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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
	<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/</link>
	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>LA REVOLUTION QUI VIENT ?
</title>
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		<dc:date>2009-02-14T14:03:31Z</dc:date>
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		<dc:creator>cnt
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>articles_a_110
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		<description>
&lt;p&gt;Cela semble entendu : 2009 sera une ann&#233;e catastrophique. De Le Pen &#224; Besan&#231;enot en passant par Bayrou, ils nous disent tous en cette fin d'ann&#233;e que, soit les choses iront mal, soit elles iront tr&#232;s mal... Les m&#234;mes qui, &#224; gauche, forts de leurs reliquats d'analyse marxiste, nous annon&#231;aient que la crise financi&#232;re &#233;tait une crise comme une autre ou qui, &#224; droite, avec le plus grand culot nous garantissaient qu'elle &#233;tait derri&#232;re nous, ont brutalement chang&#233; d'avis. D&#233;sormais, nous sommes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique92" rel="directory"&gt;Crise(s)
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;A la une
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;articles_a_110
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela semble entendu : 2009 sera une ann&#233;e catastrophique. De Le Pen &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Besan&#231;enot en passant par Bayrou, ils nous disent tous en cette fin&lt;br class='autobr' /&gt;
d'ann&#233;e que, soit les choses iront mal, soit elles iront tr&#232;s mal... Les&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;mes qui, &#224; gauche, forts de leurs reliquats d'analyse marxiste, nous&lt;br class='autobr' /&gt;
annon&#231;aient que la crise financi&#232;re &#233;tait une crise comme une autre ou&lt;br class='autobr' /&gt;
qui, &#224; droite, avec le plus grand culot nous garantissaient qu'elle &#233;tait&lt;br class='autobr' /&gt;
derri&#232;re nous, ont brutalement chang&#233; d'avis. D&#233;sormais, nous sommes pri&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
de penser que nous vivons dans un monde quasiment pr&#233;-apocalyptique. Quand&lt;br class='autobr' /&gt;
les croire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CROIRE OU NE PAS CROIRE, VOILA LA QUESTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part, la m&#233;fiance que nous portons &#224; ces professionnels du&lt;br class='autobr' /&gt;
mensonge, m&#234;me si leurs r&#233;cents propos semblent aller dans le sens de ce&lt;br class='autobr' /&gt;
que nous avons &#233;crit voici quelques mois ici m&#234;me, nous pousse &#224; d&#233;crypter&lt;br class='autobr' /&gt;
le &#034;pourquoi&#034; de cette dramatisation soudaine du discours politicien. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
lecteurs de &#034;Anarchosyndicalisme !&#034; , qui se souviennent de nos&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;c&#233;dentes analyses sur la p&#233;riode savent que nous pensons&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'effectivement les temps ont chang&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Quelque chose est en train de changer&#034; &#233;tait justement notre titre de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au c&#339;ur d'un syst&#232;me qui avait d&#233;cr&#233;t&#233; au d&#233;but ann&#233;es 90, par la voix&lt;br class='autobr' /&gt;
des &#034;intellectuels&#034; &#224; sa solde, &#034;la fin de l'histoire&#034;, les r&#233;voltes se&lt;br class='autobr' /&gt;
succ&#232;dent depuis 2001 dans le monde. Elles ne cessent de nous d&#233;montrer&lt;br class='autobr' /&gt;
les fragilit&#233;s &#233;tonnantes du syst&#232;me. Nonobstant, il importe de pr&#233;ciser&lt;br class='autobr' /&gt;
que, de l'Argentine de 2001 &#224; la Gr&#232;ce 7 ans plus tard, ces r&#233;voltes n'ont&lt;br class='autobr' /&gt;
abouti, au mieux, qu'&#224; des reculs tactiques du pouvoir, jamais &#224; une&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;faite de ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Autre signe du changement, dans les entreprises comme dans les quartiers,&lt;br class='autobr' /&gt;
nous constatons qu'il est de plus en plus facile de favoriser l'&#233;mergence&lt;br class='autobr' /&gt;
de discussions collectives dans lesquelles se manifeste un &#233;tat d'esprit&lt;br class='autobr' /&gt;
bien diff&#233;rent. Le contexte socio-&#233;conomique a fait que, ce qui &#233;tait en&lt;br class='autobr' /&gt;
2007 &#224; peine perceptible (et que nous avions alors d&#233;crit comme une perte&lt;br class='autobr' /&gt;
d'adh&#233;sion au syst&#232;me), est bien plus pr&#233;sent maintenant : une perte de&lt;br class='autobr' /&gt;
confiance massive dans les soi-disant bienfaits du capitalisme et de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Etat, dont le premier appara&#238;t clairement comme une association de&lt;br class='autobr' /&gt;
malfaiteurs et le deuxi&#232;me comme une clique de menteurs &#224; leur service.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette perte de confiance qui e se g&#233;n&#233;ralise &#224; grande vitesse est une&lt;br class='autobr' /&gt;
caract&#233;ristique forte de la crise actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CRISE DU CREDIT ET CRISE DU CREDO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par un ph&#233;nom&#232;ne d'interaction entre les faits et leur ressenti, la crise&lt;br class='autobr' /&gt;
du cr&#233;dit est devenue une crise du credo capitaliste et &#233;tatique. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
maintien ou la destruction de ce credo est en fait le v&#233;ritable enjeu du&lt;br class='autobr' /&gt;
combat qui va se livrer dans les prochains mois. Le pouvoir l'a compris,&lt;br class='autobr' /&gt;
d'o&#249; sa nouvelle strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Car, le pouvoir le sait aussi bien que nous : les &#233;l&#233;ments mat&#233;riels&lt;br class='autobr' /&gt;
objectifs d'une situation sociale et &#233;conomique, m&#234;me les pires, ne&lt;br class='autobr' /&gt;
suffisent pas &#224; d&#233;clencher un mouvement radical, loin de l&#224;. Il y a&lt;br class='autobr' /&gt;
longtemps sinon que les populations des &#034;pays pauvres&#034; se seraient&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;mancip&#233;es du joug qu'elles subissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A l'exception des psychopathes et des imb&#233;ciles (exception d'autant plus&lt;br class='autobr' /&gt;
notable qu'elle est tout de m&#234;me fr&#233;quente), les hommes de pouvoir se&lt;br class='autobr' /&gt;
rallient &#224; ce qu'exprimait d&#233;j&#224; Cic&#233;ron, &#224; savoir que &#034;L'&#233;p&#233;e doit c&#233;der&lt;br class='autobr' /&gt;
devant la toge&#034;. S'ils ont toujours recours &#224; l'&#233;p&#233;e pour s'imposer, ils&lt;br class='autobr' /&gt;
se maintiennent par le discours id&#233;ologique ; bien qu'ils aient souvent la&lt;br class='autobr' /&gt;
supr&#234;me habilet&#233; de se pr&#233;tendre hors de toute id&#233;ologie en pr&#233;textant que&lt;br class='autobr' /&gt;
les contingences mat&#233;rielles sont le socle de leurs d&#233;cisions. C'est&lt;br class='autobr' /&gt;
pourquoi l'&#233;l&#233;ment fondamental de toute perspective r&#233;volutionnaire -&lt;br class='autobr' /&gt;
au-del&#224; de la simple r&#233;volte - est l'id&#233;ologie. Aujourd'hui plus que&lt;br class='autobr' /&gt;
jamais, les anarchosyndicalistes doivent donner la priorit&#233; &#224; ce combat&lt;br class='autobr' /&gt;
id&#233;ologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par son retournement brutal de discours, basculant tout aussi unanimement&lt;br class='autobr' /&gt;
que brutalement de la tranquillisation au catastrophisme, le pouvoir nous&lt;br class='autobr' /&gt;
montre tout simplement qu'il a &#233;labor&#233; une nouvelle strat&#233;gie pour&lt;br class='autobr' /&gt;
sauvegarder ce qui est pour lui essentiel : son cr&#233;dit moral aupr&#232;s des&lt;br class='autobr' /&gt;
populations. S'il cherche &#224; propager la peur, ce n'est que pour mieux le&lt;br class='autobr' /&gt;
restaurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GESTION DE LA CATASTROPHE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous entrons donc ici sur un terrain qui, pour r&#233;cent qu'il soit, ne nous&lt;br class='autobr' /&gt;
est pas inconnu. Par un m&#233;canisme de retournement, l'&#201;tat tente&lt;br class='autobr' /&gt;
d'appara&#238;tre comme le garant de notre s&#233;curit&#233; &#233;conomique, sociale et&lt;br class='autobr' /&gt;
personnelle alors qu'il en est le grand fossoyeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous avions d&#233;j&#224; touch&#233; quelques mots de ce proc&#233;d&#233; &#224; propos de la&lt;br class='autobr' /&gt;
catastrophe technologique qui a d&#233;vast&#233; Toulouse en septembre&lt;br class='autobr' /&gt;
2001(explosion de l'usine AZF - Total) ainsi que de celle survenue en 2005&lt;br class='autobr' /&gt;
en Louisiane : &#034;... la d&#233;bilit&#233; des discours de la gauche et de l'extr&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
gauche&#034;, &#233;crivions-nous, consiste &#034;&#224; r&#233;clamer plus de moyens pour l'&#201;tat&lt;br class='autobr' /&gt;
afin qu'il assume la protection des habitants. Non seulement ces moyens&lt;br class='autobr' /&gt;
sont corr&#233;l&#233;s &#224; la croissance du capitalisme, et donc&lt;br class='autobr' /&gt;
justifient son d&#233;veloppement (et avec ce d&#233;veloppement, augmente le risque&lt;br class='autobr' /&gt;
technologieque industriel) mais de plus ils sont confi&#233;s &#224; des&lt;br class='autobr' /&gt;
bureaucraties qui invariablement les utilisent pour accro&#238;tre leur pouvoir&lt;br class='autobr' /&gt;
de r&#233;pression dont les victimes de catastrophes sont souvent les premi&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; souffrir. D&#232;s lors, le Risque planant lourdement au-dessus de nos t&#234;tes&lt;br class='autobr' /&gt; ; nos ma&#238;tres apprentis sorciers, incapables de pr&#233;voir o&#249; et quand le&lt;br class='autobr' /&gt;
ciel tombera, en sont r&#233;duits &#224; une pr&#233;vention &#224; l'aveuglette. Cette&lt;br class='autobr' /&gt;
absence de politique d'anticipation s'accompagne par contre d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
strat&#233;gie de communication muscl&#233;e et d'un retour massif des forces de&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;pression sur le terrain d&#232;s que le premier danger est pass&#233;. La&lt;br class='autobr' /&gt;
proclamation urbi et orbi de la pr&#233;sence multiforme des risques cherche &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
enfoncer les populations dans l'angoisse et la r&#233;signation, tout comme la&lt;br class='autobr' /&gt;
sur-pr&#233;sence polici&#232;re cherche &#224; briser les vell&#233;it&#233;s de r&#233;bellion. Notre&lt;br class='autobr' /&gt;
avenir ne nous appartiendrait pas plus que notre pr&#233;sent, notre futur se&lt;br class='autobr' /&gt;
conjuguerait in&#233;luctablement avec une apocalypse &#224; &#233;pisodes, voil&#224; ce dont&lt;br class='autobr' /&gt;
nos excellents ma&#238;tres voudraient nous convaincre. Il est encore temps de&lt;br class='autobr' /&gt;
lever les hypoth&#232;ses que ces apprentis sorciers font peser sur notre&lt;br class='autobr' /&gt;
avenir, de choisir une autre voie, d'oser un autre futur.&#034;[&lt;a href=&#034;http://cnt-ait.info/rubrique.php3?id_rubrique=131&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;N&#176;92, automne 2005. Lire &#233;galement &#034;La gestion de la crise comme&lt;br class='autobr' /&gt;
normalit&#233; sociale&#034;&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233; Riesel et Jaime Semprun dans un r&#233;cent ouvrage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catastrophisme , administration du d&#233;sastre et soumission durable&#034;, R&#233;n&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont fort &#224; propos&lt;br class='autobr' /&gt;
approfondi ce th&#232;me et d&#233;montrent comment &#224; partir du d&#233;sastre &#233;cologique,&lt;br class='autobr' /&gt;
le pouvoir, qui a foment&#233; ce d&#233;sastre, est finalement parvenu, gr&#226;ce aux&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;formistes, &#224; renforcer ses m&#233;canismes de domination et &#224; cr&#233;er de&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvelles sources de profits. Citons-les :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;Un accord &#224; peu pr&#232;s universel s'est donc instaur&#233; en quelques ann&#233;es,&lt;br class='autobr' /&gt;
parmi les d&#233;fenseurs de &#034;notre civilisation&#034; sur la n&#233;cessit&#233; d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernance renforc&#233;e face &#224; la crise &#233;cologique totale, et il faut en&lt;br class='autobr' /&gt;
conclure qu'est en train de se refermer la parenth&#232;se &#034;n&#233;olib&#233;rale&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
pendant laquelle le capitalisme avait restaur&#233; la rentabilit&#233; de ses&lt;br class='autobr' /&gt;
investissements industriels en diminuant drastiquement non seulement ses&lt;br class='autobr' /&gt;
co&#251;ts salariaux mais aussi ses faux frais &#233;tatiques. On a parfois voulu&lt;br class='autobr' /&gt;
dater pr&#233;cis&#233;ment ce retournement de tendance et le faire remonter &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'ann&#233;e 2005, (...) Mais en r&#233;alit&#233; la collaboration ouverte entre&lt;br class='autobr' /&gt;
associations &#233;cologiques, ONG, entreprises et administrations remonte dans&lt;br class='autobr' /&gt;
certains secteurs aux ann&#233;es quatre vingt dix.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA &#034;MORALE&#034; AU SECOURS DES CRIMINELS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;tention de &#034;sauver la plan&#232;te&#034; est la clef de vo&#251;te du discours du&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;cent virage &#233;cologique, il en r&#233;sulte l'extension des pouvoirs&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;glementaires de l'Etat et la naissance du &#034;capitalisme vert&#034;,&lt;br class='autobr' /&gt;
c'est-&#224;-dire que se sont les coupables des crimes contre la nature qui&lt;br class='autobr' /&gt;
sont maintenant appel&#233;s &#224; soi-disant la d&#233;fendre en continuant de r&#233;primer&lt;br class='autobr' /&gt;
les populations et de les exploiter... Le r&#233;sultat r&#233;el est que, chaque&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;e, le bilan &#233;cologique mondial est plus mortif&#232;re que le pr&#233;c&#233;dent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la crise &#233;conomique actuelle, le discours central consiste &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;moraliser&#034; le capitalisme, c'est-&#224;-dire &#224; remettre en selle un &#233;tat&lt;br class='autobr' /&gt;
protecteur et un capitalisme &#034;propre&#034;. Le premier &#034;nettoyage&#034; consiste &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
blanchir les responsables des crimes et d&#233;lits commis contre les hommes et&lt;br class='autobr' /&gt;
la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Demander &#224; gagner 300 euros de plus par mois, promouvoir la figure&lt;br class='autobr' /&gt;
mythique de l'entrepreneur schumpet&#233;rien ou bien nationaliser les&lt;br class='autobr' /&gt;
banques,... tous ces propos tenus par les r&#233;formistes et les gauchistes,&lt;br class='autobr' /&gt;
se d&#233;ploient dans le cadre d'un Etat qui se redonne ainsi, &#224; bon compte,&lt;br class='autobr' /&gt;
une image patriarcale n&#233;cessaire &#224; la conservation de ses pr&#233;rogatives.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et qui, surtout et tout d'abord, garantit la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
capitaliste. C'est ni plus ni moins que favoriser le retour en force du&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;credo&#034; en ce couple infernal et criminel, responsables de la situation&lt;br class='autobr' /&gt;
actuelle, le capitalisme et l'Etat . C'est le but de la strat&#233;gie du&lt;br class='autobr' /&gt;
pouvoir qui d&#233;s &#224; pr&#233;sent se met en &#339;uvre dans les hautes sph&#232;res avec la&lt;br class='autobr' /&gt;
complicit&#233; des r&#233;formistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le proc&#233;d&#233; est tout de m&#234;me un peu grossier : dans un premier acte, on&lt;br class='autobr' /&gt;
nous agite sous les yeux une s&#233;rie de gesticulations aux &#034;sommets&#034; (G 8, G&lt;br class='autobr' /&gt;
20 et autres Grenelles de l'environnement). Il s'agit simplement de faire&lt;br class='autobr' /&gt;
un peu de mousse. Comme les poss&#233;dants savent que cela ne suffira pas, ils&lt;br class='autobr' /&gt;
lancent le deuxi&#232;me acte : face &#224; la mont&#233;e de la contestation dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
monde entier, ils feront monter en ligne des &#034;syndicats&#034; ici, des&lt;br class='autobr' /&gt;
mouvements religieux ou nationalistes ailleurs. L'objectif est simple&lt;br class='autobr' /&gt;
donner aux gens quelques illusions, puis les d&#233;cevoir en esp&#233;rant que cela&lt;br class='autobr' /&gt;
leur &#244;tera toute confiance en eux-m&#234;mes. Les syndicats grecs ont jou&#233; ce&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#244;le &#224; la perfection. Ceux de France le joueront tout aussi bien : une&lt;br class='autobr' /&gt;
premi&#232;re journ&#233;e de d&#233;moralisation est d&#233;j&#224; pr&#233;vue par les centrale&lt;br class='autobr' /&gt;
syndicales pour ce 29 janvier 2009. Compl&#233;ment indispensable au petit&lt;br class='autobr' /&gt;
ballet syndical : les m&#233;dias. Ils persisteront dans leur strat&#233;gie&lt;br class='autobr' /&gt;
in&#233;branlable : promouvoir l'insignifiant afin de faire diversion et&lt;br class='autobr' /&gt;
occulter les v&#233;ritables enjeux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un approfondissement de cette notion : Cornelius Castoriadis, &#034;La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le tout, pour le pouvoir, est de&lt;br class='autobr' /&gt;
convaincre qu'il est la seule protection possible et que les gens, par&lt;br class='autobr' /&gt;
eux-m&#234;mes, ne peuvent rien. Exactement le contraire de ce que nous&lt;br class='autobr' /&gt;
pensons. S'il parvient &#224; convaincre, alors la voie lui sera ouverte pour&lt;br class='autobr' /&gt;
un &#034;changement dans la continuit&#233;&#034;, c'est-&#224;-dire, pour poursuivre la m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
politique destructrice, au profit des m&#234;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les r&#233;cents propos de Warren Buffet (deuxi&#232;me fortune du monde apr&#232;s Bill (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avec une coloration&lt;br class='autobr' /&gt;
politique en apparence diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Voil&#224;, dans les grandes lignes, le plan de bataille du pouvoir pour les&lt;br class='autobr' /&gt;
mois &#224; venir. Voil&#224; ce &#224; quoi il faut s'opposer. Voil&#224; quel d&#233;fi&lt;br class='autobr' /&gt;
formidable se pose aux r&#233;volutionnaires dans un combat in&#233;gal mais dont,&lt;br class='autobr' /&gt;
pourtant, on ne conna&#238;t pas l'issue, tant les failles de ce plan de&lt;br class='autobr' /&gt;
bataille sont nombreuses et le contexte instable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DELENDA CAPITALISMO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car nous pouvons l'affirmer, dans une p&#233;riode comme celle que nous allons&lt;br class='autobr' /&gt;
vivre le r&#244;le de chacun sera pr&#233;pond&#233;rant. Nous entrons dans un temps o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
le pouvoir va montrer des signes de faiblesse, des signes de recul et des&lt;br class='autobr' /&gt;
contradictions qui seront, pour partie, la cons&#233;quence du virage&lt;br class='autobr' /&gt;
id&#233;ologique qu'il esp&#232;re n&#233;gocier. Au fur et &#224; mesure que le&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;contentement va grandir, un foss&#233; va se creuser entre la force de la&lt;br class='autobr' /&gt;
col&#232;re populaire et les atermoiements du pouvoir. Ce sera pour les&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;volutionnaires un espace d'action, infiniment riche de discussions, de&lt;br class='autobr' /&gt;
diffusion d'id&#233;es et de possibilit&#233;s. En France d&#233;s la rentr&#233;e de janvier,&lt;br class='autobr' /&gt;
dans les &#233;coles, dans les entreprises, dans les lyc&#233;es, un peu partout,&lt;br class='autobr' /&gt;
des assembl&#233;es, des rencontres, vont se succ&#233;der. Les esprits sont de plus&lt;br class='autobr' /&gt;
en plus ouverts, aussi est-ce un moment o&#249; ce que l'on a &#224; dire, ce que&lt;br class='autobr' /&gt;
l'on a &#224; proposer, importe plus que le nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le capitalisme ne se moralise pas. C'est contraire &#224; sa nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme est un syst&#232;me d'exploitation qui repose, comme l'Etat son&lt;br class='autobr' /&gt;
bras arm&#233;, sur un mythe. Ce mythe est &#224; d&#233;truire : il faut le met-tre en&lt;br class='autobr' /&gt;
accusation, &#233;noncer sans rel&#226;che ses crimes et forfaits, &#233;venter sa nature&lt;br class='autobr' /&gt;
profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au milieu de la foule de d&#233;tails qui vont surgir des revendications&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(voire des contradictions inh&#233;rentes &#224; tout mouvement populaire), nous&lt;br class='autobr' /&gt;
devrons encore et toujours nous recentrer sur le contexte pour&lt;br class='autobr' /&gt;
contrebattre la strat&#233;gie du pouvoir : d'une part, accuser et d&#233;noncer les&lt;br class='autobr' /&gt;
responsables politiques et &#233;conomiques de la situation, s'appuyer sur les&lt;br class='autobr' /&gt;
faits qui, au quotidien, nous montrent &#224; l'&#233;vidence que le pouvoir a perdu&lt;br class='autobr' /&gt;
toute mesure. En un mot, l'emp&#234;cher de donner le change en&lt;br class='autobr' /&gt;
changeant simplement de masque. D'autre part, il faut replacer chaque&lt;br class='autobr' /&gt;
lutte dans le contexte de combat id&#233;ologique global qui concerne toute la&lt;br class='autobr' /&gt;
plan&#232;te. Avec de telles perspectives, on sort de la glu du quotidien, on&lt;br class='autobr' /&gt;
voit que l'on est pas isol&#233; et on insuffle ainsi non pas la peur mais le&lt;br class='autobr' /&gt;
courage n&#233;cessaire &#224; la mise en &#339;uvre des capacit&#233;s collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants cnt-ait&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Quelque chose est en train de changer&#034; &#233;tait justement notre titre de&lt;br class='autobr' /&gt;
couverture au printemps 2006, n&#176;95&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Catastrophisme , administration du d&#233;sastre et soumission durable&#034;,&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;n&#233; Riesel et Jaime Semprun, Editions de l'Encyclop&#233;die des Nuisances ,&lt;br class='autobr' /&gt;
2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour un approfondissement de cette notion : Cornelius Castoriadis,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La mont&#233;e de l'insignifiance, Les carrefours du labyrinthe 4&#034;, Essais,&lt;br class='autobr' /&gt;
Points.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les r&#233;cents propos de Warren Buffet (deuxi&#232;me fortune du monde apr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Bill Gates) dans le magazine am&#233;ricain Forbes nous &#233;clairent sur cet enjeu&lt;br class='autobr' /&gt;
autour du catastrophisme et des habits neufs du capitalisme : &#034;Tout va&lt;br class='autobr' /&gt;
tr&#232;s bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais &#233;t&#233; aussi&lt;br class='autobr' /&gt;
prosp&#232;res. C'est une guerre de classe et c'est ma classe qui est en train&lt;br class='autobr' /&gt;
de gagner&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Ta&#239;aut pour l'op&#233;ration Ta&#239;ga
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Dix personnes ont &#233;t&#233; interpell&#233;es mardi 11 novembre au petit matin &#224; Tarnac (en Corr&#232;ze), &#224; Paris, &#224; Rouen et &#224; Baccarat lors d'une op&#233;ration baptis&#233;e, avec l'humour qui caract&#233;rise les forces de police, &#034;Ta&#239;ga&#034;. Pas moins de 150 flics en armes avaient &#233;t&#233; mobilis&#233;s, sans compter les innombrables flics de la plume et du micro. Il leur est reproch&#233; d'appartenir &#224; &#034;l'ultra-gauche tendance anarcho-autonome&#034; - ouf - et d'&#234;tre li&#233; &#224; une s&#233;rie de cinq sabotages assimil&#233;s &#224; du terrorisme. Des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Justice/Injustice
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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;articles_a_110
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dix personnes ont &#233;t&#233; interpell&#233;es mardi 11 novembre au petit matin &#224; Tarnac (en Corr&#232;ze), &#224; Paris, &#224; Rouen et &#224; Baccarat lors d'une op&#233;ration baptis&#233;e, avec l'humour qui caract&#233;rise les forces de police, &#034;Ta&#239;ga&#034;. Pas moins de 150 flics en armes avaient &#233;t&#233; mobilis&#233;s, sans compter les innombrables flics de la plume et du micro. Il leur est reproch&#233; d'appartenir &#224; &#034;l'ultra-gauche tendance anarcho-autonome&#034; - ouf - et d'&#234;tre li&#233; &#224; une s&#233;rie de cinq sabotages assimil&#233;s &#224; du terrorisme. Des sabotages terroristes ? Bigre ! En fait, pour tout terrorisme, il leur est reproch&#233; d'avoir (&#233;ventuellement et encore, sous toutes r&#233;serves) rompu des cat&#233;naires SNCF - on tremble, en effet !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bref, beaucoup de bruit - car les trompettes m&#233;diatique non pas l&#233;sin&#233; - pour pas grand chose ... ou plut&#244;t, dans un but aussi immonde que pr&#233;cis : terroriser le &#034;fran&#231;ais moyen&#034;. Faute d'avoir des explosions &#224; se mettre sous la dent, les sp&#233;cialiste en communication du pouvoir ont pens&#233; qu'il suffirait pour terroriser ces pauvres d'esprit que nous sommes sens&#233;s &#234;tre, d'une bonne brochette de mots... explosifs. Sur ce plan, le pouvoir n'y est pas all&#233; de main morte : ultra-gauche, anarcho, autonome... tout l'arsenal verbal y est pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons tout de suite que l'objectif majeur de cette guignolade polici&#232;re a &#233;chou&#233; lamentablement. D'abord, parce que la suppos&#233;e gravit&#233; d'une &#034;destruction de cat&#233;naire&#034; fait rigoler &#034;le fran&#231;ais moyen&#034; ... habitu&#233; qu'il est aux suppressions de trains (pour cause de &#034;non rentabilit&#233;&#034;), aux retards (par cause de manque de personnel) et aux ruptures de cat&#233;naire (du fait de l'entretien insuffisant du r&#233;seau). Ensuite, parce qu'en ces temps de &#034;destructions massives d'emplois&#034; et d'escroqueries tout aussi massives, le bon peuple commence &#224; penser que les vrais &#034;terroristes&#034; sont ailleurs qu'au bord des voies ferr&#233;es &#224; regarder passer les trains. Malgr&#233; une &#034;justice&#034; qui s'ing&#233;nie &#224; forcer aux &#034;aveux&#034; par tous les moyens (garde &#224; vue, d&#233;tention, r&#233;veils r&#233;it&#233;r&#233;s des prisonniers en pleine nuit pour les faire craquer, fouilles &#224; corps &#224; r&#233;p&#233;tition...), le dossier est creux... et les faits &#233;tant sans gravit&#233;, l'op&#233;ration &#034;Ta&#239;ga&#034; est en train de sombrer dans le ridicule d'un m&#233;morable &#034;Ta&#239;aut&#034; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si personne n'a &#233;t&#233; surpris des r&#233;actions du Sarkozy et des journaleux qui ont imm&#233;diatement reproduit les th&#233;ories abracadabrantesques de la police sans aucune enqu&#234;te compl&#233;mentaire ni le moindre esprit critique, force est de constater que l'extr&#234;me gauche en qu&#234;te d'honorabilit&#233; s'est surpass&#233;e. D&#233;j&#224;, les syndicats des cheminots se sont trop abondamment r&#233;jouis d'&#234;tre si vite mis hors de cause. Mais la palme revient &#224; SUD et &#224; la LCR. Le leader de cette derni&#232;re, le fringant Olivier, s'est empress&#233; de condamner des actes de sabotage qui ne &#034;sont pas et ne seront jamais&#034; ceux de la LCR. Plus &#034;radical&#034; encore Sud-Rail, a d&#233;nonc&#233; les &#034;actes terroristes&#034; reproch&#233;s aux gens de Tarnac (et d'ailleurs) en mettant en garde &#034;ceux qui frisent la diffamation en voulant confondre terrorisme et action syndicale&#034;. Depuis, les uns et les autres ont constat&#233; que l'opinion publique &#233;tait moins sotte qu'ils ne le pr&#233;sumaient... aussi, trotskystes, Sudistes, journalistes et autres collaborateurs du syst&#232;me rament pour &#034;r&#233;ajuster&#034; leur discours &#224; cette opinion.... Apr&#232;s la guignolade polici&#232;re, la pantalonnade politique, l'ann&#233;e commence bien ! On n'a pas fini de rigoler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 29 novembre 2008, devant le monument de la R&#233;sistance (Toulouse), &#224; l'appel de la CNT-AIT nous &#233;tions quelques 70 personnes r&#233;unies pour marquer notre soutien aux embastill&#233;s dans l'affaire dite de Tarnac. Nos banderoles de solidarit&#233; accroch&#233;es au monument, un militant de la CNT-AIT a lu une d&#233;claration pour d&#233;noncer la r&#233;pression. Malgr&#233; la pluie battante, une discussion a eu lieu, sur place autour des thermos de caf&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Stop aux mains sur la petite culotte de Zo&#233; (et des autres)
</title>
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&lt;p&gt;Les faits &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela s'est pass&#233; au coll&#232;ge de Marciac (Gers), mais cela se passe un peu partout comme &#231;a en France. Un triste matin, les gendarmes font irruption. En force. En armes. Avec leurs camions et leurs gyrophares. Avec des chiens, policiers, comme eux. Suivant les sc&#233;narios, les enfants sont plaqu&#233;s contre les murs, les mains en l'air (genre &#034;descente&#034; pendant la derni&#232;re guerre) ou bien enferm&#233;s dans leur salle de classe, mais toujours avec d&#233;fense absolue de faire le moindre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Education
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;articles_a_110
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les faits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'est pass&#233; au coll&#232;ge de Marciac (Gers), mais cela se passe un peu partout comme &#231;a en France. Un triste matin, les gendarmes font irruption. En force. En armes. Avec leurs camions et leurs gyrophares. Avec des chiens, policiers, comme eux. Suivant les sc&#233;narios, les enfants sont plaqu&#233;s contre les murs, les mains en l'air (genre &#034;descente&#034; pendant la derni&#232;re guerre) ou bien enferm&#233;s dans leur salle de classe, mais toujours avec d&#233;fense absolue de faire le moindre mouvement. Les chiens sont l&#226;ch&#233;s. Ils reniflent les affaires. Ils bavent sur les &#233;l&#232;ves. S'il y a un internat, ils vont mettre leur sale museau dans l'intimit&#233; des literies. Pendant ce temps, un gendarme continue &#224; hurler : &#034;Le chien mordra ceux qui bougent&#034;. Il prof&#232;re des menaces contre les &#034;drogu&#233;s&#034;, ricane. Et malheur &#224; celui qu'un chien d&#233;signe. Car, alors, tout est permis : fouille pouss&#233;e, pressions psychologiques, humiliations verbales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Zo&#233;, petite fille de 13 ans, Zo&#233; qui a eu le grand courage de t&#233;moigner &#224; Marciac, doit sortir de classe devant tout le monde pour se d&#233;shabiller dans le couloir. L&#224;, une gendarme fouille dans son soutien gorge, lui passe la main sur sa petite culotte. Dans le couloir, d'autres gendarmes, hommes ceux-l&#224;, assistent &#224; la sc&#232;ne. De leurs regards, de ces mains qui la palpent, de cette situation naus&#233;euse, Zo&#233; en ressort avec le sentiment d'avoir &#233;t&#233; viol&#233;e. Ces camarades sont envahis par le m&#234;me d&#233;go&#251;t. Et c'est comme &#231;a que des enfants sont trait&#233;s partout en France, avec la complicit&#233; active de responsables de l'institution scolaire. Dans un pesant silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un silence que Zo&#233; et sa famille ont rompu ; comme, l'avait fait, quelques jours auparavant un enseignant du Centre de formation des apprentis de Pavie (toujours dans le Gers) dont le t&#233;moignage rigoureux est terrible de pr&#233;cision ; et comme l'a fait, quelques jours, apr&#232;s le chanteur Daniel Guichard, scandalis&#233; lui aussi en d&#233;couvrant ces agissements gendarmesques alors qu'il amenait son fils au coll&#232;ge (cette fois-ci, dans l'H&#233;raut). Maintenant, plus personne ne pourra dire &#034;Je ne savais pas&#034; ! Le voile de la honte s'est d&#233;chir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi tant de violence &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; l'encontre de nos enfants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si on ne connaissait pas le niveau de perversit&#233; qu'atteint dans ce cas l&#224; le discours administratif, on en tomberait &#224; la renverse, car la r&#233;ponse officielle est : &#034;Pour les prot&#233;ger&#034; ! Ce d&#233;ploiement traumatisant de force brute se fait au nom de la pr&#233;vention de la &#034;drogue&#034;, (en r&#233;alit&#233;, du cannabis). Ce pr&#233;texte m&#233;rite qu'on l'examine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Faisons tout d'abord remarquer qu'&#224; Marciac comme dans l'H&#233;raut le r&#233;sultat de ces descentes a &#233;t&#233; de rien du tout et, &#224; Pavie, de quelques grammes. Ridicule, parfaitement ridicule. &lt;br class='autobr' /&gt; Ensuite, posons-nous la question du co&#251;t : une douzaine de gendarmes (salaires, primes, charges sociales, v&#234;tements, ...), des chiens (nourriture, chenil,...), leurs v&#233;hicules (carburant, usure,...), entre le temps de pr&#233;paration (concertation avec le chef d'&#233;tablissement, plannings,...) et la demi-journ&#233;e pour faire le mauvais coup, &#231;a met l'op&#233;ration &#224; au moins 1 500 euros !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Poursuivons enfin sur l'efficacit&#233; : en trente ans, la France, qui avait des taux de consommations de cannabis tr&#232;s bas, est mont&#233;e dans le peloton de t&#234;te des pays d'Europe. Depuis au moins 20 ans, des gendarmes (FRAD) et des policiers sillonnent les coll&#232;ges, d'abord pour montrer les produits (avec une &#034;mallette&#034;) ensuite pour des fouilles. Aucun des pays d'Europe qui, sur la m&#234;me p&#233;riode, a maintenu des niveaux bas ou m&#234;me a r&#233;ussi &#224; diminuer cette consommation, n'a fait comme &#231;a. Leurs politiques sont m&#234;me franchement &#224; l'oppos&#233; de la politique fran&#231;aise dans ce domaine. &lt;br class='autobr' /&gt; Le &#034;rem&#232;de&#034; fran&#231;ais est donc pire que le &#034;mal&#034;, d'autant d'ailleurs que le &#034;rem&#232;de&#034; en question est en fait un puissant propagateur du &#034;mal&#034; : montrer des produits (que l'on poss&#232;de, puisqu'on les montre) en insistant sur leur caract&#232;re interdit, c'est bien s&#251;r pousser des jeunes &#224; la transgression. Affaiblir l'estime de soi par l'humiliation et par la peur est un facteur reconnu de consommations de psychotropes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des explications lamentables mais &#233;clairantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mis brutalement en pleine lumi&#232;re, ceux qui agissaient jusqu'&#224; pr&#233;sent dans une ombre propice ont d&#251; se justifier. Le spectacle a &#233;t&#233; minable. &lt;br class='autobr' /&gt; A tout seigneur, tout honneur. La parole est &#224; un certain Christian Pethieu, principal du coll&#232;ge, qui a demand&#233; la descente : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'intervention s'est d&#233;roul&#233;e dans un climat que j'ai jug&#233; serein et sans exc&#232;s&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les trois citations de cet article sont tir&#233;es de : &#034;Stup&#233;fiante descente au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sans exc&#232;s, vraiment ? Qu'est-ce qu'il faudrait, pour que ce soit un &#034;exc&#232;s&#034;, monsieur le princip&lt;br class='autobr' /&gt;
al ? Que la police aille jusqu'au doigt dans le c...?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Donnons-l&#224; tout de suite apr&#232;s &#224; la Procureuse de la R&#233;publi-que, Chantal Firmigier-Michel : &#034;&#199;a cr&#233;e de la bonne ins&#233;curit&#233;&#034;1. A dire vrai, nous nous en doutions un peu. Mais c'est bien la premi&#232;re fois qu'une haute repr&#233;sentante de l'Etat l'avoue aussi clairement : quand &#231;a l'arrange, c'est la justice, avec l'aide de la police et de la gendarmerie, qui organise elle-m&#234;me l'ins&#233;curit&#233;. Rappelons que les &#234;tres humains vis&#233;s par cette sorte de terrorisme de basse intensit&#233; sont, dans le cas pr&#233;sent, des enfants, et qui n'ont strictement rien fait de r&#233;pr&#233;hensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Laissons la conclusion au premier syndicat enseignant de France, le SNES. Son repr&#233;sentant du coin, le camarade Franck Gombaud, sait que pour ne pas r&#233;soudre un vrai probl&#232;me, rien ne vaut une mauvaise revendication. Et l&#224;, en homme manifestement bien rod&#233; &#224; cet exercice, il a trouv&#233; ce qu'il faut : une bonne museli&#232;re. Sans rire, il r&#233;clame &#034;que l'on en revienne &#224; des op&#233;rations de pr&#233;vention mieux pr&#233;par&#233;es, et que, si les gendarmes font venir des chiens, ils soient musel&#233;s.&#034;1 Que les coll&#233;giens fac&#233;tieux n'en concluent pas, comme la phrase peut le laisser entendre, que le SNES r&#233;clame une museli&#232;re pour les gendarmes. L'impertinence syndicale ne va vraiment pas jusques l&#224;. Quand &#224; la pertinence (syndicale), &#231;a fait longtemps qu'elle a sombr&#233; dans l'indigence de la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mettre fin aux exactions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C&#244;t&#233;s parents, &#233;l&#232;ves et m&#234;me c&#244;t&#233; &#034;tout le monde&#034;, la r&#233;action n'a pas &#233;t&#233; aussi &#034;compr&#233;hensive&#034; et la vague montante d'indignation a forc&#233; les minist&#232;res concern&#233;s &#224; demander &#224; leurs troupes de faire preuve d'un peu plus de tact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour transformer ce recul tactique en recul tout court, et puisque tout ceci se fait au nom de la &#034;pr&#233;vention&#034;, prenons les devants. Qui que nous soyons - &#233;l&#232;ves, parents, professeurs qui ne se retrouvent pas dans la revendication de la museli&#232;re... - faisons fermement savoir par avance &#224; tout chef d'&#233;tablissement que nous sommes contre ces exactions, que nous ne nous laisserons pas faire et qu'ils seront tenus pour responsables de tout probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si un chef d'&#233;tablissement ose trouver ces pratiques &#034;sereines et sans exc&#232;s&#034;, exigeons qu'il se mette en slip dans le couloir, devant une d&#233;l&#233;gation d'&#233;l&#232;ves et enseignants, et qu'il s'y fasse peloter les fesses : apr&#232;s tout, c'est sa fonction que de donner l'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Exigeons que le budget allou&#233; &#224; ce type d'op&#233;ration soit vers&#233; &#224; celui de l'&#233;tablissement pour des activit&#233;s p&#233;dagogiques2. &lt;br class='autobr' /&gt; Exigeons que, si pr&#233;vention il y a, elle soit faite par de v&#233;ritables professionnels de la chose, pas par des professionnels de la r&#233;pression. Etre &#224; la fois dans la pr&#233;vention et dans la r&#233;pression, c'est comme &#234;tre &#224; la fois juge et partie, une monstruosit&#233; &#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Flics, patrons, cur&#233;s, hors des coll&#232;ges, des facs et des lyc&#233;es !&lt;br class='autobr' /&gt;
Jules F&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les trois citations de cet article sont tir&#233;es de : &#034;Stup&#233;fiante descente au coll&#232;ge&#034; &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;http://www.liberation.fr&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
/societe/0101302685 _2.- Que ce ne soit pas le m&#234;me budget importe peu : c'est les m&#234;mes imp&#244;ts, les n&#244;tres. Aux technocrates de se d&#233;brouiller pour faire les transferts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Libert&#233; d'expression !
</title>
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		<dc:subject>articles_a_110
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		<description>
&lt;p&gt;Aux alentours du 20 novembre, deux &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge de Lauzerte dans le Tarn-et-Garonne, franchissent la porte de l'espaceCo (local autog&#233;r&#233; ouvert &#224; tous). Ils souhaitent pouvoir imprimer un tract. Apr&#232;s quelques explications, ils nous montrent le texte qu'ils ont r&#233;dig&#233;. Il y est dit que l'&#233;cole est une prison, les droits des personnes/&#233;l&#232;ves y sont ni&#233;s. Ils ne supportent plus cet &#233;tat de fait et ils revendiquent plus d'autonomie, de libert&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Et pour commencer, ils souhaitent pouvoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux alentours du 20 novembre, deux &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge de Lauzerte dans le Tarn-et-Garonne, franchissent la porte de l'espaceCo (local autog&#233;r&#233; ouvert &#224; tous). Ils souhaitent pouvoir imprimer un tract. Apr&#232;s quelques explications, ils nous montrent le texte qu'ils ont r&#233;dig&#233;. Il y est dit que l'&#233;cole est une prison, les droits des personnes/&#233;l&#232;ves y sont ni&#233;s. Ils ne supportent plus cet &#233;tat de fait et ils revendiquent plus d'autonomie, de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et pour commencer, ils souhaitent pouvoir g&#233;rer eux-m&#234;mes leurs temps libres (espaces entre deux cours). Le tract se termine en proposant une r&#233;union g&#233;n&#233;rale de tous les coll&#233;giens pour discuter de cette proposition. Autant dire que le tract plut. Tr&#232;s vite il fut imprim&#233;. Les coll&#233;giens le distribu&#232;rent. A la r&#233;union qui suivit, nombre de coll&#233;giens d&#233;cid&#232;rent une gr&#232;ve pour le lendemain. Le mardi 25 novembre, une bonne quarantaine de coll&#233;giens refus&#232;rent d'entrer en cours et se mass&#232;rent, pacifiquement, devant l'entr&#233;e de l'&#233;tablissement. La r&#233;action de la direction fut imm&#233;diate et tr&#232;s vive. Aucune tentative de dialogue, mais menaces, injonctions voire hurlements divers. Au bout de 10 minutes, c&#233;dant aux pressions, les coll&#233;giens mirent fin &#224; leur mouvement et reprirent les cours sauf deux qui avant de rentrer en classe voulurent passer &#224; l'EspaceCo pour raconter les &#233;v&#232;nements. Cela leur prit tr&#232;s peu de temps. Une heure apr&#232;s, ils &#233;taient de nouveau &#224; l'EspaceCo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;s leur arriv&#233;e au coll&#232;ge, l'administration les convoque, leur remet une lettre leur signifiant leur expulsion pour 15 jours du coll&#232;ge et les convoquant &#224; un conseil de discipline. Il leur est par ailleurs interdit de s'approcher des abords du coll&#232;ge (et donc des arr&#234;ts de bus : n'habitant pas dans le village, ils sont donc dans l'impossibilit&#233; de rentrer chez eux !!). Dans la m&#234;me matin&#233;e, un responsable du coll&#232;ge, sans se pr&#233;occuper du sort des deux expuls&#233;s, se rend chez le p&#232;re de l'un d'entre eux (souffrant d'un handicap mental majeur) pour lui faire signer la lettre d'expulsion de son fils. Devant le refus de l'administration d'entamer un dialogue, les coll&#233;giens organis&#232;rent un sit-in pendant la r&#233;cr&#233;ation du matin. Plus d'une centaine de jeunes y particip&#232;rent. Malgr&#233; ce beau mouvement de d&#233;termination et de solidarit&#233;, l'administration campe sur ces positions. La d&#233;fense des deux expuls&#233;s s'organise. Des parents d'&#233;l&#232;ves sont contact&#233;s, le r&#232;glement int&#233;rieur est &#233;pluch&#233;, des vices de proc&#233;dure sont mis en &#233;vidence. Un nouveau tract, r&#233;dig&#233; par des coll&#233;giens et cosign&#233; par des parents d'&#233;l&#232;ves appelle &#224; la solidarit&#233; la plus large. De son c&#244;t&#233;, l'administration ne reste pas inactive : tous les moyens sont utilis&#233;s, m&#234;me les plus scabreux. Par exemple, les &#233;l&#232;ves convoqu&#233;s devant un conseil de discipline ont en th&#233;orie le droit d'acc&#233;der &#224; leur dossier pour organiser leur d&#233;fense, mais en fait, ils ne pourront les consulter sur place qu'apr&#232;s plusieurs heures d'attente et en pr&#233;sence de la sup&#233;rieure du coll&#232;ge, seule autoris&#233;e &#224; en tourner les pages, tr&#232;s rapidement qui plus est et en leur posant des questions stupides dans le m&#234;me temps afin de perturber les coll&#233;giens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#192; l'inverse, les deux expuls&#233;s firent preuve d'un remarquable sens de la solidarit&#233;. Ayant droit chacun &#224; un d&#233;fenseur, ils choisirent de s'autod&#233;fendre l'un l'autre. C'est donc ensemble qu'ils pass&#232;rent devant leur tribunal. Le jour J, des affiches appelant &#224; la solidarit&#233; sont coll&#233;es autour du coll&#232;ge, des fax et des appels t&#233;l&#233;phoniques venus de la France enti&#232;re saturent le secr&#233;tariat de l'administration. La direction de l'&#233;tablissement essaye de r&#233;pliquer en faisant placarder dans les couloirs le tract d'appel &#224; la solidarit&#233; annot&#233; par elle. Elle se d&#233;consid&#232;re encore un peu plus aux yeux des coll&#233;giens. Enfin les sanctions tombent : les deux expulsions sont commu&#233;es en bl&#226;me alors que pourtant ils sont d&#233;j&#224; exclus depuis quinze jours. Pour l'un des deux coll&#233;giens, s'agissant de son deuxi&#232;me bl&#226;me, cette sanction se traduit par... une expulsion. Ce genre d'&#233;v&#232;nement n'est pas anecdotique ; au contraire, il nous semble tr&#232;s repr&#233;sentatif de l'&#233;tat du syst&#232;me &#233;ducatif ; malgr&#233; la mise en place de syst&#232;mes de concertation, d'&#233;lection de d&#233;l&#233;gu&#233;s de classe, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quarante ans apr&#232;s mai 68, l'&#233;cole est toujours aussi peu d&#233;mocratique. Pour l'&#233;l&#232;ve, le coll&#233;gien ou le lyc&#233;en, la seule r&#232;gle qui vaille est &#034;&#233;tudie et tais-toi !&#034;. C'est que la fonction essentielle de l'&#233;cole est toujours de former les travailleurs -consommateurs dont la France (c'est-&#224;-dire l'&#233;tat et le patronat) &#224; besoin. L'&#233;l&#232;ve y apprend le respect de l'autorit&#233;, de la hi&#233;rarchie et les valeurs d'un syst&#232;me fondamentalement in&#233;galitaire et injuste. L'&#233;cole est un rouage du syst&#232;me capitaliste et pour assurer sa fonction, peu lui importe de broyer des &#234;tres humains. Il est donc normal que des &#233;l&#232;ves revendiquent et s'opposent et il est remarquable que, &#224; l'oppos&#233; des valeurs enseign&#233;es, les &#233;l&#232;ves de Lauzerte aient red&#233;couvert et mis en oeuvre les valeurs de solidarit&#233; et de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants de la CNT-AIT &lt;br class='autobr' /&gt;
de Montauban et sa r&#233;gion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>MAISONS DE RETRAITE : LA MALTRAITANCE EST INSTITUTIONNELLE
</title>
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&lt;p&gt;un scandale permanent &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait il y a pile 10 ans, en 1998. La revue &#034;60 millions de consommateurs&#034; publiait un dossier sur les maisons de retraite. Son titre ? &#034;Le scandale&#034;. Un mot qui n'a pas fini de revenir chaque fois qu'il est question du sujet. Et qui n'est pas l&#224; par hasard ! &lt;br class='autobr' /&gt; Face &#224; l'&#233;motion du public devant ce &#034;monde herm&#233;tique, ..., o&#249; trop souvent le seul objectif est l'app&#226;t du gain&#034;, on nous en promet, alors, des choses ! Pas sur le fond, car les responsables de notre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;articles_a_110
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;un scandale permanent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait il y a pile 10 ans, en 1998. La revue &#034;60 millions de consommateurs&#034; publiait un dossier sur les maisons de retraite. Son titre ? &#034;Le scandale&#034;. Un mot qui n'a pas fini de revenir chaque fois qu'il est question du sujet. Et qui n'est pas l&#224; par hasard !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Face &#224; l'&#233;motion du public devant ce &#034;monde herm&#233;tique, ..., o&#249; trop souvent le seul objectif est l'app&#226;t du gain&#034;, on nous en promet, alors, des choses ! Pas sur le fond, car les responsables de notre soci&#233;t&#233;, bas&#233;e sur la s&#233;gr&#233;gation, n'envisagent nullement de mettre en place d'autres modes de vie, plus humains, pour les personnes &#226;g&#233;es. Mais, sur la forme : &#034;On va moraliser les maisons de retraite&#034; devient leur leitmotiv des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dix ans apr&#232;s, &#231;a continue, pas en mieux, sinon en pire ! Entre temps, des dossiers, des &#233;missions, des bouquins, des t&#233;moignages, des r&#233;unions de concertation, des formations, des rapports... ce n'est pas &#231;a qui a r&#233;ellement manqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Prenons quelques exemples chez des gens peu suspects de sympathies anarchosyndicalistes. Apr&#232;s la canicule, dont la gestion lamentable constitue, un crime d'Etat, Le Figaro, journal hautement sarkozyste &#233;crivait sous le titre &#034;Maisons de retraite : le scandale continue&#034; : &#034;Plus de 4 600 des 15 000 victimes de l'&#233;t&#233; dernier ont trouv&#233; la mort dans ces &#233;tablissements cens&#233;s les prot&#233;ger.&#034; Comme &#034;protection&#034;, en effet, on fait mieux... Coupable d'avoir laiss&#233; crever de d&#233;shydratation 15 000 personnes &#226;g&#233;es, le gouvernement renouvelle ses promesses, avec, cette fois-ci, &#224; la clef, une id&#233;e &#034;lumineuse&#034; : la cr&#233;ation d'une nouvelle taxe, la fameuse journ&#233;e dite de solidarit&#233;, qui devait - promis, jur&#233; - am&#233;liorer d&#233;finitivement le sort des vieux. R&#233;sultat : nous, on paye ; eux, ils ont toujours rien vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et tout a continu&#233; comme avant. Autre exemple entre mille : en 2007, Zone Interdite (M6) diffusait le documentaire : &#034;H&#233;ritages d&#233;tourn&#233;s, maisons de retraite sans scrupule : le scandale des personnes &#226;g&#233;es maltrait&#233;es&#034;. R&#233;sum&#233; de la pr&#233;sentation de cette &#233;mission : &#034;Des t&#233;moignages accablants. Vexations, privations, m&#233;chancet&#233;s. Au banc des accus&#233;s, les conditions de travail : moyens insuffisants, absence de contr&#244;le, manque de personnel qualifi&#233; ... dans cet univers cach&#233; o&#249; r&#232;gne la loi du silence.&#034; En 2008, d'autres &#233;missions t&#233;l&#233; &#224; forte audience faisaient le m&#234;me constat (&#034;Maisons de retraite, du scandale &#224; l'espoir&#034;, sachant que &#034;l'espoir&#034; apparaissait bien lointain...). Ceux qui voudraient, en 2009, montrer de nouvelles images ne manqueront pas de mati&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;plus &#231;a change, plus c'est la m&#234;me chose&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, si les conditions de vie sont variables d'une maison &#224; l'autre, il ne faut pas &#034;gratter&#034; beaucoup pour avoir des d&#233;tails honteux ! Il suffit d'interroger les familles... &#224; distance, &#224; cause de la loi du silence : certaines maisons menacent de renvoyer un pensionnaire si la famille se montre trop loquace...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cela ne suffit pas &#224; faire taire les t&#233;moins, m&#234;me s'ils sont oblig&#233;s de se r&#233;fugier dans l'anonymat. Ici, &#034;Les toilettes du matin ne se terminent que vers 11 heures alors, on prend le petit d&#233;jeuner vers 11h30 !!!&#034;. L&#224;, &#034;... des petits trucs m'ont alert&#233;e, lorsque je venais et que je donnais &#224; manger &#224; ma m&#232;re elle d&#233;vorait comme si elle n'avait rien mang&#233; depuis 15 jours, ensuite une jeune stagiaire avec qui j'avais sympathis&#233; m'a dit &#034;Votre m&#232;re est rest&#233;e toute une apr&#232;s-midi assise li&#233;e dans son fauteuil avec son verre d'eau en face d'elle sur la table mais comme elle ne peut pas boire toute seule elle a donn&#233; des coups de pieds dans la table pour le faire tomber, je le lui ai donn&#233; moi-m&#234;me&#034;. Ailleurs &#034;Ma m&#232;re de 92 ans, qui vit dans une chambre de neuf m&#232;tres carr&#233;s, ne quitte jamais son &#233;tage. Elle n'a pas mis un pied dehors depuis des mois parce que l'ascenseur est trop petit pour son fauteuil roulant&#034;. Ou encore ce constat d'un m&#233;decin &#034;Les prescriptions m&#233;dicamenteuses sont trop importantes avec beaucoup de calmants, de psychotropes&#034;, bel euph&#233;misme pour dire qu'on les abrutit de calmants. Tout &#231;a, sans parler des patients souill&#233;s qui attendent des heures qu'on puisse les changer,... le tout sur fond de mis&#232;re affective et psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;la raison de la maltraitance : &lt;br class='autobr' /&gt;
l'app&#226;t du gain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison de cette maltraitance institutionnelle est &#233;vidente et bien connue, &#034;... le seul objectif est l'app&#226;t du gain&#034; disait d&#233;j&#224;&#034;60 Millions de consommateurs&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; D'o&#249; les tarifications exorbitantes.. C'est facile : l'incurie des politiciens face au vieillissement de la population (un ph&#233;nom&#232;ne pourtant hautement pr&#233;visible) a cr&#233;&#233; la p&#233;nurie. R&#233;sultat, le taux d'occupation des maisons de retraite atteint les 98 % et il y a des listes d'attente ! D'o&#249; aussi la r&#233;duction &#034;des co&#251;ts de production&#034; et avant tout, la compression des frais de personnel, et donc un sous effectif constant et une sous-qualification. Sans oublier les petits b&#233;n&#233;fices : on rogne sur la qualit&#233; des repas, le chauffage, la literie... quant aux sorties et distractions, et m&#234;me &#224; la v&#233;ritable r&#233;&#233;ducation fonctionnelle au quotidien, elles fondent comme neige au soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Jean Charles Escribano, auteur de &#034;On ach&#232;ve bien nos vieux&#034; et r&#233;put&#233; bon connaisseur de la question, donne des chiffres tr&#232;s int&#233;ressants dans une interview au &#034;Mensuel de l'Universit&#233;&#034;. Il reprend une d&#233;claration du pr&#233;sident de l'Association des maisons de repos belges : dans ce pays, il y a en moyenne un professionnel par personne &#226;g&#233;e (contre un pour deux personnes &#226;g&#233;es en France). Et pourtant, le tarif de base est pour les familles de l'ordre de 1 300 euros par mois, contre plus de 2 300 euros en France (sommes auxquelles il convient d'ajouter, dans les deux cas, des financements publics de m&#234;me nature). Or, Le co&#251;t de la vie en Belgique et en France est du m&#234;me ordre. La diff&#233;rence ne doit pas &#234;tre perdue pour tout le monde...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;l'organisation de la maltraitance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, la norme pour pouvoir s'occuper d'une population de personnes &#226;g&#233;es dont une forte proportion est grabataire, c'est un salari&#233; pour une personne (de fa&#231;on &#224; couvrir les besoins jours et nuit &#224; longueur d'ann&#233;e). En maintenant leurs personnels &#224; mi-effectif, les maisons de retraite organisent la maltraitance institutionnelle : les personnels, malgr&#233; toute leur bonne volont&#233;, n'ont pas d'autre choix que de travailler vite, tr&#232;s vite. On voudrait les pousser &#224; commettre des erreurs, qu'on ne s'y prendrait pas autrement.&lt;br class='autobr' /&gt; Ici aussi les situations sont variables d'un &#233;tablissement &#224; l'autre, mais les t&#233;moignages (souvent de professionnels qui ont quitt&#233; le circuit, loi du silence oblige) abondent : Marie-Claude, infirmi&#232;re : &#034;A ..., il y a une femme pour faire 15 toilettes, nettoyer 25 chambres et servir 25 petits d&#233;jeuners en trois heures et demie&#034;. Mathilde, femme de m&#233;nage : &#034;Chez nous, la nuit, nous ne sommes que deux pour 96 personnes &#226;g&#233;es dont plusieurs sont lourdement d&#233;pendantes, parfois en soins palliatifs. Bien s&#251;r, il n'y a pas la moindre infirmi&#232;re de nuit. Il faut se &#034;d&#233;brouiller&#034; toutes seules. Quant un patient d&#233;c&#232;de, il nous est interdit de r&#233;veiller la directrice, il para&#238;t que &#231;a d&#233;range son mari. Il nous faut faire la toilette mortuaire. Moralement, c'est &#233;prouvant, surtout quant ce sont des personnes auxquelles on s'est attach&#233;es. On en cr&#232;ve&#034;. Jeannine : &#034;Notre travail, c'est de l'abattage, comme dans une usine. Nous travaillons &#224; flux tendu. Faute de temps et de personnel, certaines personnes &#226;g&#233;es n'ont pas plus d'une douche par mois&#034;. Le tout aboutit &#224; des situations tragiques comme dans cette maison de retraite de Saint-Germain-en-Laye o&#249;, sous un amas de matelas et un amas de cartons fut d&#233;couvert le cadavre d'une pensionnaire... disparue depuis un an. Une maison pourtant certifi&#233;e, comme toutes les autres, par la DDASS. Cela n'&#233;tonne pas les professionnels : les directions connaissent toujours les dates des contr&#244;les des DDASS suffisamment en avance pour &#034;faire ce qu'il faut&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La maltraitance institutionnelle : &lt;br class='autobr' /&gt;
les salari&#233;s en p&#226;tissent aussi&lt;br class='autobr' /&gt;
En sous-effectif constant, les personnels sont, ne serait-ce que de ce fait, profond&#233;ment maltrait&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pas tous cependant. Il y a une notable exception : les directeurs. Dans notre pays o&#249; m&#234;me les crottes de chien sur les trottoirs sont r&#232;glement&#233;es, il y a quelque chose qui ne l'est pas encore vraiment : &#234;tre directeur de maison de retraite. &#199;a montre, si besoin en &#233;tait, l'int&#233;r&#234;t que l'Etat porte &#224; la s&#233;curit&#233; des personnes &#226;g&#233;es... A ce jour en effet, en pratique, n'importe qui peut diriger une maison de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En f&#233;vrier 2007, un d&#233;cret a quand m&#234;me &#233;t&#233; pris pour imposer aux directeurs un minimum de comp&#233;tence, mais il leur laisse un d&#233;lai de... presque 10 ans pour se mettre en conformit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais pareille mansu&#233;tude ne s'applique pas aux salari&#233;es de base. Pour elles (ce sont essentiellement des femmes), les conditions sont extr&#234;mement dures : travail de jour ou de nuit, les jours f&#233;ri&#233;s aussi, ... au bon vouloir de l'employeur qui a toute facilit&#233; pour changer les plannings ; locaux inadapt&#233;s (d'o&#249; surcharge de travail) ; lits et mat&#233;riel tout aussi inadapt&#233;s (d'o&#249; maladies musculo-tendineuses, sciatiques, ...), confrontation au vieillissement et &#224; la mort sans soutien (d'o&#249; d&#233;pressions, anxi&#233;t&#233;)... et pression pour qu'elles fassent des actes techniques qu'elles n'ont pas le droit de faire (comme distribuer des m&#233;dicaments pour des personnels de service), tout cela pour des salaires minables : SMIC horaire ou &#224; peine plus (souvent, pour &#233;viter les primes d'anciennet&#233;, ces patrons de choc se d&#233;brouillent pour &#034;faire partir&#034; les salari&#233;es les plus anciennes). De plus ces v&#233;ritables industries &#224; forte rentabilit&#233; imposent souvent &#224; leurs salari&#233;es des temps partiels, les condamnant &#224; la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L&#224; ne s'arr&#234;tent pas les pratiques maltraitantes : outre les changements d'horaires (ce qui est une bonne fa&#231;on de pousser les employ&#233;es &#224; la d&#233;mission, cas par exemple de Latifa, m&#232;re de famille, dix ans d'anciennet&#233; sans aucun reproche, pour laquelle les horaires &#233;taient devenus tout d'un coup incompatibles avec la mise de ses enfants en cr&#232;che), outre les primes &#034;&#224; la t&#234;te du client&#034; et les plannings de m&#234;me (application du fameux principe &#034;Diviser pour r&#233;gner&#034;) beaucoup de maisons cherchent &#224; faire porter le poids de la maltraitance institutionnelle sur leurs employ&#233;es. Cette culpabilisation, assortie de la menace de licenciement et m&#234;me de poursuites, est une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s sur leur t&#234;te. Sans compter les directions qui font un usage abusif des &#034;mise &#224; pieds&#034;... Autant de fa&#231;ons de harceler les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;la r&#233;ponse du gouvernement : r&#233;pression et baratin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s, le gouvernement la brandit lui aussi avec cynisme. On vient de le voir, avec les affaires des h&#244;pitaux : &#224; Nice, un urgentiste surmen&#233; travaille vite (mais bien), en garde-&#224;-vue ! A Paris, une infirmi&#232;re qui court partout faute de coll&#232;gues en nombre suffisant, se trompe de flacon : en garde-&#224;-vue, et poursuivie ! Le r&#233;gulateur Samu de l'Essonne ne trouve pas, malgr&#233; 27 appels, de place pour un mourant, la ministre de la sant&#233; s'en &#233;tonne publiquement et laisse entendre qu'il est incomp&#233;tent ! Pendant ce temps, les v&#233;ritables responsables ne se sentent toujours pas coupables. Entre deux bronzages outre-mer ou quelques r&#233;veillons entre &#034;pipoles&#034;, ils font les na&#239;fs, se renvoient la balle, et continuent toujours la m&#234;me politique. Et h&#244;pitaux ou maisons de retraite, c'est du pareil au m&#234;me. Loin de reconna&#238;tre ses immenses responsabilit&#233;s, le pouvoir manie le b&#226;ton (menaces et gardes-&#224;-vue) et la carotte sous forme de la &#034;fameuse-formation-qui-va-enfin-nous-apprendre-&#224;-bient-travailler&#034;. Le tout sur fond du fameux couplet &#034;On va moraliser les maisons de retraite&#034;. Mais toujours, il fait semblant d'oublier l'essentiel, qu'il faut commencer par doubler les effectifs du personnel de base !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;enfin du nouveau : des salari&#233;s et des familles &lt;br class='autobr' /&gt;
pas d&#233;cid&#233;s &#224; se laisser faire&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a quand m&#234;me des choses nouvelles. La premi&#232;re, c'est que tout le monde sait maintenant que la maltraitance institutionnelle, organis&#233;e pour augmenter la rentabilit&#233;, est une r&#233;alit&#233;. En particulier, des familles comprennent que, ce qui leur arrive, n'est pas un cas isol&#233;, un dysfonctionnement local, d&#251; &#224; une &#034;mauvaise employ&#233;e&#034; mais la cons&#233;quence d'un syst&#232;me qui tire tout son profit de sa rapacit&#233;. La deuxi&#232;me, c'est que les salari&#233;s eux-m&#234;mes commencent &#224; comprendre que maltraitance sur personne &#226;g&#233;e et harc&#232;lement du personnel ne sont jamais que les deux faces d'une m&#234;me m&#233;daille !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce n'est pas la premi&#232;re fois, dans nos colonnes, que nous abordons la question des maisons de retraite et autres lieux du m&#234;me acabit. A chaque fois, et c'est le cas cette fois-ci encore, c'est &#224; l'appui d'actions de salari&#233;s. De d&#233;fense de travailleurs licenci&#233;s sous les pr&#233;textes les plus fallacieux en campagnes de protestation, nous constatons, que ces mini-actions laissent des traces et que la compr&#233;hension des enjeux ainsi que la combativit&#233; se manifestent, parfois l&#224; o&#249; on l'attendait le moins. Tout comme il devient &#233;vident pour un nombre croissant de salari&#233;s que ces patrons de choc ne sont finalement que des colosses aux pieds d'argile, et qu'il en faudrait assez peu pour faire cesser leurs pratiques scandaleuses : un peu d'union entre nous, des liens avec les familles, en &#233;vitant soigneusement tous les &#034;m&#233;diateurs&#034; qui ont pour r&#244;le de faire que cela ne change jamais (&#034;repr&#233;sentants&#034; du personnel, syndicats de collaboration, ...). Qu'on se le dise. Si nous sommes plus nombreux &#224; le comprendre, &#224; le dire, &#224; le faire, certains patrons, ceux par exemple qui se sentiront vis&#233;s en lisant les t&#233;moignages, pourraient &#234;tre oblig&#233;s de changer de pratiques... &lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;rontologix&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fraternel salut !
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Dimanche 14 d&#233;cembre, &#224; 16 h, devant le m&#233;tro Jean Jaur&#232;s de Toulouse, un rassemblement &#233;tait organis&#233; en solidarit&#233; avec les r&#233;volt&#233;s de Gr&#232;ce et d'ailleurs, par les &#034;anarchistes solidaires&#034; et la CNT-AIT. &lt;br class='autobr' /&gt; Un dispositif policier important avait d&#233;j&#224; pris position (une centaine de policiers, gendarmes mobiles et civils en tous genres amass&#233;s dans une dizaines de cars). D&#232;s les premi&#232;res personnes arriv&#233;es et &#224; peine trois banderoles hiss&#233;es, la police a voulu proc&#233;der &#224; des contr&#244;les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique87" rel="directory"&gt;Gr&#232;ce
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dimanche 14 d&#233;cembre, &#224; 16 h, devant le m&#233;tro Jean Jaur&#232;s de Toulouse, un rassemblement &#233;tait organis&#233; en solidarit&#233; avec les r&#233;volt&#233;s de Gr&#232;ce et d'ailleurs, par les &#034;anarchistes solidaires&#034; et la CNT-AIT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un dispositif policier important avait d&#233;j&#224; pris position (une centaine de policiers, gendarmes mobiles et civils en tous genres amass&#233;s dans une dizaines de cars). D&#232;s les premi&#232;res personnes arriv&#233;es et &#224; peine trois banderoles hiss&#233;es, la police a voulu proc&#233;der &#224; des contr&#244;les d'identit&#233; forc&#233;s : jets violents au sol de manifestants ou de passants, matraquages, gazages f&#233;roces et coups re&#231;us en retour du refus l&#233;gitime de ces contr&#244;les. Une passante a d&#251; &#234;tre admise aux urgences &#224; cause des gaz lacrymog&#232;nes re&#231;us &#224; 20 centim&#232;tres de son visage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Face &#224; cette attitude aussi agressive qu'injustifi&#233;e, la population de Toulouse, nombreuse ce jour-l&#224; pour cause de courses de fin d'ann&#233;e, s'est montr&#233;e spontan&#233;ment solidaire en restant t&#233;moin et en r&#233;clamant la libert&#233; d'expression. Par sa pr&#233;sence au nez et &#224; la barbe des exactions polici&#232;res, elle a permis au rassemblement de se tenir tel qu'il &#233;tait pr&#233;vu. Gr&#226;ce &#224; ce soutien, la police a recul&#233;. Un cort&#232;ge s'est ensuite organis&#233; et a pu se d&#233;placer jusqu'au march&#233; de No&#235;l. Le parcours a &#233;t&#233; riche d'&#233;changes avec les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Comme l'illustre cet &#233;v&#232;nement, l'&#201;tat fran&#231;ais montre sa complicit&#233; avec les meurtriers d'Alexis, ce lyc&#233;en l&#226;chement abattu, et cherche &#224; emp&#234;cher toute expression de solidarit&#233;, en d&#233;ployant la panoplie de tout ses outils : police, vid&#233;o surveillance, et m&#233;dias...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour r&#233;affirmer notre volont&#233; de continuer &#224; lutter, un appel &#233;tait lanc&#233; pour le samedi suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAMEDI 20 DECEMBRE : JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LES INSURGES GRECS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 d&#233;cembre &#233;tait la journ&#233;e internationale de solidarit&#233; avec les insurg&#233;s grecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Comme le dimanche 14, au m&#234;me endroit et &#224; l'appel des m&#234;mes, une centaine de personnes s'est r&#233;unie pour se solidariser avec la population grecque r&#233;volt&#233;e et contre les assassins d'Etat. Un tract, reprenant des extraits de la d&#233;claration de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des travailleurs insurg&#233;s d'Ath&#232;nes qui occupaient le b&#226;timent de la GSEE (CGT Grecque) a &#233;t&#233; distribu&#233; (voir page pr&#233;c&#233;dente). Sous la surveillance tr&#232;s attentive d'un dispositif policier nombreux (mais tr&#232;s discret apr&#232;s les bavures du dimanche pr&#233;c&#233;dent), comprenant des policiers des Renseignements g&#233;n&#233;raux (police politique) et des Officiers de police judiciaire (pour proc&#233;der aux arrestations si besoin est) ayant sous leurs ordres une compagnie de CRS (police anti-&#233;meute) en tenue d'intervention. Ce rassemblement s'est d&#233;roul&#233; sans incident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Puis, en accord pr&#233;alable avec eux, nous avons &#233;t&#233; rejoints par pr&#232;s de deux cent ch&#244;meurs, pr&#233;caires et travailleurs intermittents du spectacle, initialement rassembl&#233;s devant un th&#233;&#226;tre. Le texte de la d&#233;claration des Travailleurs insurg&#233;s d'Ath&#232;nes, qui d&#233;nonce les manipulation des bureaucrates syndicaux, a &#233;t&#233; du plus bel effet chez les &#034;syndicalistes&#034; qui encadraient la manif des intermittents... mais ils n'ont pas pu emp&#234;cher les deux cort&#232;ges de se r&#233;unir comme pr&#233;vu, et de partir en manifestation dynamique. Dans le cort&#233;ge on entendait &#034;Pouvoir assassin&#034;, &#034;Toulouse Ath&#233;nes, m&#234;me combat&#034;, &#034;Libert&#233; - Solidarit&#233;&#034; tout autant que les revendications des intermittents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Arriv&#233;s derri&#232;re la mairie les ch&#244;meurs, pr&#233;caires et intermittents en lutte ont bloqu&#233; toute l'apr&#232;s-midi les entr&#233;es du magasin Virgin Megastore, le directeur national de Virgin &#233;tant le pr&#233;sident actuel de l'Unedic (caisse de ch&#244;mage). Nous sommes rest&#233;s avec eux une bonne heure en solidarit&#233;, avant de repartir en manifestation dans la rue principale, jusque sous les fen&#234;tres du consulat d'Italie ou un compagnon anarchosyndicaliste &#224; pris la parole&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut &#233;couter l'enregistrement sur Anarsonore&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au m&#234;me moment, un autre rassemblement s'est tenu &#224; Montauban &#224; l'appel de la CNT-AIT, o&#249; plusieurs centaines de tracts ont &#233;t&#233; distribu&#233; pour informer la population et affirmer la solidarit&#233; des participants avec les insurg&#233;s grecs.	Bien que les m&#233;dias le passent sous silence, des manifestations de solidarit&#233; ont aussi eu lieu dans les principales villes d'Europe, mais aussi d'Am&#233;rique et d'Australie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;On peut &#233;couter l'enregistrement sur &lt;a href=&#034;http://anarsonore.free.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anarsonore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>GRECE : BREVE CHRONOLOGIE
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>articles_a_110
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		<description>
&lt;p&gt;Des centaines des personnes ont manifest&#233;, dans la nuit de samedi 6 &#224; dimanche 7 d&#233;cembre 2008, dans le quartier d'Exarchia au centre d'Ath&#232;nes apr&#232;s la mort d'Alexis, &#226;g&#233; de 15 ans, tu&#233; par les balles d'un policier. Les affrontements entre policiers et anarchistes &#224; Exarchia sont fr&#233;quents. En 1985, un autre jeune de 15 ans, Michalis Kaltezas, avait &#233;galement &#233;t&#233; tu&#233; par un flic dans le m&#234;me quartier. Imm&#233;diatement, des manifestations spontan&#233;es et des &#233;meutes ont &#233;clat&#233; au coeur d'Ath&#232;nes. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des centaines des personnes ont manifest&#233;, dans la nuit de samedi 6 &#224; dimanche 7 d&#233;cembre 2008, dans le quartier d'Exarchia au centre d'Ath&#232;nes apr&#232;s la mort d'Alexis, &#226;g&#233; de 15 ans, tu&#233; par les balles d'un policier. Les affrontements entre policiers et anarchistes &#224; Exarchia sont fr&#233;quents. En 1985, un autre jeune de 15 ans, Michalis Kaltezas, avait &#233;galement &#233;t&#233; tu&#233; par un flic dans le m&#234;me quartier. Imm&#233;diatement, des manifestations spontan&#233;es et des &#233;meutes ont &#233;clat&#233; au coeur d'Ath&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'&#201;cole Polytechnique, le Conseil &#233;conomique et les Facult&#233;s de droit sont occup&#233;s. Les attaques contre l'Etat capitaliste ont lieu dans toute la ville. Manifestations et affrontements &#233;clatent aussi &#224; Thessalonique, Patras, Volos, H&#233;raklion et La Can&#233;e en Cr&#232;te, en Giannena, &#224; Komotini et dans nombreuses autres villes. Une r&#233;volte r&#233;pondant &#224; une autre, des centaines de migrants, candidats au droit d'asile, qui faisaient la queue pour d&#233;poser leur dossier ont d&#233;clench&#233; une &#233;meute dans le centre-ville d'Ath&#232;nes, incendiant des poubelles et s'en prenant &#224; des voitures. Il faut dire que selon le Haut Commissariat pour les r&#233;fugi&#233;s de l'ONU, Ath&#232;nes n'a approuv&#233; que 140 des 20.692 demandes d'asile d&#233;pos&#233;es en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 7 D&#233;cembre. Des milliers de personnes marchent sur le si&#232;ge de la police &#224; Ath&#232;nes et s'attaquent &#224; la police anti-&#233;meute. Les affrontements se propagent dans les rues de la ville jusque tard dans la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 9. Jour de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. A Patras ( troisi&#232;me ville du pays) une manif appel&#233;e par des groupes anarchistes locaux r&#233;unit entre 3 000 et 5 000 personnes derri&#232;re des banderoles contre la violence de l' Etat. Rues bloqu&#233;es par les barricades, vitrines de banques explos&#233;es. A Ath&#232;nes, alors que le quartier Exarchia ressemble &#224; un champ de ruines, la plupart des insurg&#233;s se sont retranch&#233;s dans les universit&#233;s o&#249; se tiennent des assembl&#233;es. De violents affrontements ont lieu. La police tire sur les manifestants de Palaio Faliro (quartier sud d'Ath&#232;nes) peu apr&#232;s les fun&#233;railles d'Alexis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 11. L'h&#244;tel de ville de la banlieue d'Agios Dimitri &#224; Ath&#232;nes est occup&#233; par des anarchistes. Durant la nuit, de nombreux affrontements avec la police ont lieu dans l'Universit&#233; Polytechnique. Jour apr&#232;s jour, les lyc&#233;ens et les &#233;tudiants deviennent plus militants et plus d&#233;termin&#233;s. 700 &#233;tudiants prennent une route menant &#224; la prison locale, et des affrontements ont lieu &#224; l'ext&#233;rieur. En tout, au moins 25 commissariats ont &#233;t&#233; assi&#233;g&#233; &#224; Ath&#232;nes &#224; coup de pierres et de cocktails molotov. Plus de 4 500 grenades lacrymog&#232;nes ont &#233;t&#233; lanc&#233;es par la police ; leur r&#233;serve s'&#233;puisant ils ont d&#251; en commander &#224; l'&#233;tranger. Au moins 100 &#233;coles sont occup&#233;es par leurs &#233;l&#232;ves dans tout le pays, tout comme plusieurs mairies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 17. Le b&#226;timent du principal syndicat grec, collabo de premi&#232;re, la GSEE (CGT ) est occup&#233; ! A 8 heure du matin, le b&#226;timent a &#233;t&#233; pris par des travailleurs. La GSEE est une organisation de mandarins loyaux du gouvernement et des patrons. Le b&#226;timent est maintenant transform&#233;e en un Espace Lib&#233;r&#233; pour les Travailleurs. Un texte est publi&#233; (voir page suivante).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mercredi 24. Un appel &#224; une manifestation de solidarit&#233; avec les d&#233;tenus est lanc&#233; par les occupants de la GSEE. Les occupations de l'&#233;cole de Droit et de Polytechnique continueront jusqu'au lendemain (18 jours au total). Il semble y avoir un consensus sur la n&#233;cessit&#233; de quitter les universit&#233;s et de semer l'esprit de r&#233;volte dans la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral, esprit qui se r&#233;pand assez rapidement : des immeubles municipaux et des h&#244;tels de ville sont occup&#233;s partout &#224; Ath&#232;nes, des assembl&#233;es populaires sont organis&#233;es dans des quartiers d'Ath&#232;nes et de Thessaloniki. &lt;br class='autobr' /&gt;
La manifestation en solidarit&#233; avec les personnes arr&#234;t&#233;es rassemble 2 000 personnes, autour de slogans prof&#233;r&#233;s contre l'Etat, la prison et le consum&#233;risme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 27. &#034;La lutte pour la dignit&#233; et la solidarit&#233; est notre lutte&#034;. Occupation de l'ISAP (RATP) en r&#233;ponse &#224; &#034;l'attaque meurtri&#232;re au vitriol sur le visage de Constantina Kouneva le 23 d&#233;cembre&#034;, travailleuse immigr&#233;e et secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du syndicat Pannatica de nettoyeurs et femmes de chambre. &#034;Les assassins vont payer ! Le terrorisme patronal ne passera pas !&#034; Mardi 30 d&#233;cembre. Partout en Gr&#232;ce &#224; l'image de ce qui se passe &#224; N&#225;fplio, tous les jours se tiennent des assembl&#233;es d'&#233;tudiants. Cinq assembl&#233;es populaires ont eu lieu, et une station de radio a &#233;t&#233; occup&#233;e dans la ville d'&#193;rgos et la Mairie aussi. A Thessalonique, une bombe a explos&#233; dans le bureau du parti Nouvelle D&#233;mocratie. Provocation gouvernementale ? Car ici, cela fait un moment que plus personne n'a quoi que ce soit &#224; foutre des &#034;partis&#034; ou des &#034;organisations&#034;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 1 Janvier 09 . A Ath&#232;nes, un millier de personnes ont particip&#233; &#224; la manif de solidarit&#233; : ils ont d'abord march&#233; vers la prison des hommes puis ont continu&#233; vers celle des femmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La crise de 2008 : syst&#233;mique sans aucun doute, mais structurelle ou conjoncturelle ?
</title>
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		<dc:date>2009-02-14T11:50:22Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;LA crise de 2008 &lt;br class='autobr' /&gt;
S'agit-il de la crise finale du capitalisme maintes fois annonc&#233;e par les tenants du marxisme ? Ou bien est-ce une &#233;ni&#232;me crise cyclique n&#233;cessaire aux ajustements du capitalisme ? Personne ne peut le dire, ni m&#234;me pr&#233;sager de son avenir. Observons que le capitalisme est en crise permanente et que ses &#233;pisodes aigus s'acc&#233;l&#232;rent : 1929 (Krach de Wall-street USA), 1987 (caisse d'&#233;pargne USA), 1987 (krach boursier mondial), 1989 (crise japonaise), 1990 (crise immobili&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA crise de 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agit-il de la crise finale du capitalisme maintes fois annonc&#233;e par les tenants du marxisme ? Ou bien est-ce une &#233;ni&#232;me crise cyclique n&#233;cessaire aux ajustements du capitalisme ? Personne ne peut le dire, ni m&#234;me pr&#233;sager de son avenir. Observons que le capitalisme est en crise permanente et que ses &#233;pisodes aigus s'acc&#233;l&#232;rent : 1929 (Krach de Wall-street USA), 1987 (caisse d'&#233;pargne USA), 1987 (krach boursier mondial), 1989 (crise japonaise), 1990 (crise immobili&#232;re europ&#233;enne)... Ajoutons les guerres qui occultent les sous-jacents &#233;conomiques de leur existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques v&#233;rit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme n'est pas l'int&#233;r&#234;t collectif mais celui d'une couche sociale : les propri&#233;taires des structures &#233;conomiques (les capitalistes). Ceux-ci s'affairent aux gains les plus &#233;lev&#233;s possibles. Ils pr&#233;l&#232;vent sur la valeur produite par le travail un b&#233;n&#233;fice (plus-value) pour le revenu des actionnaires (dividendes). Le rapport de la valeur qui revient au capital (les actionnaires) et au travail (les salari&#233;s), c'est le taux d'exploitation et son ratio d&#233;termine en partie le revenu de chacun. Mais la comptabilit&#233; &#233;tant favorable aux privil&#233;gi&#233;s, elle n'est pas neutre et ne rend que partiellement compte du taux d'exploitation (soci&#233;t&#233;s &#233;crans, avantages en nature, fraudes, composition de la masse salariale...). N&#233;anmoins, si critiquables soient le compte de r&#233;sultat et le PIB, ils r&#233;v&#232;lent que la grande majorit&#233; de la population est en dessous du revenu et du salaire m&#233;dian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'axiologie de la plus-value (PV) de la th&#233;orie marxiste n&#233;glige que la PV se dissimule dans la masse salariale. Comment expliquer les salaires mirifiques des cadres sup&#233;rieurs, sinon par la ponction sur les autres salaires ? Il ne suffit pas d'abolir la PV et la propri&#233;t&#233; des entit&#233;s &#233;conomiques pour que cesse l'exploitation. Puisque cette derni&#232;re se maintient aussi dans les in&#233;galit&#233;s de revenus. Contrairement &#224; certaines affirmations, la bourgeoisie n'est pas limit&#233;e aux seuls capitalistes. Mais elle incorpore la fraction privil&#233;gi&#233;e de la population qui tire avantage de l'oppression (hauts fonctionnaires, administrateurs, cadres, &#233;lus...). Cela est capital afin d'&#233;viter les illusions de l'&#233;tatisme et du capitalisme d'Etat (Cuba, Chine, ex-URSS...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les al&#233;as de l'&#233;conomie capitaliste (croissance, d&#233;croissance, r&#233;cession, expansion, choix de production, taux d'exploitation...) ne sont que les contradictions li&#233;es &#224; la PV et ses d&#233;clinaisons (PV absolue et relative).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un peu d'histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la crise de 1929 et la guerre de 1939-45 dues aux rivalit&#233;s entre les capitalistes, les gouvernements occidentaux vont appliquer le fordisme et le keyn&#233;sianisme.&lt;br class='autobr' /&gt; Fordisme : rationalisation de la production (Taylor), baisse des co&#251;ts de la marchandise, augmentation des salaires, consommation soutenue de masse, hausse des chiffres d'affaires.&lt;br class='autobr' /&gt; Keyn&#233;sianisme : intervention de l'Etat, nationalisations, grands travaux, cr&#233;ation de monnaie, d&#233;veloppement du cr&#233;dit, emprunt d'Etat et autres, &#233;l&#233;vation du d&#233;ficit, redistribution fiscalis&#233;e de la valeur ajout&#233;e, politique sociale plus avantageuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le r&#233;sultat est que la croissance stimule les b&#233;n&#233;fices et les rentr&#233;es fiscales, le cr&#233;dit r&#233;duit son impact, l'inflation est l&#233;g&#232;re et elle comprime les co&#251;ts financiers. Les gains de pouvoir d'achat et les march&#233;s vierges (ou peu aliment&#233;s) dopent la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces deux m&#233;canismes ont engendr&#233; une p&#233;riode de croissance dite des trente glorieuses (1945 &#224; 1975). Mais, d&#233;j&#224; &#224; partir des ann&#233;es 70, la conjoncture s'effrite. En effet, des march&#233;s int&#233;rieurs sont satur&#233;s ou faiblement porteurs, des secteurs de production p&#233;riclitent (l'acier, par exemple) ou deviennent marginaux, des nouveaux pays concurrents &#233;mergent, les mati&#232;res premi&#232;res et &#233;nerg&#233;tiques deviennent plus ch&#232;res, le d&#233;veloppement des couches moyennes fait qu'elles sont mieux r&#233;tribu&#233;es et la conflictualit&#233; salariale peu propice aux gains de productivit&#233; concourent &#224; la baisse de la plus-value : la rentabilit&#233; du capital d&#233;cline. D'apr&#232;s certains sp&#233;cialistes, c'est le d&#233;but de la crise du fordisme qui sera aggrav&#233;e par les politiques lib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De 1975 &#224; 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;tablir les marges et les b&#233;n&#233;fices, le capitalisme doit baisser les co&#251;ts de production, restructurer son appareil de production (automatisation), licencier, pr&#233;cariser, flexibiliser, externaliser-d&#233;localiser, conserver ou conqu&#233;rir des nouvelles parts de march&#233;... Les secteurs de production des pays dominants suivant leurs besoins vont variablement utiliser ce sch&#233;ma, mais aussi comme variable d'ajustement : la baisse des co&#251;ts salariaux. Rompant avec le pacte fordiste et la r&#233;gulation de l'Etat, la logique social-d&#233;mocrate fait place &#224; la d&#233;r&#233;gulation lib&#233;rale et la mondialisation de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans un premier temps certains secteurs obsol&#232;tes disparaissent (ex : sid&#233;rurgie), d'autres limitent la casse, voire explosent leurs b&#233;n&#233;fices par des gains &#224; l'export. La part des &#233;changes dans le PIB mondial s'acc&#233;l&#232;re (12% en 1967 ; 20% en 1987) et la globalisation assure et stimule la croissance mondiale et la solvabilit&#233; des march&#233;s &#233;mergents. La logique du &#034;mieux produisant&#034; syst&#233;matise la division internationale du travail, op&#233;rant des transferts de production vers les pays &#233;mergents. La concurrence de la valeur de la force de travail aboutit &#224; d&#233;grader la condition salariale des pays dits &#034;d&#233;velopp&#233;s&#034;. Cela vitalise la crise fordiste, d'o&#249; la faiblesse de la croissance, puis la d&#233;croissance (r&#233;cession) des pays d&#233;velopp&#233;s en 2008. L'ann&#233;e 2009 sera-t-elle par effet de contagion celle de la crise syst&#233;mique mondiale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Un secteur &#233;conomique, la finance va prendre sa part dans cette d&#233;pression.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Des agents &#233;conomiques (particuliers, Etats, collectivit&#233;s, soci&#233;t&#233;s) qui ont des exc&#233;dents d'argent vont placer contre int&#233;r&#234;t et agio aupr&#232;s d'officines et autres organismes de d&#233;p&#244;t (banques, fonds, assurances, bourses, Etats...). Ces officines vont pr&#234;ter contre int&#233;r&#234;t &#224; des agents &#233;conomiques pour financer leurs besoins, vu leurs faiblesses d'autofinancement : c'est le cr&#233;dit. La pression pour r&#233;tribuer de plus en plus l'&#233;pargne et l'actionnaire rend le cr&#233;dit plus cher et l'actionnariat pesant. Soumis &#224; pareil traitement, les particuliers baissent leur consommation, les soci&#233;t&#233;s pour se maintenir r&#233;duisent les co&#251;ts de revient notamment salariaux. Cons&#233;quem-ment, la consommation fl&#233;chit, la croissance est faible, l'autofinancement diminue, le recours au cr&#233;dit s'accentue, suit une politique anti-sociale de l'Etat, jusqu'&#224; ce jour de 2008, ou, faute d'une croissance adapt&#233;e, le cr&#233;dit cens&#233; servir l'&#233;pargne, l'actionnariat, les budget des Etats, cr&#233;e une crise mondiale. Car, comme toujours, il faut payer ses dettes ou c'est la faillite et la saisie des biens. Probl&#232;me : les biens en question ne valent plus grand-chose ; baisse de 50 % de la capitalisation boursi&#232;re, les valeurs hypoth&#233;caires, l'&#233;pargne, les valeurs refuge s'effondrent. Comme tout le monde a sa dose de cr&#233;dit ou d'&#233;pargne, par effet de dominos, la crise est g&#233;n&#233;rale. Les actifs entrant dans les divers bilans risquent fort de donner pour l'ann&#233;e 2009 une dr&#244;le de comptabilit&#233; (surtout le compte de r&#233;sultats), vu la baisse d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les gouvernements tous acquis &#224; l'&#233;conomie capitaliste ont laiss&#233; faire. Maintenant que la macro et la micro &#233;conomie sont perturb&#233;es, ne renon&#231;ant pas au capitalisme, ils s'&#233;chinent &#224; le sauver : refinancement des banques, nationalisation totale ou partielle, relance du cr&#233;dit pour maintenir l'activit&#233;, aide &#224; la consommation, relance de grands travaux, esquisses de revalorisation du pouvoir d'achat, emprunts d'Etat, croissance du d&#233;ficit public, tentative d'accords internationaux (bancaires, fiscaux, plans de relance, commerce internationale, etc..). Comme en 1945, on refait Ford, Keynes et Bretton woods. Cela peut fonctionner ou capoter. Mais les probl&#232;mes ressurgiront &#224; terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les contradictions du d&#233;sordre capitaliste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recours aux pr&#234;ts, emprunts, capitalisations et d&#233;ficits pour soutenir le capitalisme fut judicieux en 1945 mais ne l'est plus actuellement. Le taux d'endettement est tel qu'il p&#233;nalise par son co&#251;t la rentabilit&#233; du capital et les possibilit&#233;s budg&#233;taires des Etats. Pour sauver la finance, l'Europe a d&#233;bloqu&#233; 1 700 milliards d'Euros et, quant aux Etats-Unis, c'est 700 milliards de Dollars, et ceux-ci pr&#233;voient 4 000 milliards de Dollars pour le plan de relance. Concernant la France, les aides financi&#232;res de son Etat pourraient contribuer &#224; augmenter la dette de 10 % &#224; 13 %, c'est-&#224;-dire environ 70 % du PIB. Pour &#233;viter la faillite du cr&#233;dit, on recr&#233;e du cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'Etat se pr&#233;sente comme le garant des d&#233;p&#244;ts pour que l'&#233;pargne ne se retire pas des banques, ce qui engendrerait une seconde crise. Mais quel Etat peut garantir de moiti&#233; &#224; plusieurs fois son PIB ? les valeurs bancaires en France repr&#233;sentent trois fois et demie son PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La cr&#233;ation mon&#233;taire qui utilise la planche &#224; billet pour &#233;pauler l'&#233;conomie induit de l'inflation, l'endettement des Etats, la baisse des taux d'int&#233;r&#234;ts (dont la rentabilit&#233; de l'&#233;pargne et du co&#251;t du cr&#233;dit) et de la valeur de la monnaie (taux de change), c'est bon pour l'export (moins cher) mais mauvais pour l'import (plus on&#233;reux). La balance des paiements r&#233;v&#232;le la fragilit&#233; de l'&#233;conomie entrant dans sa mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La relance par l'investissement (restructuration, rationalisation et modernisation de l'appareil de production) op&#232;re des gains de productivit&#233; et de comp&#233;titivit&#233; sur le march&#233;. N&#233;anmoins, cela entra&#238;ne simultan&#233;ment des licenciements, une diminution de la consommation et une d&#233;pr&#233;ciation des stocks ; parce que l'offre ne cr&#233;e pas la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La relance par la consommation (pouvoir d'achat et d&#233;ficits) booste la croissance. Toutefois, on ne sait pas si les achats vont doper le march&#233; int&#233;rieur ou celui des autres pays. Or, si on avantage un autre march&#233;, on fait de la dette sans recette. Ce qui pose le probl&#232;me de la balance des paiements et du PIB. D'autre part, l'augmentation des salaires rend moins comp&#233;titif sur le march&#233;. Et puis, quand ce dernier est satur&#233;, quelle relance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les conflits sociaux qui rendent instables les jeux politiques et &#233;conomiques des pays ont de grandes chances de s'amplifier, voire d'&#234;tre d&#233;stabilisateurs par le manque de r&#233;ponses positives du syst&#232;me. L'&#233;tat existentiel, la sant&#233; physique et psychologique soumis aux traitements des exigences du capitalisme atteignent les limites du supportable. N'oublions pas aussi les impacts environnementaux de l'&#233;conomie productiviste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un conflit larv&#233; entre les Etats&lt;br class='autobr' /&gt;
Les rapports internationaux sont soumis aux d&#233;sid&#233;ratas imp&#233;rialistes de chaque Etat. Toute la g&#233;ostrat&#233;gie et politique s'&#233;labore sur le fait que chaque Etat en tant que puissance &#233;conomique, militaire, technologique... d&#233;fende ou impose ses int&#233;r&#234;ts. Les USA veulent garder la premi&#232;re place alors que l'Europe et la chine la convoitent. La Russie esp&#232;re son retour imp&#233;rial de feu l'URSS. L'Inde, le Br&#233;sil, la Turquie et les diff&#233;rents blocs (d'Am&#233;rique du sud, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie) veulent leur part du g&#226;teau. Quelques donn&#233;es en moyenne et hypoth&#232;ses :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	acroissance du PIB jusqu'en 2030 : Japon, Europe de l'Ouest, Canada et Etats-Unis + 2%, Moyen-Orient et Australie + 3,5%, Russie, Turquie, Afrique et Am&#233;rique Latine + 5,2%, Inde et Chine + 6%.&lt;br class='autobr' /&gt; a besoins &#233;nerg&#233;tiques entre 2010 et 2030 : p&#233;trole + 30%, charbon + 80%, gaz + 35%, nucl&#233;aire + 15%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ajoutons que les r&#233;serves de change sont de 1 700 milliards de Dollars pour la Chine, de 1 200 milliards de Dollars pour d'autres pays &#233;mergents d'Asie et de 1 000 milliards de Dollars pour la Russie et l'OPEP. Il se dit m&#234;me que le PIB du Br&#233;sil, de la Russie, de l'Inde et de la chine pourrait d&#233;passer en 2 040 le PIB du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie, des USA, du Japon et France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La derni&#232;re r&#233;union du G20 illustre bien les difficult&#233;s des Etats &#224; se mettre d'accord, en n'accouchant que d'une vague incitation &#224; la croissance et &#224; la surveillance de la finance internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La baisse des taux d'int&#233;r&#234;ts occidentaux pour du cr&#233;dit moins cher fait que l'&#233;pargne, peu r&#233;mun&#233;r&#233;e, va s'investir ailleurs. C'est le cas des fonds souverains du Moyen-Orient : 2 000 milliards de Dollars. La Chine qui d&#233;tient 585 milliards de Dollars et vend aux USA pour 385 milliards de Dollars demande &#224; ces derniers de relever les taux d'int&#233;r&#234;ts, et de garantir un dollar fort. Dans le secret espoir que cette manne financi&#232;re dope le march&#233; chinois, autorisant la Chine si n&#233;cessaire &#224; se passer de la mondialisation ou des entraves du protectionnisme. La Russie et d'autres ont les m&#234;mes vis&#233;es. Le G7 s'essaie &#224; financer par le cr&#233;dit des plans de relance sur leurs march&#233;s r&#233;ciproques. Les pays &#233;mergents et exportateurs sont satisfaits mais ils ne veulent pas payer en r&#233;duisant le rendement de leurs placements dans le G7. Les USA entendent subventionner leur secteur automobile. Ce qui fait grincer les Europ&#233;ens et les Japonais, qui craignent pour leurs parts de march&#233;s, ces tensions incluent d'autres industries : acier, informatique, armement, etc.. Pour limiter leurs pertes, les fonds sp&#233;culatifs (Hedge-fund) vont c&#233;der plus de 700 milliards d'actifs, ils vendent d&#232;s la remont&#233;e de la bourse et la font rechuter. Les Etats, principalement Anglo-saxons, laissent faire, vu que ces fonds d&#233;tiennent les avoirs de collectivit&#233;s territoriales, d'Etats, de caisses sociales... dont il est imp&#233;ratif d'amoindrir les pertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Chacun quand il est comp&#233;titif oblige l'autre au libre-&#233;change mais pratique le protectionnisme lorsque &#231;a l'arrange. Ce beau monde utilise pour magouiller les paradis fiscaux et l'opacit&#233; bancaire tout en faisant l'apologie de la transparence de la finance. De facto, l'&#233;conomie mondiale est un vaste m&#233;cano o&#249; le jeu d'une pi&#232;ce gagne l'ensemble. Ce dernier est instable et conflictuel par nature (profiter des avantages de la mondialisation et se soustraire &#224; ses inconv&#233;nients...). Les rivalit&#233;s intestines des capitalistes et des Etats ont et continuent de d&#233;boucher sur des conflits sanglants. N&#233;anmoins, ils s'entendent toujours pour faire payer leurs privil&#232;ges &#224; la population, et mater toute contestation de leur ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les illusions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'option lib&#233;rale pense que c'est l'existence de la r&#233;gulation &#233;tatique du capitalisme qui entrave l'harmonie du libre-&#233;change et de l'efficacit&#233; &#233;conomique (les incidences ne peuvent d&#233;sormais plus &#234;tre dissimul&#233;es). La critique social-d&#233;mocrate du lib&#233;ralisme pense que ce n'est pas l'&#233;conomie capitaliste adoss&#233;e au march&#233; qui est mauvaise, c'est son c&#244;t&#233; excessif, trop brutal : l'Etat et le politique doivent cadrer l'&#233;conomie et pacifier les antagonismes sociaux, afin d'obtenir une soci&#233;t&#233; stable. Il ne faut pas toucher &#224; la structure m&#234;me du syst&#232;me mais agir sur les effets conjoncturels. C'est le jeu des compromis, des alliances, des n&#233;gociations, des &#233;lections et de l'id&#233;ologie bourgeoise. Tous ces vecteurs constituent, surtout avec la gauche (partis et syndicats), le socle r&#233;f&#233;rentiel d'un capitalisme social et amendable &#224; visage humain soi-disant, etc., d'o&#249; le peu d'imagination qui leur font reprendre les vieilles recettes keyn&#233;siennes-fordistes et l'incantation de l'Etat. En la mati&#232;re, la fonction de l'Etat est d'&#234;tre la seule autorit&#233; de droit capable d'imposer une ligne lib&#233;rale, social-d&#233;mocrate ou marxiste-l&#233;niniste. La gauche et l'extr&#234;me-gauche chantent le retour &#224; l'Etat et ses lois gouvernementales, sa fiscalit&#233;, ses douanes, ses nationalisations, son protectionnisme et ses relances &#233;conomiques (tout en faisant abstraction de sa nature autoritaire : arm&#233;e, police, prisons...). Le futur nouveau parti anti-capitaliste ne propose m&#234;me pas un nouveau mode &#233;conomique, ni la suppression de la plus-value, mais, comme n'importe quel r&#233;formisme le plus plat, de r&#233;duire le taux d'exploitation en redistribuant davantage au profit des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or, qu'il y ait ou non croissance et hausse des salaires, il faudra rembourser le cr&#233;dit, r&#233;gler les d&#233;ficits, &#234;tre comp&#233;titif sur les march&#233;s, juguler les conflits sociaux, mater les r&#233;voltes et assumer les &#233;ventuels conflits militaires. C'est l&#224; que l'Etat intervient comme le produit des soci&#233;t&#233;s in&#233;galitaires, la fonction de sa machinerie institutionnelle &#233;tant de les p&#233;renniser. Refuser la critique de l'Etat, c'est renforcer sa l&#233;gitimit&#233; et en faire la religion civile, c'est tenter d'emp&#234;cher les opprim&#233;s de le contester, de se soumettre &#224; sa puissance despotique, c'est orienter l'anti-capitalisme dans une impasse et installer un nouvel opium du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuer &#224; subir tranquillement dans le d&#233;s&#339;uvrement de l'individualisme ou croire que le vote sanction lors de la prochaine &#233;lection changera quelque chose, c'est se berner ! Il suffit &#233;galement de jeter un coup d'&#339;il sur l'histoire pour s'apercevoir que nos maigres droits n'ont &#233;t&#233; acquis que par la lutte. D'apr&#232;s nous, tous ceux qui veulent s'y engager ne doivent compter que sur leur capacit&#233; &#224; agir de fa&#231;on autonome : la mise en place sur nos diff&#233;rents lieux de vie d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales et de comit&#233;s de lutte qui reposent sur la d&#233;mocratie directe et l'initiative de tous, usant de moyens d'action bien pr&#233;cis : d&#233;brayages improvis&#233;s, coulages de la production, gr&#232;ves du z&#232;le ou perl&#233;es, sabotages sous diff&#233;rentes formes, autor&#233;ductions et r&#233;appropriations multiples, occupations diverses, manifestations sauvages, d&#233;sob&#233;issance civile... Oeuvrons pour que ces deux terminaisons nerveuses de la lutte se d&#233;veloppent et se massifient tout en se f&#233;d&#233;rant horizontalement et qu'elles deviennent ainsi des r&#233;seaux fortifi&#233;s, qui le cas &#233;ch&#233;ant pourraient porter l'estocade &#224; ce syst&#232;me. Les partis et leurs syndicats sont continuellement divis&#233;s. Ils pr&#233;f&#232;rent se soucier de leurs int&#233;r&#234;ts bureaucratiques et leurs solutions entretiennent les mythes des vieilles recettes keyn&#233;siennes-fordistes. Ils soumettront la lutte &#224; venir &#224; cette exigence : appel &#224; l'unit&#233; nationale (compromis avec la bourgeoisie et le capital), acceptation du plan de rigueur (nouveaux sacrifices pour les couches populaires et moyennes), respect du cadre institutionnel qui est cens&#233; &#234;tre repr&#233;sentatif par la dite pr&#233;sence de ces m&#234;mes partis et syndicats, alors qu'ils ne rassemblent en leur sein qu'une partie infime de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs de la r&#233;sistance populaire autonome&lt;br class='autobr' /&gt;
Posons-nous la question : est-il normal que la richesse se concentre sur si peu de personnes, a fortiori quand des milliards d'&#234;tres humains sont r&#233;duits &#224; la mis&#232;re ? Dans l'imm&#233;diat, les objectifs de la r&#233;sistance populaire autonome seraient de reprendre l'argent de la spoliation des travailleurs (gros salaires, traders, banquiers...), de saisir les biens des sp&#233;culateurs. Faire payer les riches, c'est un moyen de garantir &#224; tous les besoins fondamentaux (sant&#233;, &#233;ducation, logement, nourriture, transport...). Mais soyons lucides : si cela peut soulager &#224; court terme, le syst&#232;me reprendra ce qu'il a conc&#233;d&#233; et ce sera le retour &#224; l'&#233;tat ant&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tant que le capitalisme ne sera pas supprim&#233;, crises, exploitations, guerres, mis&#232;res et pollutions prosp&#233;reront. Il s'agit bien d'agencer un autre syst&#232;me dont les bases seraient une &#233;conomie au service de l'humain et non l'inverse, sa planification suivant l'int&#233;r&#234;t collectif et non celui d'une minorit&#233;, la r&#233;partition &#233;galitaires des biens produits, la cr&#233;ation de biens durables et respectueux de l'environnement, etc. Cela n'est pas tr&#232;s compliqu&#233; : il suffit d'&#244;ter la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des entit&#233;s &#233;conomiques pour qu'elles soient communes (propri&#233;t&#233; sociale) et de rendre les d&#233;cisions collectives et non le fait de quelques minorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nagu&#232;re, il fut dit que faisant du Dollar la monnaie du monde, il a introduit en son sein toutes les contradictions. Aujourd'hui, nous disons que le monde &#233;tant devenu capitaliste, celui-ci agr&#232;ge toutes les contradictions du monde ; c'est peut-&#234;tre l'aspect contradictoire de cette situation qui ouvrira des possibles. N'en d&#233;plaise &#224; certains, agit&#233;s par un protectionnisme keyn&#233;sio-fordiste d'o&#249; effleurent des relents nationalistes. &lt;br class='autobr' /&gt; Les lib&#233;raux pr&#233;tendent que le capitalisme est ind&#233;passable et que le march&#233; est la forme naturelle des soci&#233;t&#233;s. Depuis longtemps, nous clamons que le capitalisme n'est pas &#233;ternel et qu'il doit dispara&#238;tre, que l'&#233;tat naturel de la soci&#233;t&#233; c'est la culture inscrite dans des processus historiques et id&#233;ologiques. Nous refusons d'&#234;tre r&#233;duits &#224; une marchandise (force de travail) et r&#233;ifi&#233; dans des rapports de production et de consommation que le capitalisme et le march&#233; imposent. Nous voulons une soci&#233;t&#233; libre, juste, &#233;galitaire, solidaire, sans guerres et exploiteurs, tel est notre credo et combat.&lt;br class='autobr' /&gt; Il est imp&#233;rieux que les anarchistes r&#233;volutionnaires unissent leurs efforts et co-agissent pour que l'avenir ne ressemble pas aux cauchemars du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	CNT-AIT Caen, d&#233;cembre 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>FUREUR D'ISLANDE
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de l'hiver, l'Islande, minuscule pays de 320 000 habitants, longtemps vant&#233; comme un paradis politique et &#233;conomique est dans la tourmente. L&#224; comme ailleurs, apr&#232;s avoir privatis&#233; les b&#233;n&#233;fices, le gouvernement a d&#233;cid&#233; de collectiviser les pertes : les trois grandes banques d'affaires ont &#233;t&#233; nationalis&#233;es, faisant du coup porter leurs immenses dettes sur les &#233;paules de la population dont une partie a &#233;t&#233; ruin&#233;e d'un coup. Chaque jour du mois de novembre, 200 personnes ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de l'hiver, l'Islande, minuscule pays de 320 000 habitants, longtemps vant&#233; comme un paradis politique et &#233;conomique est dans la tourmente. L&#224; comme ailleurs, apr&#232;s avoir privatis&#233; les b&#233;n&#233;fices, le gouvernement a d&#233;cid&#233; de collectiviser les pertes : les trois grandes banques d'affaires ont &#233;t&#233; nationalis&#233;es, faisant du coup porter leurs immenses dettes sur les &#233;paules de la population dont une partie a &#233;t&#233; ruin&#233;e d'un coup. Chaque jour du mois de novembre, 200 personnes ont perdu leur emploi et de plus en plus de gens sont confront&#233;s &#224; la menace de perdre leur logement. La mis&#232;re devient massivement palpable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus de voix s'&#233;l&#232;vent dans la population pour exiger la d&#233;mission des responsables politiques. Apr&#232;s une phase de surprise est venu le temps de la col&#232;re, et celle-ci est en train de tourner en fureur devant l'absence de solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les anarchistes, tr&#232;s pr&#233;sents cherchent &#224; faire comprendre &#224; tout un chacun que le v&#233;ritable probl&#232;me, ce ne sont pas seulement les criminels et les irresponsables qui sont aux manettes du pouvoir, mais bien le capitalisme et l'Etat en eux-m&#234;mes. Ce sont ces deux mod&#232;les d'organisation qu'il faut r&#233;solument abandonner. Les Islandais seront-ils les premiers de ce troisi&#232;me mill&#233;naire &#224; oser se lancer sur la voie d'une nouvelle soci&#233;t&#233;, &#233;galitaire et solidaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En tout cas, en attendant, ils secouent sacr&#233;ment leurs institutions. Ainsi, un manifestant d&#233;tenu depuis plusieurs jours a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; par la foule qui a pratiquement pris d'assaut le commissariat o&#249; il &#233;tait prisonnier. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre la Banque Centrale, haut lieu du capitalisme, a &#233;t&#233; envahie par des manifestants qui ont fait craquer les forces de police et qui n'ont &#233;vacu&#233; les lieux qu'apr&#232;s le d&#233;part des policiers. Le 8, quelques manifestants sont parvenus &#224; s'introduire dans le parlement. Le lendemain matin, une r&#233;union des ministres &#233;tait retard&#233;e par un cha&#238;ne humaine : trente personnes avaient en effet r&#233;ussi &#224; se rassembler devant le bureau du premier ministre et &#224; en bloquer l'entr&#233;e, malgr&#233; la police... tout cela alors que les manifestations monstres (jusqu'&#224; 10 000 personnes) - du jamais vu en Islande - se succ&#232;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Loin de ce qui se passe en Islande, dans une indiff&#233;rence qu'ils esp&#232;rent g&#233;n&#233;rale, les gestionnaires de la plan&#232;te ont d&#233;cid&#233; que 19 millions d'enfants allaient mourir cette ann&#233;e d'une fa&#231;on atroce, par la famine, parce que tels sont leurs choix &#233;conomiques, &#224; eux les d&#233;cideurs. Tout comme ils ont d&#233;cid&#233; de laisser mourir des populations enti&#232;re de chol&#233;ra (une maladie parfaitement soignable), et autant d'hommes, de femmes et d'enfants, prisonniers dans leurs fronti&#232;res, sous les bombes. Les m&#234;mes d&#233;cideurs, ici, ont choisi de nous imposer des vies - et des fins de vie - mis&#233;rables et de nous opprimer d&#232;s le plus jeune &#226;ge.&lt;br class='autobr' /&gt; Ne les laissons faire ni ici, ni ailleurs. En Islande, comme en Gr&#232;ce, comme dans tous les pays, et, si nous le pouvons, en France, travaillons &#224; transformer la l&#233;gitime r&#233;volte en r&#233;volution. Que cette r&#233;volution soit profond&#233;ment libertaire est notre v&#339;u le plus cher.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>DECLARATION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS INSURGES DE ATHENES
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>articles_a_110
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis le b&#226;timent lib&#233;r&#233; de la GSEE (centrale syndicale grecque) &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous d&#233;terminerons notre histoire nous m&#234;me ou nous la laisserons &#234;tre d&#233;termin&#233;e sans nous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous, travailleurs manuels, employ&#233;s, ch&#244;meurs , int&#233;rimaires et pr&#233;caires, locaux ou migrants, ne sommes pas des t&#233;l&#233;spectateurs passifs. Depuis le meurtre d'Alexandros Grigoropoulos le samedi soir, nous participons aux manifestations, aux affrontement avec la police, aux occupations du centre ville comme des alentours. Nous avons (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le b&#226;timent lib&#233;r&#233; de la GSEE (centrale syndicale grecque)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;terminerons notre histoire nous m&#234;me ou nous la laisserons &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;termin&#233;e sans nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, travailleurs manuels, employ&#233;s, ch&#244;meurs , int&#233;rimaires et&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;caires, locaux ou migrants, ne sommes pas des t&#233;l&#233;spectateurs passifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le meurtre d'Alexandros Grigoropoulos le samedi soir, nous&lt;br class='autobr' /&gt;
participons aux manifestations, aux affrontement avec la police, aux&lt;br class='autobr' /&gt;
occupations du centre ville comme des alentours. Nous avons d&#251; maintes et&lt;br class='autobr' /&gt;
maintes fois quitter le travail et nos obligations quotidiennes de prendre&lt;br class='autobr' /&gt;
les rues avec les lyc&#233;ens, les &#233;tudiants et les autres prol&#233;taires dans la&lt;br class='autobr' /&gt;
lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOUS AVONS DECIDE D'OCCUPER LE BATIMENT DE LA CONFEDERATON GENERALE DES&lt;br class='autobr' /&gt;
TRAVAILLEURS EN GRECE (GSEE)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour le transformer en un espace de libre expression et un point de&lt;br class='autobr' /&gt;
rendez-vous pour les travailleurs,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour disperser les mythes vendu par les m&#233;dias sur l'absence des&lt;br class='autobr' /&gt;
travailleurs des affrontements, que la rage de ces derniers jours ne&lt;br class='autobr' /&gt;
serait que l'&#339;uvre de quelques 500 &#171; cagoul&#233;s &#187;, &#171; hooligans &#187;, ou&lt;br class='autobr' /&gt;
d'autres histoires farfelues, alors que dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s les&lt;br class='autobr' /&gt;
travailleurs sont pr&#233;sent&#233;s comme des victimes de ces affrontements, et&lt;br class='autobr' /&gt;
alors que la crise capitaliste en Gr&#232;ce et dans le Monde m&#232;ne &#224; des&lt;br class='autobr' /&gt;
licenciements innombrables que les m&#233;dias et leurs dirigeants consid&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
comme un &#171; ph&#233;nom&#232;ne naturel &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour d&#233;masquer le r&#244;le de la bureaucratie syndicale dans le travail de&lt;br class='autobr' /&gt;
sape contre l'insurrection, mais aussi d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale. La&lt;br class='autobr' /&gt;
Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des travailleurs en Gr&#232;ce (GSEE), et toute&lt;br class='autobr' /&gt;
l'int&#233;gralit&#233; de la machinerie syndicale qui le soutient depuis des&lt;br class='autobr' /&gt;
dizaines et des dizaines d'ann&#233;es, sape les luttes, n&#233;gocie notre force de&lt;br class='autobr' /&gt;
travail contre des miettes, perp&#233;tue le syst&#232;me d'exploitation et&lt;br class='autobr' /&gt;
d'esclavage salari&#233;. L'attitude de la GSEE mercredi dernier parle d'elle&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me : la GSEE a annul&#233; la manifestation des gr&#233;vistes pourtant&lt;br class='autobr' /&gt;
programm&#233;e, se rabattant pr&#233;cipitamment sur un bref rassemblement sur la&lt;br class='autobr' /&gt;
place Syntagma, tout en s'assurant simultan&#233;ment que les participants se&lt;br class='autobr' /&gt;
disperseraient tr&#232;s vite, de peur qu'ils ne soient infect&#233;s par le virus&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'insurrection.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour ouvrir cet espace pour la premi&#232;re fois, comme une continuation&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'ouverture sociale cr&#233;&#233;e par l'insurrection elle-m&#234;me, espace qui a&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;t&#233; construit avec notre contribution mais dont nous avons &#233;t&#233; jusqu'ici&lt;br class='autobr' /&gt;
exclus. Pendant toute ces ann&#233;es nous avons confi&#233; notre destin &#224; des&lt;br class='autobr' /&gt;
sauveurs de toute nature, et nous avons finit par perdre notre dignit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme travailleurs, nous devons commencer &#224; assumer nos responsabilit&#233;s,&lt;br class='autobr' /&gt;
et cesser de faire reposer nos espoirs dans des leaders &#171; sages &#187; ou des&lt;br class='autobr' /&gt;
repr&#233;sentants &#171; comp&#233;tents &#187;. Nous devons commencer &#224; parler de notre&lt;br class='autobr' /&gt;
propre voix, nous rencontrer, discuter, d&#233;cider et agir par nous m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contre les attaques g&#233;n&#233;ralis&#233;es que nous endurons. La cr&#233;ation de&lt;br class='autobr' /&gt;
collectifs de r&#233;sistance &#171; de base &#187; est la seule solution.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour propager l'id&#233;e de l'auto-organisation et de la solidarit&#233; sur&lt;br class='autobr' /&gt;
les lieux de travail, de la m&#233;thode des comit&#233;s de luttes et des&lt;br class='autobr' /&gt;
collectifs de base, abolir les bureaucraties syndicales.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pendant toutes ces ann&#233;es nous avons gob&#233; la mis&#232;re, la r&#233;signation, la&lt;br class='autobr' /&gt;
violence au travail. Nous nous sommes habitu&#233;s &#224; compter nos bless&#233;s et&lt;br class='autobr' /&gt;
nos morts - les soit disant &#171; accidents du travail &#187;. Nous nous sommes&lt;br class='autobr' /&gt;
habitu&#233;s &#224; ignor&#233; que les migrants, nos fr&#232;res de classe - &#233;taient tu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes fatigu&#233;s de vivre avec l'anxi&#233;t&#233; de devoir assurer notre&lt;br class='autobr' /&gt;
salaire, de pouvoir payer nos imp&#244;ts et de se garantir une retraite qui&lt;br class='autobr' /&gt;
maintenant ressemble &#224; un r&#234;ve lointain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me que nous luttons pour ne pas abandoner nos vies dans les mains des&lt;br class='autobr' /&gt;
patrons et des repr&#233;sentants syndicaux, de m&#234;me nous n'abandonnerons pas&lt;br class='autobr' /&gt;
les insurg&#233;s arr&#234;t&#233;s dans les mains de l'Etat et des m&#233;canismes&lt;br class='autobr' /&gt;
juridiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
LIBERATION IMMEDIATE DES DETENUS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RETRAIT DES CHARGES CONTRE LES INTERPELLES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GERVE GENERALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS DANS LES BATIMENTS LIBERES DE LA GSEE&lt;br class='autobr' /&gt;
Mercredi 17 d&#233;cembre &#224; 18 heures&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des travailleurs insurg&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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