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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Nous ne voulons pas payer pour leur crise !
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&lt;p&gt;Vous pouvez regarder les infos de la t&#233;l&#233;, lire les journaux : les luttes sociales dans le monde ne font pas la premi&#232;re page, ni la deuxi&#232;me. Y compris dans le milieu dit militant, les n&#233;gateurs sont &#224; l'oeuvre et les d&#233;faitistes sont &#224; leur travail. Il y a ceux qui nous promettent qu'ils ne se passera rien et ceux qui voient syst&#233;matiquement la main de la CIA (ou le risque n&#233;ofasciste, au choix) derri&#232;re le moindre mouvement de coll&#233;giens. Rares sont ceux qui tentent de d&#233;chiffrer, dans ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous pouvez regarder les infos de la t&#233;l&#233;, lire les journaux : les luttes sociales dans le monde ne font pas la premi&#232;re page, ni la deuxi&#232;me. Y compris dans le milieu dit militant, les n&#233;gateurs sont &#224; l'oeuvre et les d&#233;faitistes sont &#224; leur travail. Il y a ceux qui nous promettent qu'ils ne se passera rien et ceux qui voient syst&#233;matiquement la main de la CIA (ou le risque n&#233;ofasciste, au choix) derri&#232;re le moindre mouvement de coll&#233;giens. Rares sont ceux qui tentent de d&#233;chiffrer, dans ce monde en plein chamboulement, les signes d'une r&#233;sistance sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant, ce travail est d'importance. Car le capitalisme en d&#233;route a besoin de temps pour se refaire une sant&#233;. Pour lui, il est primordial que tous ceux qui se battent sur cette plan&#232;te soient inaudibles, car rien n'est plus contagieux que l'exemple de mouvements populaires : c'est pourquoi les m&#233;dias ne feront jamais ce travail d'information pour nous, ni les politiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Certes, on peut d&#233;duire de la victoire annonc&#233;e d'Obama aux USA, de la mont&#233;e dans les sondages de Besan&#231;enot, qu'il se passe quelque chose sur cette plan&#232;te qui ressemblerait &#224; une inflexion id&#233;ologique, mais ces &#233;l&#233;ments d'infos largement affich&#233;s dans les m&#233;dias ne le sont pas pour rien. L'un comme l'autre, ces politiciens et leurs semblables, s'ils ont en commun de se pr&#233;senter comme porteurs d'espoirs, sont avant tout des pions de la strat&#233;gie de la bourgeoisie qui consiste &#224; temporiser, &#224; nous faire nous promener d'une illusion &#224; une autre, &#224; &#233;viter tout passage des masses &#224; l'action. Et cela se comprend car...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;quand les ouvriers se battent, les patrons trinquent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Depuis des mois, les USA font les gros titres de l'info. Mais, bien peu de lignes sont consacr&#233;es &#224; la gr&#232;ve massive chez Boeing ! Pourtant, le g&#233;ant mondial de l'a&#233;ronautique est depuis le 6 septembre &#224; ce jour (1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre) paralys&#233; par une gr&#232;ve vot&#233;e par 87 % de ses 27 000 ouvriers m&#233;caniciens. Le syndicat des m&#233;caniciens, l'International association of machinists and aerospace workers (IAM) exige des augmentations salariales de 13 % sur une dur&#233;e de contrat de trois ans et refuse le recours de Boeing &#224; la sous-traitance. La direction de la firme de Chicago ne veut pas aller au-del&#224; d'une augmentation de 11 %, sans tenir compte de primes diverses. L'IAM n'est certainement pas r&#233;volutionnaire. Mais elle n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; mener une gr&#232;ve dure. Et sa base est motiv&#233;e &#224; faire cracher le morceau au patronat. En tout cas, la gr&#232;ve co&#251;te cher &#224; Boeing, et &#231;a, c'est d&#233;j&#224; positif : son b&#233;n&#233;fice est tomb&#233; au troisi&#232;me trimestre &#224; 685 millions de dollars, soit 96 cents par action, contre 1,1 milliard (1,44 dollar) un an plus t&#244;t. Les analystes estiment que chaque jour de gr&#232;ve repr&#233;sente 100 millions de dollars de chiffre d'affaires perdus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Autre exemple de r&#233;action ouvri&#232;re &#224; une pression insupportable : en Inde. Bien que ce pays soit travers&#233; par une multitude de conflits de classe, jamais une information globale n'est donn&#233;e par nos m&#233;dias. C'est &#224; travers ce qui est pr&#233;sent&#233; comme un fait divers que l'on peut appr&#233;cier la temp&#233;rature sociale. Elle a l'air chaude. Le 22 septembre dernier le conflit social affectant une entreprise de la banlieue industrielle de New Dehli a tourn&#233; &#224; l'&#233;meute. Le PDG a &#233;t&#233; lynch&#233; par 200 anciens employ&#233;s furieux d'avoir &#233;t&#233; licenci&#233;s et touch&#233;s dans leur dignit&#233;. Ses ex-salari&#233;s d'une filiale indienne de l'&#233;quipementier automobile italien Graziano Transmissioni India avaient &#233;t&#233; convi&#233;s par leur ancien patron &#224; une r&#233;union de conciliation. En fait de conciliation, le patron demandait &#224; chacun une lettre d'excuses. Le comble de l'insolence. Furieux, les travailleurs rassembl&#233;s devant l'usine s'y sont engouffr&#233;s lorsque les grilles se sont entrouvertes pour laisser passer une voiture. La foule a d&#233;truit les automobiles stationn&#233;es dans le parking, enfonc&#233; les vigiles et frapp&#233; le PDG. Les heurts ont fait, en tout, un mort (le patron) et une quarantaine de bless&#233;s dont vingt-trois ont &#233;t&#233; hospitalis&#233;s en soins intensifs. Rendu probablement prudent par la vigueur de la r&#233;action, le minist&#232;re indien du travail a d&#233;clar&#233; qu'il conseillait aux patrons de ne pas trop exasp&#233;rer leurs exploit&#233;s... On ne sait jamais en effet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;et quand la vague monte, les cr&#233;tins voient du calme plat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi donc d'un bout &#224; l'autre de la terre des ouvriers se battent, passent &#224; l'offensive, infligent &#224; leurs chefs pleins de morgue des pertes physiques et mat&#233;rielles consid&#233;rables. Mais nos vieux gauchistes continuent &#224; tenter de bercer le bon peuple sur l'air de &#034;inutile de faire quoi que ce soit, de toute fa&#231;on, c'est perdu d'avance&#034;. Ainsi, l'un d'eux &#233;crit : &#034;Bref, il n'y aura ni chute finale du syst&#232;me, ni lutte finale qui l'abattra. Apr&#232;s une bonne purge dans les circuits financiers, ... des restructurations dans les milieux financiers, les choses vont redevenir comme avant. L'Etat se retirera peu &#224; peu de l'&#233;conomique... vont sagement retrouver leur r&#244;le (rappelez-vous mai 68 !)... en pr&#233;parant les prochaines &#233;lections et... en attendant la prochaine crise&#034;. Ce qui n'a d'ailleurs pas emp&#234;ch&#233; l'int&#233;ress&#233; d'&#234;tre un pilier de ces organisations pendant des ann&#233;es... mais, bon, on est bien oblig&#233; de les critiquer un peu maintenant, pour tenter d'&#234;tre cr&#233;dible !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bref, ce &#224; quoi nous assistons dans ce pays, du grand silence des syndicats jusqu'aux discours les plus creux, n'est pas autre chose que la tentative de provoquer le d&#233;couragement de tous ceux et celles qui, aujourd'hui, sentent que c'est le moment de porter des coups de boutoirs &#224; un syst&#232;me qui tr&#233;buche. Pas de perspective de lutte ? Plus pr&#232;s de nous encore, en Gr&#232;ce, voici, transmis par des copains de l&#224;-bas, ce qui s'est pass&#233; le 21 octobre dernier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#034;La r&#233;ponse de la population grecque &#224; la crise sociale fut d&#233;j&#224; imm&#233;diate l'ann&#233;e pass&#233;e, de grandes manifestations ont eu lieu et beaucoup d'anarchistes y ont particip&#233;s activement. Cette ann&#233;e la lutte continue. Le 21 octobre gr&#232;ve des services publics et priv&#233;s, ... les transports publics ne fonctionnent que pour permettre de se rendre &#224; la manifestation et les h&#244;pitaux acceptent seulement des cas d'urgence. Les couches moyennes elles-m&#234;mes se sont mises en gr&#232;ve le 22 octobre, sous le slogan &#034;On ferme pour qu'ils ne nous ferment pas&#034;.La manifestation, qui a eu lieu le 21 octobre, a attir&#233; beaucoup de monde, m&#234;me les retrait&#233;s, qui sont tellement touch&#233;s par la crise. La pr&#233;sence des lyc&#233;ennes et des coll&#233;giennes sous le panneau &#034;C'est pas les livres, c'est pas les notes, ce qu'ils nous volent c'est notre vie&#034; &#233;tait dynamique, 150 lyc&#233;es et coll&#232;ges sont en gr&#232;ve depuis le d&#233;but d'octobre. Les &#233;tudiants et les ouvriers &#233;taient &#233;galement tr&#232;s vindicatifs. La manif commence et des anarchistes entrent dans une banque, qui normalement devait &#234;tre en gr&#232;ve, ils font sortir tout le monde et ensuite ils d&#233;truisent les ordinateurs, l'ATM, les vitrines et ils y jettent un cocktail molotof, la r&#233;action des jeunes qui &#233;taient dehors, &#233;taient assez encourageante, ils criaient contre les briseurs de gr&#232;ve et plusieurs d'entre eux stimulaient les anarchistes &#224; sortir l'argent et &#224; le distribuer&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En Italie, fait symptomatique, c'est autour de ce m&#234;me mot d'ordre &#034;Nous ne voulons pas payer leur crise&#034;, que grandit un &#233;norme mouvement de masse, ce qui fait &#233;crire &#224; un internaute sur le forum de la CNT-AIT Caen : &#034;Ce qui se passe en Italie est tr&#232;s important. Cela rappelle ce qui a &#233;t&#233; fait en France lors du mouvement anti CPE. Comme en France, il y a une tr&#232;s grosse mobilisation nationale, toutes les villes sont touch&#233;es par des mouvements, des gr&#232;ves et des occupations. Il y a dans ces manifestations non seulement des &#233;tudiants et des lyc&#233;ens, mais aussi des professeurs et apparemment des gens qui n'appartiennent pas &#224; l'&#233;ducation mais sont solidaires avec ce mouvement. D'apr&#232;s ce que j'ai pu lire en italien, et de ce que j'ai pu comprendre, s'organisent des meetings ou des centaines d'&#233;tudiants discutent et d&#233;battent pour savoir comment d&#233;velopper la mobilisation. Ces assembl&#233;es ont lieu dans des endroits publics et sont ouvertes &#224; tous. Bien s&#251;r ce mouvement se situe dans un contexte diff&#233;rent de la France de 2006, &#224; savoir qu'outre la grosse attaque qui est men&#233;e (r&#233;duction massive de financement de l'&#233;ducation, r&#233;duction massive du personnel, on parle de 87 000 suppressions de postes) il y a tout le poids de la crise financi&#232;re qui s'est invit&#233;e. Beaucoup de manifestants ont scand&#233; &#034;Nous ne voulons pas payer la crise&#034;. La jeune g&#233;n&#233;ration est dans la rue, inqui&#232;te de son avenir, et il est encore plus sombre avec les perspectives de r&#233;cession qui sont devant nous. Ce mouvement a &#233;t&#233; tr&#232;s peu m&#233;diatis&#233; en France. En fait la bourgeoisie fran&#231;aise a peur d'en faire la publicit&#233; et que cela r&#233;veille les souvenirs du printemps 2006. Depuis 2003 les ouvriers reprennent une dynamique mondiale de luttes ; dans le contexte de crise actuelle, ces luttes vont se d&#233;velopper. On est encore loin de la r&#233;volution, mais toutes ces luttes de r&#233;sistance contre les mesures que vont de plus en plus prendre tous les Etats du monde sont n&#233;cessaires pour que se d&#233;veloppe la conscience que ce syst&#232;me est pourri, qu'il ne peut plus rien apporter et qu'il faut le d&#233;truire.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors, les amis, ne baissons pas les bras. Si chacun prend ses responsabilit&#233;s, non seulement nous ne payerons pas leur crise mais eux payeront pour leurs crimes. Haut les coeurs !&lt;br class='autobr' /&gt;
J.-C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le capitalisme est malade ? Qu'il cr&#232;ve !
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Ils sont en &#233;mois. Depuis quelques semaines tout ce que la plan&#232;te compte de dirigeants, qu'ils soient politiques ou financiers, ne s'agite qu'autour d'une chose : la crise financi&#232;re. L'affaire des sub-primes aux Etats-Unis a montr&#233; l'extr&#234;me fragilit&#233; (pour ne pas dire escroquerie) des institutions financi&#232;res, du coup, ce qu'on appelle le march&#233; interbancaire a &#233;t&#233; paralys&#233;. Prises de peur, les banques ne voulaient plus se pr&#234;ter entre elles. Or, ces pr&#234;ts sont vitaux pour la survie d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont en &#233;mois. Depuis quelques semaines tout ce que la plan&#232;te compte de dirigeants, qu'ils soient politiques ou financiers, ne s'agite qu'autour d'une chose : la crise financi&#232;re. L'affaire des sub-primes aux Etats-Unis a montr&#233; l'extr&#234;me fragilit&#233; (pour ne pas dire escroquerie) des institutions financi&#232;res, du coup, ce qu'on appelle le march&#233; interbancaire a &#233;t&#233; paralys&#233;. Prises de peur, les banques ne voulaient plus se pr&#234;ter entre elles. Or, ces pr&#234;ts sont vitaux pour la survie d'une &#233;conomie capitaliste. Sans eux, des banques se retrouvent du jour au lendemain avec leurs comptes dans le rouge, au bord du gouffre, voire carr&#233;ment en faillite (Lehmann brothers). Les bourses ont chut&#233; de mani&#232;re impressionnante. Avec moins de cr&#233;dits, moins d'activit&#233; &#233;conomique. La r&#233;cession commence &#224; s'installer &#224; l'&#233;chelle mondiale. Fait sans pr&#233;c&#233;dent, la r&#233;ponse des gouvernements a &#233;t&#233; fulgurante et d'une ampleur inimaginable : des milliards ont &#233;t&#233; instantan&#233;ment d&#233;bloqu&#233;s par tous les Etats au motif qu'il fallait emp&#234;cher une faillite g&#233;n&#233;ralis&#233;e du syst&#232;me. Les journaux vous ont d&#233;j&#224; expliqu&#233; tout &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si l'on d&#233;colle les yeux du guidon, ce qui saute aux yeux, c'est que, ce qu'on nous pr&#233;sente comme une &#034;crise&#034; n'est que la poursuite inexorable par le syst&#232;me capitaliste de sa logique mortif&#232;re. Ce n'est pas une &#034;erreur&#034;, ce n'est pas un &#034;malheur&#034; d&#251; au hasard, &#224; un encha&#238;nement de circonstances*1. C'est la cons&#233;quence des m&#233;canismes &#233;conomiques habituels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si crise il y a, c'est bien &#224; un autre niveau. C'est une crise de confiance. Non pas chez les financiers, mais dans la population g&#233;n&#233;rale. Un nouveau &#034;mur de Berlin&#034; vient de tomber : la croyance jusque l&#224; bien ancr&#233;e dans la population que, tant bien que mal, le capitalisme pouvait faire sinon la richesse de tous du moins am&#233;liorer progressivement les conditions de vie. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les dirigeants ont travaill&#233; l'opinion pour qu'elle accepte cette id&#233;e, qu'elle admette que le capitalisme est le seul syst&#232;me qui puisse garantir &#224; la fois la libert&#233; et la prosp&#233;rit&#233; car le bonheur de quelques-uns allait in fine faire le bonheur de tous. Cette resuc&#233;e de la th&#233;orie de la &#034;main invisible&#034; ; concept invent&#233; par Adam Smith &#224; la fin du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle est le fondement du discours id&#233;ologique du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Certes, ce discours &#233;tait d&#233;j&#224; totalement en contradiction avec la r&#233;alit&#233; observable. Mais, malgr&#233; les guerres, les famines, la mis&#232;re, l'oppression &#233;crasante, l'exploitation &#233;hont&#233;e dans la plus vaste partie du monde ainsi que dans nos pays une exploitation et une oppression plus feutr&#233;es, globalement, les populations d'occident adh&#233;raient &#224; ce mythe. Les contradictions que la crise financi&#232;re &#224; mise en &#233;vidence est en train de le faire voler en &#233;clat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les enfants africains pouvaient crever de faim et du sida, les Irakiens mourir sous les bombes, les boat people du Maghreb s'&#233;chouer sur nos c&#244;tes, personne ne consid&#233;rait qu'il y avait crise et bien peu r&#233;clamaient les mesures qui s'imposaient. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. La propagande tournait &#224; plein, les publicit&#233;s vantaient des t&#233;l&#233;phones magnifiques, des voitures puissantes et d&#233;sormais &#233;cologiques. Mais, d&#232;s que le portefeuille des plus riches, des gens de la finance, menace de se vider, alors l&#224;, pas d'h&#233;sitation, branle-bas de combat et mobilisation g&#233;n&#233;rale : il faut sauver la banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Difficile de d&#233;montrer plus clairement que, pour ceux qui nous dirigent, la soci&#233;t&#233;, c'est eux, uniquement eux. Les autres, tous les autres, nous ne sommes rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'id&#233;ologie lib&#233;rale est criminelle par essence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'aller plus avant, interrogeons-nous sur l'id&#233;ologie du capitalisme. Nous l'avons vu, le capitalisme se justifie moralement en diffusant la croyance que le chacun pour soi, est finalement b&#233;n&#233;fique &#224; la soci&#233;t&#233; ; une &#034;main invisible&#034; se chargeant de r&#233;partir les bienfaits qui d&#233;coulent des diff&#233;rentes actions individuelles. Pour bien comprendre cette th&#233;orie basique du capitalisme, laissons la parole &#224; son concepteur, Adam Smith : &#034;&#192; la v&#233;rit&#233;, son intention [au capitaliste], en g&#233;n&#233;ral, n'est pas en cela de servir l'int&#233;r&#234;t public, et il ne sait m&#234;me pas jusqu'&#224; quel point il peut &#234;tre utile &#224; la soci&#233;t&#233;. En pr&#233;f&#233;rant le succ&#232;s de l'industrie nationale &#224; celui de l'industrie &#233;trang&#232;re, il ne pense qu'&#224; se donner personnellement une plus grande s&#251;ret&#233; ; et en dirigeant cette industrie de mani&#232;re &#224; ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu'&#224; son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d'autres cas, il est conduit par une main invisible &#224; remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la soci&#233;t&#233;, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son int&#233;r&#234;t personnel, il travaille souvent d'une mani&#232;re bien plus efficace pour l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233;, que s'il avait r&#233;ellement pour but d'y travailler. Je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, &#224; travailler pour le bien g&#233;n&#233;ral, aient fait beaucoup de bonnes choses. Il est vrai que cette belle passion n'est pas tr&#232;s commune parmi les marchands, et qu'il ne faudrait pas de longs discours pour les en gu&#233;rir.&#034;*2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#232;s ses d&#233;buts, le capitalisme a oppos&#233; aux notions de &#034;solidarit&#233;&#034;, &#034;d'entraide&#034; et de &#034;bien commun&#034; le diktat suivant : il ne faut pas s'en occuper, car cela pourrait bien &#234;tre n&#233;faste. Id&#233;ologie du chacun pour soi, le lib&#233;ralisme des d&#233;buts du capitalisme a connu depuis un essor mondial qui en fait aujourd'hui l'id&#233;ologie dominante &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire. Il ne faut toutefois pas croire qu'elle soit uniforme. Il existe en effet toute une s&#233;rie de nuances (plus ou moins d'intervention &#233;tatique, de libert&#233;, etc.) qui lui permettent de s'adapter &#224; toutes sorte de situations. Mais le socle reste le m&#234;me : la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production, et l'initiative individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans cette id&#233;ologie, il n'est jamais question de ce que nous vivons tous les jours : l'exploitation &#233;hont&#233;e des travailleurs et la r&#233;pression des classes populaires. Le lib&#233;ralisme refuse de reconna&#238;tre, de concevoir m&#234;me, la lutte des classes. L'accepter, ce serait reconna&#238;tre que les valeurs qui sont les siennes (individualisme, ...) ne sont pas adapt&#233;es au but qu'il annonce (enrichissement de tous). Par cons&#233;quent, la mis&#232;re et l'exploitation sont des affaires purement individuelles pour cette id&#233;ologie. &#034;Si tu meurs de faim, c'est de ta faute, va travailler, et tu verras que tout ira mieux !&#034;, disent les capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un crime contre l'humanit&#233; &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la crise alimentaire d&#233;clench&#233;e ce printemps, les gouvernements ont timidement d&#233;bloqu&#233; quelques millions de dollars : 200 millions pour les USA. A comparer aux 10 milliards d'euros d&#233;bloqu&#233;s par la seule France pour sauver ses banquiers. On voit l&#224; l'ind&#233;cence de nos dirigeants : rien ou fort peu pour les pauvres qui meurent de faim, mais des sommes astronomiques pour les quelques salopards qui ont jou&#233; avec notre argent, qui ont perdu et qui maintenant viennent qu&#233;mander aupr&#232;s de l'Etat des sous (les n&#244;tres) pour rembourser leurs pertes. Et l'Etat paye. Et il paye cher. Plusieurs dizaines de milliards ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;bloqu&#233;s pour renflouer les banques. Pendant ce temps, des gens dans les cara&#239;bes mangent de la terre m&#233;lang&#233;e &#224; de l'huile et du sel pour tromper leur faim. Pour eux, pas d'argent ; pas plus que pour les 18 000 enfants qui meurent chaque jour de faim. Il ne s'agit pas ici de fatalit&#233;, mais bien de choix pris par des gens qui sont responsables de ces choix, qui arbitrent entre plusieurs choix possibles. Ils ont donc choisi que notre argent (celui que nous leur versons par nos imp&#244;ts indirects et directs) irait aux riches plut&#244;t qu'&#224; ceux qui meurent de faim, m&#234;me s'ils meurent de faim suite aux d&#233;cisions prises par la caste des dirigeants de la plan&#232;te : destruction syst&#233;matique des agricultures vivri&#232;res traditionnelles, exploitation accrue de la population locale (salaires de mis&#232;res), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans l'approche m&#234;me du &#034;Droit&#034; des Etats capitalistes, les &#034;... actes inhumains ... causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves &#224; l'int&#233;grit&#233; physique ou &#224; la sant&#233; physique ou mentale&#034; constituent un crime contre l'humanit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; La famine, l'extr&#234;me mis&#232;re qui font subir des traitements inhumains &#224; des foules de nos semblables, qui tuent dans des souffrances atroces tous les jours les plus fragiles, sont la cons&#233;quence directe de choix &#233;conomiques conscients, &#034;&#233;clair&#233;s&#034;, de nos dirigeants. Et ils s'abstiennent de la soulager alors m&#234;me qu'ils en ont parfaitement les moyens. Ce faisant, ce sont des criminels contre l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La fin du double discours ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Parall&#232;lement, les banques sont arros&#233;es de milliards. Or l'id&#233;ologie lib&#233;rale, de part son individualisme, devrait commander une non-intervention de l'Etat. Reprenant ce qu'ils disent aux ch&#244;meurs, aux pauvres, aux citoyens de deuxi&#232;me zone, les banquiers auraient d&#251; dire : &#034;Si j'ai perdu ma fortune, c'est bien de ma faute, je vais travailler plus et je gagnerai plus, tout ira ainsi mieux !&#034;. Mais le principe selon lequel &#034;chacun est responsable de ses actes&#034; a &#233;t&#233; instantan&#233;ment balay&#233;, sans crise de conscience, et les plus ultra-lib&#233;raux de nos capitalistes n'ont pas &#233;t&#233; les moins rapides &#224; venir pomper les finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce fait montre bien deux choses. D'abord combien l'id&#233;ologie capitaliste est un discours creux, simplement destin&#233; &#224; faire accepter par les domin&#233;s l'exploitation que leur impose la classe dirigeante (en leur faisant miroiter une am&#233;lioration de leur situation, et en les culpabilisant sur leur responsabilit&#233; individuelle). Ensuite combien l'Etat est un autre outil aux mains de cette m&#234;me classe. De ce point de vue, il a &#233;t&#233; amusant de suivre les r&#233;actions gouvernementales dans les diff&#233;rents pays europ&#233;ens. Aux nuances pr&#232;s, Sarkozy ne fait pas autre chose que Merkel qui reprend les d&#233;cisions de Zapatero elles-m&#234;mes inspir&#233;es de Berlusconi... sans oublier le FMI actuellement sous la direction d'un &#034;grand socialiste&#034; fran&#231;ais. Gouvernements de &#034;droite&#034; (et parfois de droite extr&#234;me) et de &#034;gauche&#034; n'ont pas &#233;t&#233; longs pour se mettre d'accord sur l'essentiel et faire tous la m&#234;me chose !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il est aujourd'hui &#233;clatant que la classe dominante, la bourgeoisie, tient un double discours : elle dit aux pauvres et aux travailleurs &#034;faites des efforts, travaillez, prenez des risques, vous en retirerez du bon &#034; (sans dire que les pauvres qui peuvent &#034;r&#233;ussir&#034; ainsi sont forts peu nombreux) ; et elle n'h&#233;site pas &#224; spolier et voler pour rattraper ses erreurs et limiter ses pertes. Cette conduite est celle du capitalisme depuis ses origines, mais aujourd'hui elle a une visibilit&#233; jamais atteinte jusqu'&#224; pr&#233;sent. Jamais les capitalistes n'avaient pill&#233; la collectivit&#233; &#224; cette hauteur en aussi peu de temps, et de plus, dans un contexte de famine pour des millions d'humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les vieux discours ne peuvent plus fonctionner, le pouvoir voit bien qu'il ne peut plus se justifier comme avant. Il parle alors de &#034; refonder le capitalisme &#034;, de r&#233;former les r&#232;gles, d'introduire de la morale... Il s'agit pour lui de gagner du temps, pour qu'on oublie un peu ce qui vient de se passer. Il s'agit surtout de faire en sorte que l'enrichissement d'une minorit&#233; et l'exploitation de tous puisse continuer sans accrocs. Les r&#233;formes qui sortiront des prochains sommets internationaux ne changeront rien, parce qu'elles sont faites par ceux qui ont cr&#233;&#233; cette situation, qui en tirent &#224; la fois d'&#233;normes b&#233;n&#233;fices et tout leur pouvoir. Et les plus pauvres continueront &#224; bouffer de la terre avec de l'huile. S'il leur reste encore de l'huile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une seule solution, le communisme libertaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;chec patent du messianisme capitaliste qui nous assurait que la main invisible am&#233;liorerait le sort de tous, nous place devant une &#233;vidence : ce monde est inhumain. Il nous place &#233;galement devant nos responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si un autre monde a toujours &#233;t&#233; envisageable, il devient aujourd'hui n&#233;cessaire. Et, ce qui accro&#238;t la possibilit&#233; d'y parvenir, le facteur nouveau qui va nous aider dans notre travail militant, c'est justement la cynique contradiction du capitalisme que la crise financi&#232;re a rendu &#233;vidente, bien au-del&#224; des cercles qui la critiquaient d&#233;j&#224;. De plus, m&#234;me s'ils y ont encore recours, faute de mieux, la critique de cette contradiction englobe pour une masse croissante de personnes les complices habituels de l'Etat : syndicalistes institutionnels, politiciens de gauche, et autres postiers trotskistes qui ne r&#234;vent que d'&#234;tre aux commandes de ce m&#234;me Etat. &#034;Tous pareil&#034; est le constat que l'on entend d&#233;j&#224; partout. C'est l&#224; aussi un point positif sur lequel il faut prendre appui. Car, il ne s'agit pas d'envisager un avenir lointain, une sorte de paradis sur terre pr&#233;c&#233;d&#233; du &#034;grand soir. Il s'agit simplement de remettre la solidarit&#233; de classe au centre du d&#233;bat, de participer &#224; son auto-organisation, d'arracher au pouvoir le contr&#244;le de nos vies. Ce qui se traduit concr&#232;tement par une action quotidienne, un travail militant de fourmi, qui ne prend sens qu'en s'inscrivant clairement dans une dynamique r&#233;volutionnaire. C'est &#224; cette r&#233;sistance quotidienne &#224; l'oppression, &#224; cette action continue, que nous engageons chacun, l&#224; o&#249; il travaille, vit, &#233;tudie, que nous engageons chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Des militants CNT-AIT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_1- Remarquons que si le pouvoir met l'accent sur les financiers qu'il faut sauver de la ruine, il est d'une discr&#233;tion absolu sur ceux qui ont multipli&#233; leur fortune gr&#226;ce &#224; cette m&#234;me crise. Tout l'argent disparu n'a quand m&#234;me pas &#233;t&#233; perdu pour tout le monde. Il n'est venu &#224; l'id&#233;e d'aucun politicien d'en r&#233;cup&#233;rer un peu pour &#233;ponger les dettes. Curieux, n'est-ce pas ? &lt;br class='autobr' /&gt;
_2- Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>AVIS DE TEMPETE SUR LA METEO
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&lt;p&gt;13 octobre 2008 : un mouvement de gr&#232;ve &#233;clate &#224; M&#233;t&#233;o-France. Motif : refus par les salari&#233;s de la suppression de plus de 500 emplois et de la fermeture de 50 % des centres m&#233;t&#233;o. A Toulouse, la direction, pleine de ressources et d'initiative, fait alors appel aux forces de police. Les CRS chargent les gr&#233;vistes pour r&#233;tablir &#034;l'ordre&#034;. Bilan de l'agression : un bless&#233; c&#244;t&#233; gr&#233;vistes, victime semble-t-il d'une bombe lacrymog&#232;ne en plein visage. &lt;br class='autobr' /&gt; Ces gr&#233;vistes &#233;taient venus de toutes les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;13 octobre 2008 : un mouvement de gr&#232;ve &#233;clate &#224; M&#233;t&#233;o-France. Motif : refus par les salari&#233;s de la suppression de plus de 500 emplois et de la fermeture de 50 % des centres m&#233;t&#233;o. A Toulouse, la direction, pleine de ressources et d'initiative, fait alors appel aux forces de police. Les CRS chargent les gr&#233;vistes pour r&#233;tablir &#034;l'ordre&#034;. Bilan de l'agression : un bless&#233; c&#244;t&#233; gr&#233;vistes, victime semble-t-il d'une bombe lacrymog&#232;ne en plein visage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces gr&#233;vistes &#233;taient venus de toutes les r&#233;gions de France pour se r&#233;unir en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale (AG) &#224; Toulouse afin de prendre des d&#233;cisions de fa&#231;on autonome et solidaire. Malgr&#233; cette action violente des forces de l'Etat, la d&#233;termination des salari&#233;s ne faiblira pas. Les jours suivants, les discussions vont s'engager avec la direction et les AG se succ&#233;der. Une semaine apr&#232;s, la direction refuse toujours de reculer et campe sur ses positions. Tout au long de la semaine suivante les AG continuent et pas loin de 500 personnes y sont pr&#233;sentes &#224; chaque fois. La pr&#233;fecture y envoie ses sbires et des &#233;l&#233;ments de la B.A.C. sont pr&#233;sents dans la foule. Ils y &#233;taient en tout cas le jour de l'affrontement, car tout le monde sait qu'un gr&#233;viste est un criminel en puissance, surtout chez m&#233;t&#233;o-france. De temps en temps une patrouille en uniforme et v&#233;hicule identifi&#233; vient faire un bref passage inopin&#233;, tournant &#224; proximit&#233; du rassemblement pour obliger les gens &#224; s'&#233;carter, histoire de rappeler qu'ils ne sont jamais tr&#232;s loin. La sono qui couvre les A.G. n'est pas tr&#232;s puissante (dommage !) mais les interventions se succ&#232;dent. Les r&#233;sultats du vote sur la reconduction du mouvement tombent et c'est avec une large majorit&#233; que le &#034;POUR&#034; l'emporte. On apprend aussi au d&#233;but de la deuxi&#232;me semaine que le Nord-est a vot&#233; la reprise, mais, partout ailleurs, la volont&#233; est &#224; la r&#233;sistance. Lecture est faite du communiqu&#233; d'un groupe de C.D.D. qui n'a pas voulu venir et a pr&#233;f&#233;r&#233; faire lire son texte. Celui-ci entend ne pas participer au mouvement, non par d&#233;saccord sur le fond des revendications, mais parce qu'il estime ne pas y avoir sa place pour les raisons suivantes : d'abord parce que la lutte engag&#233;e lui semble corporatiste. Ensuite, ces CDD consid&#232;rent qu'une lutte doit englober tous les salari&#233;s sans distinction de statuts (y compris les CDD) et que ce n'est pas le cas. Puis, que cette lutte doit s'&#233;tendre au-del&#224; de la M&#233;t&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le fait que la direction ait eu, d'embl&#233;e, recours &#224; la force est significatif de l'&#233;tat d'esprit du pouvoir et de ses intentions. Apr&#232;s cette premi&#232;re tentative d'intimidation, l'Etat, par l'interm&#233;diaire de son repr&#233;sentant &#224; la M&#233;t&#233;o, joue la montre, tout en exer&#231;ant une discr&#232;te pression polici&#232;re. Il m'est vite apparu que les syndicats tentaient d'avoir la main mise sur la situation, mais les AG s'y sont oppos&#233;es. Pour en revenir au groupe des CDD, il semblerait qu'il ait mal compris les d&#233;cisions prises en AG d'&#233;tendre le mouvement. L'agacement avec lequel un d&#233;l&#233;gu&#233; syndical (DS) a repris la parole &#224; l'issue de cette lecture, coupant court aux &#233;ventuels commentaires ou mises au point, est une &#034;pirouette&#034; verbale signifiant que, forme respect&#233;e, on passe &#224; autre chose. Cela montre bien que l'extension de la lutte n'est pas du go&#251;t des syndicats. Une personne, que je n'ai pu formellement identifier, a, malgr&#233; tout, protest&#233; en d&#233;clarant que tout le monde avait le droit de s'exprimer. L'autre a tranch&#233; en disant : &#034;Eh, bien voil&#224;, c'est fait !&#034; (sous-entendu, on n'en parle plus !). Il est inexact que la lutte se voulait corporatiste car la volont&#233; qui s'est manifest&#233;e lors des AG allait bien dans le sens de l'extension, mais j'y reviendrai un peu plus loin. Il a &#233;galement &#233;t&#233; annonc&#233; qu'un rendez-vous avec le ministre &#233;tait programm&#233; et n&#233;cessiterait la pr&#233;sence de tous. Il a aussi &#233;t&#233; fait mention de la venue quelques jours plus t&#244;t de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Imbert (PS) et d'un autre &#233;lu dont je n'ai pas compris le nom (la qualit&#233; du son !). Ils sont venus t&#233;moigner leur soutien, leur compr&#233;hension, mais surtout, leur d&#233;saccord &#224; propos du piquet de gr&#232;ve. Le plus &#034;int&#233;ressant&#034; a, d'apr&#232;s moi, &#233;t&#233; le sketch d'un membre de la direction. Pour r&#233;sumer, il a expliqu&#233; que toutes les mesures d&#233;coulaient d'une d&#233;cision politique et qu'il ne leur appartient pas de s'opposer aux d&#233;cisions d'Etat Ce m&#234;me personnage a insist&#233; sur l'environnement lib&#233;ral et la contrainte financi&#232;re qui justifient cette politique, sans omettre de donner un exemple ou le manque de budget n'avait pas permis certaines r&#233;alisations. Affirmant comprendre l'inqui&#233;tude et le m&#233;contentement des salari&#233;s, il insista bien pour dire qu'il n'&#233;tait pas d'accord avec le maintien du piquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble, qu'&#224; l'image des deux &#233;lus, la volont&#233; politique est d'avoir une gr&#232;ve qui ne se voit pas, ne s'entend pas et, surtout ne s'&#233;tend pas. La gr&#232;ve a pris fin le 24 octobre. Pas sur un mot d'ordre des syndicats, non, mais par d&#233;cision de l'AG. Pas dans la d&#233;bandade, ni dans la division, mais par une d&#233;cision des salari&#233;s r&#233;unis en assembl&#233;e. Alors, que penser de tout cela ? Commen&#231;ons par reprendre le point de vue de la direction, autrement dit de l'Etat-patron. Il est clair qu'il s'agit l&#224; de &#034;mesures&#034; d&#233;coulant d'une d&#233;cision politique (la RGPP). Si cette volont&#233; politique a des cons&#233;quences sociales n&#233;fastes, il est logique et m&#234;me rassurant qu'il y ait une &#034;r&#233;ponse sociale&#034;. J'entends par-l&#224; une opposition collective, de masse, autonome et auto-organis&#233;e, d&#233;passant le cadre corporatiste. D'une mani&#232;re plus large, un anti-lib&#233;ralisme et un anti-capitalisme se fait jour, car il devient de plus en plus &#233;vident que le miracle lib&#233;ral est bas&#233; sur l'illusion et le mensonge. Et c'est l&#224; que j'en reviens aux syndicats institutionnels. Le pl&#233;biscite des &#233;lus pour le syst&#232;me de la n&#233;gociation via la repr&#233;sentativit&#233; et le cadre l&#233;gal fix&#233;, a pour but unique de confisquer &#224; la population sa capacit&#233; &#224; imaginer autre chose. Ceci explique bien l'orientation de la politique syndicale et son empressement &#224; s'approprier la lutte. Ce syndicalisme, qui se vautre dans le &#034;conflit de collaboration&#034;, transforme la n&#233;gociation en un simple marchandage. Dans le cas pr&#233;sent, l'attitude des syndicats est conforme &#224; leurs habitudes envers ceux qui sortent du rang. Le fait de pr&#233;ciser que &#034;vous avez d&#233;cid&#233; la reconduction&#034; sans s'y inclure par un nous, montre la ti&#233;deur et la volont&#233; de ne pas prendre, par un engagement ouvert, la responsabilit&#233; d'une lutte politiquement &#034;incorrecte&#034;, tout en essayant de prendre le contr&#244;le des AG. En d'autres termes, cela montre que le syndicaliste est un fonctionnaire et qu'il se d&#233;marque des salari&#233;s. Je ne mets pas en doute la bonne foi de tous les DS, car je suis persuad&#233; que certains sont, malgr&#233; tout, honn&#234;tes m&#234;me s'ils continuent d'y croire ou veulent continuer &#224; y croire ; et tout est fait pour les encourager dans ce sens. La mani&#232;re dont a &#233;t&#233; ignor&#233; publiquement le texte des CDD montre la volont&#233; syndicale de r&#233;duire la lutte &#224; des revendications corporatistes. Mais, la fa&#231;on dont la gr&#232;ve a pris fin, est un tournant qui marque une &#233;volution des esprits, un r&#233;veil de la conscience collective et l'&#233;vidence que la lutte des classes n'est pas termin&#233;e, contrairement au baratin officiel qui affirme que tout cela, bel et bien fini, est class&#233; aux archives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que ce qui s'est pass&#233; aura des r&#233;percussions. Le probl&#232;me g&#233;n&#233;ral qui sort du cadre de m&#233;t&#233;o France (sans l'exclure) est que, malgr&#233; la d&#233;monstration quotidienne de l'aberration et de l'inhumanit&#233; du syst&#232;me, les gens s'accrochent &#224; ce mod&#232;le, sans &#234;tre capables, pour l'instant d'imaginer autre chose. Guid&#233;s par les syndicats, les partis, les institutions, on s'en remet encore et toujours &#224; l'&#233;tat avec indolence, voire on se tourne vers le supra Etat europ&#233;en. Autrement dit, nous l&#233;gitimons par-l&#224; cet Etat qui prend des mesures contre nous tous. Ce m&#234;me Etat nous met dans l'ill&#233;galit&#233; pour nous culpabiliser. Ce qui manque actuellement, c'est l'audace de remettre en question nos certitudes, nos id&#233;es fausses, nos pr&#233;jug&#233;s, lesquels sont cultiv&#233;s par un constant matraquage m&#233;diatique de propagande. Croire que s'occuper des affaires publiques, c'est-&#224;-dire des besoins de notre vie quotidienne, est une affaire de professionnel sp&#233;cialiste est une id&#233;e fausse admise et r&#233;pandue comme une v&#233;rit&#233; quasi-sacr&#233;e. Ensuite, c'est en pratique et physiquement qu'il faut s'opposer aux obstacles que sont les institutions (syndicats, partis, Etats, et leurs ramifications) pour se r&#233;approprier le pouvoir sur nos vies. Ce sont les Etats qui d&#233;clarent les guerres, pas les populations ! Ce sont les Etats qui inventent des lois pour nous priver de nos libert&#233;s, pas les populations ! Et c'est l'Etat qui envoie les CRS contre les gr&#233;vistes, pas la population !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, il y a ce qu'il faut, c'est une chose. Nous devons d&#233;cider d'une fa&#231;on autonome hors de tout cadre impos&#233; ; si cadre, il doit y avoir, c'est nous-m&#234;me qui devrons nous le fixer. D'autre part, il y a ce qu'il ne faut pas continuer &#224; faire, &#231;a c'est autre chose. Nous ne devons plus continuer dans la cr&#233;dulit&#233;, dans l'espoir qu'un syndicat, un parti, quelqu'un ou m&#234;me un dieu, vienne faire &#224; notre place ce qu'il nous appartient de faire. Tant que le pouvoir sera entre les mains d'une poign&#233;e d'individus, nous serons soumis et nous subirons, quoi que nous disions ! Le pouvoir ne peut &#234;tre la propri&#233;t&#233; de personne et chaque individu aspire &#224; &#234;tre libre. Le droit n'est pas la libert&#233;. Je redirai ce que d'autres ont dit avant moi : la libert&#233; ne se demande pas, elle se prend !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Commentaire : la RGPP n'est pas une d&#233;cision politique sortie du chapeau par un coup de baguette magique. C'est, au contraire, l'aboutissement d'une politique n&#233;o-lib&#233;rale de la puissante Europe des patrons. Ceux-ci &#339;uvrent bien-s&#251;r avec la complicit&#233; des pouvoirs nationaux qui se plient en quatre pour satisfaire cette poign&#233;e de profiteurs sans foi ni loi. Cet objectif inscrit, comme tant d'autres exigences, au protocole du sommet de Lisbonne de l'an 2000 doit &#234;tre r&#233;alis&#233; &#224; l'horizon 2010. Ceci explique, bien s&#251;r, l'empressement et le z&#232;le des vedettes politiques du gouvernement, ainsi que son intransigeance et sa langue de bois. Il est donc &#233;vident qu'aujourd'hui plus que jamais il ne sert &#224; rien d'&#234;tre ti&#232;de et d'esp&#233;rer que pri&#232;res, incantations et d&#233;fil&#233;s tenant lieu de manifestations soient pris en consid&#233;ration. Il faut une mobilisation et une d&#233;termination comme celle qui s'est initi&#233;e &#224; M&#233;t&#233;o-France, mais avec en plus l'enthousiasme d'abattre cet ubuesque et morbide mascarade, qui nous tient lieu de mod&#232;le, pour construire un autre futur. &lt;br class='autobr' /&gt; Juanjo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_BAC : Brigade anti-criminalit&#233; _RGPP, R&#233;vision g&#233;n&#233;rale des politiques publi-ques _ CDD : Contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LA DELATION SOCIALE AU QUOTIDIEN
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		<description>
&lt;p&gt;L'histoire n'est pas banale mais courante. P. travaille comme jardinier chez des particuliers du 78, travail pr&#233;caire avec toutes les gal&#232;res des ch&#232;ques emploi services (Cesu) : travail p&#233;nible et usant, revenus tr&#232;s bas et insuffisants. Travailler en ch&#232;que emploi services ne lui permet pas de vivre d&#233;cemment, les frais d'essence, de mat&#233;riel viennent s'ajouter au bas niveau de r&#233;mun&#233;ration dans lequel les particuliers maintiennent leurs &#034;petit personnel&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Quand on est jardinier, on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire n'est pas banale mais courante. P. travaille comme jardinier chez des particuliers du 78, travail pr&#233;caire avec toutes les gal&#232;res des ch&#232;ques emploi services (Cesu) : travail p&#233;nible et usant, revenus tr&#232;s bas et insuffisants. Travailler en ch&#232;que emploi services ne lui permet pas de vivre d&#233;cemment, les frais d'essence, de mat&#233;riel viennent s'ajouter au bas niveau de r&#233;mun&#233;ration dans lequel les particuliers maintiennent leurs &#034;petit personnel&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quand on est jardinier, on doit apporter son mat&#233;riel (d&#233;broussailleuse, s&#233;cateur, tondeuse, taille-haie...), les outils co&#251;tent cher &#224; l'achat et en entretien. P. a donc ces derni&#232;res ann&#233;es sollicit&#233; la soci&#233;t&#233; Sthil, fabricant de mat&#233;riel, qui lui a fourni gratuitement, en 2002, 2004 et 2006, quelques outils importants afin de l'aider dans son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En juillet, la d&#233;broussailleuse de P. tombe en panne et ne peut &#234;tre r&#233;par&#233;e. En pleine saison de travail, c'est un incident important et P. ne peut en acheter une neuve, il n'a pas les moyens. Il se tourne alors vers la soci&#233;t&#233; Sthil avec qui il a toujours eu de bons contacts et demande par t&#233;l&#233;phone s'il est possible que celle-ci lui procure une d&#233;broussailleuse. On lui r&#233;pond que oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais quelques jours plus tard il re&#231;oit un courrier du directeur Marketing et Technique de la soci&#233;t&#233; Sthil qui lui dit avoir contact&#233; le service d'action sociale de la Mairie d'Aubergenville o&#249; habite P., que ceux-ci lui ont pr&#233;cis&#233; que P. &#034;ne faisait aucun effort pour sortir de la pr&#233;carit&#233;, qu'il refusait tout accompagnement vers l'emploi&#034; (vous noterez que P. travaille depuis de nombreuses ann&#233;es et que sa famille compos&#233;e de 4 personnes vit de ce travail). Fort du t&#233;moignage accablant mais mensonger, la soci&#233;t&#233; Sthil refuse alors de fournir le mat&#233;riel et P. se retrouve dans l'incapacit&#233; d'effectuer son travail correctement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans son courrier, que nous ne reproduisons pas ici par souci de confidentialit&#233;, le directeur Mar-keting et technique de Sthil, pr&#233;cise qu'il aidera P. si celui-ci accepte de suivre les directives d'insertion de la Mairie d'Aubergenville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Plusieurs remarques importantes concernant cette affaire :&lt;br class='autobr' /&gt; Comment se fait-il que la Mairie d'Aubergenville communique des informations (qui plus est, erron&#233;es et fausses) &#224; une soci&#233;t&#233; sur l'un des habitants de la commune ? Les services communaux et sociaux sont tenus &#224; la plus stricte confidentialit&#233;. De quel droit les services de la mairie d'Aubergenville &#233;mettent-ils un jugement sur l'activit&#233; professionnelle de P. ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans son courrier, la soci&#233;t&#233; Sthil met en avant que P. se ferait r&#233;mun&#233;rer parfois en esp&#232;ces et qu'il est en marge de la soci&#233;t&#233;. Ses propos diffamatoires sont report&#233;s suite &#224; l'entretien t&#233;l&#233;phonique de Sthil avec les services d'action sociale de la mairie. Ces accusations du service social de la mairie sont graves et mettent en cause l'honn&#234;tet&#233; de P.. Il y a eu manifestement volont&#233; des services sociaux de la mairie de diffuser les accusations sur P. aupr&#232;s de la soci&#233;t&#233; Sthil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A ce jour, P. a &#233;crit &#224; Sthil et &#224; la mairie pour d&#233;noncer ces fa&#231;ons de faire et demander r&#233;paration du pr&#233;judice moral et mat&#233;riel subi. A ce jour il n'a eu aucune r&#233;ponse.&lt;br class='autobr' /&gt; En 2007, les d&#233;put&#233;s fran&#231;ais ont adopt&#233; le texte sur la Loi sur la Pr&#233;vention de la D&#233;linquance. Cette loi a officialis&#233; le contr&#244;le social des personnes par les services des mairies : les acteurs sociaux partagent leurs informations (auparavant soumises au secret professionnel) avec le Maire, ce qui est une atteinte &#224; nos libert&#233;s. A Aubergenville le partage des informations se fait donc m&#234;me avec les entreprises... !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ne laissons pas les services sociaux collecter et diffuser des informations sur nos vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le Syndicat Interco Paris Nord de la CNT-AIT appelle &#224; soutenir P. et &#224; relayer cet appel : &#233;crivez &#224; la boite mail : yvelinesenluttes( a)gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous avez du mat&#233;riel que vous n'utilisez pas ou que vous connaissez un moyen de d&#233;panner P., merci de nous &#233;crire, nous ferons suivre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.yvelines-en-luttes.info/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.yvelines-en-luttes.info/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Zyad et Bouna, trois ans d&#233;j&#224;
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;l y a trois ans, les corps de Zyed Benna et Bouna Traor&#233;, &#233;taient trouv&#233;s &#233;lectrocut&#233;s dans un transformateur &#224; Clichy. Malgr&#233; toute la volont&#233; de l'Etat de d&#233;montrer que si les deux coll&#233;giens s'&#233;taient cach&#233;s dans un transformateur, c'est qu'ils avaient &#034;des choses &#224; se reprocher&#034;, en trois ans, l'enqu&#234;te n'a pas pu trouver le d&#233;but de l'ombre d'un &#233;l&#233;ment dans ce sens. La responsabilit&#233; de ce crime d'Etat est &#224; rechercher ailleurs. Quelle que soit en effet la mani&#232;re dont Zyed et Bouna (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;l y a trois ans, les corps de Zyed Benna et Bouna Traor&#233;, &#233;taient trouv&#233;s &#233;lectrocut&#233;s dans un transformateur &#224; Clichy. Malgr&#233; toute la volont&#233; de l'Etat de d&#233;montrer que si les deux coll&#233;giens s'&#233;taient cach&#233;s dans un transformateur, c'est qu'ils avaient &#034;des choses &#224; se reprocher&#034;, en trois ans, l'enqu&#234;te n'a pas pu trouver le d&#233;but de l'ombre d'un &#233;l&#233;ment dans ce sens. La responsabilit&#233; de ce crime d'Etat est &#224; rechercher ailleurs. Quelle que soit en effet la mani&#232;re dont Zyed et Bouna ont &#233;t&#233; pouss&#233;s &#224; p&#233;n&#233;trer dans le transformateur, une chose est certaine : l'insupportable pression polici&#232;re faite de contr&#244;les continuels, de m&#233;pris et d'atteintes &#224; la dignit&#233;, en est la cause directe. Le pouvoir politique qui organise sciemment cette pression, la bourgeoisie qui en tire profit, les m&#233;dias qui passent sous silence ou minimisent les bavures, qui justifient par avance toutes les r&#233;pressions, en sont les responsables. C'est pourquoi nous n'avons pas l'intention d'oublier le crime de Clichy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Propos sur la pr&#233;carit&#233;
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Dans ce pays en 2006, on comptait trois millions de personnes touch&#233;es par la pr&#233;carit&#233; (dont 800 000 stagiaires), sans manquer d'y rajouter 1,2 millions de salari&#233;s contraints au sous-emploi et 3,4 millions d'allocataires de minima sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt; Qu'est-ce que la pr&#233;carit&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt; Elle nous renvoie &#224; cette &#233;poque du travailleur journalier attendant de tr&#232;s longues heures pour d&#233;crocher une embauche aupr&#232;s du contrema&#238;tre. Il n'est plus &#224; douter que celle-ci est devenue le moteur de l'histoire du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;article_a_109
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce pays en 2006, on comptait trois millions de personnes touch&#233;es par la pr&#233;carit&#233; (dont 800 000 stagiaires), sans manquer d'y rajouter 1,2 millions de salari&#233;s contraints au sous-emploi et 3,4 millions d'allocataires de minima sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Qu'est-ce que la pr&#233;carit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Elle nous renvoie &#224; cette &#233;poque du travailleur journalier attendant de tr&#232;s longues heures pour d&#233;crocher une embauche aupr&#232;s du contrema&#238;tre. Il n'est plus &#224; douter que celle-ci est devenue le moteur de l'histoire du capitalisme occidental. Il va sans dire que la pr&#233;carit&#233; est un vecteur normatif sur le plan de la socialisation de la force du travail. L'int&#233;rimaire est une figure nomade qui va sans cesse d'une entreprise, d'une unit&#233; de production &#224; une autre (la flexibilit&#233;), voire d'un site &#224; un autre (l'externalisation).&lt;br class='autobr' /&gt; Dans un premier temps, petit &#224; petit, elle a r&#233;ussi &#224; s'imposer comme le nec plus ultra de la gouvernance de l'appareil de production (le secteur nucl&#233;aire a &#233;t&#233; le champ d'application exp&#233;rimental) avant de conqu&#233;rir tous les plans de l'existence, que l'on peut traduire par le d&#233;litement du lien social. Quelle plus parfaite illustration que cette maxime, &#034;Tout est pr&#233;caire&#034;, de Laurence Parisot du MEDEF, teint&#233;e d'un cynisme hors pair, notifiant le cri de victoire de la r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour s'en convaincre, il suffit de prendre ces deux simples exemples tr&#232;s &#233;vocateurs : la r&#233;ception du SMS pour aller en mission et la recherche par Internet pour d&#233;crocher un emploi. Bien s&#251;r, il faut traverser au pr&#233;alable avec succ&#232;s une pr&#233;s&#233;lection dict&#233;e par les DRH et les cadres sondant l'employabilit&#233; de l'individu : &#234;tre corv&#233;able &#224; merci suppose le profil-type avec le sourire, c'est une r&#232;gle d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi, tous nos moindres faits et gestes se doivent au maximum d'&#234;tre calcul&#233;s et anticip&#233;s, si l'on veut &#234;tre reconduit dans ses contrats de missions. D&#233;sormais, nous sommes &#224; chaque instant des entrepreneurs et des gestionnaires qui se doivent d'&#234;tre rentables afin de r&#233;pondre et de se soumettre &#224; la discipline de la trinit&#233; : productivit&#233;, profit et croissance (au nom de la sainte guerre &#233;conomique que livre le capitalisme). Dans la grande distribution du bricolage, la moindre erreur de jugement au cours d'un inventaire est sanctionn&#233;e d'un renvoi sur-le-champ. D'un coup de crayon, la secr&#233;taire z&#233;l&#233;e rayera votre num&#233;ro (en l'occurrence T6) des effectifs de la journ&#233;e. On fera comprendre &#224; l'int&#233;rimaire qu'il n'est pas dans son int&#233;r&#234;t qu'un rapport remonte &#224; l'agence. Dans ce cas-l&#224;, il vaut mieux d&#233;chirer son contrat de mission en douce. Ne parlons m&#234;me pas du manque de s&#233;curit&#233; dans certains cas pr&#233;cis (absence de casque, par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et, pire encore, la perception et la repr&#233;sentation du temps se trouvent compl&#232;tement m&#233;tamorphos&#233;es, jusqu'&#224; en perdre la ma&#238;trise : mobile, mobilisable et d&#233;mobilisable du jour au lendemain, de la seconde &#224; la minute. Ce n'est plus un temps dict&#233; par le rythme de la nature, ni par les horloges apparues en nombre au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, mais bel et bien par les besoins de la production marchande (&#034;flux tendu&#034;, etc.). Si on tient compte que l'Internet et le t&#233;l&#233;phone portable imposent et structurent un rapport &#224; l'imm&#233;diatet&#233;, interf&#233;rant sur la capacit&#233; &#224; se projeter dans le futur, nous sommes dans un temps compl&#232;tement fragment&#233; et paradoxal dans lequel le court et le long terme sont indiff&#233;renci&#233;s. Sans y prendre garde, ces proth&#232;ses communicationnelles concourent sournoisement &#224; l'instauration d'un contr&#244;le social qui se g&#233;n&#233;ralise et se banalise : conna&#238;tre le lieu o&#249; l'on se trouve &#224; tout instant. La pr&#233;carit&#233; acte un brouillage de la fronti&#232;re entre la sph&#232;re priv&#233;e et publique qui ent&#233;rine un &#233;tat permanent d'attente, engendrant de la fatigue et du stress, quand ce n'est pas simplement de la peur et de l'angoisse : vivre sous la menace d'un blanc sur son C.V. et de la remarque qui en d&#233;coulera lors de l'entretien pour inhiber le candidat en le pla&#231;ant dans une position de faiblesse (technique de recrutement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quelque part, le C.V. a remplac&#233; le carnet de l'ouvrier. Celui-ci vaut des stages ou des ateliers divers o&#249; l'occasion est donn&#233;e aux participants (ch&#244;meurs et int&#233;rimaires) de confronter leur exp&#233;rience (de la scolarit&#233; &#224; leur entr&#233;e et parcours sur le march&#233; du travail) en s'annotant pour qu'ils le remettent en bonne et due forme. Pr&#233;sent&#233; des fois sous l'habit du travailleur social, l'animateur (ou l'animatrice) - ayant fait ses armes en tant que DRH - saura user sciemment, sauf &#224; l'insu de son plein gr&#233;, de la violence symbolique. Savoir se vendre, telle serait cette &#034;&#233;thique&#034; bas&#233;e sur le recours au sentiment de piti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	N'omettons pas que la pr&#233;carit&#233; engendre quelque chose de tout aussi pr&#233;judiciable comme la mise en concurrence brutale et directe de l'int&#233;rimaire qui vend sa force de travail, m&#234;me si l'int&#233;rimaire jaune s'accommode parfaitement de cette situation ; tandis que les agences d'int&#233;rim savent s'entendre pour appliquer une clause de non-concurrence dans l'obtention des parts de march&#233; : c'est-&#224;-dire qu'un int&#233;rimaire ne peut postuler pour un poste d'ouvrier sp&#233;cialis&#233; en passant par deux agences d'int&#233;rim pour la m&#234;me usine d'agroalimentaire par exemple. Elles se partagent donc les secteurs de l'appareil de production par des antennes (l'agroalimentaire, l'automobile, le b&#226;timent, le secr&#233;tariat, etc.). Les agences d'int&#233;rim sont en v&#233;rit&#233; des annexes de r&#233;seaux ou de groupes d'entreprises qui peuvent placer des fonds pour se servir directement &#224; volont&#233; en main-d'&#339;uvre. Elles ne sont que l'extension du conglom&#233;rat et de l'oligopole, d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de conna&#238;tre le montage juridique et d'ouvrir les livrets de compte pour mettre fin &#224; l'opacit&#233;. En faisant d&#233;j&#224; &#339;uvre d'officines de placement, elles concurrencent l'ANPE et la poussent vers sa restructuration et son d&#233;mant&#232;lement. C'est l'int&#233;rim nouvelle g&#233;n&#233;ration avec son marketing glamour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Petite remarque : l'int&#233;rimaire n'est pas une figure unifi&#233;e ou un corps social monolithique, le &#034;pr&#233;cariat&#034;. Ce dernier ne s'est pas &#233;galement substitu&#233; par excellence au salariat de type ouvrier-masse des grandes usines, en particulier de l'automobile des ann&#233;es 70, comme certains aimeraient &#224; le th&#233;oriser. La composition sociologique de l'int&#233;rimaire est relativement complexe puisqu'elle comprend tous les secteurs en incorporant l'int&#233;rimaire non-qualifi&#233; (l'ouvrier sp&#233;cialis&#233;, l'employ&#233;, ...) et l'int&#233;rimaire qualifi&#233; (l'ouvrier qualifi&#233;, le petit chef et m&#234;me le cadre). De plus, ces deux cat&#233;gorisations se subdivisent en d'autres, telles que l'int&#233;rimaire transitoire, occasionnel et r&#233;gulier, selon plusieurs crit&#232;res : la fluidit&#233; de l'offre et de la demande qui p&#232;se sur le volant des commandes, l'annualisation du temps de travail, les contraintes de la force de travail (l'arr&#234;t maladie, l'usure...) ainsi que sa valeur, qui reste encore trop &#233;lev&#233;e face &#224; la concurrence des PECO (Pays d'Europe Centrale et Orientale) et des NPI (Nouveaux pays industrialis&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le mouvement de lutte contre le CPE/CNE de 2006 a sonn&#233; comme un coup de semonce. Devant ce danger, l'ordre du discours de la classe dominante (les bourgeois, les patrons, les parvenus, les politiques,...) s'est replong&#233; dans celui des moralistes-mercantilistes, des &#233;vang&#233;listes et des m&#233;thodistes : se lever t&#244;t, trimer dur, ne pas rester &#224; ne rien faire, le temps est pr&#233;cieux, et c'est de l'argent... N'a-t-on pas entendu, de droite et de gauche sur l'&#233;chiquier politique, qu'il fallait r&#233;habiliter le travail ? Ce n'est pas trop grave pour le syndicalisme r&#233;formiste, si cela suppose la flexi-s&#233;curit&#233;. Le contraire n'est pas &#233;tonnant quand on sait que celui-ci a sign&#233; tous les accords de restructuration. Ce n'est que la faillite du socialisme r&#233;formiste et de ses variantes, qui croient encore inscrire le progr&#232;s dans l'&#233;volution du capitalisme et son d&#233;veloppement incessant des forces productives, cet avatar historique d'un certain mat&#233;rialisme historique &#233;troit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	S'il ne veut pas rester en porte-&#224;-faux, l'anarchosyndicalisme se doit de continuer &#224; s'armer th&#233;oriquement en discernant tous les aspects de la pr&#233;carit&#233; et du capitalisme. Cependant, la rationalit&#233; et la pertinence de l'analyse politique ne suffisent pas &#224; &#234;tre comme un poisson dans l'eau parmi la masse. Il s'agit bien de susciter le d&#233;sir de contestation de cet &#233;tat de fait qu'est la pr&#233;carit&#233; et, au-del&#224;, le salariat lui-m&#234;me avec tout ce qu'il v&#233;hicule et engendre : abrutissement, &#233;puisement, irritabilit&#233;, etc. Car l'anarchosyndicaliste est un agitateur qui sait que le trouble social est une aubaine pour le caract&#232;re spontan&#233; de la lutte : les r&#233;cents d&#233;brayages nous en fournissent la preuve &#233;clatante, malgr&#233; l'aspect trade-unioniste de la revendication imm&#233;diate. Ils ont au moins le m&#233;rite de briser la r&#233;signation ambiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Voil&#224; bien qui m&#233;rite de remettre &#224; l'ordre du jour trois questions essentielles : A quoi sert le travail en acte et puissance ? Quelle est donc sa finalit&#233; (et, par-l&#224; m&#234;me, la n&#244;tre) ? Ne saurait-il se r&#233;duire qu'au salariat ? Cela suppose de d&#233;finir la richesse et la pauvret&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul-Anton, CNT-AIT de Caen&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>justice express
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&lt;p&gt;La justice, c'est selon. &#199;a peut attendre tranquillement un demi-si&#232;cle pour juger certains (Papon), et &#231;a peu prendre &#224; peine quelques minutes pour exp&#233;dier les autres. &lt;br class='autobr' /&gt; Voici ce qui vient de se passer pour un sans-papiers de mes voisins. Pris dans un contr&#244;le syst&#233;matique, amen&#233; au commissariat, il est aussit&#244;t pr&#233;sent&#233; au &#034;Juge des libert&#233;s et d&#233;tentions&#034;. Le Juge confirme direct l'intuition polici&#232;re : expulsable ! Dans la foul&#233;e, moins d'une ou deux apr&#232;s, pr&#233;sentation au Tribunal (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La justice, c'est selon. &#199;a peut attendre tranquillement un demi-si&#232;cle pour juger certains (Papon), et &#231;a peu prendre &#224; peine quelques minutes pour exp&#233;dier les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Voici ce qui vient de se passer pour un sans-papiers de mes voisins. Pris dans un contr&#244;le syst&#233;matique, amen&#233; au commissariat, il est aussit&#244;t pr&#233;sent&#233; au &#034;Juge des libert&#233;s et d&#233;tentions&#034;. Le Juge confirme direct l'intuition polici&#232;re : expulsable ! Dans la foul&#233;e, moins d'une ou deux apr&#232;s, pr&#233;sentation au Tribunal administratif. Le juge a le dossier en mains et semble &#233;couter comme moi quand je regarde la t&#233;l&#233;, en interrogeant doucettement l'avocat (on a du mal &#224; entendre ses paroles m&#234;me au premier rang). C'est exp&#233;di&#233; en trois coups de cuiller &#224; pot. Un artisan te donne du travail ? C'est ill&#233;gal. Ta fianc&#233;e est fran&#231;aise ? T'es ill&#233;gal, t'as pas droit au mariage. Toute ta famille est ici (jusqu'aux cousins, oncles, ni&#232;ces) certains m&#234;me sont n&#233;s ici. Et alors ? Alors ? Le juge administratif dit &#034;Virez-le&#034;, pas comme &#231;a bien s&#251;r mais en termes &#034;comme il faut&#034;. La gent poulaga te remm&#232;ne pour un deuxi&#232;me tour devant le juge des libert&#233;s et des d&#233;tentions - qui suit sa routine : il confirme la d&#233;cision de son coll&#232;gue administratif. Direction le centre de r&#233;tention administratif pour &#234;tre expuls&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Heureusement, ton avocat fait appel tout de suite. En attendant, tu pars avec tes deux policiers. Pour l'appel, pas de perte de temps : d&#232;s le lendemain, tu y passe et vite : &#231;a a dur&#233; 5 mn, montre en main. Ton sort est confirm&#233; : expuls&#233; ! En tout et pour tout, ton sort s'est jou&#233; en disons 1 heure de tribunal ou m&#234;me moins (plus le temps des d&#233;placements entre le centre de r&#233;tention et les deux tribunaux, c'est le plus long). &#199;a fait court, une petite heure, quand une vie est en jeu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Galice (Espagne) : Amis de la patrie, ennemis des travailleurs
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Tous les 25 juillet a lieu, dans la Communaut&#233; autonome de Galice (au nord-ouest de l'Espagne), la comm&#233;moration de la &#034;f&#234;te de la Galice&#034; qui est pour certains, avec plus d'emphase, la &#034;f&#234;te de la Patrie&#034;, et pour les catholiques, jamais en reste dans la r&#233;gion, la &#034;f&#234;te de l'ap&#244;tre St Jacques&#034;. Ce jour-l&#224; est particuli&#232;rement mis &#224; profit par les partisans du &#034;Galicianisme&#034; pour essayer de convaincre les &#233;gar&#233;s (qui sont nombreux de toutes parts), de l'excellence des surhommes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique85" rel="directory"&gt;Nationalisme / Identit&#233; / Religion
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;A la une
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;article_a_109
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tous les 25 juillet a lieu, dans la Communaut&#233; autonome de Galice (au nord-ouest de l'Espagne), la comm&#233;moration de la &#034;f&#234;te de la Galice&#034; qui est pour certains, avec plus d'emphase, la &#034;f&#234;te de la Patrie&#034;, et pour les catholiques, jamais en reste dans la r&#233;gion, la &#034;f&#234;te de l'ap&#244;tre St Jacques&#034;. Ce jour-l&#224; est particuli&#232;rement mis &#224; profit par les partisans du &#034;Galicianisme&#034; pour essayer de convaincre les &#233;gar&#233;s (qui sont nombreux de toutes parts), de l'excellence des surhommes nationalistes galiciens du d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et de la mauvaiset&#233; intrins&#232;que des madril&#232;nes et plus g&#233;n&#233;ralement des castillans tout comme des andalous et natifs des autres r&#233;gions d'Espagne, sans oublier la merveille que constitue le simple fait d'&#234;tre n&#233; Galice... et la difficult&#233; dans laquelle &#034;nous nous trouvons &#224; cause des espagnols&#034;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Depuis qu'ils sont au pouvoir et qu'ils tiennent le Gouvernement de Galice, les nationalistes galiciens n'arr&#234;tent pas de privatiser des services pour les conc&#233;der &#224; leurs camarades de parti et financer les pots-de-vin de leurs acolytes (pratiques qu'ils ne se privaient pas de d&#233;noncer, lorsqu'ils &#233;taient dans l'opposition, chez le chef du gouvernement d'alors, Fraga, certes galicien mais partisan de l'Etat espagnol). Dans le m&#234;me temps, ils r&#233;alisent l'objectif de leur politique culturelle nationaliste qui est de cr&#233;er de toutes pi&#232;ces des signes d'identit&#233;. Rien de tel pour cela que de promouvoir un r&#233;seau d'&#233;coles exclusivement en patois galicien (&#034;galescolas&#034;) dans lesquelles, d&#232;s le d&#233;but, tous les enfants apprennent l'hymne de Galice et la vie, les &#339;uvres et les miracles des saints de la tribu galicienne ; tout &#231;a pour fabriquer la &#034;Patrie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le discours du nationalisme galicien idol&#226;tre deux figures embl&#233;matiques, deux politiciens du d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : Alfonso Rodriguez Castelao et Alejandro Boveda. Ce faisant, il construit une image id&#233;alis&#233;e et totalement fausse des deux h&#233;ros. Quelques &#233;pisodes de la vie des saints, que les nationalistes galiciens tentent de passer habilement sous silence, que nous avons retrouv&#233;s dans la presse de l'&#233;poque, permettront de fixer les id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alfonso Rodriguez Castelao&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce chantre des libert&#233;s r&#233;gionales, de la beaut&#233; des &#034;langues minoritaires&#034;, de la n&#233;cessit&#233; de l'autonomie, ce politicien qui fustigeait l'horrible Etat espagnol (pour nous effectivement horrible, comme tous les Etats et toutes les nations) n'a pas vacill&#233; une seconde &#224; montrer la r&#233;alit&#233; de ses convictions quand les circonstances historiques effleuraient son portefeuille de nanti.&lt;br class='autobr' /&gt; C'est un journal de son bord, &#034;Le Peuple Galicien&#034;, qui nous l'apprend, dans son &#233;dition du 17 octo-bre 1934, p. 11. Qu'y lisons-nous ? Que monsieur Alfonso Rodriguez Castelao vient de verser, avec d'au-tres richards de sa ville et toute la &#034;jet society&#034; espagnole, une contribution p&#233;cuniaire volontaire aux forces de l'ordre pour les r&#233;compenser de leur action. Quelle noble action A.R. Castelao r&#233;compense-t-il de ses deniers ? Avoir &#233;cras&#233; le peuple ouvrier asturien r&#233;volt&#233;. Qu'elles forces de l'ordre r&#233;compense-t-il ainsi ? Serait-ce au moins une police asturienne ? Que nenni ! Il s'agit de l'arm&#233;e de l'Etat espagnol, command&#233;e par un g&#233;n&#233;ral dont l'ultranationalisme espagnol n'a jamais fait le moindre doute : Francisco Franco !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Que s'&#233;tait-il donc pass&#233; dans les Asturies ? Dans l'unit&#233; &#224; la base, les militants de la CNT et de l'UGT (centrale alors socialiste) s'&#233;taient lanc&#233; dans une r&#233;volution sociale &#224; l'&#233;chelle de toute la r&#233;gion asturienne. Ils se r&#233;voltaient contre le patronat et contre l'Etat (en occurrence, l'Etat espagnol, puisqu'il n'y en avait pas d'autre). La r&#233;pression, men&#233;e par Franco (qui, ironie du sort, &#233;tait galicien lui aussi), fut particuli&#232;rement sanglante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En toute logique, un r&#233;gionaliste de conviction aurait d&#251; soutenir les Asturiens puisqu'ils s'attaquaient &#224; l'Etat central (m&#234;me sans &#234;tre eux-m&#234;mes r&#233;gionalistes). Il n'en a bien s&#251;r rien &#233;t&#233;. Et il y a pour cela une bonne raison : au-del&#224; du rejet de l'Etat espagnol, ce que les travailleurs asturiens voulaient faire, c'&#233;tait une r&#233;volution sociale qui abolisse l'exploitation. Il y avait danger pour la bourgeoisie. Et la bourgeoisie, galicienne ou pas, sait &#234;tre pragmatique : elle a jet&#233; aux orties les oripeaux des &#034;valeurs r&#233;gionalistes&#034; le temps qu'il faut, et le saint homme du r&#233;gionalisme galicien n'a pas vacill&#233; une seconde &#224; apporter tout son soutien moral et financier &#224; l'horrible Etat centralisateur espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce n'est pas d'ailleurs-l&#224; le seul appui que le chef historique du r&#233;gionalisme galicien ait apport&#233; &#224; ce m&#234;me Etat. Ainsi, le journal r&#233;gional de la CNT de Galice du 25 mars 1933 d&#233;nonce le vote des cinq repr&#233;sentants du parti galicien &#224; la chambre des d&#233;put&#233;s espagnols (l'un d'entre eux &#233;tant bien s&#251;r notre Alfonso Rodriguez Castelao), un vote ultra-espagnol : il s'agissait ni plus ni moins que d'accorder toute la confiance &#224; l'Etat centralisateur espagnol dont l'arm&#233;e devait met-tre &#224; feu et &#224; sang le village de Casas Viejas pour r&#233;primer le soul&#232;vement des paysans sans terre de ce coin d'Andalousie.&lt;br class='autobr' /&gt; &#199;a, c'est le A.R. Castelao dont les enfants des &#034;galescoles&#034; n'entendront jamais parler, et pourtant, c'est le v&#233;ritable !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alejandro Boveda&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alejandro Boveda est la deuxi&#232;me grande figure du nationalisme galicien, lui aussi est une sorte de l&#233;gende. Le saint homme &#233;tait, sur le plan professionnel, inspecteur en chef de l'administration des imp&#244;ts (celle que les r&#233;gionalistes d'aujourd'hui appellent &#034;administration des imp&#244;ts de Madrid qui exploite la Galicie&#034;). On lui conna&#238;t deux autres titres de gloire : il fut fondateur de la Caisse d'&#233;pargne de Pontevedra (c'est fou, cet int&#233;r&#234;t constant des politiciens pour les questions d'argent...) et membre de la Chorale polyphonique de Pontevedra (une chorale tr&#232;s s&#233;lect). C'est peu, mais apparemment, les nationalistes galiciens n'ont pas trouv&#233; mieux. Il faut donc qu'ils s'en contentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 17 ao&#251;t, jour o&#249; il fut assassin&#233; par les franquistes, est devenu &#034;Journ&#233;e du martyre galicien&#034;. Et la pr&#233;tention des r&#233;gionalistes est qu'il repr&#233;sente &#224; lui seul, qu'il capitalise en quelque sorte, l'ensemble des victimes que fit le franquisme en Galicie apr&#232;s 1936. C'est un hold up sur l'histoire. C'est faire comme si toutes les victimes de la sauvagerie franquiste avaient &#233;t&#233; des r&#233;gionalistes, comme si n'avaient &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;es que les vell&#233;it&#233;s d'autonomie ! Il s'agit-l&#224; d'une attitude clairement r&#233;visionniste. S'il est ind&#233;niable que les franquistes fusill&#232;rent des r&#233;gionalistes galiciens pour ce simple motif, il faut rappeler que leur nombre d&#233;passe &#224; peine la soixantaine pour toute cette vaste r&#233;gion. La r&#233;pression fut beaucoup plus massive et sanglante &#224; l'encontre du mouvement ouvrier, tout particuli&#232;rement des anarchosyndicalistes. Ainsi, dans la seule ville de A Coru&#241;a, 150 militants de la CNT furent assassin&#233;s par la police et l'arm&#233;e de Franco pour le simple fait d'&#234;tre anarchosyndicalistes. Vouloir r&#233;unir toutes les victimes du franquisme sous le drapeau galicien, plus ou moins marqu&#233; de l'&#233;toile rouge du marxisme, est une escroquerie de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Derni&#232;re pr&#233;cision sur ces points : en un temps ou les nouveaux r&#233;gionalistes, du moins ceux qui se r&#233;clament des id&#233;es libertaires, tordent l'histoire pour tenter de faire accroire que &#034;la CNT de 36&#034; soutenait le r&#233;gionalisme, il est n&#233;cessaire &#233;galement d'apporter un document d'&#233;poque qui vient d&#233;mentir vertement cette assertion. Nous le trouvons dans le p&#233;riodique &#034;CNT&#034; du 24 juillet 1933. Y est relat&#233; un meeting d'Alfonso Rodriguez Castelao ainsi que le sabotage organis&#233; que lui oppose la militance c&#233;n&#233;tiste qui l'interrompt aux cris de &#034;Tu es comme les autres politiciens, un farceur&#034;, &#034;J&#233;suite&#034;, &#034;Tu dis qu'il faut acheter les tissus en Angleterre, mais tu manges dans un banquet organis&#233; par les industriels catalans du textile&#034;, &#034;Tu as vot&#233; la confiance &#224; l'Etat et pour les j&#233;suites&#034;... Et le journal &#034;CNT&#034; de conclure &#034;Le masochiste Alfonso Rodriguez Castelao a d&#251; &#233;couter tout cela et plus encore. Le pauvre ! Lui qui croyait que nous ignorions ses &#034;faiblesses&#034; et ses trahisons. Il a &#233;t&#233; bien d&#233;tromp&#233;.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Reste maintenant &#224; d&#233;tromper ceux qui, en toute na&#239;vet&#233;, pr&#234;tent foi aux balivernes patrioticardes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(D'apr&#232;s l'article &#034;Amigos de la patria, enemigos del pueblo&#034;, de Juan Armada, publi&#233; par &#034;CNT&#034;, octobre 2008)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les identitaires ATTACquent
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&lt;p&gt;Ils &#233;taient venus, ils &#233;taient tous l&#224;, ceux qui, dans la mouvance d'Attac voulaient entendre des voix diff&#233;rentes analyser la crise financi&#232;re. Et ils n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;us : ils en ont entendue une de voix, bien diff&#233;rente, m&#234;me si elle semblait un &#233;cho, une copie conforme des propos des intervenants. C'&#233;tait &#224; Toulouse, dans la salle bond&#233;e des All&#233;es de Barcelone, ce mois d'octobre, un meeting d'Attac. L'intervention d'une des mouvances de l'extr&#234;me droite, celle des identitaires, leur a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils &#233;taient venus, ils &#233;taient tous l&#224;, ceux qui, dans la mouvance d'Attac voulaient entendre des voix diff&#233;rentes analyser la crise financi&#232;re. Et ils n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;us : ils en ont entendue une de voix, bien diff&#233;rente, m&#234;me si elle semblait un &#233;cho, une copie conforme des propos des intervenants. C'&#233;tait &#224; Toulouse, dans la salle bond&#233;e des All&#233;es de Barcelone, ce mois d'octobre, un meeting d'Attac. L'intervention d'une des mouvances de l'extr&#234;me droite, celle des identitaires, leur a coup&#233; le souffle. Fort &#224; l'aise dans la d&#233;nonciation de la mondialisation (leur tract aurait pu largement &#234;tre sign&#233; par Attac) les identitaires ont pris les organisateurs de la manifestation &#224; leur propre jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'&#233;tait facile. Quand depuis des ann&#233;es il se laisse impr&#233;gner de concepts r&#233;actionnaires (balivernes r&#233;gionalistes, promotion des patois, recherche de pr&#233;tendues racines, justification de l'oppression religieuse, n&#233;gation de l'universalit&#233; de l'humanisme, ...) bref, &#224; partir du moment ou il fait du concept d'identit&#233; (r&#233;gionale, nationale, culturelle, ethnique ou religieuse) une pi&#232;ce de son syst&#232;me de pens&#233;e, le mouton gauchiste ne fait qu'une chose : pr&#233;parer sa tonte par l'extr&#234;me-droite. Et manifestement, les temps sont arriv&#233;s. Car, ces positions sont du pain b&#233;ni pour l'extr&#234;me-droite identitaire qui a fait, comme son nom l'indique, de l'identit&#233; sa clef de vo&#251;te. Elle trouve dans les discours gauchistes un terreau tout pr&#233;par&#233; pour sa propagande (pour y semer le reste, moins soft). Face &#224; des bobos abasourdis de se d&#233;couvrir tant de similitudes avec l'extr&#234;me-droite, qui a pu tout tranquillement distribuer toute sa propagande au public, les militants de la CNT-AIT pr&#233;sents &#224; l'ext&#233;rieur ont d&#233;nonc&#233; &#224; la fois le capitalisme mondial et son outil de r&#233;pression (l'Etat nation), rejet&#233; l'ensemble des identit&#233;s factices et rappel&#233; la r&#233;alit&#233; de la lutte des classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans ce journal ou nous d&#233;non&#231;ons sans rel&#226;che l'inanit&#233; de ces identit&#233;s, nous croyons utile de donner deux exemples de plus (un r&#233;gional, l'autre religieux) qui d&#233;montrent combien il s'agit de constructions &#233;hont&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>AIE CONFIANCE
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&lt;p&gt;&#034;Aie confiance, citoyen, contribuable, compatriote, administr&#233;...!&#034;, voil&#224; ce qu'ils te disent tous, en fonction de ce qu'ils vont te demander (ton vote, ton argent, ta vie, ton ob&#233;issance...). Et de la confiance, les voil&#224; qu'ils t'en redemandent, en ce moment. Tu peux les voir, les m&#234;me qui tous les jours te mentent, t'arnaquent, te mettent dans les pires situations de d&#233;tresse physique, morale et financi&#232;re, les m&#234;mes qui, en maintenant le syst&#232;me en place, sont &#224; l'origine de la crise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;article_a_109
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Aie confiance, citoyen, contribuable, compatriote, administr&#233;...!&#034;, voil&#224; ce qu'ils te disent tous, en fonction de ce qu'ils vont te demander (ton vote, ton argent, ta vie, ton ob&#233;issance...). Et de la confiance, les voil&#224; qu'ils t'en redemandent, en ce moment. Tu peux les voir, les m&#234;me qui tous les jours te mentent, t'arnaquent, te mettent dans les pires situations de d&#233;tresse physique, morale et financi&#232;re, les m&#234;mes qui, en maintenant le syst&#232;me en place, sont &#224; l'origine de la crise permanente et de ses cons&#233;quences d&#233;sastreuses, ils te la demandent tous, en te regardant droit dans le t&#233;l&#233;viseur et sans sourciller, ton indispensable confiance.&lt;br class='autobr' /&gt; Et toi, la leur accorderas-tu cette confiance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Toi, &#224; qui ils ont d&#233;j&#224; fait le coup du nuage de Tchernobyl contournant m&#233;ticuleusement les fronti&#232;res de notre hexagone ; toi &#224; qui on a camoufl&#233; l'&#233;pouvantable g&#233;nocide rwandais pendant qu'il se commettait ; &#224; qui on a d&#233;montr&#233;, en long, en large et en travers que les privatisations c'&#233;tait un bien meilleur service rendu pour un moindre co&#251;t ; &#224; qui une ministre, grande par la taille, est venue en personne expliquer que l'augmentation des prix n'&#233;tait qu'une impression et qu'au contraire ton pouvoir d'achat ne cessait d'augmenter ; &#224; qui un autre ministre, le premier par la fonction, a d&#233;clar&#233; il y a peu que les caisses publiques &#233;taient vides et qu'il fallait te serrer la ceinture ; ... et tant d'autres mensonges certifi&#233;s &#034;v&#233;rit&#233;s d'&#201;tat&#034; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Te laisseras tu berner par leur discours tout &#224; coup retourn&#233;, proclamant haut et fort l'inverse de ce qu'ils te maintenaient hier avec la m&#234;me outrecuidance ? Ils vont, disent-ils, reprendre l'&#233;conomie en main, balayer les quelques financiers malhabiles fauteurs de troubles, moraliser le capitalisme, r&#233;guler la situation. Comme s'ils ne venaient pas de d&#233;montrer que tous les Etats &#233;taient au service d'une seule classe, la classe dominante ! Comme si les Etats (m&#234;me les soi-disant lib&#233;raux) s'&#233;taient abstenus d'intervenir, de mille mani&#232;res, dans les processus &#233;conomiques pour favoriser des int&#233;r&#234;ts particuliers. Comme si banquiers et politiciens n'&#233;taient pas une seule et m&#234;me famille d'int&#233;r&#234;ts !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Penses-y. Le simple fait qu'ils mettent tant d'&#233;nergie &#224; r&#233;clamer ta confiance prouve qu'ils ne la m&#233;ritent pas. Auraient-ils besoin de te la r&#233;clamer, si leur syst&#232;me &#233;tait tout simplement acceptable ? S'ils te supplient tant de la leur accorder, c'est qu'ils en ont besoin. Seule ta soumission volontaire fait leur force. &lt;br class='autobr' /&gt; Je te le dis, il y a une personne en qui tu peux avoir confiance : c'est toi. C'est toi qui doit reprendre ta vie en main sans la laisser au pouvoir des professionnels de la politique qui la broierons pour en tirer tout le jus &#224; la sant&#233; du Capital. C'est toi qui aujourd'hui doit reprendre confiance en ta capacit&#233; &#224; agir sur ta vie, en ta capacit&#233; de t'associer &#224; ceux qui, comme toi, ne r&#233;coltent que les miettes. Car c'est nous qui sommes les b&#226;tisseurs de toutes les soci&#233;t&#233;s et c'est aussi nous qui sommes &#224; m&#234;me de mettre &#224; bas celle-ci pour en reb&#226;tir une autre. C'est sur ta propre force, ton imagination, ta volont&#233;, ta capacit&#233; d'association, ta puissance g&#233;n&#233;ratrice de soci&#233;t&#233;s que tu dois compter pour briser tes cha&#238;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tu n'es pas seul. C'est par milliards que se comptent les exploit&#233;s sur cette plan&#232;te. Si tu en prends conscience, d'autres en prendront conscience avec toi. Si tu dois avoir confiance, aie confiance en toi et en tous ceux qui se mettent en marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ton voisin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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