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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Camping &#201;t&#233; 2007
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&lt;p&gt;Le camping de la CNT-AIT est une fa&#231;on, pour les militants, les sympathisants et leurs familles, de se retrouver, pendant une semaine, dans un cadre convivial, pour partager des activit&#233;s diverses, en particulier, chaque soir, apr&#232;s un repas pris en commun, une discussion sur des th&#232;mes soci&#233;taux d'actualit&#233; est organis&#233;e. Cette ann&#233;e, il aura lieu du 29 juillet au 5 ao&#251;t. Le terrain retenu offre des conditions tout &#224; fait correctes pour une participation tr&#232;s abordable. Nos lecteurs sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le camping de la CNT-AIT est une fa&#231;on, pour les militants, les sympathisants et leurs familles, de se retrouver, pendant une semaine, dans un cadre convivial, pour partager des activit&#233;s diverses, en particulier, chaque soir, apr&#232;s un repas pris en commun, une discussion sur des th&#232;mes soci&#233;taux d'actualit&#233; est organis&#233;e. Cette ann&#233;e, il aura lieu du 29 juillet au 5 ao&#251;t. Le terrain retenu offre des conditions tout &#224; fait correctes pour une participation tr&#232;s abordable. Nos lecteurs sont les bien-venus (pour toute la dur&#233;e du camping ou pour un passage plus bref). Renseignez vous aupr&#232;s d'un militant de la CNT-AIT ou en &#233;crivant au journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'information veuillez contacter le syndicat de Toulouse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CNT-AIT 7 rue St R&#233;m&#233;sy 31 000 Toulouse&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l/fax/r&#233;pondeur : 05 61 52 86 48&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>solidarit&#233; avec les antifascistes toulousains incarc&#233;r&#233;s
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;Le mercredi 28 Mars, huit manifestants et manifestantes contre la venue de Le Pen &#224; Toulouse passaient en proc&#232;s. Trois ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; des peines de prison avec sursis et cinq autres ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; des peines de prison ferme : de 3 &#224; 9 mois. Nous d&#233;non&#231;ons la lourdeur de ces peines qui traduit bien la volont&#233; de la justice de condamner pour l'exemple. &lt;br class='autobr' /&gt; Leur seul tort est de s'&#234;tre oppos&#233; aux id&#233;es de Le Pen pr&#232;s du lieu de son meeting. La police, qui prot&#233;geait le meeting du FN, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mercredi 28 Mars, huit manifestants et manifestantes contre la venue de Le Pen &#224; Toulouse passaient en proc&#232;s. Trois ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; des peines de prison avec sursis et cinq autres ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; des peines de prison ferme : de 3 &#224; 9 mois. Nous d&#233;non&#231;ons la lourdeur de ces peines qui traduit bien la volont&#233; de la justice de condamner pour l'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Leur seul tort est de s'&#234;tre oppos&#233; aux id&#233;es de Le Pen pr&#232;s du lieu de son meeting. La police, qui prot&#233;geait le meeting du FN, a proc&#233;d&#233; &#224; des arrestations arbitraires et les a directement plac&#233; &#224; la maison d'arr&#234;t de Seysses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Comme KADIJA et les parents de l'&#233;cole Rampal qui se sont oppos&#233;s &#224; l'expulsion de sans papiers, comme les usagers de la gare du Nord qui ont r&#233;sist&#233;s aux brutalit&#233;s polici&#232;res, les 5 incarc&#233;r&#233;s &#233;taient venues manifester leur solidarit&#233; face au d&#233;lire s&#233;curitaire et fascisant. C'est bien toute cette SOLIDARITE populaire que l'&#233;tat dit &#034;d&#233;mocratique&#034; veut criminaliser et isoler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les m&#234;me qui appelaient en 2002 &#224; voter Chirac pour contrer Le Pen, traitent maintenant les antifascistes comme des criminels et tentent de s&#233;duire et de r&#233;cup&#233;rer l'&#233;lectorat du Front national. Le ridicule d&#233;bat sur le drapeau Fran&#231;ais en est une illustration...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous ne laisserons pas inverser les r&#244;les ! Avec ces condamnations, l'&#201;tat et sa justice de classe se sont d&#233;lib&#233;r&#233;ment rang&#233; du cot&#233; des fascistes ! Nous le d&#233;non&#231;ons et appelons &#224; continuer d'exprimer votre solidarit&#233; avec les 5 antifascistes Toulousains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un comit&#233; de soutien s'est constitu&#233; pour les soutenir &#224; la fois mat&#233;riellement et moralement. Rejoignez-nous. Les prochaines r&#233;unions auront lieu 18 avenue de la Gloire (31500). Se renseigner pour les dates Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	PS : Lors de la premi&#232;re r&#233;union, des fonds ont &#233;t&#233; r&#233;colt&#233;. Nous les avons transmis aux incarc&#233;r&#233;s et incarc&#233;r&#233;es. Nous avons aussi les noms et num&#233;ros d'&#233;crou pour leur &#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://soutienantifascistetoulousain.hautetfort.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Blog du CSATI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La vie quotidienne au temps du nucl&#233;aire
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;On habitait loin des centrales nucl&#233;aires, &#224; bon vent. Les tours et les grillages, on ne les voyait que les jours de manif &#224; Golfech. Et Tchernobyl, c'&#233;tait des films, des bouquins et des manifs. Et puis, il y eu cette fatigue, cette lassitude, le m&#233;decin, la thyro&#239;de, les sp&#233;cialistes, les examens, le diagnostic, l'op&#233;ration, le traitement. Et le nucl&#233;aire est entr&#233; dans la vie de la fa&#231;on la plus intime, dans la chair. Le poison et l'antidote, le mal et le rem&#232;de. La radioth&#233;rapie qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot71" rel="tag"&gt;article_cs_100
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On habitait loin des centrales nucl&#233;aires, &#224; bon vent. Les tours et les grillages, on ne les voyait que les jours de manif &#224; Golfech. Et Tchernobyl, c'&#233;tait des films, des bouquins et des manifs. Et puis, il y eu cette fatigue, cette lassitude, le m&#233;decin, la thyro&#239;de, les sp&#233;cialistes, les examens, le diagnostic, l'op&#233;ration, le traitement. Et le nucl&#233;aire est entr&#233; dans la vie de la fa&#231;on la plus intime, dans la chair. Le poison et l'antidote, le mal et le rem&#232;de. La radioth&#233;rapie qui gu&#233;rit de l'irradiation. Monde techno-industriel cynique et sans limite. Et trouble, flou, toujours incertain. Les m&#233;decins nucl&#233;aires r&#233;p&#232;tent imperturbables qu'il n'y a aucune relation entre la catastrophe de Tchernobyl, et l'augmentation des cancers de la thyro&#239;de en France et en Europe. Du fond de leurs blouses blanches, ils ass&#232;nent leur savoir : La radioth&#233;rapie est le seul rem&#232;de efficace pour ce type de pathologie. C'est Becquerel ou la mort. A vous de choisir. Et en plus, ce n'est pas dangereux, alors pourquoi s'en priver ? Pas dangereux, tu parles ! &#034;Cela m'a rong&#233; l'&#339;sophage&#034; dit une dame dans la salle d'attente. &#034;Et moi, un rein !&#034; ajoute une autre. Pas dangereux comme dit le sp&#233;cialiste en m&#233;decine nucl&#233;aire. &#034;Mais pendant quelques jours, ne dormez pas trop pr&#232;s de votre compagnon, et lavez vous souvent, et &#233;vitez d'aller dans une boulangerie avec une femme enceinte.&#034;. Le m&#234;me m&#233;decin qui quelques jours plus tard apostrophe au t&#233;l&#233;phone un infirmier &#034;La patiente ne prendra peut &#234;tre pas sa dose aujourd'hui, alors ne t'irradie pas pour rien !&#034;. Et ces infirmi&#232;res dans le service de m&#233;decine nucl&#233;aire qui soignent les patients de loin, pas trop longtemps, pour pas faire clignoter le badge radiosensible. On est en plein dans le monde du nucl&#233;aire. La vie quotidienne au temps du nucl&#233;aire. Rayons &#224; tous les &#233;tages. Patients, personnels, visiteurs, tout le monde vit autour de l'invisible poison devenu rem&#232;de miracle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi donc, tandis que l'on r&#233;clame l'arr&#234;t du nucl&#233;aire, il est d&#233;j&#224; l&#224; dans notre vie quotidienne : on mange nucl&#233;aire avec des salades &#034;ionis&#233;es&#034; pour prolonger leur fra&#238;cheur commerciale, on se soigne nucl&#233;aire, on regarde passer les trains charg&#233;s de d&#233;chets nucl&#233;aires, on s'&#233;claire nucl&#233;aire. On n'a pas choisit, on subit. Les marchands et les savants ont d&#233;cid&#233;s pour nous au nom du progr&#232;s et du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cela ne s'arr&#234;te pas au nucl&#233;aire. Cette terrible emprise de la techno-science jusqu'au c&#339;ur de notre vie se retrouve dans la chimie, et depuis plusieurs d&#233;cennies. Bien au del&#224; de l'amiante, et de la dioxine, les exemples ne manquent pas de l'intrusion sournoise et masqu&#233;e des folies chimiques de nos savants, si citoyens lorsque les cr&#233;dits leur manquent. Alzheimer et aluminium, ph&#233;nol et cancer, nitrate et tumeur. Et l'on s'en va d&#233;filer en voiture devant les complexes p&#233;trochimiques. Et ne parlons pas des OGM. On les bouffe, on les boit, en demandant na&#239;fs que l'on ne commence pas &#224; en faire. Comme pour le nucl&#233;aire, l'OGM est &#224; la fois le mal et le rem&#232;de. Pendant qu'un chercheur prouvant les effets pathog&#232;nes des OGM sur des rats se fait virer, d'autres chercheurs bien plus en vue, expliquent comment les organismes g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s vont permettre de soigner des maladies incurables. Et le pire est &#224; venir. Les d&#233;monstrations m&#233;diatis&#233;es sur le r&#233;chauffement climatique et le r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant jou&#233; par les productions technologiques occidentales dans ce ph&#233;nom&#232;ne montrent de la fa&#231;on la plus globale combien nos vies quotidiennes sont soumises aux cr&#233;ations hasardeuses et souvent mortif&#232;res de la corporation scientifique, &#233;l&#232;ve appliqu&#233; et docile de la classe dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le discours r&#233;volutionnaire ne peut plus se satisfaire d'une utopie de l'homme libre, il doit prendre conscience de l'urgente n&#233;cessit&#233; d'assurer la survie m&#234;me de l'homme. Engonc&#233; dans notre ali&#233;nation au quotidien technophile, nous n'osons pas encore envisager la duret&#233; de l'affrontement qui nous attend. Demain, il ne sera plus seulement question de choix de type de soci&#233;t&#233;, de mode vie, il sera question de l'urgence d'abattre non seulement la classe dominante et son syst&#232;me d'organisation, mais aussi et surtout, ces productions, ces marchandises. Les &#233;cologistes pro-syst&#232;me (Bov&#233;, les Verts et autres &#233;colo-&#233;lectoralistes) veulent faire croire que la soci&#233;t&#233; techno-industrielle peut s'adapter sans modifier le r&#232;gne &#233;ternel du capitalisme. En le faisant, ils participent au prolongement du carnage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>TRAVAILLER PLUS OU TRAVAILLER MOINS ?
</title>
		<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article129</link>
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&lt;p&gt;Voici un dilemme qui risque de faire autant d'heureux que de m&#233;contents. Et l'on peut inverser la formule, quoi qu'il arrive ; c'est selon les points de vue ! Faut-il travailler plus ? Faut-il travailler moins ? Ou alors, formulons les questions autrement : les patrons devraient-ils nous faire travailler plus ? Ou moins ? De ce point de vue, on peut comprendre que ces questions sont &#233;videmment insatisfaisantes. Pourquoi serait-ce aux patrons, aux petits chefs et autres larbins du capitalisme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;A la une
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot71" rel="tag"&gt;article_cs_100
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici un dilemme qui risque de faire autant d'heureux que de m&#233;contents. Et l'on peut inverser la formule, quoi qu'il arrive ; c'est selon les points de vue ! Faut-il travailler plus ? Faut-il travailler moins ? Ou alors, formulons les questions autrement : les patrons devraient-ils nous faire travailler plus ? Ou moins ? De ce point de vue, on peut comprendre que ces questions sont &#233;videmment insatisfaisantes. Pourquoi serait-ce aux patrons, aux petits chefs et autres larbins du capitalisme de d&#233;cider du temps que nous passerons &#224; bosser et &#224; paresser ? Devrions-nous d'ailleurs d&#233;cider de travailler ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cela remonte &#224; la fin janvier, une certaine Laurence Parisot, que tout le monde conna&#238;t (ou presque, pour ceux qui ne suivent pas l'actualit&#233;), plus connue pour ses fonctions de Pr&#233;sidente du Medef, proposait aux candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle d'abroger la loi sur les trente-cinq heures - qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fabriqu&#233;e aux b&#233;n&#233;fices du patronat, soit dit en passant - et de les remplacer par le &#034;plafond europ&#233;en&#034;, c'est-&#224;-dire par les quarante-huit heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quarante-huit heures de travail par semaine, ce qui fait, sur cinq jours, un peu plus de neuf heures et demie de travail par jour. Ou six journ&#233;es compl&#232;tes de huit heures ! Au total, dans le deuxi&#232;me cas, cela ne fait qu'une journ&#233;e pour r&#233;cup&#233;rer la fatigue d'une semaine de travail. A ce rythme, autant supprimer la journ&#233;e ch&#244;m&#233;e et les cong&#233;s pay&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces trente-cinq heures - et bient&#244;t ces quarante-huit heures ! - sont un v&#233;ritable ph&#233;nom&#232;ne soci&#233;tal. Soci&#233;tal et non social ! En v&#233;rit&#233;, cette pol&#233;mique du temps de travail est presque aussi vieille que l'apparition du mouvement social et syndical : travailler moins est consid&#233;r&#233; comme un d&#251; lorsque l'on donne les trois quarts de sa vie &#224; son patron. Cela a notamment commenc&#233; avec la revendication des journ&#233;es de travail &#224; huit heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cependant, certains malades du travail affirmeront vouloir travailler davantage pour gagner plus pendant que d'autres voudront travailler moins pour... d&#233;penser plus ! La r&#233;duction du temps de travail pose cette question, en vrai, celle du temps libre, des loisirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Visiblement, les patrons ne sont pas d&#233;cid&#233;s &#224; nous voir nous adonner &#224; l'oisivet&#233;. Pourtant, elle leur permet &#233;galement de se faire du fric sur notre dos. Il faut bien admettre que la g&#233;n&#233;ralisation des RTT (r&#233;duction du temps de travail) avec l'arriv&#233;e des trente-cinq heures a relanc&#233; l&#233;g&#232;rement l'&#233;conomie du tourisme et des loisirs. Un &#034;l&#233;g&#232;rement&#034; non n&#233;gligeable en soi car de nouvelles activit&#233;s, de nouveaux produits... de loisirs sont apparus. A ce propos, cette dichotomisation du travail avec les loisirs accentue cet aspect asservissant de l'activit&#233; laborieuse. Les loisirs sont consid&#233;r&#233;s, concr&#232;tement, comme une libert&#233; accord&#233;e par le patron, par l'&#201;tat. Ils ne sont pas, en soi, appropri&#233;s, ils sont conc&#233;d&#233;s, comme de menus avantages en nature, comme un exc&#233;dent de g&#233;n&#233;rosit&#233; de ceux pour lesquels on loue notre force de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avons-nous besoin de travailler ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les trente-cinq heures, un ph&#233;nom&#232;ne soci&#233;tal ? Parce que la question est, justement, bien qu'&#224; moiti&#233; pos&#233;e, qu'on a commenc&#233; &#224; prendre en consid&#233;ration le fait que la vie n'est pas uniquement faite pour le travail et que le travail usait plus vite les hommes et les femmes, les jeunes autant que les vieux. Baisser le temps de travail permettait &#224; certains patrons de rentabiliser leurs producteurs, dans le sens o&#249; r&#233;duire la quantit&#233; horaire pouvait r&#233;duire, pensaient-ils, la fatigue. Sauf que dans la r&#233;alit&#233;, les patrons, les petits chefs et compagnie esp&#233;raient qu'avec pr&#232;s de quatre heures en moins de travail, les producteurs fabriqueraient autant. Ce qui, finalement, revenait au m&#234;me, voire pire puisqu'il fallait faire davantage d'efforts pour maintenir la productivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On pourrait reprocher &#224; nos dirigeants, ceux qui ont d&#233;cid&#233; de mettre en place cette loi des trente-cinq heures, d'avoir fait dans la demi-mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi pas trente heures ? Vingt-quatre heures ? Vingt heures de travail ? Dix heures ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Avons-nous besoin de travailler autant ?... &lt;br class='autobr' /&gt;
Avons-nous v&#233;ritablement besoin de travailler ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Et de quelle mani&#232;re devrions-nous &#034;travailler&#034; au final ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le travail, la soci&#233;t&#233; capitaliste en a besoin. Elle en a besoin parce qu'il existe une portion de l'humanit&#233; qui joue avec la sant&#233;, la vie d'une autre portion de cette humanit&#233; pour son propre b&#233;n&#233;fice, pour son propre luxe, pour son seul int&#233;r&#234;t. Cette deuxi&#232;me portion de l'humanit&#233; est, quant &#224; elle, d&#233;poss&#233;d&#233;e des produits et des b&#233;n&#233;fices qu'elle cr&#233;e, tout en sachant que, par exemple, certaines activit&#233;s qu'exercent ces exploit&#233;s n'ont aucune utilit&#233; pour le bien-&#234;tre, le mieux-&#234;tre global de la soci&#233;t&#233; et encore moins d'eux-m&#234;mes ! On peut r&#233;sumer cela par ces formules : la production pour la production, le luxe de produire du superflu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Est-il vraiment n&#233;cessaire de travailler pour vivre ? Si peu en v&#233;rit&#233;. Encore, s'agirait-il vraiment de travail que de subvenir &#224; ses propres besoins en fabriquant le n&#233;cessaire &#224; sa propre vie, sans pour autant verser dans l'asc&#233;tisme le plus d&#233;mesur&#233; ? Actuellement, nous sommes dans une soci&#233;t&#233; de survie, parce que les hommes et les femmes, quelque soit leur &#226;ge, vivent pour produire au lieu de produire pour vivre. Cela serait m&#234;me une avanc&#233;e si l'on d&#233;passait ce deuxi&#232;me postulat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le cadre du capitalisme ne permet pas pareille r&#233;flexion. Il devient indispensable de penser autrement le monde, de le fa&#231;onner d'une mani&#232;re (plus) humaine, donc de reformuler le travail, la fa&#231;on de travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sans verser dans l'utilitarisme, notons que les activit&#233;s de l'homme sont loin d'&#234;tre toutes saines et qu'il est possible, sans grosses pertes pour le bien-&#234;tre de chacun, de supprimer la plupart d'entre elles. Il n'est pas n&#233;cessaire de se creuser la t&#234;te pour trouver des exemples. R&#233;fl&#233;chissez notamment aux activit&#233;s polluantes et dangereuses pour la nature, donc pour l'homme : l'industrie p&#233;troli&#232;re, l'industrie &#233;nerg&#233;tique, l'industrie automobile, etc. Cela nous am&#232;ne &#224; consid&#233;rer les moyens pour substituer l'&#233;lectricit&#233; nucl&#233;aire, les moyens de locomotion polluants, les emballages plastiques, certains produits de consommation courante produits &#224; base de p&#233;trole...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Hormis ces consid&#233;rations &#233;cologiques, revenons aux consid&#233;rations &#034;vitales&#034;. A quelles activit&#233;s devraient donc s'adonner les hommes ? La r&#233;ponse pourrait &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme simpliste. Or, j'y pr&#233;f&#232;re l'adjectif &#034;simple&#034;. En v&#233;rit&#233;, l'&#234;tre humain ne devrait s'occuper que des activit&#233;s qui lui sont plaisantes et qui permettent son &#233;panouissement. Cultiver son jardin, fabriquer ses v&#234;tements, construire son logement, produire des oeuvres d'art, travailler la m&#233;canique, &#233;lever ses enfants, prendre soin de la nature, des animaux, voyager, s'adonner aux plaisirs de la chair, etc., etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les possibilit&#233;s sont nombreuses et il en manque. En se lib&#233;rant de la tutelle des patrons, des chefs, des flics -des oppresseurs, pour r&#233;sumer...- l'homme retrouvera les moyens de s'&#233;panouir et de transformer son existence en vie, au lieu de la p&#233;nible survie qui lui est autoris&#233;e. Ce n'est pas en esp&#233;rant le plein emploi que l'homme s'&#233;mancipera, mais en faisant de ses activit&#233;s un emploi intelligent, qu'elles soient aussi naturelles qu'&#233;panouissantes pour sa personne. Car n'est utile que ce qui permet &#224; chacun de s'ouvrir au monde, &#224; la vie, &#224; la libert&#233;, et non pas ce qui lui permet seulement d'assouvir ses besoins les plus &#233;l&#233;mentaires. La vie, c'est la jouissance du corps et de l'esprit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce n'est pas en engraissant les plus riches non plus, ni en alimentant l'&#201;tat, sa machine castratrice, que les humains parviendront &#224; s'&#233;manciper. A bien y r&#233;fl&#233;chir, l'&#233;vidence saute aux yeux. Le capitalisme ou tout autre syst&#232;me d'exploitation de l'homme par l'homme ne pourrait pas r&#233;aliser ce nouveau mode de vie. Au centre de la soci&#233;t&#233; capitaliste, ce n'est pas l'homme qui est plac&#233;. C'est l'argent, le pouvoir. En se pla&#231;ant, en se pensant comme sujet, au lieu de s'attacher &#224; des valeurs artificielles, l'homme parviendra d&#233;j&#224; &#224; une micro-r&#233;volution. Ainsi changer le travail, le substituer, signifierait changer nos vies. Et changer nos vies passe par le d&#233;passement de l'ordre actuel des choses !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goldfax - CNT-AIT de Rouen&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>contre le fascisme : Quelle strat&#233;gie ?
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&lt;p&gt;A chaque &#233;lection, la pr&#233;sence de l'extr&#234;me-droite (avec cette fois-ci trois candidats) est &#224; l'origine de comportements st&#233;r&#233;otyp&#233;s : front r&#233;publicain avec appel unitaire aux urnes pour les uns, manifestations frontales pour les autres (les deux comportements n'&#233;tant d'ailleurs pas forc&#233;ment exclusifs l'un de l'autre). Mais, dans tous les cas, le d&#233;bat de fond, tout comme le d&#233;bat strat&#233;gique, sont occult&#233;s, au pr&#233;texte d'une &#8220;urgence&#8221;, qui, faute justement de ces d&#233;bats, se renouvelle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Antifascisme
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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;A la une
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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot71" rel="tag"&gt;article_cs_100
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A chaque &#233;lection, la pr&#233;sence de l'extr&#234;me-droite (avec cette fois-ci trois candidats) est &#224; l'origine de comportements st&#233;r&#233;otyp&#233;s : front r&#233;publicain avec appel unitaire aux urnes pour les uns, manifestations frontales pour les autres (les deux comportements n'&#233;tant d'ailleurs pas forc&#233;ment exclusifs l'un de l'autre). Mais, dans tous les cas, le d&#233;bat de fond, tout comme le d&#233;bat strat&#233;gique, sont occult&#233;s, au pr&#233;texte d'une &#8220;urgence&#8221;, qui, faute justement de ces d&#233;bats, se renouvelle telle quelle depuis plus de vingt ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NAISSANCE DUN SIGLE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le SCALP (Section Carr&#233;ment Anti-Le Pen) est n&#233; en 1984 &#224; Toulouse. Il fut principalement issu d'une double conjonction : d'une part la survivance d'une mouvance gauchiste-activiste et de l'autre la volont&#233; du pouvoir miterrandien de favoriser la mont&#233;e du Front National pour mettre un obstacle &#233;lectoral dans les pattes de la droite. Ce 6 juin 1984, le chef du FN vient dans la ville rose. C'est la manif. Un groupe, organis&#233; autour d'une banderole sur laquelle on peut lire &#034;Apr&#232;s la dispersion, la manif continue&#034;, sign&#233; &#034;SCALP&#034;, se place, dans la plus pure tradition des gauchistes des ann&#233;es 70, en queue du cort&#233;ge r&#233;formiste. Le terme de &#034;Section&#034; avait &#233;t&#233; choisi en r&#233;f&#233;rence aux syndicats et partis qui appelaient &#224; manifester contre l'extr&#234;me-droite. C'&#233;tait un clin d'&#339;il, car la tactique &#233;tait classique, celle de d&#233;bordement de ces organisations de gauche, qui se dispersaient place du Capitole, tr&#232;s loin du meeting de Le Pen. Il s'agissait d'entra&#238;ner la &#034;base&#034; &#224; un affrontement bien pr&#233;par&#233; par une minorit&#233;. Et c'est ainsi qu'apr&#232;s une manif bien sage, la manif continua vers le stadium derri&#232;re la banderole du Scalp. Si, la semaine pr&#233;c&#233;dente, la salle de la piscine municipale dans laquelle il avait &#233;t&#233; pr&#233;vu d'accueillir le chef du FN avait &#233;t&#233; compl&#232;tement d&#233;truite par une explosion, le meeting, lui, n'avait pas &#233;t&#233; annul&#233; pour autant. Et, contrairement &#224; ce qu'on peut lire par exemple dans l'encyclop&#233;die du net (Wikip&#233;dia), le meeting de Le Pen se tint quand m&#234;me, sous un chapiteau, sur l'&#238;le du Ramier, au Stadium. C'est sur le long et rectiligne pont Garagliano, qui relie le stadium &#224; la rive droite de la Garonne, qu'allait na&#238;tre la l&#233;gende m&#233;diatique du Scalp. En pr&#233;paration aux affrontements qui allaient suivre, des caisses de bouteilles explosives avaient &#233;t&#233; plac&#233;es dans un hall d'immeuble de la cit&#233; Daste (quartier Empalot), rive droite, &#224; la disposition de tous. Du coup, la rang&#233;e de CRS plac&#233;e &#224; l'entr&#233;e du pont, d&#251;t reculer en d&#233;sordre sous la charge de manifestants aussi bien &#233;quip&#233;s. Et c'est sous une pluie de grenades, cocktails Molotov et autres billes d'acier, lanc&#233;es par des frondes, qu'allait se d&#233;rouler la soir&#233;e. Ce f&#251;t ce que les m&#233;dias appel&#232;rent, avec un brin d'exag&#233;ration, &#034;la bataille du pont Garigliano&#034;. Dans toute la France, on parlait du Scalp... et du FN, lequel, pour la premi&#232;re fois de son histoire, allait atteindre quelques jours plus tard le score de 11 pour cent &#224; des &#233;lections nationales (pour les europ&#233;ennes). Quand au Scalp qui, au d&#233;part, n'&#233;tait qu'un de ces nombreux sigles destin&#233;s &#224; dispara&#238;tre apr&#232;s un action, il allait conna&#238;tre, comme Le Pen, une carri&#232;re inattendue par ses promoteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...ET PERSISTANCE DUN FOLKLORE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En effet, en parall&#232;le &#224; la mont&#233;e du FN, une mouvance antifasciste &#224; tendance libertaire allait se construire sur les cendres des actions du Scalp et des activistes toulousains ; mais cette mouvance allait avoir ceci de particulier qu'elle ne fera jamais de bilan de ces ann&#233;es l&#224;. Le caract&#232;re gauchiste et sa violence minoritaire, r&#233;gl&#233;e comme du papier &#224; musique, le discours p&#233;remptoire et vell&#233;itaire, ne furent absolument pas remis en question. Bien au contraire, pendant pr&#232;s de 25 ans, sur ce th&#232;me il allait se vendre des T-shirts et des bi&#232;res, des chansons et des badges,... en entretenant ainsi un esp&#232;ce de mythe de &#034;l'antifa-radical&#034; (antifascisme radical) ; le tout aboutissant &#224; un folklore viriliste. Un folklore auquel il ne manque ni le langage guerrier ni les tenues pittoresques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant, quiconque a v&#233;cu de pr&#233;s ou de loin cette p&#233;riode ne peut que voir lui sauter aux yeux les diff&#233;rences avec les temps que nous vivons et comprendre combien ce folklore est inutile et dangereux. Nous sommes face &#224; un pouvoir beaucoup plus r&#233;pressif. En 1984, par exemple, malgr&#233; la violence des affrontements et des bless&#233;s graves, il n'y eut strictement aucune interpellation ni poursuite contre le Scalp ; seul l'attentat contre la salle des f&#234;tes de la piscine municipale (qui l'avait rendue parfaitement inutilisable) donna lieu par la suite &#224; une enqu&#234;te et &#224; quatre incarc&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Autre diff&#233;rence de taille, face &#224; la pression permanente du pouvoir, &#224; ses pratiques r&#233;pressives, la population adopte maintenant, et de plus en plus souvent, une pratique spontan&#233;e de r&#233;sistance populaire aux antipodes des pratiques gauchistes et des r&#233;actions de l'&#233;poque, bien mieux encadr&#233;es par les partis et syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais, comme sur ce folklore &#034;antifa&#034;, certaines organisations de tendance libertaire allaient b&#226;tir leur communication, voire leur Service d'Ordre (!), jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 2000, ceci compensa cela, et on fit all&#233;grement l'impasse sur le bilan et la r&#233;flexion . Ce qui aboutit au paradoxe actuel, qui est que, &#224; un moment o&#249; une part de la population se d&#233;fend spontan&#233;ment avec des m&#233;thodes proches des pratiques libertaires et anarchosyndicalistes, certains libertaires continuent encore &#224; promouvoir des tactiques gauchistes qui, sur le fond comme sur la forme, sont totalement obsol&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette exp&#233;rience d'instrumentalisation de la violence antifasciste, si elle avait &#233;t&#233; un tant soit peu r&#233;fl&#233;chie, aurait pu &#234;tre bien utile. Un cas r&#233;cent, celui de la manifestation toulousaine du 25 mars 2007 va nous permettre d'illustrer ce propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE PIEGE DU 25 MARS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout commence par un message sur un site Internet r&#233;guli&#232;rement fr&#233;quent&#233; par les policiers des Renseignements g&#233;n&#233;raux. Un individu qui signe &#034;un faf, une balle&#034; (tout un programme !) appelle avec un ton enflamm&#233; &#224; manifester contre le FN. Significativement, il argumente son plaidoyer, non pas par une analyse actuelle du rapport de force, mais en se basant sur un &#233;v&#233;nement vieux de 10 ans, que de plus il conna&#238;t mal. La Pr&#233;fecture de police, qui ne se cache m&#234;me pas qu'elle se sert de ce site comme d'une source de renseignements, annonce tr&#232;s clairement et par avance, dans La D&#233;p&#234;che du Midi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La D&#233;p&#234;che du Midi, 17 mars 07 : &#034;La pr&#233;fecture se dit aujourd'hui en phase (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en &#233;voquant le message de notre &#034;un faf, une balle&#034;, &#034;...qu'elle mettra en place, un dispositif adapt&#233;&#034;. C'est dire que les places sont d&#233;j&#224; r&#233;serv&#233;es &#224; la maison d'arr&#234;t de Seysses. Les organisations qui appellent &#224; manifester ne se donnent aucune peine pour d&#233;jouer le pi&#232;ge annonc&#233;, elles vont faire exactement comme d'habitude, chacune avec ses sp&#233;cifit&#233;s. Les antifa se divisent, les uns fid&#232;les &#224; leur tactique gauchiste manifestent comme &#224; leur habitude avec la gauche syndicale et r&#233;formiste qui r&#233;unit &#224; grand peine 200 personnes. Les autres, plus autonomes, vont malheureusement servir de gibier aux 200 policiers qui &#233;taient plac&#233;s l&#224; pour faire du chiffre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Routine oblige, ni les uns ni les autres n'ont pris la peine de s'organiser unitairement pour r&#233;fl&#233;chir aux conditions de cette journ&#233;e. On se contentera donc de passer &#224; la t&#233;l&#233; et du folklore habituel. Le r&#233;sultat parle de lui m&#234;me : sur 200 manifestants pr&#233;sents place Arnaud Bernard il y aura une vingtaine d'interpellations (10 % des pr&#233;sents), et cinq personnes sont &#224; ce jour encore en prison, c'est tout simplement du jamais vu &#224; Toulouse apr&#232;s une manif anti-FN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOLIDARITE ET CLARIFICATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Divis&#233;s le 25 mars, les libertaires toulousains se sont retrouv&#233;s pour organiser la solidarit&#233; envers les manifestants incarc&#233;r&#233;s. Le 3 avril, &#224; l'appel public de la CNT-Vignoles pour constituer un comit&#233; de soutien, il y avait de tout dans leur local : des EDQ et du Scalp, des militants anticarc&#233;raux, des squatteurs et de la CGA, de la CNT- AIT et m&#234;me un chien. Mais, mis &#224; part un membre de la LCR aux casquettes multiples et vari&#233;es, il n'y avait pas un syndicaliste et encore moins un repr&#233;sentant d'un parti de gauche. Tr&#232;s significativement, ni les partis de gauche ni les syndicats, n'ont boug&#233; pour cette solidarit&#233; et cela malgr&#233; les appels du pied d'un responsable toulousain des Vignoles qui (esp&#233;rons que ce ne soit que pour cela) pour encourager les r&#233;formistes &#224; participer au comit&#233; de soutien, n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; en appeler dans la presse locale au &#034;principes r&#233;publicains&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;idem, 30 mars 07 &#034;Bertrand P&#233;ron, adh&#233;rent de la CNT, fustige le principe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (sic). La r&#233;alit&#233; nous oblige &#224; remettre les montres &#224; l'heure. Suivre les syndicats, pendant les mouvements de masse comme le fit la CNT-Vignoles pendant le CPE, se joindre &#224; eux lors d'une manif anti-Le Pen, est une tactique qui est, nous le voyons encore ici, totalement infond&#233;e sur le fond et totalement inefficace dans la forme. Les &#034;r&#233;volutionnaires&#034; qui attendent du soutien qu'ils apportent aux r&#233;formistes un &#034;retour&#034; lorsqu'ils en ont besoin se mettent tragiquement le doigt dans l'&#339;il&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et croire que le vague communiqu&#233; que ces m&#234;mes organisations peuvent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Jusqu'&#224; quand donc va-t-on continuer de qualifier de sectaires les compagnons, comme c'est le cas de ceux de la CNT AIT, qui ont simplement la clairvoyance de d&#233;noncer avec virulence les pratiques des syndicats, comme par exemple l'absence totale de solidarit&#233; envers des prisonniers antifascistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	N'est-il pas temps de faire cesser la confusion entre le syndicalisme (m&#234;me camoufl&#233; derri&#232;re le terme de &#034; r&#233;volutionnaire &#034;) et l'anarchosyndicalisme ? Ces deux concepts n'ont rien &#224; voir l'un avec l'autre. C'est peut &#234;tre l&#224; l'occasion d'en d&#233;battre franchement et tous ensemble.&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La D&#233;p&#234;che du Midi, 17 mars 07 : &#034;La pr&#233;fecture se dit aujourd'hui en phase de recherche et renseignements (...) nous prendrons les mesures adapt&#233;es a la situation&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;idem, 30 mars 07 &#034;Bertrand P&#233;ron, adh&#233;rent de la CNT, fustige le principe antir&#233;publicain qui consiste &#224; condamner les adversaires du fascisme...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Et croire que le vague communiqu&#233; que ces m&#234;mes organisations peuvent &#233;ventuellement conc&#233;der si elles y ont un int&#233;r&#234;t a une valeur quelconque, c'est s'enfoncer ce m&#234;me doigt dans l'autre &#339;il tout aussi &#224; profond&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>MAISONS DE RETRAITE : Brisons le silence !
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&lt;p&gt;La maltraitance des personnes &#226;g&#233;es dans les maisons de retraite, c'est un sujet qui commence -enfin- &#224; faire la une des journaux. Mais il y a du travail ! Voici quelques exemples que nous avons r&#233;cemment relev&#233;s dans des maisons de retraite de la r&#233;gion : toilettes d&#232;s 5 h 30 du matin, lever obligatoire d&#232;s 6 heures &#233;t&#233; comme hiver (qu'on se rappelle que les r&#233;sidents ont souvent plus de 80 ans, et on appr&#233;ciera le supplice qu'on leur inflige ainsi), coucher obligatoire plus t&#244;t que les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La maltraitance des personnes &#226;g&#233;es dans les maisons de retraite, c'est un sujet qui commence -enfin- &#224; faire la une des journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais il y a du travail ! Voici quelques exemples que nous avons r&#233;cemment relev&#233;s dans des maisons de retraite de la r&#233;gion : toilettes d&#232;s 5 h 30 du matin, lever obligatoire d&#232;s 6 heures &#233;t&#233; comme hiver (qu'on se rappelle que les r&#233;sidents ont souvent plus de 80 ans, et on appr&#233;ciera le supplice qu'on leur inflige ainsi), coucher obligatoire plus t&#244;t que les poules &#224; 18 heures (au moment o&#249; ils pourraient avoir un peu de vie sociale avec l'ext&#233;rieur), blettes servies &#224; presque tous les repas pendant pr&#232;s d'une semaine, soupe douteuse, go&#251;ters supprim&#233;s &#034;pour ne pas faire des miettes&#034; ... On n'en finirait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Avec pr&#232;s de 700 000 r&#233;sidents, le secteur des maisons de retraite est un en passe de devenir dans ce pays un des plus juteux qui soit, car la machine &#224; engraisser les actionnaires et les &#233;quipes de direction est facile &#224; faire fonctionner : d'un c&#244;t&#233; on fait cracher au bassinet des familles qui de toutes fa&#231;ons n'ont pas le choix (leurs conditions de vie et de logement les emp&#234;chent de garder leurs parents chez eux), de l'autre on r&#233;duit le personnel utile (pas celui de la direction) et on le pressure au maximum et, cerise sur le g&#226;teau, on restreint la qualit&#233; des &#034;consommables&#034; (bavettes, couches,...). Tout cela assure une excellente rentabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette situation est devenue intol&#233;rable &#224; des personnels qui ont &#224; c&#339;ur d'exercer leur mission au service des personnes &#226;g&#233;es et pas au service de la machine &#224; gagner du pognon. Malgr&#233; les harc&#232;lements, les menaces, les licenciements, un groupe salari&#233;s des maisons de retraite de la r&#233;gion toulousaine est en cours de constitution. Comprenant que les conditions de vie des r&#233;sidents d&#233;coulent directement de leurs conditions de travail, ils r&#233;clament un renforcement des &#233;quipes (ne serait-ce que pour ne plus &#234;tre oblig&#233;s de faire le m&#233;nage en vitesse sans pouvoir parler aux r&#233;sidents), la fin des primes &#224; la t&#234;te du client (et le treizi&#232;me mois pour tous), la fin des discriminations (pour les formation,...), la r&#233;int&#233;gration des salari&#233;s licenci&#233;s. La liste sera longue, car il y a du retard &#224; rattrapper. Le combat ne fait que commencer. Gageons qu'il mobilisera aussi les familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvette&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'alternance gauche/droite : il faut bien que &#231;a serve &#224; quelque chose ...
</title>
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		<dc:date>2007-04-24T22:00:46Z</dc:date>
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&lt;p&gt;L'objet de ce texte n'est pas de dresser une &#233;ni&#232;me liste des m&#233;faits des pouvoirs successifs de gauche ou de droite, mais plut&#244;t la mise en lumi&#232;re du b&#233;n&#233;fice que peut tirer le capitalisme des alternances politiques. &lt;br class='autobr' /&gt; En effet, ne sortiront vainqueurs du futur scrutin pr&#233;sidentiel que le chef de l'&#201;tat fra&#238;chement &#233;lu... et le capitalisme. Ce dernier, sorte d'hydre poly-c&#233;phale, se satisfait de la social-d&#233;mocratie comme du conservatisme ; mieux encore, la succession de ces deux options (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'objet de ce texte n'est pas de dresser une &#233;ni&#232;me liste des m&#233;faits des pouvoirs successifs de gauche ou de droite, mais plut&#244;t la mise en lumi&#232;re du b&#233;n&#233;fice que peut tirer le capitalisme des alternances politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En effet, ne sortiront vainqueurs du futur scrutin pr&#233;sidentiel que le chef de l'&#201;tat fra&#238;chement &#233;lu... et le capitalisme. Ce dernier, sorte d'hydre poly-c&#233;phale, se satisfait de la social-d&#233;mocratie comme du conservatisme ; mieux encore, la succession de ces deux options politiques au pouvoir lui permet une relative stabilit&#233; (aussi bien dans son fonctionnement propre que dans la gestion du m&#233;contentement qu'il g&#233;n&#232;re). La gauche et la droite ont des positions divergentes mais non contradictoires &#224; propos des taux de pressurage, de redistribution, des &#233;changes... Il en sort n&#233;anmoins un lieu commun : la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de la classe poss&#233;dantes et du syst&#232;me d'exploitation de l'homme par l'homme. Voyons maintenant quelles sont les t&#226;ches distinctes des gouvernements &#034;conservateurs&#034; et &#034;progressistes&#034; dans la p&#233;rennisation du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le r&#244;le de la droite est d'&#234;tre utilis&#233;e comme le bras politique de la bourgeoisie. C'est elle qui couche sur papier (et de mani&#232;re tr&#232;s l&#233;gale !) les aspirations &#224; plus de lib&#233;ralisme, d'exploitation, de plus-value... et par l&#224; m&#234;me contente ses confr&#232;res de classe. La droite attaque frontalement et sans complexe le droit du travail, les libert&#233;s individuelles et collectives, etc. (elle nous l'a montr&#233; r&#233;cemment). En tant que servante d'une certaine frange de la population, elle ne s'encombre pas d'un pseudo &#034;int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral&#034; souvent invoqu&#233; par la gauche et d&#233;voile sans fausse pudeur ses muscles lorsque le patronat le lui ordonne. Bref, la droite fait preuve de brutalit&#233; et d'opini&#226;tret&#233; : elle peut y aller franco selon les bons vouloirs de la conjoncture &#233;conomique, jusqu'&#224; ce que la d&#233;sapprobation populaire se fasse sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et c'est &#224; ce moment pr&#233;cis que les &#034;progressistes&#034; arrivent &#224; la rescousse du capital. Car la fonction de la gauche r&#233;side dans le fait de pacifier les tensions sociales occasionn&#233;es par les assauts de la droite. La bourgeoisie est donc pr&#234;te &#224; conc&#233;der une p&#233;riode de social-d&#233;mocratie &#034;polic&#233;e et pragmatique&#034; afin d'abreuver la pl&#232;be de discours d&#233;magogiques et rassurants. Alors, on tente de nous faire croire &#224; d'hypoth&#233;tiques bricolages th&#233;oriques ayant chacun une importance salvatrice quant au sort des petites gens. Ainsi, pour reproduire le nouveau concept de la n&#233;o-gauche inoffensive qui incarne et d&#233;fend un &#034;capitalisme &#224; visage humain&#034;, je r&#233;pondrai que c'est un non-sens car le capitalisme a le visage des nantis, que cette m&#234;me gauche contribue &#224; servir. Qui plus est, les bourgeois ont investi les appareils de g&#244;che (notamment celui du PS) et des lignes social-lib&#233;rales coriaces font leur chemin, sans pour autant que les porteurs de ces id&#233;es craignent une quelconque accusation pour h&#233;t&#233;rodoxie (n'&#233;tait-ce pas d&#233;j&#224; le cas &#224; l'&#233;poque des TUC, CIP, emplois jeunes ?...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce moment de tromperie que constitue la gauche au pouvoir permet aux politiciens ventrus d'une droite obstin&#233;ment anti-sociale d'&#233;chafauder les strat&#233;gies et les projets obsc&#232;nes qu'ils nous imposeront une fois pass&#233;e la prochaine &#233;lection supr&#234;me. Car, bien s&#251;r, la &#034;famille politique&#034; au pouvoir r&#233;colte rarement les honneurs de la cit&#233; tandis que l'opposition fait ses choux gras des erreurs des dirigeants : perp&#233;tuant par l&#224; le mythe du &#034;votez pour nous, on fera mieux&#034;. Et ainsi de suite, retour &#224; la case d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais ne nous y trompons pas : les partis de droite et de gauche n'ont pour fonction que de faire perdurer un syst&#232;me capitaliste in&#233;galitaire et bestial. Malgr&#233; quelques petits d&#233;saccords de fa&#231;ade, ils sont li&#233;s par une ambition commune : servir le monstre dont seule la masse des opprim&#233;s pourra couper les sept t&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa de Caen&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>On n'ira pas
</title>
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&lt;p&gt;Premier ou deuxi&#232;me tour, avec ou sans Lepen, sans honte et presque sans haine, on n'ira pas. Tous ! Sans exception ! Et s'il y en a un qui flanche, &#034;on lui casse les doigts, la pince &#224; bulletin&#034;, c'est Alice qui l'a dit. Chez nous, on n'a pas l'abstention honteuse, c'est pas un p&#233;ch&#233;, c'est un devoir, comme un axiome de base. Ne pas voter, c'est rester debout ! Ou comme disait Elys&#233;e Reclus &#034;Voter, c'est abdiquer&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Chacun de nous peut vous donner ses raisons, ses impressions, ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Premier ou deuxi&#232;me tour, avec ou sans Lepen, sans honte et presque sans haine, on n'ira pas. Tous ! Sans exception ! Et s'il y en a un qui flanche, &#034;on lui casse les doigts, la pince &#224; bulletin&#034;, c'est Alice qui l'a dit. Chez nous, on n'a pas l'abstention honteuse, c'est pas un p&#233;ch&#233;, c'est un devoir, comme un axiome de base. Ne pas voter, c'est rester debout ! Ou comme disait Elys&#233;e Reclus &#034;Voter, c'est abdiquer&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Chacun de nous peut vous donner ses raisons, ses impressions, ses d&#233;ductions, mais tous, on n'ira pas &#034;roter&#034; comme dit Francis. Tiens Francis, le 22 avril, lui &#034;y peux pas&#034;, il va jouer aux boules avec Jean-Claude. Si tu lui demandes pourquoi il y va pas, il te r&#233;pondra qu'il ne les aime pas tous ces vieux riches en costard qui veulent lui trouver un travail de m... sous-pay&#233;, ni ces cocos et gauchos avec ou sans moustache qui parlent &#224; sa place de ses fins de mois. &#034;&#201;lire des riches qui parlent la bouche pleine de nos mis&#232;res, quelle honte !&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Demandez pas &#224; Jean-Claude pourquoi il y va pas. Lui, c'est que tant de gens y aillent qui l'interroge ! : &#034;A chaque fois, c'est pareil. Gauche - Droite, Droite - Gauche, tous au pas, ils vont choisir leur menteur, qui leur fera subir les m&#234;mes humiliations que les autres, les m&#234;mes arnaques, les m&#234;mes insultes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est pas comme Guy ! Lui le 22 avril, il ne va pas jouer aux boules parce qu'il a les patates &#224; buter. &#034;Tiens, les patates, combien ils s'en mettent plein les fouilles de patates, tous ces types et ces gonzesses, cette clique de bonimenteurs qui payent l'imp&#244;t sur la fortune et nous expliquent qu'on a paum&#233; le chemin de l'emploi et les cl&#233;s du r&#233;veil matin. Salauds de riches !&#034;. Exp&#233;ditif le Guy. Les patates ont int&#233;r&#234;t &#224; se tenir tranquilles ! Yvette, elle&#034;comprends le type qui vote &#224; gauche en se disant que si la Royale passe, le peu qu'ils l&#226;cheront l'aidera &#224; bouffer un temps. Je le comprends, mais moi j'irai pas. Je pr&#233;f&#232;re me d&#233;brouiller autrement !&#034;. Manu non plus n'ira pas. Ils auraient beau ouvrir en grand les grilles de l'HP qu'il n'irait pas le Manu, trop lucide !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si vraiment vous voulez savoir pourquoi on n'ira pas, si vous &#234;tes du genre &#034;militant-politis&#233;-qui-cherche-un-contenu-formalis&#233;&#034;, faut aller demander &#224; Paul, c'est l'intello de service, les mains toujours neuves. Il vous dira que &#034;voter est l'acte de soumission absolu. Non obligatoire, non douloureux, gratuit, c'est une des tr&#232;s rares actions sociales que beaucoup d'individus peuvent ou non accomplir. Comme une libert&#233; individuelle absolue. Mais c'est en m&#234;me temps un acte de totale ali&#233;nation, l'individu donnant son pouvoir de d&#233;cision &#224; un autre sans aucune contrepartie si ce n'est une autre &#233;lection. Autrement dit, au moment m&#234;me o&#249; il exerce son libre choix, il choisit de se soumettre aux d&#233;cisions d'un autre. C'est un acte d'abandon de son libre arbitre. Il n'est m&#234;me pas besoin de savoir si l'autre est un exploiteur, un voleur, un menteur. Toute d&#233;l&#233;gation de pouvoir est un abandon de sa propre vie, une soumission, un renoncement. Et l&#224;, c'est de la soumission librement consentie, la d&#233;mission absolue. Etre libre, c'est avant tout refuser cela, refuser que l'on d&#233;cide &#224; notre place. Se parler, se convaincre, s'arranger, oui, cela a un sens. Mais abdiquer, non, jamais !&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Personne ne sait ce qui sortira du chapeau m&#233;diatique le 22 avril au soir, quelles seront les deux &#233;quipes qui iront en finale. &lt;br class='autobr' /&gt; Tiens la finale, ne demandez pas &#224; Francis s'il ira voter ce jour l&#224;. Y peux pas, il va jouer aux boules avec Jean-Claude. Quant &#224; Guy, il bouffera des patates avec Paul en regardant le match &#224; la t&#233;l&#233;. En tous cas, apr&#232;s ce grand carnaval &#233;lectoral, la vie continuera avec les m&#234;mes humiliations, les m&#234;mes voleurs de pauvres, les m&#234;mes mensonges, les m&#234;mes insultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pas s&#251;r ! Ces shows d&#233;mocratiques, ce sont aussi des fabriques de col&#232;re, de rage, de d&#233;sir de tout foutre en l'air, de respirer en inventant un autre monde. On est de plus en plus, nous les abstentionnistes. A nous tous, les abstentionnistes, les sans-droits civiques, les non-inscrits, les sans-papiers, les sans-pays, les sous-tutelles, on est la majorit&#233; de ce pays, de tous les pays !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. Henein Grup&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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