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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>L'AVEUX
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&lt;p&gt;&#199;a fait des mois que la CNT-AIT le mart&#232;le sur tous les tons : alors qu'il y a une grave p&#233;nurie, il est insens&#233; de d&#233;truire des logements sociaux. Nous le disons et nous le r&#233;p&#233;tons : il vaut mieux remettre des appartements en &#233;tat que les d&#233;truire, c'est beaucoup plus rapide et c'est beaucoup moins cher. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout en continuant les destructions (en particulier celles des appartements des Izards, en bon &#233;tat, comme le prouvent des photos), Franck Biasotto, le patron d' &#171; Habitat-Toulouse &#187; a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#199;a fait des mois que la CNT-AIT le mart&#232;le sur tous les tons : alors qu'il y a une grave p&#233;nurie, il est insens&#233; de d&#233;truire des logements sociaux. Nous le disons et nous le r&#233;p&#233;tons : il vaut mieux remettre des appartements en &#233;tat que les d&#233;truire, c'est beaucoup plus rapide et c'est beaucoup moins cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en continuant les destructions (en particulier celles des appartements des Izards, en bon &#233;tat, comme le prouvent des photos), Franck Biasotto, le patron d' &#171; Habitat-Toulouse &#187; a bien &#233;t&#233; oblig&#233; d'avouer (voir La D&#233;p&#234;che du 16 f&#233;vrier) que d&#233;truire un immeuble co&#251;te la somme faramineuse d'environ 15 millions d'euros alors que r&#233;nover totalement un appartement revient &#224; 30 ou 40 000 &#8364; seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, avec le m&#234;me budget on a le choix soit d'avoir plus de 400 appartements remis &#224; neuf, soit&#8230; un tas de d&#233;combres ! De plus, apr&#232;s la destruction, il faut payer la reconstruction. Encore des millions et des millions,&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode o&#249; la Mairie ne nous parle que de restrictions budg&#233;taires et a augment&#233; sacr&#233;ment les imp&#244;ts locaux, on comprend mal cette volont&#233; de d&#233;truire, surtout au prix que &#231;a co&#251;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre Futur f&#233;vrier 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>R&#201;FUGI&#201;S SYRIENS
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>pr&#233;carit&#233;
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		<dc:subject>logements sociaux
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis le mois de D&#233;cembre l'intensit&#233; de la lutte pour la d&#233;fense du logement des familles de r&#233;fugi&#233;s syriens est mont&#233;e de plusieurs crans. Face &#224; notre demande de r&#233;quisition de la barre d'immeuble des Izards, o&#249; ils se sont auto-log&#233;s, le bailleur Habitat Toulouse, toujours dans son refus de faire la moindre concession d'ordre humanitaire, a choisi de commencer &#224; mettre en &#339;uvre une scandaleuse politique de terre br&#251;l&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors m&#234;me que de leur propre aveu il y a p&#233;nurie de logements (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;logements sociaux
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le mois de D&#233;cembre l'intensit&#233; de la lutte pour la d&#233;fense du logement des familles de r&#233;fugi&#233;s syriens est mont&#233;e de plusieurs crans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir : PENDANT LA MINUTE DE SILENCE LA DESTRUCTION DE HLM SE POURSUIT&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Face &#224; notre demande de r&#233;quisition de la barre d'immeuble des Izards, o&#249; ils se sont auto-log&#233;s, le bailleur Habitat Toulouse, toujours dans son refus de faire la moindre concession d'ordre humanitaire, a choisi de commencer &#224; mettre en &#339;uvre une scandaleuse politique de terre br&#251;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors m&#234;me que de leur propre aveu il y a p&#233;nurie de logements sociaux, les responsables de cet organisme suppos&#233; social ont organis&#233; la destruction syst&#233;matique d'appartements, mettant de facto &#224; la rue femmes, enfants et vieillards. Les journ&#233;es du 13 et 14 d&#233;cembre nous ont clairement montr&#233; de quoi le Pouvoir &#233;tait capable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces jours l&#224;, l'affaire &#233;tait pourtant simple. Une petite communaut&#233; de religieuses, locataire en r&#232;gle d'un appartement en parfait &#233;tat (et m&#234;me coquet), d&#233;m&#233;nageait. Une famille de r&#233;fugi&#233;s syriens (avec un enfant handicap&#233;) souhaitait prendre place dans les lieux ainsi lib&#233;r&#233;s. Le 13 d&#233;cembre tout cela avait &#233;t&#233; discut&#233; avec les habitants de la barre. L'arriv&#233;e d'un &#171; repr&#233;sentant &#187;du DAL, tr&#232;s s&#251;r de lui, pr&#234;t &#224; prendre en main la direction des op&#233;rations, affirmant tout conna&#238;tre du dossier alors qu'il n'en &#233;tait rien (Ex. : il pensait que les religieuses &#233;taient expuls&#233;es&#8230;), et promettant qu'il allait revenir le lendemain avec ses forces, son &#171; r&#233;seau &#187; (au moins une dizaine de personnes selon ses dires)&#8230; aurait du nous mettre la puce &#224; l'oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au jour dit, le 14, non seulement personne n'est venu en renfort mais curieusement les r&#233;fugi&#233;s ne se sont pas sortis de leurs appartements. Face &#224; un dispositif d'envergure constitu&#233; de repr&#233;sentants de Habitat Toulouse, de d&#233;molisseurs professionnels, de vigiles post&#233;s en permanence jour et nuit sur le seuil de l'appartement en question, les compagnons de la CNT-AIT qui avaient pu se d&#233;placer se sont retrouv&#233;s bien seuls et impuissants. Habitat Toulouse avait &#233;t&#233; parfaitement inform&#233; de nos projets, et face &#224; sa d&#233;termination de tout casser, l'absence de mobilisation a transform&#233; cette journ&#233;e qui aurait pu constituer une petite victoire de plus en une d&#233;faite lourde de cons&#233;quences. L'appartement a &#233;t&#233; imm&#233;diatement cass&#233; au lieu d'&#234;tre occup&#233;. Effet psychologique garanti. Par la suite ce sont carr&#233;ment des pavillons entiers qui ont &#233;t&#233; ras&#233;s dans la cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout ceci me pose des questions, que signifie ici l'absence totale des associations ? Pourquoi si peu de solidarit&#233; parmi les r&#233;fugi&#233;s ce jour l&#224; ? Pour y r&#233;pondre, je ferai un aller-retour avec le contexte national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un mouvement de population est une chose s&#233;rieuse qui peut se passer au mieux si deux conditions sont r&#233;unies : la d&#233;cence de l'accueil d'abord et la qualit&#233; du dialogue ensuite. Je parlerai clair, le dialogue, dans le contexte actuel, c'est aussi mener au mieux sur ce terrain la bataille id&#233;ologique contre les islamistes. Or rien n'est fait au mieux, tout est fait au pire, pour que cela se passe le plus mal possible. L'exemple de Calais le montre. Cette situation inhumaine est entretenue, depuis des ann&#233;es, par l'&#201;tat de la sixi&#232;me puissance &#233;conomique mondiale. Le mot &#171; jungle &#187; est significatif. La &#171; loi de la jungle &#187; est r&#233;guli&#232;rement invoqu&#233;e, depuis Hobbes et sa reprise de l'adage latin &#171; L'homme est un loup pour l'homme &#187;, pour justifier les forfaits du capitalisme. La volont&#233; politique de casser les logements sociaux aux Izards n'est que l'&#233;cho de la volont&#233; politique g&#233;n&#233;rale de cr&#233;er et maintenir une jungle &#224; Calais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Observons, dans ce mouvement, l'action des associations, elle se fait &#224; deux niveaux, le premier est celui de celles qui s'investissent dans la logistique (donner &#224; manger, aider &#224; se loger, aider dans les diff&#233;rentes d&#233;marches,..) c'est le niveau de la solidarit&#233; directe, celui que nous encourageons. Le deuxi&#232;me niveau est celui de militants associatifs qui sont en fait des militants d'organisations politiques (ou leurs &#171; compagnons de route &#187;). Ils veulent &#171; repr&#233;senter &#187;. C'est pourquoi, ils organisent des manifestations, ils parlent aux m&#233;dias, mais aussi, ils dirigent les strat&#233;gies en fonctions de leurs int&#233;r&#234;ts, quitte &#224; noyer le poisson, &#224; dissuader de participer &#224; telle ou telle initiative concr&#232;te. Derri&#232;re leur agitation spectaculaire, qui profite bien peu aux r&#233;fugi&#233;s, il y a surtout une course aux subsides et aux places avec, comme corollaire, la reprise du discours dominant qui consiste &#224; essentialiser le &#171; migrant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or, nous n'avons pas affaire &#224; un &#171; migrant-moyen &#187; mais &#224; des &#234;tres humains bien diff&#233;rents, aux trajectoires parfois oppos&#233;es. Pourtant cette r&#233;duction est largement admise et sa cons&#233;quence est de clore syst&#233;matiquement toute possibilit&#233; du dialogue n&#233;cessaire, ne serait que sur &#171; qui &#187;, &#171; pourquoi &#187; et &#171; comment &#187; on soutien les personnes r&#233;fugi&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt; La construction de la &#171; crise migratoire &#187; marche donc sur deux pattes, une p&#233;nurie mat&#233;rielle voulue et organis&#233;e par l'&#201;tat et ses affid&#233;s et une notion r&#233;ductrice de &#171; migrant &#187; entretenue par le discours dominant. Alors il n'y a donc rien d'&#233;tonnant, quand on d&#233;nonce concr&#232;tement ce scandale, &#224; ce que le premier nous donne des coups et que les propagateurs du second nous fassent des crocs en jambe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir : &lt;a href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article779' class=&#034;spip_in&#034;&gt;PENDANT LA MINUTE DE SILENCE LA DESTRUCTION DE HLM SE POURSUIT&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>PENDANT LA MINUTE DE SILENCE LA DESTRUCTION DE HLM SE POURSUIT
</title>
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&lt;p&gt;Enfin, dans ce titre nous exag&#233;rons un peu, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; exactement &#171; pendant &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#199;a &#233;t&#233; un peu avant, et &#171; &#231;a &#187; promet de se poursuivre apr&#232;s si l'on n'y fait rien. Oui, la destruction du b&#226;timent dans lequel logent des familles syriennes r&#233;fugi&#233;es &#224; Toulouse a commenc&#233; avant la minute de silence du 16 novembre et Habitat-Toulouse, propri&#233;taire des murs, entend manifestement la poursuivre apr&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Regardez la photo. &lt;br class='autobr' /&gt; Ces femmes et hommes syriens, beaucoup d'&#226;ge mur, certains tr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot35" rel="tag"&gt;banlieue
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;logements sociaux
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin, dans ce titre nous exag&#233;rons un peu, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; exactement &#171; pendant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#199;a &#233;t&#233; un peu avant, et &#171; &#231;a &#187; promet de se poursuivre apr&#232;s si l'on n'y fait rien. Oui, la destruction du b&#226;timent dans lequel logent des familles syriennes r&#233;fugi&#233;es &#224; Toulouse a commenc&#233; avant la minute de silence du 16 novembre et Habitat-Toulouse, propri&#233;taire des murs, entend manifestement la poursuivre apr&#232;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Regardez la photo.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH203/A_147_HML-89181.png?1732491733' width='500' height='203' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;	Ces femmes et hommes syriens, beaucoup d'&#226;ge mur, certains tr&#232;s &#226;g&#233;s, ont tenu &#224; manifester leur rejet total des attentats de Paris et leur soutien &#224; toutes les victimes, le 16 novembre &#224; midi, avec une minute de silence, en compagnie de leurs deux avocats. Il y a l&#224; beaucoup de courage (ils s'exposent &#224; des repr&#233;sailles). Il y a l&#224; beaucoup de dignit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant regardez, au-dessus des t&#234;tes. Regardez le b&#226;timent. Il y a trois grands trous b&#233;ants au c&#244;t&#233; gauche. Ce sont deux fen&#234;tres et une porte fen&#234;tre qui ont &#233;t&#233; arrach&#233;es pour, avec d'autres destructions, rendre l'appartement inhabitable. Par qui ? Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Par qui ? Mais par Habitat-Toulouse, le bailleur suppos&#233; social. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourquoi ? Parce qu'une famille, d&#233;fendue par un autre avocat, ayant accept&#233; de partir en CADA (centre &#171; d'accueil &#187; officiel de demandeurs d'asile), l'appartement s'est trouv&#233; momentan&#233;ment libre (il y pourtant tant de gens qui dorment &#224; la rue !) et qu'Habitat a saut&#233; sur l'occasion pour le d&#233;truire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Enlever des portes et des fen&#234;tres dans un appartement, c'est, en plein hiver, fragiliser tous ceux qui sont autour au point de vue chauffage. Mais &#231;a, le logeur suppos&#233; social s'en moque. Faire des trous dans la fa&#231;ade d'un immeuble, dans un quartier sensible, &#231;a ne peut que contribuer au sentiment d'ins&#233;curit&#233;. Mais &#231;a aussi, ou Habitat s'en moque, ou &#231;a fait partie de sa strat&#233;gie. Il n'y a pas si longtemps, la Mairie (Moudenc) et Habitat (Biasotto, adjoint de Moudenc) d&#233;non&#231;aient le soi-disant mauvais &#233;tat du b&#226;timent, ce dont ils voulaient tirer argument pour en chasser les occupants (voir l'encadr&#233;). Loin de l'am&#233;liorer, ce qui &#233;tait facile (ce que les Syriens ont fait eux-m&#234;mes d'ailleurs), c'est la voie de la d&#233;gradation que les deux comp&#232;res ont choisi. Et pour que leur d&#233;gradation volontaire ne soit pas r&#233;par&#233;e, pour que l'appartement ne soit pas remis en &#233;tat, Habitat paye jour et nuit des vigiles pour surveiller le d&#233;but de ruine qu'il a ainsi cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Il n'y a la ni le moindre courage ni la moindre dignit&#233;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ni beaucoup de franchise : rappelons qu'Habitat Toulouse avait lanc&#233; en r&#233;f&#233;r&#233; (c'est-&#224;-dire de toute urgence) une proc&#233;dure d'expulsion &#224; l'encontre des r&#233;fugi&#233;s Syriens. Ce proc&#232;s honteux avait &#233;t&#233; finalement fix&#233; au 6 novembre, au Tribunal d'instance. Il a &#233;t&#233; report&#233; s&#233;ance tenante au 8 janvier 2016&#8230; &#224; la demande d'Habitat Toulouse ! Manifestement, les arguments juridiques soulev&#233;s par les deux d&#233;fenseurs de l'ensemble des familles syriennes menac&#233;es (Maitres Cas&#233;ro et Avenas) donnent du fil &#224; retordre &#224; Habitat, qui trouve tout d'un coup que l'expulsion, en r&#233;alit&#233;, n'est pas si urgente que &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pendant ce temps, pendant que certains s'acharnent &#224; d&#233;truire, la solidarit&#233; continue. Chacun, de pr&#232;s ou de loin, d'une fa&#231;on ou d'une autre, peut y participer. Vous pouvez suivre l'actualit&#233; sur le &lt;a href=&#034;https://fr-fr.facebook.com/pages/Cnt-ait-toulouse-officiel/186830011469841&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;facebook cnt ait toulouse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LE GPV, ARME DE DESTRUCTION MASSIVE DE LOGEMENTS SOCIAUX
</title>
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		<dc:subject>A la une
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		<dc:subject>logements sociaux
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		<dc:subject>d&#233;molition
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		<description>
&lt;p&gt;Chaque hiver &#8211; en fait chaque ann&#233;e &#8211; la situation devient de plus en plus catastrophique : des familles sont jet&#233;es &#224; la rue, vivent sur des trottoirs, dans des h&#244;tels borgnes ou des baraquements de fortune dans les lieux les plus insalubres&#8230; Rien qu'&#224; Toulouse, en novembre dernier, un travailleur social pouvait affirmer que, par une nuit de grand froid, le Samu social avait &#233;t&#233; dans l'impossibilit&#233; de proposer le moindre logement &#224; 182 personnes dont une cinquantaine d'enfants pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque hiver &#8211; en fait chaque ann&#233;e &#8211; la situation devient de plus en plus catastrophique : des familles sont jet&#233;es &#224; la rue, vivent sur des trottoirs, dans des h&#244;tels borgnes ou des baraquements de fortune dans les lieux les plus insalubres&#8230; Rien qu'&#224; Toulouse, en novembre dernier, un travailleur social pouvait affirmer que, par une nuit de grand froid, le Samu social avait &#233;t&#233; dans l'impossibilit&#233; de proposer le moindre logement &#224; 182 personnes dont une cinquantaine d'enfants pour lesquels l'&#201;tat n'avait donc eu aucune solution &#224; proposer (&#171; La D&#233;p&#234;che &#187;, 19 novembre 2013). Interrog&#233;e sur ce point, la pr&#233;fecture avan&#231;ait le chiffre ridicule de &#171; 35 places &#187; de cr&#233;&#233;es et la perspective de 25 autres en osant affirmer &#171; &#8230; mais nous n'avons pas encore trouv&#233; les appartements pour loger des familles &#187;. Un comble de cynisme, comme si la pr&#233;fecture ne savait pas qu'au moment m&#234;me des centaines d'appartements sociaux en parfait &#233;tat &#233;taient syst&#233;matiquement d&#233;truits dans le quartier de La Reynerie&#8230; malgr&#233; l'opposition des habitants concern&#233;s et dans le silence &#233;tourdissant des politiques, des m&#233;dias, des grandes associations et autres responsables. La parole &#224; des habitants de La Reynerie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Remerciements &#224; Brigitte, Zoubida, Marcel et Jean-Louis, contact : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_298 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L208xH375/reynerie-1-60381.png?1732491733' width='208' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand vous assistez &#224; toutes ces d&#233;molitions, quel est votre sentiment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;Le premier sentiment, celui qui saisit les habitants, et toute personne un peu sens&#233;e, c'est celui d'un &#233;norme gaspillage. Les immeubles de Reynerie destin&#233;s &#224; la d&#233;molition avaient fait l'objet d'une r&#233;habilitation il y a une dizaine d'ann&#233;es. Tout avait &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233; et remis en &#233;tat apr&#232;s l'explosion d'AZF en 2010&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 21 septembre 2001, l'explosion de l'usine AZF La Grande Paroisse a tu&#233; 31 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;Les appartements sont spacieux, des T4 de 90 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, des T5 de 100 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, con&#231;us pour les familles, avec de grands balcons, 2 points d'eau pour les T5&#8230; A quoi rime de casser &#231;a ? Le gouvernement, tous les responsables politiques nous rebattent les oreilles des &#233;conomies &#224; r&#233;aliser, de la n&#233;cessit&#233; de se serrer la ceinture, et ils d&#233;pensent des millions pay&#233;s par les imp&#244;ts pour casser des appartements habitables ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;&#8200;D&#233;molir, c'est aussi et surtout un co&#251;t humain. Que les personnes qui souhaitent partir ou changer de logement puissent le faire, c'est normal. Il ne devrait pas y avoir besoin de d&#233;molir leur logement pour le leur permet-tre. Mais pour les autres, ceux qui ne souhaitent pas d&#233;m&#233;nager, pour un tas de raisons, ce d&#233;placement forc&#233; est d&#233;sastreux. Et en premier lieu pour les personnes &#226;g&#233;es, contraintes de quitter dans la pr&#233;cipitation un logement qu'elles habitent depuis une trentaine d'ann&#233;es. Certains en meurent.&#8200;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;&#8200;Le logement, c'est vraiment le dernier rempart contre la mis&#232;re. Parce que c'est un toit, mais aussi parce que c'est un lieu o&#249; se poser, un lieu ou vivre ensemble, un &#171; chez soi &#187;. En &#234;tre chass&#233;, devoir en partir sans l'avoir d&#233;cid&#233;, c'est tr&#232;s difficile &#224; assumer. Il faut tout recommencer, sans pr&#233;paration. C'est pourquoi un des mots d'ordre des habitants contre la d&#233;molition &#233;tait &#171; partir ou rester, c'est &#224; nous de d&#233;cider &#187;. Certains habitants en sont &#224; leur troisi&#232;me d&#233;m&#233;nagement impos&#233; pour cause de destruction de leur ancien immeuble !&#8200;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi cette casse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;Les pr&#233;textes invoqu&#233;s pour ces destructions sont essentiellement : la d&#233;shumanisation suppos&#233;e li&#233;e aux tours d'immeubles -&#8200;autrement dit &#171; la faute au b&#233;ton&lt;/i&gt; &#187;&#8200;-, la &#171; ghetto&#239;sation &#187; des quartiers populaires, et en particulier la part importante d'habitants color&#233;s, d'origine &#233;trang&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il r&#233;ellement de la valeur de ces arguments ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;Les barres Gluk et Messager contre la destruction desquelles nous nous battons sont dans le quartier de La Reynerie, au Mirail, &#233;l&#233;ment du projet urbanistique de l'architecte Candilis&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Consid&#233;r&#233; comme l'un des grands architectes et urbanistes contemporains, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;, &#233;tudi&#233; et visit&#233; par des &#233;l&#232;ves architectes du monde entier. Les appartements sont spacieux, confortables (par exemple, une salle d'eau et une salle de bain pour un T5 ou un T6, le cadre est paysager (lac de Reynerie), les infrastructures sociales et culturelles fonctionnent tr&#232;s bien. Les charges comprennent l'eau et le chauffage collectif, fourni par la combustion des ordures m&#233;nag&#232;res. On est loin de la caricature du quartier champignon, construit dans l'urgence sans planification ni r&#233;flexion.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;La justification par exemple, pour d&#233;truire la barre Gluck est &#171; a&#233;rer le quartier &#187; en plantant un bosquet &#224; sa place. Notons que pour installer le chantier de d&#233;molition, il a d'abord fallu raser plusieurs grands et beaux arbres plant&#233;s aux abords des cages d'escaliers.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On voit bien qu'il s'agit l&#224; d'un pr&#233;texte. L'architecte Candilis a &#233;labor&#233; son projet en tenant compte des futurs habitants. La pr&#233;fecture et la marie, elles, dans leur Grand projet de ville (GPV), ne tiennent compte que de l'int&#233;r&#234;t des promoteurs. Par exemple, les barres seront d&#233;truites, mais il est pr&#233;vu la construction d'une tour de 10 &#233;tages d'appartements plus petits en surface (20 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; carr&#233;s de moins pour un T4) mais en accession &#224; la propri&#233;t&#233; pour la moiti&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dans les ann&#233;es 80, pour justifier un abandon complet de certains quartiers qui devenaient plus pauvres, on nous a parl&#233; de probl&#232;me d'architecture, de probl&#232;mes li&#233;s au b&#233;ton, etc. Autant de mensonges qui permettaient de faire oublier l'essentiel, ce qui arrivait aux gens concern&#233;s : le ch&#244;mage de masse qui se d&#233;veloppait, la pr&#233;carit&#233; qui se mettait en place peu &#224; peu. Ce discours s'est aussi racialis&#233; : on nous a parl&#233; d'int&#233;gration, de probl&#232;mes &#224; propos de gens depuis longtemps en France ou m&#234;me pour des jeunes fran&#231;ais. Aujourd'hui, maintenant que tout est racialis&#233; (&#171; Dis moi ton origine, je te dirai qui tu es, ce que tu vaux... &#187;), pour faire accepter les d&#233;logements et l'&#233;loignement des plus pauvres et des plus pr&#233;caires, on nous parle d'un &#171; bon urbanisme &#187;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour nous, il ne s'agit pas d'urbanisme, de r&#233;flexion sur la ville, mais tout simplement de l'application d'une politique violente et m&#233;prisante &#224; l'encontre de toute une partie de la population consid&#233;r&#233;e comme de la poussi&#232;re que l'on peut d&#233;placer sans cons&#233;quences. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L185xH374/reynerie-2-f7256.png?1732491733' width='185' height='374' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et la rengaine sur la mixit&#233; sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Soyons clairs : les gens se logent l&#224; o&#249; ils peuvent le faire financi&#232;rement, l&#224; o&#249; les loyers et les charges sont abordables, l&#224; aussi o&#249; ils savent pouvoir cr&#233;er des liens, b&#233;n&#233;ficier du soutien de la famille et d'amis. Les habitants des quartiers populaires sont majoritairement des personnes aux revenus modestes, des familles ouvri&#232;res, en pr&#233;carit&#233; financi&#232;re. Et alors ? Les habitants de Saint-Georges&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Quartier &#171; chic &#187; du centre ville toulousain.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou de Neuilly&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avec un revenu fiscal m&#233;dian de plus de 55 000 euros par m&#233;nage, (premi&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont majoritairement des familles riches ou au moins &#224; l'aise financi&#232;rement. Personne ne trouve &#231;a anormal. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce qui cr&#233;e l'effet ghetto n'est pas que les gens se regroupent selon leurs origines sociales ou autres, c'est le fait qu'ils ne soient pas consid&#233;r&#233;s et qu'ils ne se consid&#232;rent pas comme &#233;tant de la ville &#224; &#233;galit&#233; avec les autres habitants. C'est le fait qu'ils soient rejet&#233;s en raison de leurs origines, de leurs suppos&#233;es diff&#233;rences. Et qu'ils int&#232;grent ce rejet. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Qu'on arr&#234;te de nous bassiner avec la mixit&#233; sociale. Les gens ont des modes de vie li&#233;s &#224; leurs revenus. Un quartier con&#231;u uniquement pour le gens ais&#233;s se videra au fur et &#224; mesure de ses habitants les plus modestes car il ne leur sera plus adapt&#233; : les commerces, les services par exemple, ne sont pas les m&#234;mes selon qu'ils s'adressent &#224; une client&#232;le ais&#233;e ou &#224; une client&#232;le modeste. Il est vrai que les quartiers populaires sont des lieux o&#249; existent encore des solidarit&#233;s fortes entre les gens et que cela ne pla&#238;t pas &#224; tout le monde. La pseudo &#171; mixit&#233; sociale &#187; tant vant&#233;e vise aussi &#224; d&#233;truire cette solidarit&#233; : les gens d&#233;plac&#233;s se retrouvent d&#233;racin&#233;s, sans attaches, sans histoire, avec tout un r&#233;seau &#224; reconstruire sans garantie de r&#233;ussite. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, pour les gens qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; oblig&#233;s de partir, &#231;a se passe comment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour ceux-l&#224;, le bilan n'est pas souvent positif : m&#234;me si le loyer reste &#233;quivalent - ce qui est rarement le cas -, les charges sont presque toujours plus &#233;lev&#233;es, et en particulier le chauffage. Il est difficile de payer, et m&#234;me en faisant tr&#232;s attention, certains n'y arrivent pas. Tout est plus cher dans les nouveaux quartiers, con&#231;us pour une population plus ais&#233;e. A Reynerie, les magasins sont plut&#244;t bon march&#233;, la solidarit&#233; fonctionne. Mais ailleurs, les gens sont seuls, isol&#233;s, ils ne peuvent pas compter sur les voisins pour les d&#233;panner, garder les enfants, etc. Sans parler dur regard de certains habitants sur les nouveaux venus du Mirail. Beaucoup d'anciens habitants cherchent &#224; revenir parce qu'ils ne s'en sortent plus dans leur nouveau logement. Il ne s'agit pas de communautarisme, mais de solidarit&#233;. Aucun des arguments avanc&#233;s pour d&#233;truire ces centaines de logement sociaux en bon &#233;tat (et parfois en parfait &#233;tat) n'est cr&#233;dible.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le fond&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le fond, le &#171; &lt;i&gt;Grand projet de ville&lt;/i&gt; &#187; (GPV), qui programme toutes ces d&#233;molitions, consiste en v&#233;rit&#233; &#224; chasser les plus pauvres du quartier, afin de r&#233;cup&#233;rer du terrain pour les promoteurs et y installer des &#171; moins pauvres &#187; dans des appartements plus petits, plus chers, dont un tiers seulement sera en logement social, le reste &#233;tant en accession &#224; la propri&#233;t&#233;. Des responsables politiques, des urbanistes, des architectes disent en r&#233;union que leur travail est de &#171; changer de population &#187;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;A Toulouse, les quartiers populaires se trouvent encore en ville, bien desservis par les transports en commun. C'est une chance et une aide importante pour les habitants : plus on est pr&#233;caire, plus on a besoin d'&#234;tre proche des lieux de travail, des agences d'int&#233;rim, des &#233;coles, des services sociaux... plus on a besoin de pouvoir se d&#233;placer facilement. Cependant, une ville qui a des quartiers populaires en son centre ne donne pas l'image lisse et branch&#233;e attach&#233;e aux villes modernes. Les quartiers populaires restent des lieux inqui&#233;tants, ou les &#233;meutes sont encore possibles, et puis &#171; cachez ces pauvres que je ne saurais voir...&#8200;&lt;/i&gt; &#187;. Autant de raisons pour tenter d'&#233;loigner les plus pauvres de la ville proprement dite. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; C'est aussi une fa&#231;on de ne pas traiter les probl&#232;mes r&#233;els que rencontrent les habitants de ces quartiers : mis&#232;re, exclusion, trafics, etc. Tous points sur lesquels il y a des choses &#224; faire imm&#233;diatement pour am&#233;liorer le quotidien.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La propagande officielle pr&#233;sente le GPV comme le gage d'une ville heureuse et pr&#233;tend que tout se fait dans la &#171; concertation &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Le &#171; Grand projet de ville &#187;, c'est donc le projet d'une ville &#171; heureuse &#187;, proprette et festive, entre gens de bonne compagnie. Comme le disent les d&#233;log&#233;s de Gluck : &#171; La mairie projette de belles images de La Reynerie en 2016, mais c'est sans nous, nous n'y serons plus &#187;. Et qu'on ne vienne pas nous opposer l'argument du soi-disant &#171; int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187;, comme le font la mairie et la pr&#233;fecture : si elles avaient r&#233;ellement ce souci, elles ne d&#233;truiraient pas de beaux appartements surtout en p&#233;riode de crise : elles veilleraient plut&#244;t &#224; loger tout le monde, plut&#244;t que de gaspiller l'argent des imp&#244;ts dans des destructions inutiles et de manifester leur total m&#233;pris des personnes d&#233;plac&#233;es et des personnes &#224; la rue ou mal log&#233;es. En fait, avec cet argument, elles essaient de culpabiliser ceux qui s'opposent aux destructions et de les d&#233;signer comme des ennemis des autres habitants. Traiter la question du logement, c'est se poser la question de quelle ville on veut, et mettre en place une pens&#233;e/action &#224; partir des habitants eux-m&#234;mes, sur leur place, leur reconnaissance, leur prise en compte, ind&#233;pendamment de leur origine sociale ou &#171; ethnique &#187;. Des experts dans ces domaines peuvent donc d&#233;cider de se mettre au service de ce travail plut&#244;t que contre les gens.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La concertation n'est qu'un pr&#233;texte pour dire qu'on les a consult&#233;s, mais nous ne sommes pas les acteurs des changements en fonction de nos besoins, de nos d&#233;sirs, &#224; partir de nos id&#233;es - parce que nous en avons ! Ne sommes-nous pas les mieux plac&#233;s pour savoir ce dont nous avons besoin ? Dans quel type de logement nous voulons vivre et de quel quartier nous r&#234;vons ? Nous sommes capables de r&#233;fl&#233;chir, nous sommes riches d'exp&#233;riences, de savoir-faire, de savoir-vivre, beaucoup de gens &#224; l'ext&#233;rieur nous envient notre fa&#231;on de vivre en soci&#233;t&#233; &#224; la mani&#232;re d'un village, nous avons des id&#233;es concernant les lieux, les &#233;quipements, l'environnement, les travaux, la convivialit&#233;, le partage...&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A c&#244;t&#233; de tous ces probl&#232;mes tr&#232;s graves, il y a aussi celui de l'urgence, lui aussi vital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Un logement, un &#171; chez soi &#187;, ce n'est pas simplement avoir un toit sur la t&#234;te. C'est bien plus que cela : c'est un lieu o&#249; se poser, ou &#171; rentrer &#187;, ou retrouver les siens. C'est un &#233;l&#233;ment fondamental de stabilit&#233;, qui permet de se projeter, d'inscrire les enfants &#224; l'&#233;cole, de se laver, de cuisiner, de travailler, d'avoir une vie sociale... C'est la fin de l'errance, la possibilit&#233; de se sentir d'ici, d'en &#234;tre r&#233;ellement. De ce point de vue, ce n'est pas un hasard si depuis la destruction largement m&#233;diatis&#233;e de &#171; La Jungle &#187;, campement des r&#233;fugi&#233;s de Calais, dans tous les campements d&#233;clar&#233;s illicites de Roms ou de sans-papiers, l'&#233;vacuation s'accompagne d'une destruction m&#233;thodique par les bulldozers des cabanes et des effets personnels que les occupants n'ont pas pu emporter. Il s'agit de supprimer toute r&#233;alit&#233; de ce &#171; chez soi &#187; que les habitants de ces campements r&#233;ussissent &#224; recr&#233;er malgr&#233; les difficult&#233;s de leurs conditions de vie. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Poser la question de la crise du logement uniquement par le biais de construire des r&#233;ponses d'urgence, m&#234;me si c'est n&#233;cessaire, ne permet pas de traiter la question sur le fond : la pr&#233;carisation continue, m&#234;me pour les familles qui sont un moment mises &#224; l'abri. L'urgence n'est en r&#233;alit&#233; que l'aboutissement d'un long processus qui d&#233;marre bien plut t&#244;t, et qu'on ne peut r&#233;soudre ou m&#234;me aborder si on ne r&#233;fl&#233;chit pas au probl&#232;me en profondeur en prenant les gens en compte avant, bien avant la rupture de la rue, ou de l'expulsion. Il s'agit par exemple de r&#233;fl&#233;chir aux situations de toutes les personnes mal log&#233;es, dans des conditions d'insalubrit&#233;, de surpeuplement, de toutes les personnes qui risquent de perdre leur logement, et de ceux qui sont h&#233;berg&#233;s provisoirement dans la famille, chez des amis ou dans des structures sociales ou des squats... La question de l'urgence se pose au bout du processus, quand les gens n'ont plus rien, ont tout &#233;puis&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L285xH221/reynerie-3-d9c99.png?1732491733' width='285' height='221' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;Alors comment poser les choses avant d'en arriver &#224; la situation d'urgence ? Est-ce que cela est possible, faisable ? Quel travail engager pour cela ? Au-del&#224; de l'urgence la &#171; question du logement &#187; recouvre des situations diverses, dont le point commun r&#233;side dans la pr&#233;carit&#233; des personnes concern&#233;es. Il y a les gens &#224; la rue, l&#224; intervient l'urgence. Il y a ceux qui ont un logement pr&#233;caire (personnes h&#233;berg&#233;es, personnes avec tr&#232;s peu de ressources, sans) et craignent de ne pas pouvoir le garder ; les personnes mal log&#233;es, dans des appartements insalubres, trop petits, surpeupl&#233;s... ceux qui ont &#233;t&#233; d&#233;log&#233;s par le GPV et la destruction de leur appartement, et qui se retrouvent dans un logement &#233;loign&#233;, avec des charges &#233;lev&#233;es, et en difficult&#233; financi&#232;re ; tous ceux qui ont des ressources tr&#232;s faibles, et qui ne sont pas &#233;ligibles au logement social (Rmistes, ch&#244;meurs, jeunes pr&#233;caires, sans-papiers...). Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les &#171; Politiques de la ville &#187; successives ont eu comme objectif de casser les barres et les tours des quartiers populaires et d'en disperser la population au maximum.&#8200;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Le probl&#232;me de ces politiques, c'est qu'on a reconstruit sur des ruines ou construit des habitations avec des loyers qui ne correspondent plus aux HLM. C'est la lib&#233;ralisation dans tous les secteurs. Les ex-HLM n'&#233;chappent pas &#224; la d&#233;r&#233;gulation subie sur le plan socio-&#233;conomique. Ces politiques sont impos&#233;es d'en haut, les habitantes et habitants n'ont pas droit &#224; la parole. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au total, le GPV&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; _ &#171; &lt;i&gt;C'est une v&#233;ritable gifle pour toutes les personnes mal log&#233;es ou &#224; la rue : plut&#244;t que de les loger, la mairie et la pr&#233;fecture d&#233;truisent, sans aucune n&#233;cessit&#233; objective, des logements sociaux vides et habitables imm&#233;diatement, en ville, dans un quartier avec toutes les commodit&#233;s de transport et de services. La d&#233;molition pour ces familles, c'est un acte d'une extr&#234;me violence, qui les renvoie au n&#233;ant, qui leur signifie qu'ils ne comptent pas.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_301 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L340xH240/reynerie-4-9f8c7.png?1732491733' width='340' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;_&#8200;&#171; &lt;i&gt;Il n'est pas possible aujourd'hui &#224; Toulouse de pr&#233;tendre se mobiliser pour le droit au logement de chacun, contre la mis&#232;re et tout ce qui la favorise, sans prendre position contre la d&#233;molition de centaines de logements sociaux salubres dans le cadre du GPV. Vous qui lisez cet article, nous vous invitons &#224; y r&#233;fl&#233;chir, &#224; en discuter, &#224; faire savoir votre position. Pour notre part, nous continuons &#224; travailler &#224; un moratoire sur les d&#233;molitions, travail ouvert &#224; qui souhaite s'y associer. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Remerciements &#224; Brigitte, Zoubida, Marcel et Jean-Louis, contact : ouvriersgensd'ici[chez]free.fr ; site : &lt;a href=&#034;http://www.ouvriersgensdici.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ouvriersgensdici.net&lt;/a&gt; ; tel 06 13 06 94 62&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le 21 septembre 2001, l'explosion de l'usine AZF La Grande Paroisse a tu&#233; 31 personne et fait plus de 2 500 bless&#233;s, entra&#238;nant de lourds dommages mat&#233;riels dans les quartiers avoisinants dont celui de La Reynerie. D'importants travaux de r&#233;habilitation eurent lieu pendant plusieurs ann&#233;es dans tous les immeubles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;- Consid&#233;r&#233; comme l'un des grands architectes et urbanistes contemporains, Georges Candilis fut l'un des principaux collaborateurs de Le Corbusier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Quartier &#171; chic &#187; du centre ville toulousain.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Avec un revenu fiscal m&#233;dian de plus de 55 000 euros par m&#233;nage, (premi&#232;re ville fran&#231;aise de plus de 20 000 habitants sur ce plan), Neuilly est un horrible ghetto pour riches. Une mesure s'impose en urgence : le transfert de plusieurs familles de Neuilly dans les barres de Reynerie. On est pour la mixit&#233; sociale ou on ne l'est pas !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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