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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>AULNAY-SOUS-BOIS : LA BARBARIE DE L'&#201;TAT
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&lt;p&gt;eudi 02 f&#233;vrier, vers 16h, la situation est tr&#232;s tendue dans la cit&#233; des 3000. Les sir&#232;nes de police hurlent, les jeunes sont surexcit&#233;s. Apr&#232;s un gazage m&#233;ticuleux aux abords d'un coll&#232;ge du quartier, o&#249; &#233;taient rassembl&#233;s des jeunes de 11 &#224; 15 ans qui sortaient tranquillement de cours, la BST, la brigade sp&#233;cialis&#233;e de terrain, interpelle un jeune homme de 22 ans, Th&#233;o, qui s'en sort avec une d&#233;chirure du muscle sphinct&#233;rien et une l&#233;sion de 10 cm du colon suite &#224; un coup de matraque dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;eudi 02 f&#233;vrier, vers 16h, la situation est tr&#232;s tendue dans la cit&#233; des 3000. Les sir&#232;nes de police hurlent, les jeunes sont surexcit&#233;s. Apr&#232;s un gazage m&#233;ticuleux aux abords d'un coll&#232;ge du quartier, o&#249; &#233;taient rassembl&#233;s des jeunes de 11 &#224; 15 ans qui sortaient tranquillement de cours, la BST, la brigade sp&#233;cialis&#233;e de terrain, interpelle un jeune homme de 22 ans, Th&#233;o, qui s'en sort avec une d&#233;chirure du muscle sphinct&#233;rien et une l&#233;sion de 10 cm du colon suite &#224; un coup de matraque dans l'anus ; tout cela assorti d'une ITT de 60 jours, avec de probables s&#233;quelles irr&#233;versibles. Ce fait, qui a tendance &#224; devenir courant en Seine St Denis a logiquement d&#233;clench&#233; une vague de protestation et de col&#232;re chez les habitants. A savoir qu'il y a quelques mois, c'est un habitant de Drancy qui avait subi le m&#234;me traitement de la part de la police municipale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, la justice a mis un temps certain &#224; d&#233;cider de poursuivre les policiers pour viol. Le procureur, suivi par la police des polices, ont argu&#233;s que l'introduction de la matraque dans l'anus du jeune homme &#233;tait &#8220;involontaire&#8221;, et ne constituait donc pas un viol. Ces personnes, qui ne connaissent visiblement pas les textes de loi sur le viol, pensent donc qu'un des crimes les plus graves qui soit dans le code p&#233;nal ne m&#233;rite pas d'&#234;tre jug&#233; par une cour d'assise. Les arguments laissent pantois : le pantalon du jeune Th&#233;o aurait gliss&#233; tout seul sur ses genoux et le coup de matraque serait entr&#233; tout seul dans l'anus. On reconna&#238;t bien l&#224; le type d'argumentaire pitoyable des violeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le procureur s'est retenu d'ajouter que Th&#233;o &#233;tait consentant, et que de toutes mani&#232;res, habill&#233; comme il l'&#233;tait, il fallait pas qu'il s'&#233;tonne &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Suite &#224; ces d&#233;cisions, nous avons eu la surprise de voir que le maire, pourtant ancien secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'un syndicat de flics et responsable des questions de s&#233;curit&#233; chez Les R&#233;publicains, soutenait fermement la famille et demandait que les faits soient correctement qualifi&#233;s de viol. Bien s&#251;r, son argument &#233;tait que Th&#233;o est un jeune sans histoire et parfaitement int&#233;gr&#233;. Esp&#233;rons que sa r&#233;action e&#251;t &#233;t&#233; la m&#234;me s'il &#233;tait s'agit d'un d&#233;linquant, car rien ne peut justifier un viol, pas m&#234;me le caract&#232;re hors-la-loi de la victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette prise de position n'a pas suffi &#224; apaiser les tensions : trois nuits d'incidents ont &#233;clat&#233;s &#224; Aulnay samedi 4, dimanche 5 et lundi 6 f&#233;vrier. La r&#233;ponse de la police a &#233;t&#233; sans piti&#233; : armes de guerres, tirs &#224; balles r&#233;elles, et interpellations de tous ceux qui avaient le malheur de se trouver dans les parages. Plusieurs de ces interpell&#233;s sont pass&#233;s en jugement le 8 f&#233;vrier &#224; Bobigny. Malgr&#233; l'absence de preuves mat&#233;rielles flagrantes, deux jeunes ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; six mois fermes, et trois autres &#224; six mois avec sursis. Ces interpellations ont beau ressembler &#224; une rafle punitive plut&#244;t qu'&#224; un flagrant d&#233;lit, rien n'y a fait. Et plusieurs jeunes se retrouvent avec un casier judiciaire ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul l'appel au calme de Th&#233;o, prononc&#233; lors de la visite &#224; son chevet de Fran&#231;ois Hollande, semble avoir calm&#233; un peu la situation. Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; que dans les villes alentours, des b&#226;timents publics et des entreprises aient &#233;t&#233; prises pour les cibles d'attaques incendiaires. L'impressionnant dispositif policier et la r&#233;pression f&#233;roce qui l'accompagne y sont aussi certainement pour quelque chose. La famille de Th&#233;o et les habitants des 3000 demandent tous la m&#234;me chose : que justice soit faite. Cependant, les diff&#233;rentes interviews donn&#233;es par les habitants montrent qu'ils ne se font que peu d'illusions sur les suites que pourrait obtenir cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, pour les r&#233;cup&#233;rateurs de la col&#232;re des banlieues, les PIR, Sihame Assbague et toutes leurs cliques de racistes subventionn&#233;es par l'&#201;tat, l'occasion &#233;tait trop belle. Les appels &#224; rejoindre leurs mascarade du 19 mars ont fleuris sur Twitter pour r&#233;clamer &#8220;v&#233;rit&#233; et justice&#8221;. Alors m&#234;me que la population d&#233;montre en actes, par des incidents, qu'elle ne croit pas &#224; cette v&#233;rit&#233; et justice toute &#233;tatique, ceux-ci veulent encore faire revenir les r&#233;volt&#233;s dans le giron r&#233;publicain que pourtant ils d&#233;noncent, en apparence, afin de rendre la r&#233;publique plus juste et plus impartiale. Car, malgr&#233; tous leurs discours pseudos-radicaux, les r&#233;cup&#233;rateurs associatifs et politiques n'ont qu'un but : remettre la contestation en acte de l'&#233;tat dans les rails du citoyennisme afin de se placer en repr&#233;sentants des populations des quartiers ; avec &#224; la cl&#233; des subventions nombreuses, en remerciement de leur travail de pacification sociale. La prise de parole sur Twitter de Sihame Assbague est &#224; ce niveau-l&#224; assez &#233;loquente : elle constate que Fran&#231;ois Hollande a &#8220;une liste de r&#233;formes &#224; mettre en place avant son d&#233;part&#8221;, mais que celui-ci ne le fera pas. On est l&#224; dans le citoyennisme le plus creux qui se sert des incidents d'Aulnay pour faire avancer son agenda politique. Heureusement, leur totale invisibilit&#233; dans les quartiers, ainsi que la col&#232;re l&#233;gitime qui s'y exprime, laisseront ces individus grenouiller l&#224; o&#249; est leur place, dans les colloques universitaires et dans les r&#233;unions de l'extr&#234;me-gauche confuse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>VIVRE EN SEINE ST DENIS
</title>
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;La Seine-Saint-Denis fait r&#233;guli&#232;rement la &#171; une &#187; des journaux pour ses actes de d&#233;linquance et la grande pauvret&#233; qui y r&#232;gne. Mais finalement, peu de gens la connaissent vraiment. Voici quelques informations sur sa situation et son &#233;volution pr&#233;visible. &lt;br class='autobr' /&gt; Avec ses 236 km2, le d&#233;partement de Seine-Saint-Denis couvre une toute petite surface, inf&#233;rieure &#224; celle de la ville de Marseille, par exemple, (241 km2). Il est constitu&#233; de petites (en taille) villes comme Saint-Denis, Aubervilliers, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Seine-Saint-Denis fait r&#233;guli&#232;rement la &#171; une &#187; des journaux pour ses actes de d&#233;linquance et la grande pauvret&#233; qui y r&#232;gne. Mais finalement, peu de gens la connaissent vraiment. Voici quelques informations sur sa situation et son &#233;volution pr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Avec ses 236 km2, le d&#233;partement de Seine-Saint-Denis couvre une toute petite surface, inf&#233;rieure &#224; celle de la ville de Marseille, par exemple, (241 km2). Il est constitu&#233; de petites (en taille) villes comme Saint-Denis, Aubervilliers, Villepinte, Montreuil&#8230; qui, pour certaines, ne d&#233;passent pas le kilom&#232;tre carr&#233;. Le revenu moyen est sup&#233;rieur &#224; la moyenne fran&#231;aise, mais cela cache d'&#233;normes disparit&#233;s. Ce qui choque, quand on vit ici, c'est l'extr&#234;me concentration de la mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les grands ensembles du genre &#171; Sarcelles &#187;, sont assez rares, mais les petites cit&#233;s y sont tr&#232;s nombreuses, avec une pauvret&#233; extr&#234;me et un ch&#244;mage omnipr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les transports sont particuli&#232;rement mal organis&#233;s.&#8200;Comptez souvent une bonne heure pour faire une dizaine de km. Certaines villes (les plus pauvres) peuvent &#234;tre particuli&#232;rement enclav&#233;es, avec parfois une heure de transport pour acc&#233;der au RER, train de banlieue qui permet de se rendre &#224; Paris et dans le reste de l'Ile de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La Seine-Saint-Denis est particuli&#232;rement surveill&#233;e par l'Etat. Il y exp&#233;rimente de nouvelles m&#233;thodes de maintien de l'ordre qu'il g&#233;n&#233;ralise par la suite &#224; l'ensemble du territoire si elles marchent. Il y a invent&#233;, il y a quelques ann&#233;es les BST, brigades sp&#233;cialis&#233;s de terrain. D'apr&#232;s la pr&#233;fecture, &#171; les Brigades sp&#233;cialis&#233;es de terrain (BST) ont &#233;t&#233; con&#231;ues, dans une logique de mobilit&#233; et de proximit&#233;, comme un outil op&#233;rationnel de lutte contre la d&#233;linquance de voie publique et les violences urbaines, mais aussi comme le moyen de cr&#233;er des liens de proximit&#233; renforc&#233;s avec les habitants des quartiers concern&#233;s par leur d&#233;ploiement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Derri&#232;re ce vocabulaire tr&#232;s technocratique se cache une brigade qui fait passer les BAC pour de gentils bisounours. Le dernier fait d'armes des BST a d&#233;clench&#233; deux nuits d'&#233;meutes &#224; Pantin. Le 26 d&#233;cembre, alors que des jeunes &#233;taient tranquillement en train de bavarder en bas d'un immeuble, la BST a d&#233;boul&#233; et les a maltrait&#233;s. En voyant son fils pris &#224; parti par la police, une m&#232;re de famille demande &#224; la BST de faire preuve de mod&#233;ration. Mal lui en a pris, elle s'est fait litt&#233;ralement lyncher par cette brigade, qui a certainement vu l&#224; un moyen de &#171; cr&#233;er des liens de proximit&#233; &#187;. La m&#232;re de famille a eu 10 jours d'ITT. Son d&#233;p&#244;t de plainte n'a pas &#233;t&#233; accept&#233; &#224; Pantin, elle a d&#251; se rendre &#224; Paris pour pouvoir exercer ce droit. Heureusement pour elle, la sc&#232;ne a &#233;t&#233; film&#233;e par une habitante des lieux, et la vid&#233;o est explicite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces violences ne sont malheureusement pas exceptionnelles. C'est le quotidien des habitants pauvres du d&#233;partement, qui, en plus de subir la violence de la police, doivent affronter les vexations de l'administration. La Seine-Saint-Denis h&#233;berge un tr&#232;s grand nombre d'immigr&#233;s qui n'ont pas la nationalit&#233; fran&#231;aise. Obtenir un titre de s&#233;jour est un v&#233;ritable parcours du combattant sem&#233; d'emb&#251;ches, et dont les r&#232;gles ne sont connues que de l'&#201;tat. Souvent la pr&#233;fecture refuse de reconna&#238;tre les dispositifs de formation dans lesquels sont inscrits les &#233;trangers. Et pour cela, tous les pr&#233;textes sont bons : demande de certificats de scolarit&#233; alors que les &#233;tablissements sont ferm&#233;s, demande d'actes de naissance alors que le pays d'origine est en guerre civile, etc. Parfois, quand ces documents sont fournis, ils sont disqualifi&#233;s au bon vouloir du fonctionnaire qui s'occupe du migrant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela va changer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'&#201;tat et ses valets des collectivit&#233;s locales sont d&#233;cid&#233;s &#224; ce que cela change. Mais ne nous m&#233;prenons pas. Il ne s'agit pas de rendre la vie des pauvres plus facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Du fait du prix de l'immobilier dans la capitale, de plus en plus de personnes de la classe moyenne la quittent et viennent s'installer dans le d&#233;partement (prix d'achat bien plus bas). Mais cette nouvelle population a des exigences. Il ne s'agit pas pour elle de vivre avec des mis&#233;reux. Les mairies voient l&#224; l'opportunit&#233; de faire partir les pauvres. Dernier exemple en date, le maire UDI de Saint-Ouen a d&#233;cid&#233; de diminuer de 43 % &#224; 30 % le quota de logements sociaux de sa ville. Sa m&#233;thode : fusionner l'office public de l'habitat avec un prestataire priv&#233;. Ce qui entra&#238;nera une hausse de 20 % des loyers concern&#233;s. L'opposition th&#233;orique du pr&#233;fet ne fait pas reculer notre &#233;dile. Il est bien d&#233;cid&#233; &#224; faire partir le plus de pauvres possible dans les d&#233;lais les plus brefs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce qui se passe &#224; Saint-Ouen est repr&#233;sentatif d'une tendance lourde dans le d&#233;partement. La volont&#233; des municipalit&#233;s de &#171; cr&#233;er de la mixit&#233; sociale &#187; n'est qu'une mani&#232;re de faire fuir les pauvres toujours plus loin de Paris. Et souvent, contrairement &#224; Saint-Ouen, avec la complicit&#233; des services de l'&#201;tat. La cr&#233;ation du Grand Paris, avec ses nouvelles lignes de m&#233;tro qui desserviront la banlieue, g&#233;n&#233;ralisera le processus et ghetto&#239;sera encore plus les quartiers populaires&#8230; s'il en reste. Les hausses de loyer qui se produiront m&#233;caniquement avec l'arriv&#233;e de nouveaux transports en communs, repousseront les pauvres &#224; l'ext&#233;rieur du d&#233;partement ou bien les maintiendront dans des quartiers enclav&#233;s d'o&#249; il leur sera de plus en plus difficile de sortir. Beau &#171; changement &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La violence, c'est l'&#233;tat et le capitalisme
</title>
		<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article28</link>
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		<dc:subject>mirail
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		<dc:subject>banlieue
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		<dc:subject>police
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		<dc:subject>politiques s&#233;curitaires
</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;27 octobre 2005, &#224; Clichy, deux jeunes qui reviennent d'une par- tie de foot meurent &#224; cause d'un contr&#244;le de police. Ils ont pris peur. Pourquoi ? Parce que les contr&#244;les de police dans les cit&#233;s sont arbitraires, souvent violents, toujours humiliants et peuvent durer des heures, tout cela sans raison aucune. Zyad (17 ans) et Banou (15 ans) n'ont pas voulu subir cela. Ils en sont morts. Ils ont &#233;t&#233; imm&#233;diatement diffam&#233;s par le pouvoir et les m&#233;dias qui ont montr&#233; dans cette affaire, une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;27 octobre 2005, &#224; Clichy, deux jeunes qui reviennent d'une par- tie de foot meurent &#224; cause d'un contr&#244;le de police. Ils ont pris peur. Pourquoi ? Parce que les contr&#244;les de police dans les cit&#233;s sont arbitraires, souvent violents, toujours humiliants et peuvent durer des heures, tout cela sans raison aucune. Zyad (17 ans) et Banou (15 ans) n'ont pas voulu subir cela. Ils en sont morts. Ils ont &#233;t&#233; imm&#233;diatement diffam&#233;s par le pouvoir et les m&#233;dias qui ont montr&#233; dans cette affaire, une fois de plus, qu'ils mentent en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, politiciens et m&#233;dias nous abreuvent sur la violence dans les quartiers populaires. Mais o&#249; est la violence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable violence, c'est les licenciements massifs qui r&#233;duisent les travailleurs &#224; la mis&#232;re. La violence, c'est la hausse incessante des loyers. C'est le co&#251;t de la vie qui nous emp&#234;che de satisfaire nos besoins les plus &#233;l&#233;mentaires (prix du gaz...). La violence, c'est les expulsions de femmes et d'enfants de leur logement. C'est quand la police vient dans les &#233;coles embarquer des enfants &#034;sans-papiers&#034;. La violence, c'est l'oppression &#233;tatique et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation de crise, de mis&#232;re &#233;conomique et sociale,d'oppression &#233;tatique qui nous exc&#232;de tous, les jeunes qui se sont r&#233;volt&#233;s peuvent &#234;tre l'&#233;tincelle pour une remise en question plus globale de cette soci&#233;t&#233; fondamentalement injuste. Il est grand temps de nous attaquer aux v&#233;ritables causes de la violence que nous subissons. Partout, il faut &#233;largir solidairement la lutte. Organisons, l&#224; o&#249; c'est possible, des rencontres, des manifestations, des gr&#232;ves contre la violence de l'Etat et du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CNT-AIT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parler de tout cela, nous vous proposons une rencontre d&#233;bat jeudi 10 novembre, &#224; 20 heures, &#224; la CNT-AIT, 7 rue St R&#233;m&#233;sy (pr&#232;s des Carmes) avec des habitants des quartiers (Mirail) t&#233;l/fax : 05 61 52 86 48 (r&#233;pondeur)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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