'appui non plus et ont &#233;t&#233; trahis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cinquante ans sont pass&#233;s. Combien y a-t-il eu de &#171; jeunes des quartiers &#187; tu&#233;s dans des circonstances obscures par la police ? Combien de policiers ont &#233;t&#233; poursuivis p&#233;nalement ? Les temps changent. Les gouvernements se succ&#232;dent. Les traditions polici&#232;res demeurent. Jusqu'&#224; quand ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garga_&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article475' class=&#034;spip_in&#034;&gt;A lire en compl&#233;ment : Chair &#224; canons pour boucherie politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chair &#224; canons pour boucherie politique
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;(voir aussi 17 octobre 1961 : Massacre avec pr&#233;m&#233;ditation) Comprendre le sens du 17 octobre 1961 ne peut reposer que sur l'analyse de ce qui s'est jou&#233; c&#244;t&#233; gouvernement fran&#231;ais &lt;br class='autobr' /&gt; Un choix de la direction du FLN &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les raisons qui sont indiqu&#233;es et soulign&#233;es dans le texte ci-dessus, la tension, en octobre 1961, &#233;tait extr&#234;me. La direction du FLN pouvait-elle ignorer dans ces conditions, que l'&#201;tat opposerait &#224; toute manifestation de masse, m&#234;me non violente, une r&#233;pression farouche ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique125" rel="directory"&gt;De la Guerre d'Alg&#233;rie
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;A la une
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(&lt;a href='http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article474' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir aussi 17 octobre 1961 : Massacre avec pr&#233;m&#233;ditation&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comprendre le sens du 17 octobre 1961 ne peut reposer que sur l'analyse de ce qui s'est jou&#233; c&#244;t&#233; gouvernement fran&#231;ais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Un choix de la direction du FLN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les raisons qui sont indiqu&#233;es et soulign&#233;es dans le texte ci-dessus, la tension, en octobre 1961, &#233;tait extr&#234;me. La direction du FLN pouvait-elle ignorer dans ces conditions, que l'&#201;tat opposerait &#224; toute manifestation de masse, m&#234;me non violente, une r&#233;pression farouche ? A-t-elle fait le choix, par calcul politique (pour ne pas laisser tout le b&#233;n&#233;fice de la future victoire &#224; la seule Arm&#233;e de lib&#233;ration nationale, pour conserver sa main mise -une main de fer- sur l'immigration alg&#233;rienne, continuer &#224; percevoir l'imp&#244;t r&#233;volutionnaire obligatoire, contr&#244;ler les individus&#8230;) de s'offrir quelques &#171; martyrs &#187; ? Rien n'est exclu. Mais cette hypoth&#232;se a pour elle que l'instrumentalisation de la mort d'innocents &#224; des fins politiques, cela faisait partie de la strat&#233;gie du FLN, c'&#233;tait le penchant psychologique de la guerre. En tout cas, force est de constater que dans les comm&#233;morations, les pro-FLN font chaque ann&#233;e un effort conjoint dans ce sens, quitte &#224; pervertir l'histoire et &#224; tenter de faire passer le FLN pour une organisation respectable, luttant contre le &#171; fascisme &#187; et la &#171; libert&#233; &#187;. Il n'en est rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De S&#233;tif aux &#233;meutes de la faim&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Soulignons tout d'abord que, pour le FLN et ses laudateurs, tous les massacres de l'arm&#233;e fran&#231;aise contre les alg&#233;riens n'ont manifestement pas le m&#234;me int&#233;r&#234;t politique suivant les p&#233;riodes. Ils peuvent &#234;tre purement et simplement occult&#233;s. Ainsi en est-il de l'&#233;pisode des massacres de S&#233;tif et de Guelma de mai 1945 : la seconde guerre mondiale vient de se terminer. Les Alg&#233;riens ont grandement contribu&#233; &#224; la lib&#233;ration de la m&#233;tropole. Ils r&#233;clament la libert&#233;, l'&#233;galit&#233; et la fin du r&#233;gime colonial. S'en suivent des manifestations et un soul&#232;vement populaire. De Gaulle refuse de renoncer &#224; sa colonie et &#233;touffe la contestation dans la violence et dans le sang. Ce massacre, le PCF de l'&#233;poque l'a soutenu et m&#234;me encourag&#233;, en particulier par la bouche de l'un de ses membres &#233;minents, Amar Ouzegane, qui taxait les r&#233;volt&#233;s &#171; d'hitl&#233;ro-trotskistes provocateurs &#187; et qui exigeait leur ch&#226;timent ! Ouzegane entrera ensuite au FLN. Il y apportera sa vison stalinienne et islamiste radicale. Par la suite, ce massacre, le FLN fermera les yeux dessus. Pourquoi ? Simplement pour pouvoir se poser en interlocuteur cr&#233;dible et raisonnable afin de pouvoir n&#233;gocier avec le France et son pr&#233;sident. Apr&#232;s la fin de la guerre et sa prise de pouvoir le FLN utilisera les massacres de S&#233;tif et de Guelma pour d&#233;construire l'Histoire et construire le mythe d'un FLN soucieux du sort des alg&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Venons-en &#224; 1954. Comme d'autres, le dictateur &#233;gyptien Nasser est conscient qu'un soul&#232;vement populaire peut se produire &#224; court terme en Alg&#233;rie, mouvement qui ne lui reconna&#238;trait peut-&#234;tre pas le leadership du monde arabe. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 1954, sous son influence, &#224; la h&#226;te, le FLN anticipe la r&#233;volte qui se profile et, pour prendre le contr&#244;le des futurs &#233;v&#233;nements, lance l'insurrection (celle qui d&#233;clencha la guerre d'Alg&#233;rie). L'objectif ici non plus n'avait rien de &#171; d&#233;mocratique &#187;. Il s'agissait avant tout de prendre de court le grand adversaire politique du FLN (Messali Hadj&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'abord membre du Parti communiste, de la CGTU, il participe d&#232;s sa cr&#233;ation (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), de lui couper l'herbe sous les pieds. La provocation fonctionna &#224; la merveille : la France r&#233;prima f&#233;rocement les messalistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Partisans de Messali Hadj.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, faisant de nombreux morts en leur sein. Le FLN put d&#232;s lors se poser en interlocuteur unique du gouvernement fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sautons quelques ann&#233;es. Octobre 1988. Les Alg&#233;riens exc&#233;d&#233;s par plus d'un quart de si&#232;cle d'un pouvoir de plomb, qui ne leur apporte que mis&#232;re et violence, se soul&#232;vent. Des &#233;meutes touchent tout le pays. Cette col&#232;re populaire l&#233;gitime, le FLN toujours au pouvoir depuis la fin de la guerre, la r&#233;prime avec une violence inou&#239;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aujourd'hui encore, tout soubresaut de libert&#233; est f&#233;rocement r&#233;prim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le syst&#232;me politique alg&#233;rien, bas&#233; sur le pouvoir autoritaire et indiscutable de l'arm&#233;e a &#233;t&#233; pens&#233;, voulu et mis en place par le FLN. Lequel FLN est toujours le parti unique qui contr&#244;le tous les rouages de la soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Vous avez dit &#171; libert&#233; &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yoann_&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D'abord membre du Parti communiste, de la CGTU, il participe d&#232;s sa cr&#233;ation &#224; l'Etoile Nord Africaine, structure qui voulait r&#233;former le colonialisme et repoussait la mise en place du socialisme a plus tard. En 1927, il rompt avec le PCF et l'Internationale communiste. Il milite contre le colonialisme, pour la cr&#233;ation d'une assembl&#233;e constituante en Alg&#233;rie, l'ind&#233;pendance de toute l'Afrique du nord, mais prend des positions en opposition avec celles de Nasser. Il est consid&#233;r&#233; comme le p&#232;re du nationalisme alg&#233;rien. Marxiste-l&#233;niniste, il &#233;tait bien s&#251;r partisan d'une avant-garde pour diriger la soci&#233;t&#233;. L'avant-garde concurrente, le FLN, ne le lui a pas pardonn&#233;. Entre nationalistes, marxistes, avant-gardistes&#8230; les luttes pour le pouvoir sont f&#233;roces et ignorent l'&#233;thique...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Partisans de Messali Hadj.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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