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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Licenciements &#224; l'abc, j'y tiens pas
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&lt;p&gt;Le cin&#233;ma ABC, c'est un de ces cin&#233;mas dits &#034;d'art et d'essai&#034; qui se sont faits une sp&#233;cialit&#233; dans &#034;la d&#233;fense des valeurs&#034;, dans les films alternatifs... bref, une salle &#034;tr&#232;s comme il faut&#034; mais pas forc&#233;ment pour ceux qui y travaillent. C'est ce qu'a r&#233;v&#233;l&#233; publiquement par un tract la CNT-AIT, largement diffus&#233; dans les milieux du cin&#233;ma et repris dans la presse locale. &lt;br class='autobr' /&gt; Retour sur image donc. L'an dernier, une large mobilisation du public, sous le label &#034;L'ABC j'y tiens&#034; avait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cin&#233;ma ABC, c'est un de ces cin&#233;mas dits &#034;d'art et d'essai&#034; qui se sont faits une sp&#233;cialit&#233; dans &#034;la d&#233;fense des valeurs&#034;, dans les films alternatifs... bref, une salle &#034;tr&#232;s comme il faut&#034; mais pas forc&#233;ment pour ceux qui y travaillent. C'est ce qu'a r&#233;v&#233;l&#233; publiquement par un tract la CNT-AIT, largement diffus&#233; dans les milieux du cin&#233;ma et repris dans la presse locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Retour sur image donc. L'an dernier, une large mobilisation du public, sous le label &#034;L'ABC j'y tiens&#034; avait permis de sauver cette salle par l'obtention des aides n&#233;cessaires &#224; sa r&#233;novation. Seulement, la campagne aupr&#232;s du public &#233;tait tronqu&#233;e et dissimulait les pratiques des dirigeants de cette bo&#238;te et les licenciements qu'ils pr&#233;paraient. Si bien qu'apr&#232;s avoir &#034;sauv&#233; l'ABC&#034;, il conviendrait maintenant de sauver ses salari&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt; Les pratiques de la direction ne datent pas d'hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un salari&#233; auquel l'ABC avait fait miroiter un poste int&#233;ressant d&#233;missionne de l'emploi stable qu'il avait dans une autre ville. Mais, le jour de la signature de son nouveau contrat, il d&#233;couvre que ce n'est pas du tout le CDI qu'on lui avait promis mais un simple CDD. On lui explique que ce n'est qu'une simple formalit&#233;. Accul&#233;, il accepte de signer. Un an plus tard, le CDD n'est pas renouvel&#233;. Exit le salari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un autre salari&#233;, vir&#233; et en d&#233;saccord avec la direction sur de nombreux points de son contrat de travail saisit les prud'hommes. Puis il trouve du travail dans un autre cin&#233;ma. L'ayant appris incidemment, et avant qu'il ne signe son nouveau contrat, la direction de l'ABC contacte son nouvel employeur potentiel et &#034;l'avertit&#034; du proc&#232;s en cours. Exit le nouveau contrat. Eh oui, on peut &#234;tre un fan de la &#034;culture&#034;, des &#034;arts et essais&#034;, des &#034;alternatives&#034; et se comporter comme les ma&#238;tres de forge du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle qui se passaient de main en main la liste noire des travailleurs qu'il fallait d&#233;truire &#233;conomiquement en les privant de gagne pain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Voici quelques semaines enfin, l'ABC a propos&#233; aux salari&#233;s les moins pay&#233;s de ... diminuer leur salaire. Il faut savoir que, dans cette entreprise, il y a cinq salari&#233;s de base et deux directeurs. Evidemment, rien &#224; voir entre les salaires des cinq premiers (au niveau du SMIC) et des deux autres (plut&#244;t confortables). C'est pourtant les cinq salaires les plus modestes que la direction se proposait d'amputer en r&#233;duisant leur temps de travail (et donc leur salaire) de 25 &#224; 50 % suivant les cas ! Par un curieux hasard, cette proposition n'a pas &#233;t&#233; faite aux deux directeurs. Pourtant, une ponction sur ces deux salaires aurait largement suffi &#224; colmater la br&#232;che financi&#232;re. Surtout qu'il ne faudrait pas oublier que c'est la direction (et pas les salari&#233;s de base) qui est responsable de la gestion du cin&#233;ma et des mauvais r&#233;sultats financiers &#224; l'origine de ces mesures. Mais ici comme ailleurs, c'est deux poids, deux mesures : les directeurs, malgr&#233; leur responsabilit&#233;, sont maintenus &#224; leur poste alors que les employ&#233;s, qui ont finalement refus&#233; la r&#233;duction de leur salaire ont re&#231;u leur lettre de licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nos lecteurs se souviennent que, quelques mois en arri&#232;re, Utopia, cin&#233;ma suppos&#233; engag&#233;, licenciait pour &#034;manque de conscience politique&#034; et encourageait le &#034;travail b&#233;n&#233;vole&#034; de ses salari&#233;s contre une &#233;ventuelle prime (!). Depuis, m&#234;me les prud'hommes ont condamn&#233; les patrons d'Utopia. Maintenant, on d&#233;couvre les pratiques des dirigeants de l'ABC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Certains ont tendance &#224; croire que la brutalit&#233; patronale est r&#233;serv&#233;e &#224; la tendance dure du MEDEF. En fait, elles est aussi fr&#233;quente dans les entreprises associatives ou &#034;engag&#233;es&#034;. Elle est seulement moins connue, m&#234;me si le voile commence &#224; se lever. Quant au public, ainsi inform&#233;, il a le droit d'exiger des patrons de salles &#034;Art &amp; Essai&#034;, &#034;Alterna-tives&#034;, &#034;Associatives&#034;, &#034;de gauche&#034;...qu'elles mettent en application dans les faits les &#034;valeurs&#034; qu'elles affichent si hardiment dans leurs programmes.&lt;br class='autobr' /&gt; Affaire &#224; suivre donc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>LICENCIEMENTS &#193; L'ABC ?
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Une large mobilisation du public a permis l'an dernier de sauver le cin&#233;ma l'ABC, par l'obtention des aides n&#233;cessaires &#224; sa r&#233;novation. Seulement, la campagne aupr&#232;s du public &#233;tait tronqu&#233;e et lui a dissimul&#233; les pratiques de ses dirigeants et les licenciements qu'il pr&#233;parait. Si bien qu'apr&#232;s avoir sauv&#233; l'ABC, il s'agit maintenant de sauver ses salari&#233;s. Mais d'abord place aux faits : &lt;br class='autobr' /&gt;
Les pratiques violentes de la direction et du conseil d'administration de l'ABC ne datent pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Culture
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une large mobilisation du public a permis l'an dernier de sauver le cin&#233;ma l'ABC, par l'obtention des aides n&#233;cessaires &#224; sa r&#233;novation. Seulement, la campagne aupr&#232;s du public &#233;tait tronqu&#233;e et lui a dissimul&#233; les pratiques de ses dirigeants et les licenciements qu'il pr&#233;parait. Si bien qu'apr&#232;s avoir sauv&#233; l'ABC, &lt;strong&gt;il s'agit maintenant de sauver ses salari&#233;s.&lt;/strong&gt; Mais d'abord place aux faits :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques violentes de la direction et du conseil d'administration de l'ABC ne datent pas d'aujourd'hui,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, il y a quelques ann&#233;es, un salari&#233; a pu en subir les cons&#233;quences : apr&#232;s une proposition d'embauche &#224; l'ABC, il quitte son ancien emploi stable et la ville o&#249; il travaillait. Mais, le jour de la signature de son nouveau contrat, il &lt;strong&gt;d&#233;couvre qu'il ne s'agit que d'un simple CDD.&lt;/strong&gt; Accul&#233;, il accepte de signer. On lui explique alors qu'il ne s'agit que d'une formalit&#233;. Un an plus tard, le contrat n'est pas renouvel&#233; et le salari&#233; se retrouve dans une situation bien pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard un autre employ&#233; de l'ABC, en d&#233;saccord avec les d&#233;cisions de sa direction, saisit les prud'hommes, Puis, il trouve du travail dans un autre cin&#233;ma. Avant qu'il ne signe son nouveau contrat, la direction de &lt;strong&gt;l'ABC contacte son nouvel employeur et l'avertit du proc&#232;s en cours,&lt;/strong&gt; et il ne sera finalement pas retenu pour le poste. Cette pratique qui consiste &#224; mettre sur liste noire ceux qui luttent pour leurs droits et les maintenir ainsi au ch&#244;mage, en s'attaquant &#224; leur gagne-pain, &#233;tait tr&#232;s fr&#233;quente au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, le cin&#233;ma comprend deux directeurs et cinq employ&#233;s. Ces derni&#232;res semaines, arguant des difficult&#233;s &#233;conomiques -r&#233;elles- du cin&#233;ma, le conseil d'administration de l'association (l'employeur) a propos&#233; &#224; trois salari&#233;s de r&#233;duire leur temps de travail, et &lt;strong&gt;donc leur salaire, de 25 % pour deux d'entre eux et de 50 % pour le troisi&#232;me,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition, par un curieux hasard, n'a pas &#233;t&#233; faite aux deux directeurs, alors que leurs salaires sont bien plus &#233;lev&#233;s. Ce qui aurait correspondu &#224; un minimum de logique et d'&#233;quit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Surtout si on n'oublie pas que c'est la direction qui est responsable de la gestion du cin&#233;ma et de ses mauvais r&#233;sultats, &#224; l'origine de ces mesures. Mais ici comme ailleurs, &lt;strong&gt;c'est deux poids, deux mesures :&lt;/strong&gt; les directeurs, malgr&#233; leur responsabilit&#233;, sont maintenus &#224; leur poste alors que les employ&#233;s, qui ont finalement refus&#233; la r&#233;duction de leurs salaires, ont re&#231;u leur lettre de licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelque temps d&#233;j&#224;, on apprenait qu'Utopia, cin&#233;ma suppos&#233; engag&#233;, licenciait pour &#171; manque de conscience politique &#187; et encourageait le &#171; travail b&#233;n&#233;vole &#187; de ses salari&#233;s contre une &#233;ventuelle prime. Depuis, m&#234;me les prud'hommes ont condamn&#233; ses patrons. Maintenant on d&#233;couvre les pratiques des dirigeants de l'ABC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a tendance &#224; croire cette brutalit&#233; patronale r&#233;serv&#233;e &#224; la tendance dure du MEDEF. En fait, elle est aussi fr&#233;quente, dans les cin&#233;mas associatifs ou &#171; engag&#233;s &#187;. Elle est seulement moins connue, m&#234;me si elle commence &#224; l'&#234;tre de plus en plus.&lt;strong&gt; Quant au public, ainsi inform&#233;, il a le droit d'exiger des patrons des salles &#171; art &amp; essai &#187; qu'il fr&#233;quente, de mettre en application les valeurs qu'ils affichent par ailleurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Utopia, mon amour ...
</title>
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		<dc:subject>article_cs_99
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		<description>
&lt;p&gt;A la suite de plusieurs contacts de salari&#233;s ou ex-salari&#233;s d'Utopia, la CNT-AIT a lev&#233; le voile sur des pratiques de cette entreprise qui crie &#034;Haro sur le boulot&#034;, fait son fonds de commerce de la d&#233;nonciation de l'exploitation capitaliste, mais peut &#233;ventuellement se conduire comme le dernier des patrons*1. Avant d'en venir au fond de l'affaire et &#224; ses derniers rebondissements, il faut tout d'abord expliquer pourquoi des salari&#233;s d'Utopia se sont adress&#233;s &#224; la CNT-AIT pour d&#233;noncer leurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Culture
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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?mot70" rel="tag"&gt;article_cs_99
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;&#034;Utopia salaud ! le peuple aura ta peau&#034;&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_rubrique=43&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;&#034;Utopia salaud ! le peuple (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Cracher dans la soupe et mordre la main qui nourrit&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_rubrique=43&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;Cracher dans la soupe et (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Marketing et coeur de cible&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_rubrique=43&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;Marketing et coeur de cible&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;A la suite de plusieurs contacts de salari&#233;s ou ex-salari&#233;s d'Utopia, la CNT-AIT a lev&#233; le voile sur des pratiques de cette entreprise qui crie &#034;Haro sur le boulot&#034;, fait son fonds de commerce de la d&#233;nonciation de l'exploitation capitaliste, mais peut &#233;ventuellement se conduire comme le dernier des patrons*1.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'en venir au fond de l'affaire et &#224; ses derniers rebondissements, il faut tout d'abord expliquer pourquoi des salari&#233;s d'Utopia se sont adress&#233;s &#224; la CNT-AIT pour d&#233;noncer leurs incroyables conditions de travail. N'ayez pas la na&#239;vet&#233; de croire qu'ils &#233;taient anarchosyndicalistes ! C'est tout simplement parce qu'&#034;ailleurs&#034;, on leur a conseill&#233; de la fermer : &#034;Pas touche &#224; Utopia&#034; est le mot d'ordre de la plupart des organisations de gauche ou d'extr&#234;me-gauche, qui ne veulent pas perdre les avantages substantiels que leur boutique trouve dans la caution morale qu'elles apportent &#224; cette salle.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_rubrique=43&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;&#034;Utopia salaud ! le peuple aura ta peau&#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Sous ce titre ravageur dont nous lui laissons la pleine responsabilit&#233;, la &#034;Gazette d'Utopia&#034; (f&#233;vrier 2005) tentait, sur deux grandes pages, avec de perfides illustrations de Charb*2, de r&#233;pondre aux critiques que nous avions diffus&#233;es par voie de tract. Se retranchant derri&#232;re une sorte de &#034;courrier des lecteurs&#034;, elle nous traitait de &#034;lurons&#034; -&#034;pas sympathiques&#034; et m&#234;me &#034;pleins de haine&#034;-, et nous accusait de propager des &#034;on-dit p&#233;nibles&#034;, d'avoir &#034;des comportements inadmissibles&#034;, d'&#234;tre &#034;bourr&#233;s de m&#233;chancet&#233;s&#034;... et, sous la signature d'un certain Fran&#231;ois*3, de &#034;d&#233;nigrer surtout (...) les plus proches&#034; (entendez, des gens de g&#244;che), attitude imm&#233;diatement jug&#233;e &#034;insupportable&#034;. Bref, affreux, sales et m&#233;chants, nous n'&#233;tions que des menteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Depuis, m&#234;me un verdict du Conseil des Prud'hommes, qui n'est pas une instance r&#233;put&#233;e pour ses positions anti-patronales*4, est venu, le 13 septembre 2006, apporter un d&#233;menti cinglant aux affirmations utopiesques en condamnant l'entreprise &#224; 11 000 euros de dommages et int&#233;r&#234;t envers une ex-salari&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bien que quatre &#034;Gazettes&#034; soient parues depuis cette date, on n'y trouve pas l'information que l'importance de ce fait appelait. Pourquoi une discr&#233;tion si inhabituelle chez un champion du devoir d'information et de transparence ? Il est vrai que sa condamnation pour licenciement abusif (comme un vulgaire gros patron de droite) est &#233;clairante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout d'abord, les Prud'hommes pulv&#233;risent les trois motifs d'Utopia : le premier &#034;ne concerne en rien la salari&#233;e&#034;, le deuxi&#232;me &#034;n'est pas plus r&#233;el que s&#233;rieux&#034; quant au troisi&#232;me, il repose sur &#034;une position tout &#224; fait invers&#233;e de la part de la g&#233;rante&#034;. Bien plus, &#034;la gen&#232;se de l'histoire d&#233;montre que les probl&#232;mes... ont..., entre autre, comme point de d&#233;part... le fait que le salari&#233; ait pris contact avec un inspecteur du travail&#034; ... ce qui constitue pourtant un droit &#233;l&#233;mentaire de tout salari&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ensuite, le floril&#232;ge continue : les Prud'hommes rel&#232;vent un courrier &#034;mena&#231;ant&#034; de la direction ainsi que des propos, &#224; l'&#233;gard des salari&#233;s,&#034;pour le moins surprenant(s)&#034; quand ils ne sont pas &#034;particuli&#232;rement condescendants&#034; de la part d'un &#034;actionnaire non-salari&#233;&#034; d'Utopia.&lt;br class='autobr' /&gt; Les Prud'hommes valident &#034;qu'un collectif d'anciens salari&#233;s d'Utopia a &#233;t&#233; form&#233;&#034; et que &#034;assur&#233;ment plusieurs anciens salari&#233;s t&#233;moignent&#034; dans leur tract &#034;Sauve qui peut Utopia&#034; (dont nous ne pouvons que conseiller la lecture tr&#232;s instructive). &lt;br class='autobr' /&gt; Pour ce qui est des accusations d'Utopia concernant la CNT-AIT, les Prud'hommes constatent que le patron les prof&#232;re &#034;sans amener le moindre commencement de preuve de ses affirmations&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Utopia s'est bien gard&#233; de faire appel de ce verdict qui vient tout simplement prouver que les faits d&#233;nonc&#233;s par la CNT-AIT voici maintenant deux ans, malgr&#233; toutes les d&#233;n&#233;gations des utopistes et de leurs tr&#232;s nombreux alli&#233;s, &#233;taient parfaitement fond&#233;es. Ajoutons pour finir que &#034;La D&#233;p&#234;che du Midi&#034; a publi&#233; le 6 f&#233;vrier 2007 un article sur l'affaire*5. Nous avons pu y lire que, d'apr&#232;s la patronne, la condamnation d'Utopia &#233;tait due au fait que la &#034;CNT-AIT aurait suffisamment de talent de persuasion et d'entregent (...) pour influencer les prud'hommes&#034;. Celle l&#224;, on ne nous l'avait pas encore faite. On en rit encore.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;d&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_1 : Lire en particulier dans notre N&#176; 90 (avril-mai 2005) les articles &#034;Quelle est la diff&#233;rence entre un patron de &#034;g&#244;che&#034; et un patron ?&#034;, &#034;Cin&#233;ma Utopia : un cin&#233;phile averti en vaut deux&#034; _2 : Un dessinateur qui gagnerait tout de m&#234;me &#224; v&#233;rifier ses informations... _3 : Que d'aucuns ont cru pouvoir identifier &#224; un ancien leader du PS... _4 : Voir notre brochure &#034;Les Prud'hommes ne d&#233;fendent pas les travailleurs, ils les jugent&#034; _5 : Le journaliste qui le signe a pris au pr&#233;alable contact avec nous. Comme nous le faisons toujours, personne n'a r&#233;pondu &#224; ses questions. L'expression de la CNT-AIT, en tant que telle, est autonome et collective et se fait par des textes r&#233;dig&#233;s en syndicat (tracts, communiqu&#233;s, brochures...). Ceci dit, l'article, sous le chapeau &#034;Le cin&#233;ma toulousain, chantre de la d&#233;nonciation des injustices sociales, &#233;pingl&#233; par le conseil des prud'hommes&#034; est tout &#224; fait correct&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_rubrique=43&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Cracher dans la soupe et mordre la main qui nourrit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreux militants syndicalistes et politiques se sont donn&#233;s beaucoup de peine, depuis pr&#232;s de deux ans, pour expliquer combien cette affaire n'en valait pas la peine. Cela, y compris dans des milieux se d&#233;clarant r&#233;volutionnaires, se revendiquant de l'anticapitalisme voire des id&#233;es libertaires. Le texte qui suit, &#233;manant d'un certain Redrum, que nous p&#234;chons sur internet, r&#233;sume bien leur campagne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#034;Ce soir ... au cin&#233;ma Utopia, mes camarades &#034;tra&#238;tres de classes&#034; (smile) du Scalp/No pasaran organisent un d&#233;bat pr&#233;c&#233;d&#233; d'une projection... je me permets un petit commentaire &#233;videmment qui n'est pas une d&#233;fense d'Utopia mais une petite mise au clair face &#224; une entreprise publicitaire de la CNT-AIT. (...) Utopia, c'est effectivement une possibilit&#233; pour les groupes militants (...) d'organiser des d&#233;bats/projections et de toucher un large public, plus large en tout cas que dans des r&#233;seaux militants ultra-sectaires. Tout comme ces m&#234;mes groupes militants utilisent des salles municipales sans forc&#233;ment &#234;tre d'accord avec la politique de l'&#201;tat, ils utilisent Utopia sans forc&#233;ment d&#233;fendre et cautionner les &#233;ventuels probl&#232;mes. Qui pr&#233;tend aussi qu'Utopia est &#034;intouchable&#034; pour le &#034;peuple de gauche&#034; ? Personne. (...) Personne n'est dupe (...). Utopia est un bon cin&#233;ma avec une bonne pr&#233;sentation mais comme dans toutes (ou presque) les assos et boites de gauche, [ils] jouent sur la corde &#034;militante et b&#233;n&#233;vole&#034; pour pousser un peu plus les salari&#233;Es. L'AIT Toulouse d&#233;couvre la r&#233;alit&#233; du travail dans les boites de gauche. R&#233;volution. Et quand je dis que c'est comme &#231;a dans beaucoup de structures, &#231;a ne veux pas dire que c'est &#034;normal&#034; ou qu'il n'y a pas de raison de changer les choses, &#231;a veut dire que ce n'est pas exceptionnel.Alors, le battage organis&#233; par l'AIT de Toulouse aurait-il pour origine -comme il tente de le faire penser- la col&#232;re des salari&#233;s d'Utopia organis&#233; en collectif ou dans un syndicat ? Niet ! Le battage de l'AIT a pour origine des t&#233;moignages d'ancien salari&#233;Es et surtout le conflit d'une salari&#233;e qui est all&#233;e aux prud'hommes. Je trouve &#231;a mince (...)&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Reprenons depuis le d&#233;but : les patrons d'Utopia vendent leur produit &#034;culturel&#034; gr&#226;ce &#224; un puissant marketing altermondialiste. Cette offre &#034;anticapitaliste&#034;, ils la servent au public gr&#226;ce au travail de salari&#233;s auxquels ils appliquent une &#034;gestion des ressources humaines&#034; violemment capitaliste : travail &#034;b&#233;n&#233;vole&#034; des employ&#233;s, licenciement pour &#034;manque de conscience politique&#034;, et m&#234;me, face &#224; la col&#232;re des salari&#233;s, tentative de s&#233;ances de &#034;psychoth&#233;rapie de groupe pay&#233;e par [leurs] primes annuelles&#034; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quant au &#034;produit&#034; propos&#233;, il est bien plus que le film projet&#233;*1. C'est ce qui fait le succ&#232;s de la firme. Car, ce que les patrons d'Utopia, proposent &#224; la vente, ce n'est pas simplement un film, c'est une identit&#233;, un r&#244;le &#224; consommer : celui d'un spectateur intellectuel et critique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?id_rubrique=43&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Marketing et coeur de cible&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;	Pour que leur marketing reste cr&#233;dible et le &#034;c&#339;ur de cible&#034; fid&#232;le, ils ont besoin d'un label. Celui-ci est apport&#233; par la multitude de groupes radicaux et alternatifs qui y organisent des soir&#233;es &#034;politiques&#034;. En retour, la direction les sponsorise, ne serait-ce que par la publicit&#233; qu'elle leur accorde dans sa &#034;Gazette&#034;. Situation bien diff&#233;rente, contrairement &#224; ce qui est avanc&#233; dans le texte que nous citons plus haut, de celle des groupes qui utilisent &#034;des salles municipales&#034; : on peut difficilement penser en effet que le Maire de Toulouse cherche &#224; se donner une image anticapitaliste, antilib&#233;rale, voire anarchiste par ses pr&#234;ts ou locations. A l'&#233;vidence, les enjeux politiques sont bien diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quoiqu'il en soit, une fois connu tout ce qui pr&#233;c&#232;de, on comprend que les salari&#233;s et les anciens salari&#233;s d'Utopia en col&#232;re ont des int&#233;r&#234;ts diam&#233;tralement oppos&#233;s &#224; ceux de leurs patrons : pour les premier, rendre visible ce qu'ils ont subi ; pour les seconds, l'occulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La CNT-AIT a naturellement choisi de soutenir les salari&#233;s, tout en respectant leur autonomie et leur d&#233;marche : chacun a parl&#233; en son nom, chacun a choisi les m&#233;thodes qu'il a voulu. Quant &#224; ces &#034;groupes militants&#034; auxquels Utopia offre effectivement une possibilit&#233; de &#034;toucher un large public&#034;, quelle a &#233;t&#233; leur position ? La m&#234;me que celle des patrons ! Pour commencer, pendant des mois, ils ont tout simplement ni&#233; l'existence m&#234;me de ce conflit. Que 25 salari&#233;s aient quitt&#233; une boite num&#233;riquement aussi modeste*2 en deux ans (certains avant m&#234;me la fin de leur contrat), que plusieurs aient tenu &#224; apporter un t&#233;moignage &#233;crit,... tout cela n'&#233;tait que du pipi de chat : d'apr&#232;s eux, &#224; partir du moment ou un salari&#233; quitte une entreprise (ou est mis dehors), il n'aurait plus rien &#224; dire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Abandonnant progressivement cette d&#233;fense d&#233;sesp&#233;r&#233;e, ils ont tout fait pour minimiser la port&#233;e de la lutte, en soulignant son caract&#232;re forc&#233;ment individuel (du fait de la disparition r&#233;guli&#232;re des opposants !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour finir, passant &#224; la contre-attaque, voici qu'ils nous accusent p&#234;le-m&#234;le de &#034;d&#233;couvrir la r&#233;alit&#233; du travail dans les boites de gauche&#034; et d'instrumentaliser les salari&#233;s dans une op&#233;ration publicitaire. Au-del&#224; du ridicule de ces accusations, l'objectif est toujours le m&#234;me : d&#233;tourner les regards de l'essentiel, l'exploitation des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Remarquons que si &#034;la r&#233;alit&#233; du travail dans les bo&#238;tes de gauche&#034; &#233;tait si bien connue de nos contradicteurs avant que nous ne la d&#233;noncions, il est &#224; se demander pourquoi ils ne l'ont jamais d&#233;nonc&#233; eux-m&#234;mes et surtout pourquoi ils ont ni&#233; les faits aussi longtemps !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A l'ensemble de ces arguments patronaux qui se retrouve dans le texte de Redrom, il faut ajouter son silence &#233;loquent pendant deux ans, lui et ses amis, pourtant si prompts &#224; d&#233;noncer la domination au Liban ou au Mexique. Jamais -jamais- ils n'ont apport&#233; le moindre soutien aux salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Comment expliquer la collaboration de classe et la d&#233;rive bureaucratique (qui consiste &#224; pr&#233;f&#233;rer les int&#233;r&#234;ts de son organisation &#224; ceux des exploit&#233;s) de ces militants qui ont pourtant choisi de se situer en dehors des partis et syndicats majoritaires, avec toutes les difficult&#233;s que cela entra&#238;ne ? Ce n'est pas, du moins nous ne le pensons pas, qu'ils soient mus par la passion de trahir. L'optimisme nous pousse &#224; penser que leur comportement est, &#224; leurs yeux, l'unique r&#233;ponse possible &#224; une question r&#233;elle et r&#233;currente : celle de la n&#233;cessit&#233; d'allier &#233;thique et efficacit&#233; (ici, conserver nos id&#233;es et pratiques tout en gagnant un large public). Pour tout militant, cette question est centrale, elle nous est d'ailleurs commune. Mais pourquoi alors nos r&#233;ponses s'opposent-elles ? Parce que, ne se donner &#224; choisir, comme nos contradicteurs le font, qu'entre deux solutions caricaturales, est une fa&#231;on, probablement inconsciente, de justifier un mauvais choix. En effet, contrairement au discours qui sous-tend leur position, le choix n'est pas entre soit d'observer une &#233;thique rigoureuse de tous les instants soit de s'asseoir d&#233;finitivement sur cette m&#234;me &#233;thique sous pr&#233;texte d'&#234;tre pragmatique. Il est clair, que vivant dans une soci&#233;t&#233; qui met l'individu sous pression, le premier choix est, dans la r&#233;alit&#233;, pratiquement intenable : je me sers (m&#234;me &#224; minima) de l'&#233;lectricit&#233; fournie par EDF, alors que je suis anti-nucl&#233;aire ; je pars au travail, alors que je suis contre le salariat ; je paye des imp&#244;ts indirects sur tout ce que j'ach&#232;te alors que je suis contre l'&#201;tat,... Bref, au quotidien, mon &#233;thique en prend un coup. Mais l'autre choix, celui qui consiste &#224; jeter l'&#233;thique par-dessus bord sous pr&#233;texte qu'on ne peut pas la mettre en pratique &#224; 100 % est tout simplement, pour des r&#233;volutionnaires, suicidaire. Il revient &#224; renoncer progressivement &#224; toute r&#233;sistance et &#224; faire sien &#034;le mode d'emploi de la r&#233;volte&#034; fourni par le pouvoir, &#224; se rendre d&#233;pendant de ses proc&#233;dures et institutions. On garde le silence sur les m&#339;urs d'un patron qui nous pr&#234;te ses salles un jour, on se pr&#233;sente aux &#233;lections professionnelles un autre, on s'allie aux autoritaires plus ou moins ponctuellement un troisi&#232;me, ... on prend progressivement le chemin de tous ces anciens 68ards qui ont int&#233;gr&#233; le syst&#232;me et en sont souvent devenus les meilleurs d&#233;fenseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quand ceux qui nous critiquent posent le probl&#232;me de fa&#231;on aussi tranch&#233;e, aussi sectaire, en ne laissant comme seule solution finalement que de se lancer le jour m&#234;me dans une r&#233;volution totale ou de se trahir soi-m&#234;me, ils se pr&#233;cipitent dans une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La situation &#224; Utopia n'exigeait d'ailleurs pas un choix aussi corn&#233;lien. Pour tout r&#233;volutionnaire -et, m&#234;me pour tout syndicaliste- le choix &#233;tait fort simple. Quand des salari&#233;s d&#233;noncent les pratiques abusives du patron c'est naturellement du c&#244;t&#233; de l'exploit&#233; qu'il se range, m&#234;me s'il a quelque avantage &#224; perdre.&lt;br class='autobr' /&gt; Si certains tiennent &#224; aller, malgr&#233; tout, dans une salle o&#249; a lieu un tel conflit, une r&#232;gle simple est de refuser toute contrepartie au &#034;service&#034; que son propri&#233;taire vous rend. En somme, cracher dans la soupe et mordre la main qui nourrit. Pour Utopia, refuser un silence complice aux exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est d'ailleurs exactement ce qu'a fait le groupe Scalp-No pasaran (dont le message de Redrom annon&#231;ait la manifestation &#224; Utopia). Dans le d&#233;bat qui a suivi la projection, il a d&#233;clar&#233; en substance ceci :&#034;Nous remercions Utopia, mais nous tenons &#224; dire que nous sommes g&#234;n&#233;s d'&#234;tre l&#224;, parce qu'Utopia est une entreprise avec des patrons et des salari&#233;s. Or, nous sommes anticapitalistes et libertaires, nous sommes contre les patrons. Surtout ceux d'Utopia qui maltraitent leurs salari&#233;s et ont &#233;t&#233; condamn&#233;s aux prud'hommes&#034;. Cette prise de position du Scalp No-Pasaran, tout &#224; fait coh&#233;rente, est all&#233; droit au c&#339;ur de ceux des anciens salari&#233;s qui en ont pris connaissance et qui, jusque l&#224;, se sentaient abandonn&#233;s par le &#034;peuple de gauche&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bidule&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_1 : Ainsi, le m&#234;me film projet&#233; dans un autre cin&#233;ma (par exemple, l'ABC -cin&#233;ma sur lequel nous aurons probablement l'occasion de revenir bient&#244;t) re&#231;oit infiniment moins de spectateurs. _2 : La modestie de l'effectif employ&#233; n'emp&#234;che pas l'importance des ressources financi&#232;res. Il est vrai, comme nous l'&#233;crivions dans un pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, qu'avec 600 000 entr&#233;es en 2004 (Toulouse + Tournefeuille), Utopia bat &#224; plate couture UGC centre ville (550 000 entr&#233;es)et que les chiffres d'affaire 2003 de quelques SARL, qui ont toutes la m&#234;me g&#233;rante, s'&#233;tablissait comme suit : Utopia Latin, 1 626 058 euros. Utopia St Sim&#233;on, 1 207 151 euros. F&#233;licit&#233; Films (sp&#233;cialis&#233;e dans le conseil pour les affaires et la gestion), 299 705 euros. Colossal, non ? Ajoutons que la m&#234;me personne est aussi g&#233;rante de la Soci&#233;t&#233; civile immobili&#232;re St Sim&#233;on, au capital social rondelet, et que nous ne sommes pas s&#251;rs d'avoir tout retrouv&#233;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>UTOPIA MON AMOUR
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		<dc:date>2007-02-14T13:43:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;A la suite de plusieurs contact de salari&#233;s ou ex-salari&#233;s d'Utopia, la CNT-AIT a lev&#233; le voile sur des pratiques de cette entreprise qui crie &#171; Haro sur le boulot &#187;, fait son fond de commerce de la d&#233;nonciation de l'exploitation capitaliste, mais peut &#233;ventuellement se conduire comme le dernier des patrons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d ?abord, pourquoi les salari&#233;s d'Utopia, d&#233;non&#231;ant leurs incroyables conditions de travail, se sont-ils adress&#233;s &#224; la CNT-AIT ? Pas parce qu'ils &#233;taient anarchosyndicalistes ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Culture
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la suite de plusieurs contact de salari&#233;s ou ex-salari&#233;s d'Utopia, la CNT-AIT a lev&#233; le voile sur des pratiques de cette entreprise qui crie &#171; Haro sur le boulot &#187;, fait son fond de commerce de la d&#233;nonciation de l'exploitation capitaliste, mais peut &#233;ventuellement se conduire comme le dernier des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d ?abord, pourquoi les salari&#233;s d'Utopia, d&#233;non&#231;ant leurs incroyables conditions de travail, se sont-ils adress&#233;s &#224; la CNT-AIT ? Pas parce qu'ils &#233;taient anarchosyndicalistes ! Simplement parce que, &#171; ailleurs &#187;, on leur avait conseill&#233; de la fermer : &#171; Pas touche &#224; Utopia &#187; semble bien &#234;tre le mot d'ordre de la plupart des organisations de gauche et d'extr&#234;me-gauche, qui ne veulent pas perdre les avantages substantiels que leur boutique y trouve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; UTOPIA SALAUD ! LE PEUPLE AURA TA PEAU &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous ce titre ravageur dont nous lui laissons l ?enti&#232;re responsabilit&#233;, la &#171; Gazette d'Utopia &#187; (f&#233;vrier 2005) tentait, sur deux grandes pages, de r&#233;pondre &#224; nos critiques. Nous n'&#233;tions que des lurons &#171; pas sympathiques &#187; et &#171; pleins de haine &#187;, accus&#233;s de propager des &#171; on-dits p&#233;nibles &#187;, d'avoir &#171; des comportements inadmissibles &#187;, d'&#234;tre &#171; bourr&#233;s de m&#233;chancet&#233;s &#187;... Bref affreux, sales et m&#233;chants, nous n'avions rien compris. Depuis, m&#234;me un verdict du Conseil des Prud'hommes, qui n'est pas une instance r&#233;put&#233;e pour ses positions anti-patronales, est venu, le 13 septembre 2006, apporter un d&#233;menti cinglant aux affirmations du patron d'Utopia en le condamnant tout d ?abord &#224; 11000 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts envers une ex-salari&#233;e. Bien que trois &#171; Gazettes &#187; soient parues depuis cette date, on n'y trouve pas l'information que l'importance de ce fait appelait. Pourquoi une discr&#233;tion si inhabituelle chez un champion du devoir d'information et de transparence ? Il est vrai que sa condamnation pour licenciement abusif (comme un vulgaire gros patron de droite) est &#233;clairante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, les Prud'hommes pulv&#233;risent les trois motifs d'Utopia : le premier &#171; ne concerne en rien la salari&#233;e &#187;, le deuxi&#232;me &#171; n'est pas plus r&#233;el que s&#233;rieux &#187;, quant au troisi&#232;me, il repose sur &#171; une position tout &#224; fait invers&#233;e de la part de la g&#233;rante &#187;. Bien plus, &#171; la gen&#232;se de l'histoire d&#233;montre que les probl&#232;mes...ont...entre autre, comme point de d&#233;part...le fait que le salari&#233; ait pris contact avec un inspecteur du travail &#187;... ce qui constitue pourtant un droit &#233;l&#233;mentaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le floril&#232;ge continue : les Prud'hommes rel&#232;vent un courrier &#171; mena&#231;ant &#187; de la direction ainsi que des propos &#171; pour le moins surprenant(s) &#187; quand ils ne sont pas &#171; particuli&#232;rement condescendants &#187; d'un &#171; actionnaire non-salari&#233; &#187; d'Utopia. Les Prud'hommes valident &#171; qu'un collectif d'anciens salari&#233;s d'Utopia a &#233;t&#233; form&#233; &#187; et que &#171; assur&#233;ment plusieurs anciens salari&#233;s t&#233;moignent &#187; dans leur tract &lt;a href=&#034;http://cnt-ait.info/article.php3 ?id_article=1083&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Sauve qui peut Utopia &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des accusations d'Utopia concernant la CNT-AIT, les Prud'hommes constatent que le patron les prof&#232;re &#171; sans apporter le moindre commencement de preuve de ses affirmations &#187;. Ajoutons pour finir qu'Utopia s'est bien gard&#233; de faire appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; du constat que les faits diffus&#233;s par la CNT-AIT sont parfaitement fond&#233;s, ce qui est pos&#233; &#224; tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le syst&#232;me actuel (et qui donc appr&#233;cient les films critiques qui passent &#224; Utopia), c'est la question &#233;thique. En cette p&#233;riode &#233;lectorale o&#249; les candidats ne craignent pas d'avancer les propositions les plus contradictoires et les plus scabreuses pour grignoter quelques points dans les sondages, parler d'&#233;thique n ?est certainement pas &#224; la mode. Mais pour nous, les actes doivent &#234;tre en accord avec les paroles ; c'est un pr&#233;alable &#224; toute lutte, que l'oppresseur soit &#171; de droite &#187;, &#171; de gauche &#187; ou &#171; du milieu &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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