Une proposition d’analyse géopolitique et systémique de la situation.

, par admin

Il chie comme nous et pisse comme la moitié d’entre nous, mais il ne ménage pas ses efforts pour apparaître aux yeux du monde entier comme le « sapiens » le plus puissant du monde !! Autour du « bonhomme Orange » le 2 juillet de l’an dernier, nous avions insisté, sur le fait que la « guerre-éclair » de 12 jours du gouvernement israélien de Netanyahu contre la République Islamique d’Iran avait donné à Donald Trump la plus belle des occasions du moment pour démontrer sa surcapacité militaire en regard de celle des autres États-nations. Il s’agissait de la capacité de balancer des bombes non nucléaires (GBU-57) qui pénètrent sol et sous-sol jusqu’aux bunkers les plus enfouis. Une supériorité technologique dont les USA de Trump ont le monopole et l’exclusivité ! Alors c’est qui le patron ?

S’il fallait encore le démontrer, l’opération militaire spéciale au Venezuela, avec bombardements de Caracas et morts collatéraux (sous le prétexte de l’enlèvement du dictateur gauchisant Maduro et de son épouse) , menée par les forces spéciales de l’armée des USA et suivie à la minute comme une série de télé-réalité par Donald Trump en villégiature dans sa villa pour milliardaires de Floride, vient appuyer cette communication !!!! Gare à vous je suis l’homme le plus puissant du monde !! Au nom de la doctrine de Monroe (de James Monroe, à ne pas confondre avec Norma Jeane Baker alias Marylin Monroe), il réaffirme le droit unilatéral des USA à contrôler tout ce qu’il se passe dans les Amériques !! Rien de neuf sous le soleil, à l’exception du contexte de l’époque. Celui de la guerre des valeurs monétaires. Car, dans le fond, il s’agit d’une opération de communication supplémentaire, pour bien montrer au monde, au cas où certains ne l’auraient pas compris, que c’est lui qui avait le meilleur flingue de la planète et que tant que cela durerait, c’est lui qui déciderait de la valeur du dollar ; même s’il est obligé de concéder à d’autres le retour des modalités créatrices de valeur monétaire capitalisable, telles que l’énergie et autres ressources minières essentielles à l’IA et à la « High Tech » comme les « terres rares etc… D’ailleurs la dernière opération pilotée par Trump, celle d’une mise sous tutelle du Venezuela et du contrôle de ses gigantesques réserves pétrolières, va aussi, à côté du flingue, renforcer l’assurance de la valeur monétaire du Dollar.

D’aucun s’indigneront, en France, de la position du président Macron pourtant en phase avec la défense du capitalisme mondial contemporain. Il se contente en premiers mots de prendre acte de la nouvelle situation du Venezuela. Même s’il s’est ravisé en faveur du droit international pour corriger sa communication. Il faut dire qu’au même moment, le Royaume-Uni et la France menaient des frappes conjointes, en Syrie sur les positions de l’État Islamique.

En accord avec les USA, il s’agit d’opérer en Syrie un « Jihad Washing », consistant à tordre le bras et faire manger le chapeau, à Al-Joulani, chef de guerre islamiste, dit Al-Charaa, dans son rôle de nouveau chef d’Etat de la Syrie. Il est chargé de faire le ménage, et d’accepter l’aide impérialiste, pour buter ses anciens copains de Daesh, s’il désire gagner une stature de chef d’État et un destin de reconstructeur. L’islamisme radical restera admis, tant qu’il appliquera ses valeurs réactionnaires sociétales sur le monde musulman. C’est bon pour les affaires et le commerce mondial. Mais chacun sa zone de contrôle réactionnaire. Si des islamistes radicaux « internationalistes », qu’ils soient d’origine sunnite ou chiite, s’avisent de vouloir continuer à répandre et imposer partout dans le monde leur idéologie, alors les nationalo-islamistes seront chargés, par les alliés occidentaux et par les grands frères des pétro-monarchies du Golfe, de pourchasser et d’éliminer leurs anciens camarades djihadistes. Et tant pis si le Rojava doit y passer aussi, lâché par les alliés occidentaux qui préféreront toujours les nationalo-islamistes aux utopistes socialisants.

Ce recyclage des nationalo-islamistes syriens dans le « concert international des nations » se fait avec l’aide du gouvernement d’extrême droite en Israël, qui signe des accords commerciaux avec la nouvelle Syrie avide de reconnaissance, tout en continuant de bombarder la population de Gaza à mort. Comme le font de nombreux pays arabes, désormais alliés au gouvernement Israélien réactionnaire et colonialiste de Netanyahu et de l’extrême droite. Ceci explique que les chefs du Hamas soient devenus des parias, des indésirables un peu partout, même chez leurs anciens alliés. En Israël aussi, l’intégrisme religieux sociétalement réactionnaire s’impose, tout comme en Europe, avec la montée des populismes d’extrême droite sous influence du réactionnaire social et sociétal Poutine ... C’est le « big washing mondial », celui qui entretient la production, la vente et l’écoulement des armes, destinées à sécuriser et maintenir à l’équilibre les liens commerciaux entre pôles planétaires régionaux, et ainsi permettre le maintien aux commandes des classes dominantes capitalistes et celles de leur gouvernance, bio-politiques algorithmées d’ État ou privées. Ce n’est pas la guerre mondiale, c’est la mondialisation de la guerre. La peur de la guerre qui se diffuse rend possible le contrôle des populations dont le capital n’a plus besoin pour son enrichissement dans le processus travail. Il s’agit de créer en valeur de l’absurde, du capital encore fictif, par la traite et le comptage bio-politique du vivant.

Les protestations indignées de la gauche « burn-outée » -et donc narcissiquement émotionnelle, - qui ne connaît ni révolte ni construction « réSolutionnaire » - n’y changeront rien ... Le « capitalisme 2.0 augmenté IA » est bien là !!! Et il s’appuie à tous niveaux, partout dans le monde sur le mariage élémentaire entre la démagogie populiste et le high-tech.

La plupart des analyses issues du XIXe siècle, par récupérations politiciennes et manipulations intellocrates de toute nature, des aspirations émancipatrices - tant sociales que sociétales - du mouvement ouvrier, correspondaient jusqu’au début des années 1980 à un capitalisme que l’on pourrait qualifier de phase 1. Le capitalisme était alors adossé à la valeur travail exploitée avec plus-value (esclavage, puis libération des maîtres de leurs esclaves grâce au salariat privé et public de la révolution industrielle, devenu moins coûteux que l’esclavage, pendant des décennies).

Mais dès le début des années 1980, ce « capitalisme à la Papa » ne pourra pas durer.

Les classes dominantes, prennent le devant et génèrent le capitalisme de phase 2, qui trouve son expansion avec le développement internautique high-tech. Ainsi la suprématie du capitalisme financier, celle du capital fictif, vient sauver le capitalisme, avec le soutien de tous les États-nations (en particulier Reagan, Thatcher) dans la mondialisation positivée. Les classes dominantes se restructurent, il y a des perdants et des gagnants. Le capital fictif prend les commandes, au risque de quelques crises, dans le fond restructurantes pour le capital des classes dominantes.

Dans les années 2017 et suivantes, Macron en France en est une incarnation politique avec son nouveau monde, celui du post salariat (après s’être libérés de leurs esclaves autrefois avec le salariat, les maîtres se libèrent désormais de leurs salariés avec le post salariat de l’auto-entreprenariat « ubérisé »). Celui aussi où la classe supra-dominante détruit l’ancien compromis historique entre les bourgeoisies et les acquis des luttes des travailleurs. Elle reprend tout, contrôle le capital fictif et le territorialise en s’appropriant terrain, champ et immeubles... Favorisée en France par la suppression de l’ISF. La redistribution se fait par l’emprunt et la dépendance soumise par le crédit. Le pouvoir créancier, qui décide de ses propres taux d’intérêt et créations monétaires, s’impose comme une arme de la domination, à côté de l’emprise sur les burn-out sociaux et sociétaux qu’elle produit et recycle, par-là, l’emprise des souverainetés illégitimes et participatives de leurs gouvernances.

Le capitalisme de phase 3 dans la lignée appuie sa valorisation sur le Green Washing, la valorisation de la « bulle verte écologique », mais désormais dépassée par les foyers de guerre comme l’Ukraine et la Palestine et sa dévalorisation par les réactionnaires sociaux et sociétaux qui soutiennent les lobbies des énergies fossiles. Nous sommes désormais dans un capitalisme de phase 4.

En effet les sanctions contre la Russie dans sa guerre impérialiste contre l’Ukraine, l’ont poussée à renouer, en dehors de la valorisation monétaire adossée au dollar, avec une valorisation sur les ressources énergétiques fossiles et les ressources minérales, poussant le dollar de Trump à s’imposer militairement dans le monde. La « bulle verte » est dévalorisée par la remontée en force, avec Trump, du lobby des énergies fossiles, et par la consommation des produits de guerre. Désormais c’est la « bulle kaki », le profit par le militaro-industriel, pour le contrôle des populations terrorisées médiatiquement par l’horreur des guerres montrées en boucle sur les chaînes d’infos (tenez-vous à carreau) ! Pour le rééquilibrage des grands pôles économico-politiques des régions de la planète, associant pour chaque pôle plusieurs Etats-Nations.

Cela va vite. Cette nouvelle phase du capitalisme avec sa « Bulle Kaki », sa multi-polarisation, consacre en fait la nouvelle diversification des valeurs adossées. Sachant que, par les agissements de Trump, le dollar reste défendu quoiqu’il en soit par la force de la puissance des armes, il s’opère cependant un partage multipolaire du monde, avec ses zones de guerres entretenues pour le spectacle, la peur, la soumission et l’écoulement des armes (mondialisation de l’usage de la guerre dans le commerce). Cette partition multipolaire du monde se fait d’un commun accord entre classes dominantes, sur une modalité à prédominance sociétale réactionnaire appuyée sur la réactivation du religieux subventionné 2.0. Qu’il s’agisse du monde orthodoxe en Russie, du monde Juif intégriste et sociétalement réactionnaire en Israël, de l’influence Islamiste sur les États-nations musulmans (à condition qu’ils abandonnent la conviction jihadiste de conquête du monde, et pourchassent les jihadiste frustrés depuis l’abolition de l’esclavage imposé dans un but colonialiste par les gagnants de la révolution industrielle). Un sociétal réactionnaire, soutenu par tous les fondamentalismes religieux, (y compris dans l’hindouisme – pas seulement monothéistes), pour contrôler socialement les populations, et protéger les pôles capitalistes régionaux, leurs accords commerciaux, et les classes qui en profitent. Celles qui tiennent les rênes ! ... C’est le capitalisme de phase 4 !! Les classes supra dominantes sont pour le moment sauvées et aux commandes. Elles peuvent s’assurer d’une pérennité et de leur reproduction !!

Nous sommes loin d’avoir reconstruit le fonctionnel organique réSolutionnaire (amené à résoudre les problèmes) au niveau mondial ...

Reste à entretenir, la lutte de toujours, pour la dignité, la liberté, l’égalité, contre la misère et l’ignorance, par l’entraide, la solidarité, l’imagination créatrice pour la construction d’une fiction fonctionnelle dépassant la fiction fonctionnelle capitaliste.

A Suivre ...