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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Un mouvement social oubli&#233;
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&lt;p&gt;Il existe dans l'histoire du mouvement ouvrier mondial des luttes oubli&#233;es, mais qui m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;es pour la m&#233;moire, le patrimoine des exploit&#233;s dans le monde entier. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 21 d&#233;cembre 1907, &#224; Iquique, port de l'extr&#234;me nord du Chili, des centaines de travailleurs chiliens, p&#233;ruviens et boliviens furent massacr&#233;s par l'arm&#233;e et la marine chilienne devant les portes de l'&#233;cole Santa Mar&#237;a. C'est ainsi qu'un gouvernement oligarchique noya dans le sang la &#171; grande gr&#232;ve &#187; de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe dans l'histoire du mouvement ouvrier mondial des luttes oubli&#233;es, mais qui m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;es pour la m&#233;moire, le patrimoine des exploit&#233;s dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 21 d&#233;cembre 1907, &#224; Iquique, port de l'extr&#234;me nord du Chili, des centaines de travailleurs chiliens, p&#233;ruviens et boliviens furent massacr&#233;s par l'arm&#233;e et la marine chilienne devant les portes de l'&#233;cole Santa Mar&#237;a. C'est ainsi qu'un gouvernement oligarchique noya dans le sang la &#171; grande gr&#232;ve &#187; de la province de Tarapac&#225;, un mouvement social spontan&#233; mais qui s'appuyait sur des organisations ouvri&#232;res en formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En ce d&#233;but de XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, &#224; la veille du premier centenaire de l'ind&#233;pendance nationale, la &#171; question sociale &#187; est br&#251;lante au Chili. Tant la classe dirigeante que l'Etat baignent alors dans un contexte global de grande prosp&#233;rit&#233; ; mais, dans les mines de salp&#234;tre, d'argent, de charbon et de cuivre, dans les entreprises portuaires, dans les usines de Santiago, de Valpara&#237;so, de Vi&#241;a del Mar, de Concepci&#243;n et d'autres villes, les conditions d'exploitation &#233;taient ignobles. Ainsi, les mineurs travaillaient 12 &#224; 14 heures par jour, sept jours sur sept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salaire n'&#233;tait pas pay&#233; en monnaie courante, mais en jetons, une monnaie cr&#233;&#233;e par le patronat. Les mineurs pouvaient les changer contre de la monnaie chilienne une fois par semaine mais &#224; un niveau de change d&#233;favorable. Pour survivre, ils n'avaient d'autre choix que de s'endetter aupr&#232;s de l'entreprise qui les employait, ce qui accentuait leur d&#233;pendance. Celle-ci &#233;tait renforc&#233;e par le syst&#232;me de la pulper&#237;a, un magasin o&#249; le mineur devait acheter, plus cher, ce dont il avait besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#232;s lors, une classe ouvri&#232;re qui commence &#224; adh&#233;rer aux id&#233;aux du socialisme et de l'anarchisme est en voie de constitution. Le 4 d&#233;cembre, plus de trois cents travailleurs du chemin de fer se mettent en gr&#232;ve &#224; Iquique. Les ouvriers du port en font autant le 5 d&#233;cembre, suivis par ceux de plusieurs industries. Leur comit&#233; de gr&#232;ve &#233;tablit leurs revendications, plut&#244;t mod&#233;r&#233;es : l'abolition du syst&#232;me du jeton, la fin du monopole de la pulper&#237;a, l'augmentation des salaires sur la base d'un change fixe, l'arr&#234;t des licenciements pour motif de gr&#232;ve, des conditions de travail s&#251;res, une allocation financi&#232;re en cas d'accident, des cours du soir pour les travailleurs. Les concessions de certains patrons et le manque de coordination entre les gr&#233;vistes affaiblissent le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tr&#232;s vite cependant, la situation change radicalement. Le 10 d&#233;cembre, les ouvriers de la salp&#234;tri&#232;re de San Lorenzo entament &#224; leur tour une gr&#232;ve et, deux jours plus tard, face au refus de l'entreprise de satisfaire leurs demandes, une poign&#233;e d'entre eux se dirige vers la salp&#234;tri&#232;re la plus proche, Santa Luc&#237;a, pour en paralyser l'activit&#233;. L'exemple est imit&#233;, et, ainsi, parcourant un des d&#233;serts les plus arides du monde, les ouvriers &#233;tendent le mouvement. Dans les jours suivants, de plus en plus d'oficinas voient leur activit&#233; paralys&#233;e. Les travailleurs estiment que, pour obtenir une r&#233;ponse &#224; leurs revendications, ils doivent descendre &#224; Iquique, o&#249; se trouvent les repr&#233;sentants des compagnies anglaises, chiliennes, allemandes, espagnoles et italiennes qui font de gros b&#233;n&#233;fices gr&#226;ce &#224; l'exploitation de la fabuleuse richesse du nitrate arrach&#233;e par le Chili au P&#233;rou et &#224; la Bolivie durant la guerre du Pacifique (1879-1884).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Leur calme, leur d&#233;termination et leur discipline contrastaient avec les calomnies de la presse aux ordres du patronat, qui les pr&#233;sentaient comme des bandits. Apr&#232;s avoir march&#233; toute la nuit, le premier groupe d'environ deux mille ouvriers entre dans la ville le dimanche 15 d&#233;cembre &#224; l'aube. L'intendant provisoire tente de convaincre les ouvriers de repartir en laissant &#224; Iquique une d&#233;l&#233;gation qui participera aux n&#233;gociations. Les travailleurs refusant de quitter la ville tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites, les autorit&#233;s impos&#232;rent alors aux gr&#233;vistes de se regrouper dans l'&#233;cole Domingo Santa Mar&#237;a. 8 000 personnes s'y retrouv&#232;rent. 1 500 autres dormaient dans des tentes sur une place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pendant ce temps, des milliers de travailleurs de la pampa - certains avec femmes et enfants - continuent d'affluer en train et &#224; pied &#224; Iquique. Leur pr&#233;sence revigore le mouvement de gr&#232;ve des ouvriers de la ville, qui, le 16 d&#233;cembre, s'unissent aux travailleurs du salp&#234;tre, constituant ainsi un Comit&#233; central de la pampa et du port unis. Ce m&#234;me jour, le gouvernement donne l'ordre aux autorit&#233;s locales d'emp&#234;cher l'arriv&#233;e de nouveaux pampinos. De forts contingents militaires sont envoy&#233;s &#224; Iquique. L'&#233;cole et la place furent encercl&#233;es et des mitrailleuses mises en place. Dans l'un des navires en provenance de Valpara&#237;so se trouvent l'intendant en titre, Eastman, et le g&#233;n&#233;ral d'arm&#233;e Roberto Silva Renard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 21 d&#233;cembre, peu avant 14 heures, Eastman donne l'ordre au g&#233;n&#233;ral Silva Renard de faire &#233;vacuer l'&#233;cole Santa Mar&#237;a, o&#249; se trouvent quelque cinq mille gr&#233;vistes, auxquels s'ajoutent environ deux mille autres r&#233;unis sur la place Montt en un meeting permanent face &#224; l'&#233;tablissement. Le comit&#233; de gr&#232;ve refuse de quitter les lieux. Silva Renard fait alors avancer deux mitrailleuses pour les placer devant l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 15 h 45 commencent les tirs de mitrailleuse, suivis de coups de fusil continus. Les balles traversent plusieurs corps et les fragiles murs de bois de l'&#233;cole. Lorsque la fusillade cesse, l'infanterie entre dans l'&#233;cole en ouvrant le feu sur les ouvriers. Ceux qui fuient sont poursuivis par les militaires &#224; cheval. Les personnes arr&#234;t&#233;es - de six mille &#224; sept mille - sont pouss&#233;es &#224; la h&#226;te vers l'hippodrome par les soldats, qui y commettent de nouveaux assassinats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Concernant le nombre de victimes, le gouvernement ne reconna&#238;tra que cent vingt-six morts et cent trente-cinq bless&#233;s, mais la presse ouvri&#232;re et plusieurs t&#233;moins corrigeront cette estimation largement &#224; la hausse. Les autorit&#233;s provinciales ont rapidement organis&#233; le retour des gens de la pampa vers leurs lieux de travail, et le gouvernement central a mis quelques bateaux &#224; la disposition de ceux qui d&#233;siraient gagner le centre du pays. Parall&#232;lement, la censure de la presse &#233;tait officialis&#233;e, tandis qu'on ouvrait la chasse aux militants ouvriers - sp&#233;cialement anarchistes - qui avaient r&#233;ussi &#224; s'&#233;chapper. De nombreuses arrestations eurent lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La &#171; grande gr&#232;ve &#187; de Tarapac&#225; a &#233;t&#233; noy&#233;e dans le sang par l'Etat sans qu'il y ait aucune d&#233;monstration de violence de la part des travailleurs. Jusqu'au coup d'Etat de 1973, on se souviendra du massacre de l'&#233;cole Santa Mar&#237;a comme de la page la plus noire de l'histoire du mouvement ouvrier chilien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais pourquoi une telle tuerie ? Ce massacre ne fut pas le r&#233;sultat d'une panique incontr&#244;l&#233;e. La d&#233;cision de mitrailler les gr&#233;vistes avait &#233;t&#233; adopt&#233;e pr&#233;alablement au cas o&#249; ceux-ci refuseraient de quitter l'&#233;cole. Le ministre de l'int&#233;rieur, le reconnut devant la Chambre des d&#233;put&#233;s : les &#233;v&#233;nements du 21 d&#233;cembre &#171; ne furent pas dus &#224; un acte spontan&#233;, commis par l&#233;g&#232;ret&#233; coupable et inhumaine. Chacune des autorit&#233;s, &#233;valuant l'ampleur des malheurs qui pourraient survenir (...), a tr&#232;s bien pes&#233; ses d&#233;cisions (...), et il fallut recourir &#224; des m&#233;thodes extr&#234;mes et douloureuses, que les circonstances difficiles rendaient, malheureusement, in&#233;vitables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bien que pacifique, le d&#233;fi lanc&#233; par le mouvement ouvrier &#233;tait intol&#233;rable pour le pouvoir civil et militaire : &#171; Il fallait faire couler le sang de certains rebelles ou abandonner la ville au bon vouloir des factieux qui font passer leurs int&#233;r&#234;ts et leurs salaires avant les grands int&#233;r&#234;ts de la patrie. Face &#224; ce dilemme, les forces de la nation n'ont pas h&#233;sit&#233; &#187;, d&#233;clara Silva Renard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il s'agissait donc d'une action ponctuelle de &#171; guerre pr&#233;ventive &#187; contre les travailleurs. Plus qu'une menace en soi, la &#171; grande gr&#232;ve &#187; de Tarapac&#225; repr&#233;sentait un danger latent en raison du mauvais exemple qu'aurait signifi&#233; une attitude de faiblesse de l'Etat et des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette tuerie fut l'expression la plus cynique de l'ordre oligarchique qui r&#233;gnait au Chili au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans toute l'histoire du pays, le pouvoir avait rarement d&#233;voil&#233; son vrai visage comme &#224; cette occasion. Au cours des ann&#233;es suivantes, le conflit entre les classes sociales s'intensifia. Les travailleurs les plus lucides commenc&#232;rent &#224; percevoir plus clairement que l'Etat &#233;tait du c&#244;t&#233; des patrons et que, de ce fait, tout en renfor&#231;ant l'autonomie et l'unit&#233; de leurs organisations sociales, ils devaient affronter la bourgeoisie au-del&#224; du terrain de l'entreprise. C'est ainsi que virent le jour le Parti ouvrier socialiste (1912) ; la F&#233;d&#233;ration ouvri&#232;re r&#233;gionale du Chili, syndicat anarchiste (1913) ; et la branche chilienne du syndicat, d'orientation syndicaliste r&#233;volutionnaire, Industrial Workers of the World (1919).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Du c&#244;t&#233; de la bourgeoisie, la prise de conscience s'acc&#233;l&#233;ra quant &#224; la n&#233;cessit&#233; d'utiliser prioritairement les armes de la politique - lois sociales, politiques d'assistance, dialogue et cooptation - pour faire face au mouvement ouvrier. La &#171; guerre pr&#233;ventive &#187; ne serait qu'une option en cas de nouveau besoin. C'est ainsi que, &#224; l'aube du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la tuerie de l'&#233;cole Santa Mar&#237;a obligea les acteurs du drame social chilien &#224; red&#233;finir leurs strat&#233;gies pour les batailles &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Sudaca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir plus, voir dans Le monde diplomatique l'article de Sergio Grez Toso) et sur le site de L.O. celui de Jacques Fontenoy. Une fois n'est pas coutume, ils nous semblent objectifs dans l'ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le cheval de Troie, c'est la social-d&#233;mocratie
</title>
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&lt;p&gt;La social-d&#233;mocratie, chaque fois qu'elle &#224; a eu l'occasion d'acc&#233;der au pouvoir, s'est toujours &#233;vertu&#233;e &#224; servir au mieux les int&#233;r&#234;ts des capitalistes, &#224; assurer un profit maximal &#224; une minorit&#233; d'exploiteurs. La social-d&#233;mocratie a toujours &#233;t&#233; au service de la bourgeoisie et contre les prol&#233;taires. Un des derniers exemples en date est celui du Chili. De l'av&#232;nement de Bachelet &#224; la fin de son mandat, les compagnons de la r&#233;gion Chili ont pu constater un accroissement de la r&#233;pression, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La social-d&#233;mocratie, chaque fois qu'elle &#224; a eu l'occasion d'acc&#233;der au pouvoir, s'est toujours &#233;vertu&#233;e &#224; servir au mieux les int&#233;r&#234;ts des capitalistes, &#224; assurer un profit maximal &#224; une minorit&#233; d'exploiteurs. La social-d&#233;mocratie a toujours &#233;t&#233; au service de la bourgeoisie et contre les prol&#233;taires. Un des derniers exemples en date est celui du Chili. De l'av&#232;nement de Bachelet &#224; la fin de son mandat, les compagnons de la r&#233;gion Chili ont pu constater un accroissement de la r&#233;pression, et pas seulement contre eux mais aussi contre le prol&#233;tariat en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bachelet et sa clique ont &#233;t&#233; un v&#233;ritable cheval de Troie utilis&#233; par le capitalisme contre la classe ouvri&#232;re et les femmes de cette r&#233;gion du monde. Elle qui se pr&#233;sentait comme une v&#233;ritable alternative ! En fait, il y a eu duperie ; et qui en supporte les cons&#233;quences ? Toujours le petit peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#192; la suite du tremblement de terre, environ 10&#8200;000 militaires ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s dans les zones les plus affect&#233;es par le d&#233;sastre. Non pas pour aider la population mais pour restaurer &#034;l'Ordre&#034;, avec un grand &#034;O&#034; : couvre-feu de 21 heures &#224; 6 heures du matin pour des gens dont l'habitat est en grande partie d&#233;truit ! Et couvre-feu qu'ils font scrupuleusement respecter par les armes. On n'avais n'avait plus vu &#231;a depuis la dictature de Pinochet. Faire respecter l'Ordre, c'est surtout s'attaquer aux&#8200;&#034;pillards&#034;. Et les pillards, pour M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Bachelet, ce ne sont pas les banquiers qui ruinent la plan&#232;te, ce sont les pauvres gens, tous ceux qui vivent dans les &#034;poblaciones&#034; (bidonvilles), dont les masures ont &#233;t&#233; effondr&#233;es, et qui n'ont rien &#224; manger ! Chaque membre du gouvernement y va de son petit commentaire du genre &#034;Ce n'est pas que de la nourriture qu'ils volent&#034; ou &#034;Ils prennent t&#233;l&#233;visions et &#233;quipements de musique, que l'on ne vienne pas me dire que c'est pour manger&#034; (Jacqueline van Rysselberghe, mairesse de Concepci&#243;n, seconde ville du pays). Ils font preuve d'un v&#233;ritable m&#233;pris pour les plus d&#233;munis. Pendant qu'ils causent, les vivres n'arrivent pas ! Dans cette catastrophe, la restauration de l'Ordre est avant tout une chasse aux plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais ce n'est pas quelque chose de r&#233;cent. De la r&#233;pression de 1907, &#224; Iquique &#224; celle de 2007, dans la r&#233;gion de Bio-Bio (un nom qui aurait d&#251; d&#233;clencher &#224; lui seul la solidarit&#233; de tous les &#171; &#034;verd&#226;tres&#034; &#187;, qui s'en sont bien abstenus), les r&#233;pressions, men&#233;es par tous les partis politiques, y compris les sociaux-d&#233;mocrates, sont l&#233;gion. &#192; Bio-Bio, des travailleurs forestiers se sont mis en gr&#232;ve pour de meilleurs salaires et pour de meilleures conditions de travail. S'ensuivit une r&#233;pression brutale de la part de la police, qui a tu&#233; un travailleur et gri&#232;vement bless&#233; sa compagne (qui a perdu un oeil !). L'intendante de la r&#233;gion, Mar&#237;a Soledad Toha, a soutenu sans r&#233;serve les policiers en expliquant bien &#224; la presse que ces travailleurs agissaient dans l'ill&#233;galit&#233;. L'affaire a &#233;t&#233; class&#233;e sans suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nos compagnons anarchosyndicalistes, anarchistes, et autres, ont aussi fort &#224; faire avec la r&#233;pression qu'ils subissent. Certains d'entre eux sont emprisonn&#233;s pour avoir simplement coll&#233; des affiches ou appel&#233; &#224; une manifestation ou &#224; d'autres actions de militantisme. La r&#233;pression, l&#233;galis&#233;e par une loi antiterroriste, et le harc&#232;lement poursuivent une escalade fr&#233;n&#233;tique. Voici comment les illusions sur la social social-d&#233;mocratie et le mythe d'un &#034;camp de gauche&#034; demeurent la meilleure arme de la contre contre-r&#233;volution .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il est important et utile de d&#233;noncer les fumistes qui pr&#233;tendent changer le syst&#232;me de l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chilenito&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Stoppt die Repression gegen die FAU-IAA Berlin !
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>articles_a_117
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		<description>
&lt;p&gt;Des militants de la CNT-AIT de Toulouse se sont rassembl&#233;s devant le Goethe Institute qui proposait ce soir-l&#224; une soir&#233;e cin&#233;ma. &#192; cette occasion, nous avons d&#233;ploy&#233; des pancartes afin d'informer les passants de la raison de ce regroupement. Le tract r&#233;dig&#233; par les compagnons anarchosyndicalistes de Paris a &#233;t&#233; distribu&#233;, et a &#233;t&#233; tr&#232;s bien per&#231;u par les personnes pr&#233;sentes. Certains militants ont alors eu l'occasion de discuter avec un public assez jeune, qui attendait l&#224; le d&#233;but de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique79" rel="directory"&gt;&#192; travers le monde
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des militants de la CNT-AIT de Toulouse se sont rassembl&#233;s devant le Goethe Institute qui proposait ce soir-l&#224; une soir&#233;e cin&#233;ma. &#192; cette occasion, nous avons d&#233;ploy&#233; des pancartes afin d'informer les passants de la raison de ce regroupement. Le tract r&#233;dig&#233; par les compagnons anarchosyndicalistes de Paris a &#233;t&#233; distribu&#233;, et a &#233;t&#233; tr&#232;s bien per&#231;u par les personnes pr&#233;sentes. Certains militants ont alors eu l'occasion de discuter avec un public assez jeune, qui attendait l&#224; le d&#233;but de la s&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bien que parfois certaines personnes puissent accueillir avec perplexit&#233; les sollicitations ext&#233;rieures, notre action symbolique n'est pas pass&#233;e inaper&#231;ue. Elle a &#233;t&#233; l'occasion de r&#233;v&#233;ler les pressions subies par nos compagnons de la FAU et de faire prendre conscience aux personnes pr&#233;sentes de certaines r&#233;alit&#233;s actuelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir distribu&#233; notre tract &#224; l'ext&#233;rieur, quelques-uns de nos militants sont entr&#233;s dans le Goethe Institute pour pouvoir &#171; toucher &#187; les personnes &#224; l'int&#233;rieur et pouvoir ainsi dialoguer avec certaines d'entre elles. Avec l'accord du personnel, nous en avons profit&#233; pour y laisser quelques tracts &#224; la disposition des personnes qui se rendraient les jours suivants &#224; ce lieu &#171; culturel &#187;. Une fois la s&#233;ance cin&#233;ma commenc&#233;e, nous avons coll&#233; quelques affiches autour du b&#226;timent, puis nous avons quitt&#233; les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Green Way est une soci&#233;t&#233; cot&#233;e en Bourse poss&#233;dant des dizaines de restaurants v&#233;g&#233;tariens en Pologne. Il s'agit d'une franchise qui rapporte ;&#8200;Au vu de ses bilans financiers, les actionnaires principaux ramassent beaucoup d'argent. On comprend pourquoi : heures impay&#233;es, heures suppl&#233;mentaires forc&#233;es, privation de pauses, non-paiements, infractions aux normes d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233;. ... Comme vous pouvez l'imaginer, les jeunes, souvent des femmes, qui acceptent ces boulots ne connaissent habituellement pas leurs droits et beaucoup d'entre eux d&#233;sesp&#232;rent de trouver un emploi ; la plupart ont fini par partir sans toucher le moindre salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aussi la ZSP, toute jeune section polonaise de l'AIT, m&#232;ne une campagne en direction des travailleurs d&#233;butants et des &#233;tudiants sur la question. Quelques anciens et actuels employ&#233;s de Green Way se sont mis &#224; r&#233;sister et ont rejoint la campagne men&#233;e par la ZSP. Des piquets ont &#233;t&#233; organis&#233;s devant des restaurants afin d'informer la client&#232;le des conditions d'exploitation et de l'appeler &#224; les boycotter. A Wroclaw, le collectif Food Not Bombs a rejoint la ZSP et, avec le slogan &#171; Travail gratuit Bouffe gratuite &#187;, les activistes ont donn&#233; de la nourriture &#224; l'entr&#233;e du restaurant bloqu&#233;, ce qui n'a pas &#233;t&#233; du go&#251;t du patron !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>BASTA YA DE EXPLOTACION !
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		<dc:date>2010-05-02T17:29:51Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>articles_a_117
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		<description>
&lt;p&gt;Vendredi 19 mars, des membres de la CNT-AIT de Caen se sont rassembl&#233;s devant l'agence caennaise de StartPeople pour d&#233;noncer l'exploitation des int&#233;rimaires et plus particuli&#232;rement en solidarit&#233; avec la militante de la CNT-AIT de Saragosse licenci&#233;e par StartPeople parce qu'elle d&#233;fend les int&#233;r&#234;ts des int&#233;rimaires. Une personne de l'agence StartPeople nous a interpell&#233; et demand&#233; des explications. Cette personne disait ne pas comprendre notre pr&#233;sence et d&#233;marche car elle n'&#233;tait pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 19 mars, des membres de la CNT-AIT de Caen se sont rassembl&#233;s devant l'agence caennaise de StartPeople pour d&#233;noncer l'exploitation des int&#233;rimaires et plus particuli&#232;rement en solidarit&#233; avec la militante de la CNT-AIT de Saragosse licenci&#233;e par StartPeople parce qu'elle d&#233;fend les int&#233;r&#234;ts des int&#233;rimaires. Une personne de l'agence StartPeople nous a interpell&#233; et demand&#233; des explications. Cette personne disait ne pas comprendre notre pr&#233;sence et d&#233;marche car elle n'&#233;tait pas concern&#233;e par ce probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A sa question : &#171; Pourquoi pourrir notre agence ? &#187;, la r&#233;ponse suivante lui a &#233;t&#233; faite : &#171; StartPeople est une multinationale et notre action sur l'int&#233;rim n'a pas de fronti&#232;re non plus. De plus, en attaquant une militante de l'AIT, c'est toute l'AIT qui agira. Nous sommes au d&#233;but de la mobilisation et allons &#233;tudier ses suites : que StartPeople compte sur notre d&#233;termination &#187;. Le tract ci-dessous a &#233;t&#233; diffus&#233; &#224; cette occasion. A suivre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On nous parle de crise mais les banquiers, les PDG et bien d'autres continuent de percevoir des revenus faramineux. Parall&#232;lement, la d&#233;gradation des conditions de vie des salari&#233;s, des ch&#244;meurs, etc., s'accentue. Les pr&#233;caires sont particuli&#232;rement affect&#233;s par la mont&#233;e du ch&#244;mage ; les agences d'int&#233;rim profitent d'une main-d' ?uvre corv&#233;able, contrainte d'accepter les conditions fix&#233;es par les employeurs, au risque de ne plus se voir proposer de nouvelles missions et de se voir r&#233;primer par POLicE EMPLOI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Certains travailleurs refusent cette logique et c'est pour avoir d&#233;nonc&#233; des conditions indignes qu'une militante de la CNT-AIT de Saragosse (Espagne), salari&#233;e de STARTPEOPLE, a &#233;t&#233; licenci&#233;e de mani&#232;re ill&#233;gale. En effet, courant novembre 2009, les travailleurs de la dite entreprise d'int&#233;rim ont re&#231;u un courrier remettant en cause les contrats de travail ant&#233;rieurs et d&#233;gradant leurs conditions de travail, sous la menace d'&#234;tre licenci&#233; ou non renouvel&#233;. Chez STARTPEOPLE, lutter contre la d&#233;gradation des conditions de travail vaut motif de licenciement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Caen, en Espagne ou ailleurs, les m&#234;mes attaques, par les m&#234;mes capitalistes. Face &#224; cette situation, deux postures s'offrent aux opprim&#233;s et exploit&#233;s : se soumettre ou lutter pour notre dignit&#233;. Le capitalisme n'a pas de fronti&#232;re : notre combat non plus et c'est pour cette raison que nous, anarchosyndicalistes organis&#233;s au sein de l'Association Internationale des Travailleurs, mettons en avant la solidarit&#233; internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>F&#233;d&#233;r&#233;seau
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>anarchosyndicalisme
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		<dc:subject>r&#233;seau
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		<dc:subject>anarcho-syndicalisme
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		<description>
&lt;p&gt;L'humain est la source de toute id&#233;ologie et les choix politiques &#233;manent de celle-ci. La n&#233;gation de la gen&#232;se humaniste de la politique est une id&#233;ologie qui masque sa politique. La politique est, au bon sens des termes, subjective, arbitraire et conventionnelle. Le syst&#232;me politique incarne l'id&#233;ologie d'une &#233;poque et ses rapports sociaux : conflits, compromis et int&#233;r&#234;ts. L'id&#233;e anarchiste se veut &#233;galit&#233;, justice, libert&#233; et projet soci&#233;tal : le communisme libertaire. Il faut en penser (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le f&#233;d&#233;ralisme pyramidal&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;Le&#8200;f&#233;d&#233;ralisme pyramidal&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le f&#233;d&#233;ralisme en r&#233;seau&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme en r&#233;seau&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;L'humain est la source de toute id&#233;ologie et les choix politiques &#233;manent de celle-ci. La n&#233;gation de la gen&#232;se humaniste de la politique est une id&#233;ologie qui masque sa politique. La politique est, au bon sens des termes, subjective, arbitraire et conventionnelle. Le syst&#232;me politique incarne l'id&#233;ologie d'une &#233;poque et ses rapports sociaux : conflits, compromis et int&#233;r&#234;ts. L'id&#233;e anarchiste se veut &#233;galit&#233;, justice, libert&#233; et projet soci&#233;tal : le communisme libertaire. Il faut en penser le syst&#232;me politique ad&#233;quat. Deux concepts font d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le&#8200;f&#233;d&#233;ralisme pyramidal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	C'est une association de structures qui abandonnent une partie de leur souverainet&#233; tout en exer&#231;ant plus ou moins le contr&#244;le sur l'ensemble f&#233;d&#233;r&#233; (&#201;tats, collectivit&#233;s, partis, syndicats, associations, agglom&#233;rats &#233;conomiques, etc.). Selon la terminologie, c'est l'organisation du sommet par la base selon ce plan :&lt;br class='autobr' /&gt; Les cons&#233;quences sont que les &#233;tages &#233;quivalents n'ont pas de contacts directs, la circulation d'information est longue, verticale, concentr&#233;e et centralis&#233;e sur les &#233;chelons sup&#233;rieurs et sur des groupes restreints.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	De plus, une entit&#233; pensante d&#233;duit de son exp&#233;rience une explication et m&#234;me son imaginaire. Chaque strate n'ayant ici comme champ exp&#233;rimental que son segment limitrophe, elle se sp&#233;cialise et produit un empirisme restreint. Ce r&#233;ductionnisme fait que l'externe et la totalit&#233; ne sont pas ou tr&#232;s mal saisis ; ils sont vus de mani&#232;re parcellaire. L'information subit une perception particuli&#232;re, perd de l'objectivit&#233;, voire tourne &#224; l'&#233;gotisme. Les alt&#233;rations informationnelles obligent &#224; v&#233;rifier le sens, le vrai et le faux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce tri alourdit la communication. Les r&#233;unions pour coordonner, cadrer, expliquer, sont pl&#233;thoriques et impactent l'activit&#233; vers le bureaucratisme. Constatant la r&#233;activit&#233; tardive, inadapt&#233;e ou impossible des lieux appropri&#233;s ; se justifiant par l'urgence, le n&#233;cessaire, la coh&#233;sion,... les conseils, les secr&#233;tariats, les bureaux, d&#233;cident et s'arrogent le pouvoir de haut en bas. Ce fonctionnement est renforc&#233; par les adh&#233;sions visant les privil&#232;ges, les alliances (collaboration, cogestion, collusion) pour augmenter les moyens (finance, logistique, permanents, salari&#233;s). Cela accr&#233;dite la rh&#233;torique verticaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On expliquera que hi&#233;rarchie et centralisation sont pertinentes pour la discipline, l'unit&#233;, la c&#233;l&#233;rit&#233;, la r&#233;sistance, l'efficacit&#233;, au point d'&#234;tre l'acm&#233; du social. Une telle affirmation est multi-contredite par la r&#233;alit&#233;. Je soumets &#224; la sagacit&#233; du lecteur la question : pourquoi, sinon, un tel ordre est-il instable, contest&#233;, d&#233;nigr&#233;, belliciste, et pourquoi, lorsqu'il est d&#233;cri&#233;, utilise-t-il la coercition ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On nie les pugilats, les mesquineries, les courtisans, les mensonges, les magouilles des clans, des petits et grands chefs que le pouvoir exacerbe. On oublie qu'une union d'action sociale n'&#233;chappe pas aux conflits (adversaire, ennemi, concurrent), la strat&#233;gie se double d'une tactique (d&#233;fense, attaque). Le tout est conditionn&#233; par le verticalisme et le volume d'h&#233;g&#233;monie poursuivi par l'attaquant. C'est sous la contrainte d'une force antagonique plus puissante que se r&#233;v&#232;le la fragilit&#233; d'un syst&#232;me pyramidal ou sa soumission par un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On manie pour ce but les m&#233;thodes suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; - &#233;radiquer gr&#226;ce &#224; un arsenal juridique, militaire, financier : on ill&#233;galise, r&#233;prime les personnes ; on an&#233;antit les centres vitaux (encadrement et logistique). Si n&#233;cessaire, on &#233;tend cela aux sous-grades pour d&#233;sarticuler par effet de panique.&lt;br class='autobr' /&gt; - domestiquer en modifiant l'id&#233;ologie, l'action subversive, l'attitude antagonique : on maintient ou intensifie le verticalisme, octroie des moyens proportionn&#233;s aux couches organiques. On ach&#232;ve la pacification par la collaboration, la connivence, le partenariat et l'int&#233;gration.&lt;br class='autobr' /&gt; - neutraliser en inhibant la r&#233;action par le dysfonctionnement des &#233;quipes et de la logistique : on coupe ou manipule l'information, stimule les conflits internes pour paralyser la machine.&lt;br class='autobr' /&gt; - instrumentaliser les points d&#233;terminants par des groupes occultes : on change ou pas les statuts ; on entretient ou cr&#233;e des inimiti&#233;s et rumeurs. On tourneboule, on ajoute flatterie et d&#233;magogie. On d&#233;tient l'influence, le pouvoir et les moyens de la somme infiltr&#233;e pour servir la formation entriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Qui &#233;tudie les ouvrages de conseil tactique et de strat&#233;gie ou les manuels (pour ou contre) r&#233;volutionnaires, insurrectionnels, de gu&#233;rilla, de coup d'&#201;tat, les livres d'histoire sur les luttes sociales, est dessill&#233; par leur vocabulaire : d&#233;capitation (des &#233;tats majors, des postes de commandement, des comit&#233;s centraux, des postes de direction, des lieux vitaux...), usage de services (secrets, de renseignements, de contre-information, d'intox), bataille (id&#233;ologique, &#233;conomique, psychologique), guerre (partielle, totale, pr&#233;ventive), destruction, soumission et isolement... Un strat&#232;ge, conseiller de la CIA, d&#233;montrait le b&#233;n&#233;fice que l'attaquant tire de la verticalisation de la machine de guerre adverse et, &#224; titre d'exemple, l'aisance de la d&#233;route du dispositif des partis communistes du fait de leur centralisation. A contrario, on notera qu'afin de prot&#233;ger leur circuit informationnel, les militaires am&#233;ricains ont calqu&#233; pour Internet le r&#233;seau de type libertaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Conscients des avatars de ce f&#233;d&#233;ralisme, certains vont choisir un sch&#233;ma en &#233;querre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour plus d'horizontalit&#233;, ils d&#233;fendent la rotation des t&#226;ches. Ils r&#233;duisent le r&#244;le l&#233;gislatif de quelques niveaux ou le limitent &#224; l'ex&#233;cutif, le tout sous le contr&#244;le du congr&#232;s des &#233;l&#233;ments de base qui nomment les mandat&#233;s aux diverses instances. Cela am&#233;liore la vie organique, le flux d'information, la d&#233;mocratie et casse le r&#233;ductionnisme de structure auto-centr&#233;e. Mais les ordres ascendants maintiennent leurs exp&#233;dients et leur supr&#233;matie. Les sous-ensembles oeuvr&#233;s par des b&#233;n&#233;voles ou simplement des affili&#233;s qui travaillent s'&#233;puisent face &#224; la perpendiculaire qui s'impose au final. L'histoire enseigne que l'in&#233;galit&#233; de traitement, des moyens ou de situations installe un monde de domination. La bureaucratie, la technostructure asservissent pour leurs besoins. Pour instiller un v&#233;ritable f&#233;d&#233;ralisme d&#233;mocratique, une autre piste est requise : &#171; le r&#233;seau libertaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme en r&#233;seau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Selon cette esquisse de diagramme, toutes les parties sont reli&#233;es, &#233;mettent et re&#231;oivent l'information quel que soit l'interlocuteur. Elles sont de m&#234;me nature et fonction, ne sont pas subordonn&#233;es mais sont l'extension des aires n&#233;cessaire &#224; l'action g&#233;n&#233;rale, comme chaque maillon tient la cha&#238;ne, selon le principe que la totalit&#233; n'exprime, ne repr&#233;sente, n'existe que par ses constituants d'&#233;gale force. C'est un champ d'investigation empirique &#233;tendu qui permet la maturit&#233; et la compr&#233;hension syst&#233;mique. Cet organigramme peut &#234;tre op&#233;ratoire pour tous types de groupements humains (territoriaux, syndicats, collectifs de luttes, associations) et s'appliquer &#224; l'&#233;conomie, la politique, l'&#233;ducation... Pour garantir les droits irr&#233;fragables de chaque entit&#233;, sans &#234;tre paralys&#233; par l'infantilisme, l'&#233;gocentrisme, le court terme et l'&#233;troitesse d'esprit, qui entravent sa souverainet&#233;, son autonomie et ne saisissent pas que le f&#233;d&#233;ralisme est la plus haute expression de ces deux valeurs il faut &#233;noncer la r&#232;gle : chaque constituant a des moyens et des d&#233;cisions propres, il n'engage et ne statue que par et pour ceux qu'il f&#233;d&#232;re. Par exemple, les habitants d'une ville l'administrent en tout point ; si la n&#233;cessit&#233; conduit &#224; n'utiliser que des moyens par quartier celui-ci les g&#232;re, cela s'&#233;tend &#224; toutes les entit&#233;s sur leur p&#233;rim&#232;tre d'intervention. Pour emp&#234;cher la domination de minorit&#233;s, les conseils, les mandat&#233;s, les d&#233;l&#233;gu&#233;s et les commissions sont r&#233;vocables. Les votations (motions, r&#233;f&#233;rendums, congr&#232;s, etc.) sont l'attribut des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d'individus des zones concern&#233;es (f&#233;d&#233;rales, inter-f&#233;d&#233;rales, etc.). Chaque centre et instance sont r&#233;gis par la d&#233;mocratie directe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Avec l'ajout d'autres vecteurs id&#233;ologiques (&#233;galit&#233;, solidarit&#233;, d&#233;mocratie, justice, libert&#233;, lutte des classes, anticapitalisme, antiparlementarisme, etc.), nous d&#233;passons la simple m&#233;canique inter-structurelle pour une obtenir une coh&#233;sion transtructurelle dans laquelle micro/macro, particulier/g&#233;n&#233;ral, sp&#233;cifique/universel, fraction/totalit&#233; sont en symbiose. Le r&#233;seau est assez souple pour articuler le local et le global. Il ne fait pas obstacle &#224; ce que ces items s'adaptent ou innovent sans renoncer au g&#233;n&#233;rique. C'est &#224; l'intelligence de r&#233;pondre aux cas d'esp&#232;ces en p&#233;rennisant l'architecture organique. Il n'y a pas de cadre parfait et d&#233;finitif mais la volont&#233; judicieuse de l'intelligence collective pour marginaliser les imb&#233;ciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La destruction, la manipulation ou l'annihilation d'un tel b&#226;ti sont tr&#232;s difficiles. Il n'y a pas de grades instrumentalisables. Chaque groupe a des moyens isodynames (&#233;gaux) assurant son ind&#233;pendance et interd&#233;pendance. De fait, l'existence de l'un est garantie par l'autre. Les liens en faisceaux font qu'un lien rompu est compens&#233; ou r&#233;tabli par le maillage. La praxis globale produit une haute conscience de la situation et des d&#233;fenses organiques. Pour an&#233;antir un agencement r&#233;ticul&#233;, il faut frapper une grande quantit&#233; de points, mais aussi les relations molaires et mol&#233;culaires, tout autant que les affirmations id&#233;ologiques... Pour cela, il faut des moyens, une force difficile &#224; obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le tricotage d'un r&#233;seau f&#233;d&#233;r&#233; est d&#233;mocratique et octroie une grande unit&#233; pour agir, que cela d&#233;coule de fa&#231;on empirique ou de raison ! Cette &#233;laboration est valable en d&#233;fense, plus d&#233;licate en attaque car plus lente. Mais ceux qui n&#233;gligent la d&#233;fense pour l'attaque le paient tr&#232;s cher. Exemple : les Russes firent de Stalingrad une d&#233;fense stoppant les Allemands, ce qui leur permit l'organisation du front arri&#232;re et la contre attaque jusqu'&#224; Berlin. Le r&#233;seau est bien adapt&#233; &#224; l'axe tactique et strat&#233;gique. Cependant, la notion de r&#233;seau n'est pas forc&#233;ment r&#233;volutionnaire en soi. Elle est compatible r&#233;cup&#233;rable, juxtaposable.. et peut coexister avec des r&#233;alit&#233;s pyramidales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans une vision subversive, le r&#233;seau est in-annexable. Il offre la dur&#233;e (pr&#233;, pendant et post-r&#233;volutionnaire), un socle concret et fondamental pour un processus de transformation sociale. &#034;Il est antagonique avec une formation sp&#233;cifiquement id&#233;ologique et/ou r&#233;volutionnaire qui se veut hi&#233;rarchis&#233;e&#034;. A contrario, ce type de r&#233;gulation a une connivence patente avec l'anarchosyndicalisme, sa m&#233;thodologie ; elle explicite son utopie, son projet de soci&#233;t&#233;. D'ailleurs, c'est un des fondements de l'AIT : ses syndicats ont leurs moyens propres qu'ils autog&#233;rent et n'ont pas de restriction de lien envers les structures f&#233;d&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Par ignorance, b&#234;tise, mauvaise foi, manipulation s&#233;mantique, on d&#233;nigre le f&#233;d&#233;ralisme en r&#233;seau. Certains, se pr&#233;sentent comme anarchistes, mais prouvent par leur critique du r&#233;seau qu'ils ne le sont point. Ils s'affilient en g&#233;n&#233;ral &#224; des organisations r&#233;formistes, bureaucratiques, centralis&#233;es, y prennent des fonctions aussi importantes que la hi&#233;rarchie veut bien le leur conc&#233;der. Sous couvert de tol&#233;rance, de pragmatisme, de non-dogmatisme, ils sont les chantres de l'exploitation, de l'antith&#232;se acrate. L'anarchisme est n&#233;gation de l'exploitation et de l'oppression. Il critique et combat la d&#233;l&#233;gation de pouvoir, promeut une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique et &#233;galitaire. La pertinence du discours est sa corr&#233;lation pratique : seul le r&#233;seau-f&#233;d&#233;ral est communiste libertaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ce petit essai est le produit de l'exp&#233;rience de la CNT-AIT, il refl&#232;te les d&#233;bats du groupe de Caen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Picard, mars 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le cadavre &#233;tait &#224; la morgue mais personne ne s'en &#233;tait aper&#231;u
</title>
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&lt;p&gt;Dans notre num&#233;ro 114, sous le titre &#034;Inqui&#233;tante disparition&#034;, nous avions consacr&#233; un article &#224; une affaire qui nous semblait plus que suspecte. Pourquoi ? Parce que, malgr&#233; le peu d'&#233;l&#233;ments disponibles &#224; ce moment-l&#224;, tout militant quelque peu aguerri pouvait voir planer la main de la barbouzerie sur elle. Rappelons les faits. Le 18 avril 2009, un militant nationaliste basque historique, et comme tel parfaitement connu des services de police, prend le train en gare de Bayonne. Direction (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Justice/Injustice
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans notre num&#233;ro 114, sous le titre &#034;Inqui&#233;tante disparition&#034;, nous avions consacr&#233; un article &#224; une affaire qui nous semblait plus que suspecte. Pourquoi ? Parce que, malgr&#233; le peu d'&#233;l&#233;ments disponibles &#224; ce moment-l&#224;, tout militant quelque peu aguerri pouvait voir planer la main de la barbouzerie sur elle. Rappelons les faits. Le 18 avril 2009, un militant nationaliste basque historique, et comme tel parfaitement connu des services de police, prend le train en gare de Bayonne. Direction Toulouse. C'est vraiment pas tr&#232;s loin. Et pourtant, les personnes qui l'ont accompagn&#233; en gare de Bayonne sont les derni&#232;res &#224; l'avoir vu vivant. Car, &#224; partir de l&#224;, Jon ANZA puisque c'est ainsi qu'il s'appelle, dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six jours apr&#232;s ses proches signalent sa &#171; disparition &#187; &#224; la police et demandent au Procureur de la R&#233;publique l'ouverture d'une enqu&#234;te. L'ETA, chose tout &#224; fait inhabituelle, signale officiellement qu'il transportait des fonds pour elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La police judiciaire m&#232;ne son enqu&#234;te&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mich&#232;le Alliot-Marie ministre de l'int&#233;rieur (France) - avril 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas dire que l'enqu&#234;te en question soit conduite dans la pr&#233;cipitation... la police ne trouve rien... et souffre de graves pertes de m&#233;moire : elle ne se souvient que les gares sont truff&#233;es de cam&#233;ras que quand le d&#233;lai d'un mois est pass&#233;, c'est-&#224;-dire une fois que les bandes vid&#233;os sont effac&#233;es... le commissaire a de ces distractions... Et puis, plus rien ne se passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 29 au 30 avril 2009, les pompiers, appel&#233;s par on ne sait qui, r&#233;cup&#232;rent un homme agonisant dans une rue de Toulouse. Il est transf&#233;r&#233; &#224; l'h&#244;pital Purpan et y d&#233;c&#232;de le 11 mai. Il n'a pas de papier sur lui, mais on trouve dans ses poches les billets de train aller-retour Bayonne-Toulouse (retour pr&#233;vu le 20 avril) et un peu d'argent. Le corps, toujours non identifi&#233; apr&#232;s 11 jours d'hospitalisation est transf&#233;r&#233; &#224; la morgue, sous X.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la jolie histoire officielle servie par les m&#233;dias, c'est au cours d'un papotage entre une employ&#233;e de l'Institut m&#233;dico-l&#233;gal (la morgue) et un policier que l'un d'entre eux, tel le commissaire Bourrel des &#034;Cinq derni&#232;res minutes&#034;, la c&#233;l&#233;brissime s&#233;rie t&#233;l&#233; de la jeunesse de M. Hortefeux, s'&#233;crie &#171; Bon sang ! Mais c'est... Bien s&#251;r ! Monsieur X, c'est Jon Anza ! &#187;. Est-on b&#234;te de ne pas y avoir pens&#233; plus t&#244;t ! Nous sommes &#224; ce moment-l&#224; le 11 mars 2010, soit onze mois apr&#232;s la disparition ! Effectivement, &#231;a &#233;t&#233; un petit peu long...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice organise alors une autopsie. Le m&#233;decin ind&#233;pendant que la famille a choisi pour y assister n'est pas autoris&#233; &#224; p&#233;n&#233;trer dans la morgue, le souci de transparence de la justice ne va pas jusque-l&#224;. Il faut donc se contenter des conclusions des responsables de l'Institut m&#233;dico-l&#233;gal (ceux-l&#224; m&#234;me dont la sagacit&#233;, pendant 10 mois, n'a pas permis d'identifier le corps). Pour eux, Jon Anza n'aurait pas subi de &#171; l&#233;sion traumatique &#187; et serait mort d'une atteinte polyvisc&#233;rale &#171; neuro-cardio-pulmonaire &#187;. Une telle accumulation de causes de mort (neurologique, cardiologique, pulmonaire, pour peu, les experts ajoutaient l'acn&#233; juv&#233;nile...) laisse la d&#233;sagr&#233;able impression qu'il s'agit surtout de d&#233;douaner ceux qui ont &#171; retenu &#187; Jon Anza du 18 au 29 avril. Certes, Jon Anza souffrait de graves pathologies, il pouvait donc mourir d'une atteinte &#171; neuro-cardio-pulmonaire &#187; surtout si on le torturait un tout petit peu, m&#234;me sans laisser de traces (privation de nourriture, d'eau, de m&#233;dicaments, de sommeil,...). L'autopsie, on s'en serait dout&#233;, n'apporte donc aucun &#233;l&#233;ment nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La police espagnole n'a rien &#224; voir avec cette affaire&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alfredo Perez Rubal-Caba, ministre de l'int&#233;rieur (Espagne) - avril 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sumons : un nationaliste basque, r&#233;pertori&#233; comme &#171; terroriste &#187; (il a fait 21 ans de prison), dispara&#238;t en France, entre Bayonne et Toulouse le 18 avril 2009. Sa disparition est signal&#233;e par la mouvance nationaliste (ce qui est exceptionnel). La police dispose de photos tout &#224; fait r&#233;centes, de ses empreintes digitales et de son ADN ; elle conna&#238;t la grave maladie dont il souffre. Onze jours plus tard, les pompiers r&#233;cup&#232;rent &#224; Toulouse un agonisant dont l'&#226;ge, la maladie, tous les aspects physiques et la photo correspondent &#224; celui du disparu. Qui plus est, il a sur lui les billets de train Bayonne - Toulouse, ce qui constitue plus qu'un indice. D&#233;c&#233;d&#233; le 11 mai, le corps est transf&#233;r&#233; &#224; l'Institut m&#233;dico-l&#233;gal (c'est-&#224;-dire &#224; un organisme qui collabore en permanence avec la police). Il n'est toujours pas identifi&#233;. Il faudra pas loin d'un an pour qu'il le soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, il y a donc un &#171; trou &#187; de onze jours (du 18 au 29 avril 2009) dans la chronologie. Pendant ces onze jours, cet homme gravement malade et ayant les plus graves difficult&#233;s &#224; se d&#233;placer seul, n'a &#233;t&#233; vu nulle part. Tout indique qu'il a &#233;t&#233; s&#233;questr&#233;. Les pratiques pass&#233;es (pas depuis si longtemps) des groupes para-policiers espagnols sont un argument de poids dans ce sens. Et ce n'est pas le temps mis &#224; retrouver un corps que l'institution m&#233;dico-l&#233;gale avait sous la main depuis pratiquement le d&#233;but de l'affaire qui va faciliter l'enqu&#234;te.&#8200;S'il y en a une.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les identitarismes, c'est le capitalisme plus la guerre
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		<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article359</link>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>sommaire
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		<dc:subject>articles_a_117
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, face &#224; la mont&#233;e des identitarismes, les militants de la CNT-AIT d&#233;veloppent une r&#233;flexion qu'ils veulent publique et contradictoire. C'est pourquoi nous avons publi&#233; nombre de textes &#224; ce sujet et invit&#233; tout un chacun &#224; participer &#224; de nombreux &#233;changes informels ou formels. Dans ce cadre, un d&#233;bat public a &#233;t&#233; organis&#233; le 25 f&#233;vrier dernier &#224; Toulouse sur le th&#232;me : &#171; Ni identit&#233; nationale, ni identit&#233; r&#233;gionale &#187;. Une trentaine de personnes ont particip&#233; ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;articles_a_117
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, face &#224; la mont&#233;e des identitarismes, les militants de la CNT-AIT d&#233;veloppent une r&#233;flexion qu'ils veulent publique et contradictoire. C'est pourquoi nous avons publi&#233; nombre de textes &#224; ce sujet et invit&#233; tout un chacun &#224; participer &#224; de nombreux &#233;changes informels ou formels. Dans ce cadre, un d&#233;bat public a &#233;t&#233; organis&#233; le 25 f&#233;vrier dernier &#224; Toulouse sur le th&#232;me : &#171; Ni identit&#233; nationale, ni identit&#233; r&#233;gionale &#187;. Une trentaine de personnes ont particip&#233; ce soir-l&#224; &#224; une discussion fort enrichissante dont voici une petite synth&#232;se personnelle assortie de quelques commentaires&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour avoir acc&#232;s &#224; de larges extraits de ce d&#233;bat, le lecteur plus curieux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on a besoin des racines du pass&#233;, c'est que l'on se sent mal dans le pr&#233;sent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il existe d'&#233;vidence un lien entre la mont&#233;e actuelle des courants identitaires et le mal-&#234;tre des individus.&lt;br class='autobr' /&gt; Ce mal-&#234;tre peut trouver son origine dans la soumission salariale mais &#233;galement dans toute une organisation de cette soci&#233;t&#233; avec son cort&#232;ge d'injustices et d'oppressions diverses. Comme un participant l'a fort bien r&#233;sum&#233; : &#171; Si on a besoin des racines du pass&#233;, c'est que l'on se sent mal dans le pr&#233;sent &#187;. Les &#171; racines &#187; en question jouent pour ces personnes le r&#244;le que l'alcool et d'autres drogues ont pour tant d'au-tres individus (et parfois, d'ailleurs, pour les m&#234;mes) : non pas modifier la r&#233;alit&#233; ext&#233;rieure la rendre &#171; acceptable &#187; en modifiant artificiellement la perception que l'on en a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;gionalisme, nationalisme et souffrance au travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il se trouve que nous avons eu, il y a quelques mois de cela, un autre d&#233;bat portant sur la &#171; souffrance au travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une des raisons du d&#233;veloppement exponentiel de la souffrance au travail est le d&#233;veloppement de m&#233;thodes de management qui mettent constamment en concurrence les salari&#233;s dans l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atomisation qui en r&#233;sulte constitue en elle-m&#234;me un puissant m&#233;canisme de destruction des individus. Cette agression manag&#233;riale, qui vient renforcer l'exploitation &#171; traditionnelle &#187; sur les lieux de travail, constitue une agression tellement violente qu'elle provoque d'importantes r&#233;actions individuelles (d&#233;pressions, suicides &#224; la cha&#238;ne...) ou collectives (r&#233;voltes parfois violentes...). Le pouvoir le sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#232;s lors, deux &#171; solutions &#187; compl&#233;mentaires s'offrent &#224; lui : la premi&#232;re est de poursuivre l'atomisation en offrant des prises en charges individuelles, la seconde est de d&#233;vier toute r&#233;action collective de ce qui devrait &#234;tre son v&#233;ritable but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, rares sont les grandes entreprises et les grandes administrations qui ne sont pas en train de d&#233;velopper la premi&#232;re &#171; solution &#187; : on ne compte plus les ouvertures de &#171; lieux d'&#233;coute &#187;, les consultations gratuites de psychologues, ou l'institutionnalisation d'un tuteur, d'un cadre r&#233;f&#233;rent pour chaque employ&#233;... Quant &#224; la seconde &#171; solution &#187;, elle demande plus de subtilit&#233;, certaines des bonnes vieilles m&#233;thodes du pass&#233; &#233;tant de plus en plus en situation d'&#233;chec&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut citer parmi ces recettes la valorisation de &#171; l'esprit maison &#187; qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'o&#249; le d&#233;veloppement de nouvelles strat&#233;gies, l'objectif du pouvoir restant quant &#224; lui toujours le m&#234;me : &#233;viter toute contestation de l'organisation du travail qui pourrait conduire &#224; contester les fondements du syst&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est pourquoi l'individu est pouss&#233; &#224; se fondre dans un cadre, certes collectif mais extr&#234;mement cloisonn&#233;, dans une d&#233;marche affective de communion avec des anc&#234;tres mythifi&#233;s. Il n'est pas innocent qu'en Europe toute la classe politique soutienne, encourage et finance avec les fonds publics la r&#233;animation des particularismes locaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; une autre occasion, un de nos contradicteurs libertaires nous a lanc&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Un triple but&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette pression a un triple but. Le premier est de faire oublier au salari&#233; l'origine de son exploitation. Pour cela, quoi de mieux que de l'amener &#224; s'auto-persuader qu'il fait partie de la m&#234;me communaut&#233; (ethnique, religieuse, culturelle...) que son exploiteur (et, pour les multinationales, que ses dirigeants locaux) et que de ce fait leurs int&#233;r&#234;ts seraient communs, voire identiques ? Le deuxi&#232;me, qui va dans le m&#234;me sens, est d'introduire des lignes de fracture irr&#233;parables entre les salari&#233;s. Pour cela, quoi de mieux que de les convaincre qu'ils font partie de communaut&#233;s diff&#233;rentes et que cette appartenance est d&#233;terminante&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'introduction forc&#233;e de la langue d'une ultra-minorit&#233; (le patois) dans ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? Enfin, cette strat&#233;gie qui pousse l'individu &#224; se fondre dans un groupe que les pouvoirs publics ont choisi de sponsoriser est une fa&#231;on de r&#233;pondre &#224; son sentiment de solitude. Cette esp&#233;rance, qui peut malheureusement tromper l'individu pendant des ann&#233;es, se r&#233;v&#233;lera vaine comme toutes celles du m&#234;me ordre qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Des millions d'individus se sont ainsi laiss&#233;s tromper pendant des dizaines (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle oppression s'ajoute aux anciennes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'unit&#233; identitaire -&#8200;qu'elle soit corporatiste, religieuse ou nationaliste&#8200;- ne contient nullement la remise en question du syst&#232;me responsable de ces souffrances. Bien au contraire, en renfor&#231;ant des structures de pouvoir (&#233;glises, &#201;tats, r&#233;gions, corporations) elle ajoutera de nouvelles sources d'oppression aux anciennes. C'est bien en ces termes qu'il nous faut r&#233;fl&#233;chir. Que le capitalisme soit mondialis&#233; ou apparemment balkanis&#233;, il continuera &#224; opprimer les individus et &#224; d&#233;truire la plan&#232;te. De plus, il est clair que le potentiel d'affrontement intercommunautaire en sera d'autant renforc&#233;. Si ce dernier point r&#233;jouit les fascistes (et leur permet d'ailleurs d'infiltrer une certaine extr&#234;me-gauche &#171; antimondialiste &#187;), son d&#233;veloppement augure pour l'humanit&#233; de bien sombres perspectives !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au cours du d&#233;bat, un intervenant a bien s&#251;r argument&#233; de la suppos&#233;e contradiction qu'il y aurait pour le mouvement &#233;mancipateur dans lequel nous nous reconnaissons &#224; ne pas d&#233;fendre des &#171; peuples &#187;, des &#171; cultures &#187;, qui peuvent aussi &#234;tre opprim&#233;s en tant que tels. M&#234;me quand le fait est r&#233;el, il n'induit pas pour autant qu'on doive les d&#233;fendre &#224; ce titre. De m&#234;me, nous ne d&#233;non&#231;ons pas la disparition et probablement le &#171; meurtre propre &#187; de Jon Anza parce qu'il touche un &#171; Basque &#187; mais parce qu'il touche une victime du syst&#232;me &#233;tatique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir l'article : &#171; Le cadavre &#233;tait &#224; la morgue, mais personne ne s'en &#233;tait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans le domaine de la &#171; culture &#187;, nous devons opposer que la v&#233;ritable culture signifie au minimum la possibilit&#233; du m&#233;lange et de la r&#233;flexivit&#233;. Hors, les traditions, les croyances, qui refusent toute mixit&#233; et toute critique, entra&#238;nent les individus et les groupes dans des processus de ghetto&#239;sation intellectuels et sociaux. Ce sont des processus qu'en tant que tels nous n'avons pas &#224; soutenir. Les affubler, comme on le fait aujourd'hui, du terme relativiste de &#171; cultures plurielles &#187; n'est qu'une manipulation suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Constatons pour finir que ce n'est jamais pour rien que le pouvoir favorise des concepts aussi flous, que ce n'est pas pour rien que, l&#224; o&#249; les notions de m&#233;tissage et de m&#233;lange avaient le m&#233;rite de la clart&#233;, celle bien plus vaseuse de &#171; multiculturalisme &#187; (qui renvoie in fine &#224; la n&#233;cessaire &#171; puret&#233; &#187; de chacune des &#171; cultures &#187;) tend &#224; les supplanter. Le compartimentage par le biais des &#171; diff&#233;rences culturelles &#187; n'est en somme rien d'autre que le jeu historique du pouvoir qui divise pour mieux opprimer, et non celui du mouvement historique d'&#233;mancipation de l'humanit&#233; : ce mouvement pour lequel nous militons doit combattre les communautarismes de toutes sortes, qui, alors m&#234;me qu'ils semblent antagonistes, se rejoignent pour s'opposer &#224; l'expression r&#233;volutionnaire de la lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour avoir acc&#232;s &#224; de larges extraits de ce d&#233;bat, le lecteur plus curieux pourra consulter avec profit le site d'AnarSonore : &lt;a href=&#034;http://anarsonore.free.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;http://anarsonore.free.fr&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;On peut citer parmi ces recettes la valorisation de &#171; l'esprit maison &#187; qui pousse les salari&#233;s &#224; s'identifier &#224; leur entreprise. L'autre grande recette, appliqu&#233;e pendant des dizaines d'ann&#233;es, a repos&#233; sur les centrales syndicales. Tout en faisant semblant d'&#234;tre du c&#244;t&#233; des salari&#233;s, les centrales syndicales, dont les appareils sont vendus au pouvoir, ont fait et font encore le jeu du patronat et de l'&#201;tat (voir par exemple leur sabotage syst&#233;matique des luttes contre l'an&#233;antissement du syst&#232;me de retraite). Il reste quelques aveugles, en particulier dans la militance d'extr&#234;me-gauche, pour ne pas voir cette grosse manipulation, mais, plus ou moins consciemment, la majorit&#233; des salari&#233;s ne fait plus vraiment confiance &#224; ces centrales. C'est pourquoi, si elles restent encore une des cartes que le pouvoir a en main, elles se r&#233;v&#232;lent insuffisantes pour contr&#244;ler l'ensemble des salari&#233;s. La mise en avant des identit&#233;s nationales ou r&#233;gionales est une des nouvelles strat&#233;gies d&#233;velopp&#233;es par le pouvoir pour pallier l'effondrement des centrales syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; une autre occasion, un de nos contradicteurs libertaires nous a lanc&#233; qu'en dehors du FN et de nous-m&#234;mes, tous les partis et mouvements (de l'extr&#234;me-gauche &#224; la droite extr&#234;me), s'&#233;taient prononc&#233;s en faveur du financement des langues r&#233;gionales. Sans doute voulait-il par l&#224; nous assimiler quelque peu au FN - ce qui est un peu court - sans se rendre compte que la belle communion dont il se f&#233;licite et qui va du petit facteur du NPA au vicomte de Vend&#233;e, est la preuve m&#234;me de l'unit&#233; de la caste politique dans la d&#233;fense du capitalisme et des structures &#233;tatiques de toutes tailles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L'introduction forc&#233;e de la langue d'une ultra-minorit&#233; (le patois) dans ce qui devrait &#234;tre le m&#233;tro de tous les toulousains, en est un bon exemple. M&#234;me s'il apprend le patois, un noir ou un arabe ne sera jamais un v&#233;ritable &#171; occitan &#187;. Il est d&#233;finitivement exclu de cette &#034;sympathique&#034; communaut&#233; par sa couleur de peau.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Des millions d'individus se sont ainsi laiss&#233;s tromper pendant des dizaines d'ann&#233;es par le Parti communiste, repr&#233;sentant officiel de la &#171; patrie des travailleurs &#187;, puis par les syndicats de toutes couleurs. Ils l'avaient &#233;t&#233; auparavant par l'&#201;glise catholique et sa publicit&#233; mensong&#232;re d'une &#171; soci&#233;t&#233; chr&#233;tienne &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir l'article : &lt;a href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article360' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Le cadavre &#233;tait &#224; la morgue, mais personne ne s'en &#233;tait aper&#231;u &#187;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Printemps grec : Dans la spirale infernale du capitalisme
</title>
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&lt;p&gt;AGENCES DE NOTATION &lt;br class='autobr' /&gt; Ces agences, ni vous ni moi n'en ferons jamais partie. Cons-titu&#233;es de fa&#231;on totalement antid&#233;mocrati-que, ces agences r&#233;unissent des experts autoproclam&#233;s mais reconnus par les Etats et le march&#233;.&#8200;Elles ont sur le monde entier un pouvoir quasi absolu. Que les agences de notation baissent en effet la note de la Gr&#232;ce, et brutalement le co&#251;t de la dette s'envole.&#8200;Du jour au lendemain, les Grecs devront rembourser des sommes encore plus faramineuses que pr&#233;vues. Sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique87" rel="directory"&gt;Gr&#232;ce
&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;AGENCES DE NOTATION&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;AGENCES DE NOTATION&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;AUX PRISES AVEC LA STRAT&#201;GIE &#201;TATIQUE&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;AUX PRISES AVEC LA STRAT&#201;GIE&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;AGENCES DE NOTATION&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Ces agences, ni vous ni moi n'en ferons jamais partie. Cons-titu&#233;es de fa&#231;on totalement antid&#233;mocrati-que, ces agences r&#233;unissent des experts autoproclam&#233;s mais reconnus par les Etats et le march&#233;.&#8200;Elles ont sur le monde entier un pouvoir quasi absolu. Que les agences de notation baissent en effet la note de la Gr&#232;ce, et brutalement le co&#251;t de la dette s'envole.&#8200;Du jour au lendemain, les Grecs devront rembourser des sommes encore plus faramineuses que pr&#233;vues. Sur quels crit&#232;res les agences &#233;tablissent-elles leurs notes ? Si l'on sort du galimatias pseudo-technique qui s'&#233;tale pr&#233;tentieusement dans les gazettes &#233;conomiques pour aller &#224; l'essentiel, c'est pas compliqu&#233; du tout : meilleure est la rentabilit&#233; pour les patrons, meilleure est la note accord&#233;e &#224; un pays (ou &#224; une entreprise) par les agences de notation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, si la rentabilit&#233; pour les capitalistes diminue un tant soit peu (par exemple, si l'endettement augmente sans augmentation de la production), la note s'effondre. Ce m&#233;canisme, on l'aura compris, est celui d'une spirale infernale. Il est de plus essentiellement fictif dans sa conception (puisqu'il ne tient pas compte des r&#233;alit&#233;s de la production) mais tragiquement r&#233;el dans ces cons&#233;quences pour la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous le r&#233;p&#232;te tous les jours : depuis plusieurs mois, la Gr&#232;ce fait face &#224; une grave crise &#233;conomique. Le d&#233;ficit d&#233;passe 12%, le co&#251;t de la dette explose, ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La situation serait tellement grave que le pays &lt;br class='autobr' /&gt;
risquerait de se retrouver en cessation de paiement durant le mois d'avril. Tout ceci sert de pr&#233;texte au gouvernement Grec pour imposer &#224; sa population des mesures assassines : baisse des salaires allant jusqu'&#224; 30%, casse des retraites, hausse de la TVA et autres imp&#244;ts, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour la galerie, pour enfumer le bon peuple on ressort quelques drapeaux nationaux et les journaux commentent le &#034;conflit&#034; qui opposerait les &#034;bons &#233;l&#232;ves&#034; de la classe Europe (les Allemands), aux cancres (Grecs, Espagnols,...). Dans la r&#233;alit&#233;, les chefs de l'Union Europ&#233;enne toute enti&#232;re sont d'accord sur le syst&#232;me qu'ils d&#233;fendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le laboratoire grec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Puissions-nous nous tromper, mais, m&#234;me si une importante vague de protestation secoue ce pays, l'impression dominante ce jour, c'est qu'il s'agit l&#224; plus d'une sorte de r&#233;action de rage que d'autre chose. Il semble qu'&#224; beaucoup de Grecs, la suite apparaisse in&#233;luctable. Et elle le sera effectivement tant qu'ils auront int&#233;gr&#233; le discours du pouvoir, tant qu'ils prendront pour argent comptant -&#8200;si l'on ose &#233;crire&#8200;- les bilans &#233;conomiques compl&#232;tement pip&#233;s qu'on leur pr&#233;sente. Surtout, tant qu'ils tiendront pour in-changeable le syst&#232;me &#233;conomique actuel. Car, s'il y a quelque chose de bien s&#251;r, c'est que si l'on reste intellectuellement prisonnier des crit&#232;res qui sont ceux du capitalisme actuel, alors le &#034;pays&#034; appara&#238;t en effet comme &#224; la ruine et sa population condamn&#233;e &#224; trinquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour sortir r&#233;ellement &#034;de la crise&#034; il faut sortir du syst&#232;me financier et du capitalisme, car le capitalisme financier cr&#233;e et entretien lui-m&#234;me la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un exemple flagrant de la fa&#231;on dont les &#034;d&#233;s &#233;conomiques&#034; sont pip&#233;s est fourni par le co&#251;t des pr&#234;ts. En pratique, ce co&#251;t n'est pas fixe. Il est d&#233;pend de structures totalement opaque, les agences de notation qui mettent en permanence le couteau sous la gorge de la population (voir la colonne lat&#233;rale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une situation qui n'est pas unique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au vu des divers m&#233;canismes &#233;conomiques d'exploitation on peut l&#233;gitimement penser que ce que vit la Gr&#232;ce en ce moment peut se produire dans d'autres pays de l'Union Europ&#233;enne et que ce que vivent les Grecs pourrait bien arriver bient&#244;t &#224; d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La gestion de la crise par l'Etat Grec pr&#233;figure donc ce qui, faute de riposte de fond (c'est-&#224;-dire faute d'un travail d'explication dans la population), pourrait bien nous arriver, &#224; nous par exemple, &#224; terme. La &#034;recette &#224; la grecque&#034; est simple : tout d'abord, une forte hausse des imp&#244;ts. L'imp&#244;t sur le revenu augmentera certes pour les couches moyennes. Mais, c'est surtout, la TVA et d'autres imp&#244;ts de ce type qui augmenteront (l'Espagne est d&#233;j&#224; en train de mettre en place cette augmentation), et l&#224;, ce sont les plus pauvres qui sont les plus touch&#233;s. Les prestations sociales, qui ont jusqu'&#224; pr&#233;sent en France bien amortis le choc de la crise, diminueront, de m&#234;me que les salaires des fonctionnaires et leur nombre. Dans le priv&#233;, des baisses de salaire sont aussi &#224; pr&#233;voir, avec une baisse g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la couverture sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;la &#034;crise&#034; doublement pay&#233;e par les travailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Toutes ces mesures ont un effet direct : la baisse des conditions de vie des classes exploit&#233;es. Moins de salaires et moins d'indemnit&#233;s pour plus d'imp&#244;ts et de taxes. Pendant ce temps, on permet aux entreprises, et &#224; leurs dirigeants, de multiplier leurs profits en pouvant embaucher &#224; bas co&#251;ts. Il est possible, quand m&#234;me (du moins si l'opinion publique le r&#233;clame) que les riches payent plus d'imp&#244;ts, mais cela restera symbolique par rapport &#224; leurs ressources et surtout, ils d&#233;velopperont un outil productif en parfait &#233;tat de marche, avec des ouvriers pay&#233;s au lance-pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au lieu d'agir en faveur de la population, les politiques agissent au profit de la minorit&#233; dirigeante. Pour elle, une seule loi : le taux de profit doit se maintenir (ou augmenter) &#224; tout prix. Tous les choix politiques auxquels nous assistons sont dict&#233;s par cet imp&#233;ratif.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_mot=91&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;AUX PRISES AVEC LA STRAT&#201;GIE &#201;TATIQUE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que les informations qui nous parviennent sur la situation sociale en Gr&#232;ce soient de deux sources, l'une m&#233;diatique et l'autre militante, elles laissent une m&#234;me impression : celle de l'impasse dans lequel s'enferre le mouvement r&#233;volutionnaire. &lt;br class='autobr' /&gt; Au-del&#224; de la Gr&#232;ce, cette situation interpelle tous ceux qui aspirent &#224; de profonds changements de soci&#233;t&#233; dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au cours des &#233;v&#233;nements de D&#233;cembre 2008, cons&#233;cutifs &#224; l'assassinat du jeune Alexandros Grigoroupolos, &#226;g&#233; de 15 ans, par un policier ath&#233;nien, nous avions assist&#233; dans ce pays &#224; l'explosion d'une col&#232;re populaire largement inspir&#233;e par toute une mouvance anarchiste. Cette derni&#232;re a puis&#233; sa force dans un travail de fond dans les quartiers notamment au travers de l'impulsion de dynamiques collectives et assembl&#233;istes et de la cr&#233;ation de centres sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le pouvoir Grec, face &#224; cette situation pour lui p&#233;rilleuse, a d&#233;ploy&#233; les recettes les plus vulgaires de gestion de la r&#233;volte. Tout d'abord, et c'est fondamental pour mener &#224; bien une telle man&#339;uvre, un gouvernement de gauche a succ&#233;d&#233; &#224; celui de droite. Ce gouvernement de gauche (r&#233;p&#233;tons-le) prend des mesures antisociales absolument drastiques : coupes sombres dans les retraites, les salaires, les aides sociales, augmentation effr&#233;n&#233;e des prix... S'en suit un fort m&#233;contentement. Entrent alors en jeu les institutions syndicales : leur r&#244;le l&#224;-bas comme ici est de canaliser la contestation des salari&#233;s, de la fragmenter, d'appliquer des m&#233;thodes et des calendrier &#034;d'action&#034; dont l'objectif inavou&#233; mais bien r&#233;el est d'essouffler la contestation des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Couronnant le tout, les m&#233;dias diffusent en boucle le spectacle d'affrontements avec la police, pour bien finir de fatiguer tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette strat&#233;gie &#233;tatique, qui rappelle celle des ann&#233;es 70 en France ou en Italie -&#8200;avec les r&#233;sultats que l'on conna&#238;t h&#233;las&#8200;- enthousiasme nombre de jeunes r&#233;volt&#233;s, &#233;blouis par une mise en sc&#232;ne destin&#233;e justement &#224; les aveugler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant nous savons tous -&#8200;ou nous ne devrions pas oublier&#8200;- qu'un mouvement r&#233;volutionnaire libertaire ne peut exister sans de larges bases sociales. Or, ce que nous voyons en Gr&#232;ce, c'est que, peu &#224; peu, un abandon de ce travail de fond initial s'op&#232;re dans les courants r&#233;volutionnaires au profit d'un activisme largement relay&#233; par les m&#233;dias&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir par exemple le site de l'OCL qui n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle. Il est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Une voie de garage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour le pouvoir, il s'agit de pousser ainsi les compagnons Grecs vers une voie de garage ultra-classique : celle de la &#034;violence&#034;, pour mieux les r&#233;primer ensuite. Si cette malheureuse &#233;volution se confirme, la r&#233;action ne tardera pas &#224; se produire. Elle balayera d'abord les anarchistes puis, s'il le faut, les syndicalistes voire des politiciens de gauche bien qu'ils aient endoss&#233; chacun le r&#244;le convenu que le pouvoir leur aura pr&#234;t&#233;. Le pouvoir n'a pas de c&#339;ur pour ses valets !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'assassinat du compagnon Lambros Foundas, ce 10 mars 2010 dans la banlieue d'Ath&#232;nes, par des policiers grecs est une illustration tragique de cette &#233;volution. Si la marginalisation des courants r&#233;volutionnaires qui nous inqui&#232;te ne s'&#233;tait pas d&#233;j&#224; largement amorc&#233;e, nous aurions d&#251; assister en Gr&#232;ce &#224; quelque chose de beaucoup plus formidable qu'en d&#233;cembre 2008. Il n'en f&#251;t rien. Pire, comme s'il &#233;tait habituel, normal qu'on assassine nos camarades, il n'y a eu que peu ou pas de r&#233;actions dans le monde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour ma part, je pense que l'avalanche de critiques qui s'est derni&#232;rement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette d&#233;saffection pour les id&#233;es d'organisation collective et assembleiste qui est en train de s'amorcer, en Gr&#232;ce et ailleurs, a donc des cons&#233;quences vitales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Plus que jamais, il s'agit de tirer les cons&#233;quences de cette le&#231;on donn&#233;e par le pouvoir Grec : dans une p&#233;riode o&#249; ses plus hauts responsables &#233;conomiques ont &#233;t&#233; convaincus de faux et usage de faux en &#233;critures comptables, dans une p&#233;riode o&#249; les sph&#232;res dirigeantes sont en train de pr&#233;cipiter des couches enti&#232;res de la population grecque dans une mis&#232;re s&#233;v&#232;re, dans un contexte o&#249; des r&#233;actions populaires ne chercheraient qu'&#224; s'exprimer d'une mani&#232;re efficace et donc dans un contexte &#233;minemment dangereux pour lui, le pouvoir Grec a su, pour l'instant, r&#233;duire la contestation &#224; une pantomime totalement incapable de le remette en cause. Sa strat&#233;gie a beau &#234;tre totalement &#233;cul&#233;e, elle marchera tant que les r&#233;volutionnaires ne feront pas du travail politique et social de fond leur priorit&#233; absolue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir par exemple le site de l'OCL qui n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle. Il est significatif que ce soit au-dessous d'un titre tonitruant &#034;Combat de rue &#224; Ath&#232;nes&#034; et tout &#224; la fin d'un article tout &#224; l'avenant, digne d'un correspondant de guerre, que les informations les plus constructives, et au demeurant relativement modestes, soient rel&#233;gu&#233;es : Il s'agit, dans le Quartier d'Agia Paraskevi (Ath&#232;nes) de journ&#233;es organis&#233;es par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du quartier.&#8200;500 personnes de tous &#226;ges y sont pass&#233;es, ce qui est relativement limit&#233; dans un pays en &#233;bullition. On y apprend que, &#171; Au cours de la conversation, des gens du voisinage ont pris la parole et sont entr&#233;s pour la premi&#232;re fois en contact avec l'Assembl&#233;e du quartier, en disant qu'il est pour eux encourageant de constater l'existence d'une Assembl&#233;e populaire qui se situe en opposition aux formes actuelles d'organisation (conseil municipal, autres associations, etc.) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article lui-m&#234;me souligne donc l'int&#233;r&#234;t de la population pour les formes autonomes d'organisation... C'est dans ce sens que devrait porter l'essentiel de l'effort r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour ma part, je pense que l'avalanche de critiques qui s'est derni&#232;rement abattue contre toute forme d'organisation a d&#233;-montr&#233; ici son caract&#232;re franchement nuisible face &#224; la n&#233;cessaire solidarit&#233; (ainsi, &#224; Toulouse pas moins de trois manifestations de rue ont &#233;t&#233; organis&#233;es imm&#233;diatement en r&#233;ponse aux &#233;v&#233;nements de d&#233;cembre 2008, mais toujours rien en soutien &#224; ce qui se passe maintenant...).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Serbie : Etat-&#233;tau, anti-anti-fa &amp; vrais terroristes
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Le 17 f&#233;vrier dernier s'est tenue la premi&#232;re journ&#233;e du proc&#232;s des compagnons serbes inculp&#233;s de terrorisme international. &lt;br class='autobr' /&gt;
La charge de terrorisme n'a pas tenu : le chef d'inculpation a &#233;t&#233; requalifi&#233; en une accusation moins s&#233;rieuse, et ils ont &#233;t&#233; remis en libert&#233; le soir m&#234;me. Le proc&#232;s a &#233;t&#233; ajourn&#233; et reprendra le 23 mars prochain. L'une des premi&#232;res d&#233;clarations des compagnons a &#233;t&#233; de signaler qu'un des inculp&#233;s a &#233;t&#233; tortur&#233; par la police pour lui extorquer une confession sign&#233;e. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Justice/Injustice
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 f&#233;vrier dernier s'est tenue la premi&#232;re journ&#233;e du proc&#232;s des compagnons serbes inculp&#233;s de terrorisme international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La charge de terrorisme n'a pas tenu : le chef d'inculpation a &#233;t&#233; requalifi&#233; en une accusation moins s&#233;rieuse, et ils ont &#233;t&#233; remis en libert&#233; le soir m&#234;me. Le proc&#232;s a &#233;t&#233; ajourn&#233; et reprendra le 23 mars prochain. L'une des premi&#232;res d&#233;clarations des compagnons a &#233;t&#233; de signaler qu'un des inculp&#233;s a &#233;t&#233; tortur&#233; par la police pour lui extorquer une confession sign&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au tribunal, l'ambiance a &#233;t&#233; celle de la solidarit&#233; ; de tr&#232;s nombreux amis s'y sont rendus, certains arrivant de fort loin (Italie, Allemagne, Pologne, Bulgarie, Slov&#233;nie, Croatie...) La police n'a pas laiss&#233; entrer le public, qui a d&#251; se frayer un chemin pour acc&#233;der &#224; la salle d'audience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux amis venus en soutien y ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s pour avoir pr&#233;tendument perturb&#233; l'audience. Ils sont accus&#233;s d' &#171; obstruction &#224; la justice &#187; pour avoir arbor&#233; par la vitre donnant sur le pr&#233;toire un papier qui portait l'inscription au feutre : &#171; L'Anarchisme n'est pas du terrorisme &#187;. Ils ont &#233;t&#233; remis en libert&#233; deux jours plus tard apr&#232;s avoir &#233;t&#233; auditionn&#233;s par le juge d'instruction. Leurs passeports (l'un est ressortissant croate, l'autre serbe mais r&#233;sidant en Autriche) ont n&#233;anmoins &#233;t&#233; confisqu&#233;s et ils doivent se pr&#233;senter au poste de police tous les jours jusqu'&#224; leur proc&#232;s. Ils risquent une grosse amende ainsi qu'une peine allant jusqu'&#224; trois ans de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vendredi suivant, un concert de soutien (longtemps attendu) aux compagnons serbes a &#233;t&#233; interrompu &#224; deux reprises. Une premi&#232;re fois vers minuit, suite &#224; une alerte &#224; la bombe, le club s'est rempli de policiers avec leurs chiens qui se sont retir&#233;s apr&#232;s avoir constat&#233; qu'il s'agissait d'une fausse alerte. Une heure et demie plus tard, le concert a &#233;t&#233; interrompu une nouvelle fois &#224; cause d'un envoi de gaz lacrymog&#232;ne &#224; l'int&#233;rieur du petit club. Le public et les musiciens ont d&#251; quitter la salle. Les t&#233;moins ont d&#233;clar&#233; que la pr&#233;sence polici&#232;re &#233;tait particuli&#232;rement renforc&#233;e autour du lieu avant le concert, et bien qu'une heure et demie avant l'attaque au gaz lacrymog&#232;ne ces m&#234;mes policiers fouillaient le club, l'arrestation des auteurs des faits n'en a pas &#233;t&#233; facilit&#233;e pour autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visiblement, l'&#233;chec de la premi&#232;re manche judiciaire n'a pas &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233; dans les sph&#232;res du pouvoir serbe. Cette fois, apr&#232;s l'attaque du concert, c'est carr&#233;ment une campagne appelant au lynchage des compagnons que les nationalistes serbes ont d&#233;cid&#233; de lancer. Dans l'immeuble o&#249; vit l'un des anarchistes, des affiches ont &#233;t&#233; placard&#233;es et mentionnent : &#171; Fais la connaissance de ton voisinage - apprends &#224; conna&#238;tre les ennemis de la Serbie &#187;. Elles font &#233;galement figurer sa photo, accompagn&#233;e de menaces plus qu'explicites : &#171; Il en existe pour les juger si le tribunal ne le fait pas &#187; et &#171; Nous savons o&#249; vous vivez, nous savons quand vous dormez &#187;. L'affiche est sign&#233;e &#171; anti-antifa &#187; et porte le symbole de la &#171; fiert&#233; blanche &#187; initialement popularis&#233; par le Ku Klux Klan, puis repris par les n&#233;o-nazis &#224; la place de la croix gamm&#233;e, dont l'utilisation est punie par la loi. Lorsque des voisins ont signal&#233; l'apparition de ces affiches, le policier de service a d&#233;clar&#233; : &#171; De quoi vous plaignez-vous si le monsieur de l'affiche ne le fait pas lui-m&#234;me ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir et les nationalistes serbes cherchent manifestement &#224; intimider les compagnons, alors que ceux-ci ont clam&#233; leur volont&#233; de faire la lumi&#232;re publiquement sur les tortures subies pendant leurs six mois de d&#233;tention . Quand on sait de quoi sont capables les nationalistes serbes, qui ont lynch&#233; sans vergogne le jeune supporteur toulousain Brice Taton en pleine rue et en plein jour, on ne peut que se sentir inquiet. En tout &#233;tat de cause, il est clair qu'aujourd'hui l'&#201;tat serbe est responsable de la mise en accusation de nos compagnons et donc &#224; l'origine de cette campagne haineuse. Nous le tenons pour coupable de tout ce qui pourrait leur arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vasili&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Derni&#232;re minute : Le 23 mars dernier voit la confirmation du changement de la qualification de l'acte d'accusation &#224; l'encontre des 6 compagnons de Belgrade. Ils &#233;taient accus&#233;s de &#034;terrorisme international&#034;. Ils sont maintenant accus&#233;s &#034;d'avoir caus&#233; un danger g&#233;n&#233;ral&#034;. Lors de cette seconde journ&#233;e du proc&#232;s, sous les regards attentifs des m&#233;dias, les compagnons ont de nouveau ni&#233; leur culpabilit&#233;. L'un d'eux a d&#233;clar&#233; que la valeur estim&#233;e &#224; 18 euros des d&#233;g&#226;ts subis sur le b&#226;timent de l'ambassade de Gr&#232;ce montre &#224; l'&#233;vidence qu'on leur fait un proc&#232;s politique, l'enqu&#234;te ne disposant m&#234;me pas d'&#233;l&#233;ments pour les accuser d'avoir &#034;caus&#233; un danger g&#233;n&#233;ral&#034;. Suite du proc&#232;s, le 23 avril prochain avec l'audition de t&#233;moins, le r&#233;quisitoire et le plaidoyer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RASSEMBLEMENT : HOMMAGE A UN MORT DU TRAVAIL
</title>
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		<dc:subject>articles_a_117
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		<description>
&lt;p&gt;Le 17 mars 2010, un ouvrier du b&#226;timent de 23 ans s'&#233;crasait au sol d'une hauteur de 30 m&#232;tres. Il construisait un b&#226;timent industriel pour Airbus &#224; Toulouse-Blagnac. Il est un des 155 travailleurs du b&#226;timent qui sont tu&#233;s chaque ann&#233;e par le capitalisme. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 17 avril nous nous r&#233;unirons pour rendre hommage &#224; ce jeune travailleur et &#224; toutes les victimes du capitalisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Samedi 17 avril, &#224; 11 h 30 du matin &lt;br class='autobr' /&gt;
37 rue Dewoitine &lt;br class='autobr' /&gt;
(M&#233;tro Canal du Midi, sortie c&#244;t&#233; commissariat) (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Agenda du syndicat de Toulouse
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;articles_a_117
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 mars 2010, un ouvrier du b&#226;timent de 23 ans s'&#233;crasait au sol &lt;br class='autobr' /&gt;
d'une hauteur de 30 m&#232;tres. Il construisait un b&#226;timent industriel pour Airbus &#224; Toulouse-Blagnac. Il est un des 155 travailleurs du b&#226;timent qui sont tu&#233;s chaque ann&#233;e par le capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 17 avril nous nous r&#233;unirons pour rendre hommage &#224; ce jeune &lt;br class='autobr' /&gt;
travailleur et &#224; toutes les victimes du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 17 avril, &#224; 11 h 30 du matin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37 rue Dewoitine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(M&#233;tro Canal du Midi, sortie c&#244;t&#233; commissariat)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RASSEMBLEMENT :&lt;br class='autobr' /&gt;
HOMMAGE A UN MORT DU TRAVAIL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux accidents du travail mortels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier, m&#234;me en &#233;tant sourd et aveugle, vous n'avez pas pu y &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;chapper : &#233;ditions sp&#233;ciales, visite et discours minist&#233;riel, visite et &lt;br class='autobr' /&gt;
discours pr&#233;sidentiel, parole largement donn&#233;e aux coll&#232;gues et aux &lt;br class='autobr' /&gt;
repr&#233;sentants syndicaux dans les m&#233;dias, pr&#233;sence d'un chef de &lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement &#233;tranger lors des obs&#232;ques, promesses de r&#233;pression accrue &lt;br class='autobr' /&gt;
contre les coupables, commentaires attendris dans la presse... Rien n'a &lt;br class='autobr' /&gt;
manqu&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second, si vous en avez entendu parler, c'est que vous &#234;tes vraiment &lt;br class='autobr' /&gt;
bien inform&#233; : pas un seul ministre, encore moins de pr&#233;sident, pas m&#234;me &lt;br class='autobr' /&gt;
un simple sous&#173;pr&#233;fet, aucune interview des camarades de travail sur les &lt;br class='autobr' /&gt;
ondes, pas de d&#233;l&#233;gation officielle aux obs&#232;ques, impunit&#233; garantie pour &lt;br class='autobr' /&gt;
les coupables, quelques lignes dans la presse locale... Circulez, y a &lt;br class='autobr' /&gt;
rien &#224; voir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, dans les deux cas, c'est bien la m&#234;me chose qui s'est produite &lt;br class='autobr' /&gt; : un homme est mort des suites de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais voil&#224;, un de ces hommes &#233;tait un &#034;simple&#034; ouvrier du &lt;br class='autobr' /&gt;
b&#226;timent*1, l'autre un policier. M&#234;me sans &#234;tre anarchosyndicaliste, &lt;br class='autobr' /&gt;
avec cette simple indication sur leurs professions respectives, vous &lt;br class='autobr' /&gt;
avez compris lequel n'a eu droit &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un a &#233;t&#233; travers&#233; d'une balle, l'autre s'est &#233;cras&#233; au sol : une chute &lt;br class='autobr' /&gt;
de trente m&#232;tres. Horrible, non ? Certes, ce n'&#233;tait qu'un simple &lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;rimaire, certes, il portait un nom qu'un s&#233;nateur UMP pourrait juger &lt;br class='autobr' /&gt;
pas issu &#034;du corps fran&#231;ais traditionnel&#034;, mais quand m&#234;me, quand on &lt;br class='autobr' /&gt;
voit la d&#233;bauche de r&#233;actions pour le premier, on peut estimer que le &lt;br class='autobr' /&gt;
deuxi&#232;me aurait quand m&#234;me pu m&#233;riter un petit quelque chose . . . comme &lt;br class='autobr' /&gt;
tous les copains du b&#226;timent et d'autres industries qui meurent, tous &lt;br class='autobr' /&gt;
les ans, et qui sont eux victimes de l'exploitation, victimes de leurs &lt;br class='autobr' /&gt;
conditions de vie, et pourquoi pas finalement eux aussi, &#171; victimes du &lt;br class='autobr' /&gt;
devoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Justement, c'est bien de &#231;a qu'il s'agit. Les chiffres des amis de la &lt;br class='autobr' /&gt;
police indiquent que, de 1971 &#224; nos jours, &#034;on peut estimer &#224; 620 &lt;br class='autobr' /&gt;
environ le nombre de policiers fran&#231;ais ayant trouver la mort en &lt;br class='autobr' /&gt;
service&#034;. Un peu plus de 600 morts, en presque quarante ans, &#231;a fait une &lt;br class='autobr' /&gt;
moyenne de 21 par an. C'est une moyenne sur une longue p&#233;riode (qui &lt;br class='autobr' /&gt;
inclut manifestement les accidents de la route...) car les choses ont &lt;br class='autobr' /&gt;
chang&#233; et les chiffres actuels sont infiniment plus modestes : 7 morts &lt;br class='autobr' /&gt;
en 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparons. Les chiffres, officiels de la CNAM concernant les ouvriers du &lt;br class='autobr' /&gt;
b&#226;timent indiquent, pour la p&#233;riode allant de 1990 &#224; 2008 (je n'ai rien &lt;br class='autobr' /&gt;
trouv&#233; depuis 1971) un total de 3 420 morts, soit une moyenne de 180 &lt;br class='autobr' /&gt;
morts par an,... pratiquement 8 &#224; 9 fois plus que les policiers si l'on &lt;br class='autobr' /&gt;
prend l'hypoth&#232;se la plus large ! Et si l'on compare la derni&#232;re ann&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
connue pour le b&#226;timent (2008 avec 155 morts) et le chiffre de 7 &lt;br class='autobr' /&gt;
policiers morts en 2009, on voit qu'il y a pas photo : 22 fois plus de &lt;br class='autobr' /&gt;
morts dans le b&#226;timent que dans la police. Et dire qu'aucun ministre ne &lt;br class='autobr' /&gt;
s'en est aper&#231;u...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 Mars 2010 Fernandes Morera est mort dans un accident du travail &lt;br class='autobr' /&gt;
dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale. Il construisait un b&#226;timent industriel &lt;br class='autobr' /&gt;
pour Airbus Blagnac.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour lui rendre hommage, rendez&#173;-vous le samedi 17 Avril &#224; 11h30 devant &lt;br class='autobr' /&gt;
P&#244;le Emploi, avenue E. Dewoitine &#224; Toulouse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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