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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>Visite rendue &#224; la Boulangerie Coop&#233;rative &#171; anarchiste &#187; louboulbil.
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		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s lecture de l'article en suivant, certains membres du comit&#233; de r&#233;daction ont consid&#233;r&#233; que ce texte pouvait pr&#234;ter &#224; confusion en faisant la part trop belle &#224; une entreprise. Pour &#233;viter toute interpr&#233;tation fallacieuse, nous tenons &#224; pr&#233;ciser les points suivants : en &#233;conomie capitaliste, c'est principalement dans l'entreprise que s'initie et s'exprime le rapport dominants/domin&#233;s. pour la CNT AIT, seule une r&#233;volution sociale authentique, c'est-&#224;-dire initi&#233;e et conduite par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s lecture de l'article en suivant, certains membres du comit&#233; de r&#233;daction ont consid&#233;r&#233; que ce texte pouvait pr&#234;ter &#224; confusion en faisant la part trop belle &#224; une entreprise. Pour &#233;viter toute interpr&#233;tation fallacieuse, nous tenons &#224; pr&#233;ciser les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; en &#233;conomie capitaliste, c'est principalement dans l'entreprise que s'initie et s'exprime le rapport dominants/domin&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pour la CNT AIT, seule une r&#233;volution sociale authentique, c'est-&#224;-dire initi&#233;e et conduite par les domin&#233;s eux-m&#234;mes permettra de mettre fin aux horreurs du syst&#232;me actuel.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, nous savons que des exp&#233;rimentations comme celle du Boulbil, d'une part permettent d'att&#233;nuer la souffrance ouvri&#232;re et d'autre part permettent aux salari&#233;s employ&#233;s de d&#233;couvrir que d'autres formes d'organisation de la soci&#233;t&#233; sont possibles, qu'un autre monde est envisageable, et que le &#171; plafond de verre &#187; du syst&#232;me capitaliste est d&#233;passable. Parce qu'il n'y a pas de r&#233;volution sans r&#233;volutionnaires et qu'une r&#233;volution sociale victorieuse n&#233;cessite la pr&#233;sence dans la soci&#233;t&#233; d'un nombre tr&#232;s cons&#233;quent de personnes conscientes, nous avons donc choisi de publier cet article.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'&#233;tait jamais arriv&#233; que dans ce journal figure un article faisant l'&#233;loge d'une entreprise g&#233;r&#233;e par un patron. Pourtant, suite &#224; une s&#233;rie de publications dithyrambiques dans les m&#233;dias d&#233;crivant une boulangerie coop&#233;rative anarchiste, nous avons d&#233;cid&#233; d'aller v&#233;rifier par nous-m&#234;mes et&#8230;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; louboulbil &#187;, l'entreprise en question est un atelier de panification, cr&#233;&#233;e par un ing&#233;nieur qui apr&#232;s avoir travaill&#233; pour une multinationale en Am&#233;rique du Sud a d&#233;cid&#233; &#224; 28 ans de revenir dans son village d'origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a alors convaincu ses parents, petits agriculteurs de r&#233;unir leurs terres avec leurs voisins pour les exploiter plus rationnellement. Il s'est quant &#224; lui, alors qu'il n'y connaissait rien, lanc&#233; dans la fabrication et la vente sur les march&#233;s de plein vent, de pain de campagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, louboulbil emploie 32 salari&#233;s (20 ETP) et le pain est essentiellement vendu sur des march&#233;s (1000 march&#233;s par an) et dans quelques d&#233;p&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;conomie capitaliste, la finalit&#233; d'une entreprise est de d&#233;gager des profits pour r&#233;mun&#233;rer les propri&#233;taires de l'entreprise, c'est-&#224;-dire les actionnaires. Ce sont eux qui ont mobilis&#233; des capitaux et investi (b&#226;timents, machines, brevets, etc.) pour cr&#233;er l'entreprise. Le fonctionnement de l'entreprise et donc &#233;galement le travail fourni par les salari&#233;s n'ont qu'une seule finalit&#233; : d&#233;gager des profits les plus &#233;lev&#233;s possibles pour r&#233;tribuer les actionnaires, et ce n'est que par accroc qu'une entreprise fournie des biens ou des services &#224; ses clients. L'augmentation du chiffre d'affaires et de la marge b&#233;n&#233;ficiaire prime donc sur tout le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conception sociale et &#233;galitaire du cr&#233;ateur du &#171; boulbil &#171; l'a amen&#233; &#224; proposer de renverser les termes de l'&#233;quation ; dans sa Coop&#233;rative agricole, la finalit&#233; ce sont les salari&#233;s et le capital n'est qu'un moyen, un instrument pour financer l'outil de travail. Donc la croissance du chiffre d'affaires et des profits n'est plus n&#233;cessaire et sont remplac&#233;s par d'autres objectifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La philosophie de l'entreprise se d&#233;cline en 3 r&#232;gles : pouvoir d'achat, temps libre et tranquillit&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#232;gle n&#176;1 : donner &#224; tous les salari&#233;s un revenu correct : l'entreprise s'engage &#224; ce que tous les ans au moins 50 % du chiffre d'affaires soit revers&#233; aux salari&#233;s sous forme de salaires, primes ou charges sociales. &#192; son embauche, un salari&#233; va avoir un revenu net (salaire+ primes) de 2000&#8364; et au bout de 3 ans, il aura au minimum 3000&#8364; (car la r&#233;mun&#233;ration peut &#234;tre doubl&#233;e pour ceux qui travaillent la nuit ou le weekend). Ainsi, les salari&#233;s deviennent partie prenante de l'entreprise, et leurs efforts sont r&#233;mun&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#232;gle n&#176;2 : donner aux salari&#233;s beaucoup de temps libre : le temps de travail est fix&#233; &#224; 4 jours par semaine et un salari&#233; a droit &#224; 10 semaines de cong&#233; pay&#233; (en fait un salari&#233; travaille 168 jours par an). Pour pr&#233;server la tranquillit&#233; des salari&#233;s, l'entreprise va jusqu'&#224; refuser les commandes arrivant en retard et qui donc n&#233;cessiteraient d'effectuer des heures suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#232;gle n&#176;3 : La croissance du chiffre d'affaires n'est pas un but et m&#234;me est limit&#233;e -pas plus de 7%- tout ce qui pourrait perturber la marche normale de l'entreprise et donc perturber la tranquillit&#233; des salari&#233;s est refus&#233;. Des r&#232;gles ont &#233;t&#233; mises en place pour cela, par exemple la communication entre les diff&#233;rents services se fait exclusivement (pas de t&#233;l&#233;phone) par &#233;crit sur des tableaux o&#249; les salari&#233;s inscrivent leurs demandes, (un intranet maison) ; dans chaque service un rempla&#231;ant est pr&#233;vu en cas d'absence (le taux d'absent&#233;isme est tr&#232;s faible) ; la volont&#233; de trouver des solutions en cas d'erreur et le refus de chercher un coupable. Aucun accident de travail &#224; d&#233;plorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gles sont les m&#234;mes pour tous et toutes (pas de plafond de verre, pas de discrimination, les salaires sont les m&#234;mes pour tous (sauf en cas de travail de nuit, samedi, dimanche), elles peuvent &#233;voluer et sont construites en commun (l'anarchie, c'est la r&#232;gle nous dit le fondateur). Gr&#226;ce &#224; cette organisation, les salari&#233;s travaillent en confiance, g&#232;rent eux-m&#234;mes leur travail, leur planning, leurs cong&#233;s, et ont le sentiment de participer &#224; une &#339;uvre commune. Et c'est certainement ce qui permet &#224; l'entreprise de prosp&#233;rer depuis 25 ans dans l'univers capitaliste, la Coop&#233;rative en effet ne peut compter que sur ses propres forces, &#224; savoir ses salari&#233;s et donc les achats &#224; l'ext&#233;rieur sont r&#233;duits au minimum : les b&#226;timents sont auto construits, les mat&#233;riels achet&#233;s d'occasion et entretenus de m&#234;me que les v&#233;hicules par l'&#233;quipe des m&#233;canos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cet engagement volontaire des personnels qui se traduit par une productivit&#233; accrue n'est pas inn&#233; ; pour que les nouveaux salari&#233;s deviennent autonomes et se p&#233;n&#232;trent de l'esprit autogestionnaire propre au boulbil, pour qu'ils se d&#233;barrassent de la mentalit&#233; de &#171; soumis volontaire &#187; &#224; la hi&#233;rarchie, pour qu'ils se comportent en &#234;tre libre et responsable, il faut entre un &#224; trois ans de formation, insiste l'entrepreneur.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'entreprise louboulbil &#171; produit &#187; donc outre du pain, des hommes et des femmes, plus conscients, plus &#233;mancip&#233;s, depuis plus de 25 ans, et prouve, s'il en est besoin qu'un autre mod&#232;le d'entreprise bas&#233;e non plus sur le profit, mais sur la coop&#233;ration, l'entraide et la solidarit&#233; est possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les temps modernes : une lecture
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Les temps modernes, probablement le plus politique des films de Charlie Chaplin est g&#233;n&#233;ralement vu comme une critique f&#233;roce des conditions de vie pendant la grande d&#233;pression (le film est sorti en 1936), du Taylorisme et du travail &#224; la chaine. On peut &#224; mon avis en faire une autre lecture. &lt;br class='autobr' /&gt; D&#232;s les deux premi&#232;res sc&#232;nes, Chaplin nous &#233;claire sur le sens qu'il entend donner &#224; son &#339;uvre : &#8226; Premier plan : un troupeau compact de moutons avance vers ce qu'on devine &#234;tre un abattoir. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH84/chaplin-6b3a2.jpg?1777237877' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les temps modernes, probablement le plus politique des films de Charlie Chaplin est g&#233;n&#233;ralement vu comme une critique f&#233;roce des conditions de vie pendant la grande d&#233;pression (le film est sorti en 1936), du Taylorisme et du travail &#224; la chaine. On peut &#224; mon avis en faire une autre lecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s les deux premi&#232;res sc&#232;nes, Chaplin nous &#233;claire sur le sens qu'il entend donner &#224; son &#339;uvre :&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Premier plan : un troupeau compact de moutons avance vers ce qu'on devine &#234;tre un abattoir.&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Deuxi&#232;me plan : une foule compacte d'ouvriers avance vers l'entr&#233;e d'une usine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La morale du film est tout enti&#232;re contenue dans ces deux premiers plans : les ouvriers acceptent leur sort, comme les moutons acceptent d'aller &#224; l'abattoir. Le film met en sc&#232;ne l'ouvrier Charlot dont les aventures prouvent la justesse de cette th&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un bureau magnifique, une belle secr&#233;taire sert un caf&#233; &#224; un patron qui se distrait en faisant un puzzle, en lisant un journal et de temps &#224; autre en surveillant les ouvriers sur un &#233;cran. Parce qu'il ne parvient pas &#224; placer une pi&#232;ce du puzzle, il augmente la cadence. Charlot, visse des boulons sur la chaine. Le rythme d&#233;j&#224; tr&#232;s rapide devient infernal. Sur la chaine, charlot et ses coll&#232;gues se g&#234;nent, se bousculent, se disputent : chacun pour soi, aucune solidarit&#233; entre eux, ils acceptent les augmentations de cadence et subissent sans r&#233;agir les r&#233;primandes des contremaitres. Charlot fait une crise nerveuse, la machine l'avale, l'engloutit et il n'est plus qu'un simple rouage, un engrenage si totalement soumis aux caprices du patron que ce dernier va jusqu'&#224; l'utiliser comme un animal de laboratoire pour essayer une nouvelle machine susceptible d'augmenter ses profits. Rabaiss&#233; au-dessous de tout, n'ayant plus aucune dignit&#233; Charlot accepte tout, jamais une plainte, jamais une protestation, jamais une ombre de r&#233;volte et ses coll&#232;gues assistent sans mot dire &#224; son supplice. Pire, un peu plus tard, lorsque charlot rendu d&#233;ment par le rythme infernal de la machine va inconsciemment la saboter, ils essayent par tous les moyens de r&#233;parer les d&#233;g&#226;ts et de la maintenir en marche. Charlot et ses coll&#232;gues ont tellement int&#233;gr&#233;, leur statut de domin&#233;s, qu'ils ont perdu tout sens de leur dignit&#233; d'&#234;tres humains. Et Charlie Chaplin continu sa d&#233;monstration...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La machine avale les hommes et les recrache sans cesse, et ces derniers s'adaptent, respectant &#224; la lettre les consignes tant est complet leur asservissement (charlot nourrit un ouvrier coinc&#233; dans une machine pendant la pause repas et attend la fin de la pause pour le lib&#233;rer).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Licenci&#233; de l'usine, charlot dans ses aventures est confront&#233; &#224; la mis&#232;re, &#224; la police, &#224; la prison, &#224; la d&#233;lation, au m&#233;pris des gens des classes sup&#233;rieures ; apr&#232;s chaque &#233;chec, avec son amoureuse, il repart plein d'ardeur, litt&#233;ralement obnubil&#233; par son unique but : avoir un emploi stable pour enfin avoir sa petite maison, son petit confort, vivre sa petite vie bien tranquille, satisfaire ses envies de consommation. Il est persuad&#233; que le seul moyen pour &#234;tre heureux est de s'int&#233;grer dans le syst&#232;me, de collaborer avec lui. En fait, son but dans la vie est celui de la majorit&#233; des salari&#233;s&#8230;. Son obsession est si forte qu'il ne voit pas (ou qu'il ne veut pas voir) la r&#233;alit&#233; de la soci&#233;t&#233;, il ne distingue pas ses amis de ses ennemis, malgr&#233; les opportunit&#233;s que sa maladresse lui offre, malgr&#233; son empathie pour les gens. Il ne s'engage pas avec ceux qui luttent, et au contraire, il aide les forces de r&#233;pression. Son aveuglement est total. Chaplin nous donne l&#224; un magnifique exemple de ce que, au XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, Etienne de la Bo&#233;tie a qualifi&#233; de &#171; servitude volontaire &#187;. Charlie Chaplin connaissait-il le discours de la servitude volontaire de la Bo&#233;tie ? Si la Bo&#233;tie &#233;tablit son diagnostic &#224; partir de la r&#233;alit&#233; de la soci&#233;t&#233; &#224; son &#233;poque, (comment peut-il se faire que &#171; tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n'a de puissance que celle qu'ils lui donnent ? &#187;) il ne d&#233;sesp&#232;re pas et il nous donne la solution pour nous lib&#233;rer de l'esclavage, pour nous &#233;manciper : &#171; soyez donc r&#233;solu &#224; ne plus servir et vous voil&#224; libres &#187; . Rien de tel pour Charlie Chaplin : dans la derni&#232;re sc&#232;ne du film, charlot main dans la main avec son amoureuse tous deux avancent sur une route d&#233;serte vers un horizon lointain &#224; la poursuite de leur r&#234;ve de propri&#233;taire consommateur. Seuls, absolument seuls, point d'espoir hors de la marchandise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible que Charlie Chaplin, qui dans son enfance a connu la mis&#232;re la plus profonde, qui fut oblig&#233; de travailler tr&#232;s jeune pour aider sa famille ait nourri dans sa jeunesse des d&#233;sirs d'une soci&#233;t&#233; plus juste, plus &#233;galitaire. Clairement ce film, totalement d&#233;senchant&#233; marque la fin de ses esp&#233;rances ; Charlie Chaplin en 1936 ne croit plus que l'on puisse changer le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la sortie du film de Chaplin, 90 ans se sont &#233;coul&#233; pendant lesquels le syst&#232;me capitaliste gr&#226;ce au pouvoir de s&#233;duction de la marchandise associ&#233; aux pouvoirs de coercition de l'&#233;tat a &#233;tendu sa domination sur toute la plan&#232;te. Mais ces succ&#232;s sont en r&#233;alit&#233; fragiles. Les cons&#233;quences de cette domination apparaissent de plus en plus &#233;videntes et nous rentrons dans l'&#232;re des catastrophes, (guerres, &#233;pid&#233;mies, &#233;puisement des ressources etc) pr&#233;ludes probables &#224; un effondrement complet du syst&#232;me. Notre capacit&#233; &#224; construire une soci&#233;t&#233; diff&#233;rente dans laquelle les valeurs d'&#233;galit&#233;, de collaboration, d'entraide et de solidarit&#233; remplaceront d&#233;finitivement les valeurs li&#233;es &#224; la marchandise (concurrence, hi&#233;rarchie, profit) d&#233;pend essentiellement de notre capacit&#233; &#224; propager les id&#233;aux de l'anarchie. C'est aujourd'hui que le monde futur se construit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les marchands de viande
</title>
		<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1499</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Qu'est-ce donc que le travail int&#233;rimaire, qui est une pr&#233;carit&#233; institutionnalis&#233;e &#224; destination des milieux populaires, particuli&#232;rement chez les ouvriers ? &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; l'origine, cela d'abord &#233;tait utilis&#233; aux U. $.A pendant l'entre-deux guerres, puis en France &#224; partir des ann&#233;es 1950 aupr&#232;s d'une main-d'&#339;uvre majoritairement f&#233;minine. L'institutionnalisation de cette forme d'emploi d&#233;rogatoire est confort&#233;e dans les ann&#233;es 1990 avec l'alignement de sa r&#233;glementation sur celle du CDD. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH104/etat_rempart-5-a140f.png?1777237877' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce donc que le travail int&#233;rimaire, qui est une pr&#233;carit&#233; institutionnalis&#233;e &#224; destination des milieux populaires, particuli&#232;rement chez les ouvriers ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'origine, cela d'abord &#233;tait utilis&#233; aux U. $.A pendant l'entre-deux guerres, puis en France &#224; partir des ann&#233;es 1950 aupr&#232;s d'une main-d'&#339;uvre majoritairement f&#233;minine. L'institutionnalisation de cette forme d'emploi d&#233;rogatoire est confort&#233;e dans les ann&#233;es 1990 avec l'alignement de sa r&#233;glementation sur celle du CDD. L'int&#233;rim, aujourd'hui, est devenu une norme d'emploi concentr&#233; essentiellement sur les fractions basse du prol&#233;tariat industriel et du BTP, 76 % des int&#233;rimaires travaillent sur des postes d'ouvrier, l'int&#233;rim atteint 14 % dans le secteur du tertiaire et seulement 2 % chez les cadres dans les ann&#233;es 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces missions sont souvent pour des travaux p&#233;nibles et difficiles, souvent avec des forts taux d'accidents du travail ou maladie professionnelle et soumise &#224; une certaine flexibilit&#233; sous peine de perdre sa &#171; mission &#187;. Les int&#233;rimaires sont en moyenne plus jeunes que l'ensemble de la population active, et la part des plus de 50 ans a tripl&#233; entre 1995 et 2015. Notamment dans le secteur de l'agroalimentaire un secteur vieillissant o&#249; le travail s'ex&#233;cute &#224; la cha&#238;ne sur les lignes de production. Les adaptations au poste de travail sont peu propos&#233;es, ce qui &#224; la longue, provoque des douleurs dorsales dues &#224; des positions inconfortables dans la manutention, mais aussi du stress et de l'anxi&#233;t&#233;. Les travailleurs int&#233;rimaires per&#231;oivent leur travail essentiellement comme source alimentaire, supportent tant bien que mal ces conditions de travail, en passant d'une entreprise &#224; l'autre. Face &#224; la multiplication des &#171; missions &#187;, les possibilit&#233;s d'obtenir des avantages collectifs &#224; l'instar des salari&#233;s en CDI deviennent ridicules, et ils ou elles se voient souvent proposer des boulots peu valoris&#233;s et valorisables, dans l'organisation du travail, car la plupart des &#171; missions &#187; d'int&#233;rim sont des m&#233;tiers non-qualifi&#233;s, pay&#233;s au SMIC ou &#224; peine un peu plus, et parfois aux horaires difficiles plus ou moins impos&#233;s de facto, avec tous les risques que cela comporte ; qui sont g&#233;n&#233;ralement les accidents du travail qu'ils soient b&#233;nins jusqu'&#224; l'accident mortel. Ces travailleurs sont soumis au diktat d'une &#171; convocabilit&#233; permanente &#187;, c'est-&#224;-dire qu'ils doivent faire leurs preuves en permanence, s'ils veulent que la &#171; mission &#187; se prolonge et se doivent d'&#234;tre docile et z&#233;l&#233;, sous peine d'&#234;tre accus&#233; de tirer au flanc et de se faire virer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que dans cette situation, c'est particuli&#232;rement int&#233;ressant pour l'employeur, puisque l'int&#233;rim, pour ce dernier, permet d'amenuiser un &#233;ventuel conflit social, faisant faire le &#171; sale boulot &#187;, sans bien entendu remettre en cause les politiques d'entreprise &#171; court-termistes &#187;, d&#233;multipliant les heures suppl&#233;mentaires &#224; gogo, &#224; effectuer sans rechigner, plut&#244;t que d'embaucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les h&#244;pitaux, cela permet par exemple de compenser le manque d'effectif, tout en pr&#233;servant les travailleurs titulaires des taches p&#233;nibles et astreignantes, en &#233;tant par ailleurs peu regardant en mati&#232;re de s&#233;curit&#233;, dans des contextes o&#249; l'encadrement est souvent r&#233;duit par des logiques d'&#233;conomie de main-d'&#339;uvre. Il en r&#233;sulte que la plupart du temps les int&#233;rimaires se sentent &#233;trangers &#224; l'&#233;gard du collectif professionnel, et d&#233;veloppent un rapport individualis&#233; au travail, qui les expose forc&#233;ment &#224; l'autoritarisme des petits chefs, des cadres ou du patron lui-m&#234;me. Il est &#224; noter &#233;galement que pour les salari&#233;s int&#233;rimaires, rester en bonne sant&#233; est un gage d'employabilit&#233;, ce qui semble &#234;tre le cadet des soucis des patrons et des agences d'int&#233;rim, puisque la gestion de la bonne sant&#233; du travailleur int&#233;rimaire est g&#233;r&#233;e ext&#233;rieurement avec une gestion individualis&#233;e et bricol&#233;e de leur propre sant&#233; : la m&#233;decine du travail, reste surtout la m&#233;decine des employeurs, cela permet de renvoyer les &#171; feignasses &#187; au boulot le plus rapidement possible&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;voir article &#171; ce n'est pas Walt Disney ici &#171; Anarchosyndicalisme N&#176; 193&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de sant&#233;, ce sont des adaptations strat&#233;giques qui se jouent de part et d'autre. Du c&#244;t&#233; des salari&#233;s, la n&#233;cessit&#233; du maintien d'un emploi conduit fr&#233;quemment &#224; dissimuler les probl&#232;mes de sant&#233; pour &#233;viter de tomber sous le coup des restrictions m&#233;dicales, qui pourrait compromettre leur employabilit&#233;. Du c&#244;t&#233; des employeurs et des agences d'int&#233;rim, les dispositifs de sant&#233;, ne sont tout simplement que des dispositifs manag&#233;riaux, les agences d'int&#233;rim classent leurs clients en fonction de leur taux d'accidentologie, ou bien alors, que la visite m&#233;dicale est aussi une ficelle pour s&#233;lectionner les travailleurs. Sur une base d'aptitude physique, compte tenu de la r&#233;alit&#233; de ce qu'est la sant&#233; au travail et ses organismes, gageons que les objectifs de performances auxquels sont soumis les managers, se substituent &#224; des vraies d&#233;marches de pr&#233;vention et accusent le contr&#244;le hi&#233;rarchique et les divisions entre les bons et les mauvais travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le march&#233; du travail, puisque le salariat est aussi et surtout un march&#233; comme un autre. Il est g&#233;n&#233;ralement admis parmi les mythes du lib&#233;ralisme, que l'on doit &#234;tre son propre ma&#238;tre, acteur de ses propres choix, usant de sa libert&#233; au sein de la soci&#233;t&#233; capitaliste. L'int&#233;rim incarne par excellence cette fausse libert&#233;, ou le travailleur se croit libre de toute contrainte, du patron, des petits chefs, recevant un salaire soi-disant plus &#233;lev&#233; ; il peut choisir, para&#238;t-il librement son propre lieu d'esclavage quand il n'est pas satisfait. Cette &#171; libert&#233; lib&#233;rale &#187; au sein de cette soci&#233;t&#233; n'est de facto qu'une chim&#232;re, puisque, la vie que nous menons tous, nous oblige &#224; aller gagner notre survie ; la pr&#233;carit&#233; sociale oblige les travailleurs au ch&#244;mage &#224; opter pour la voie du travail en int&#233;rim. Quand on est int&#233;rimaire dans une boite, nous sommes totalement coinc&#233;s pour mener une vie &#224; peu pr&#232;s d&#233;cente, &#233;tant constamment sur le fil du rasoir vis-&#224;-vis des banques, du loyer &#224; payer, de la bouffe&#8230; Quand on est int&#233;rimaire, nous sommes condamn&#233;s &#224; &#234;tre isol&#233;s face au patron, et nous sommes oblig&#233;s de nous taire et subir des abus de tout genre si nous d&#233;sirons nous faire embaucher en tant que CDI. L'int&#233;rimaire est parfait pour les employeurs, qu'ils peuvent utiliser quand ils en ont besoin et qu'ils jettent sans plan social, ni indemnit&#233; de licenciement quand la mission est &#171; termin&#233;e &#187;. Le travailleur int&#233;rimaire auquel on vend la libert&#233; dans le boulot, est en r&#233;alit&#233; un travailleur corv&#233;able et taillable &#224; merci.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'int&#233;rim est une forme de l'esclavage moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8226; source de l'article : La condition int&#233;rimaire (collectif) &#233;dition la dispute 2024&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;voir article &lt;a href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1460' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; ce n'est pas Walt Disney ici &#171; Anarchosyndicalisme&lt;/a&gt; N&#176; 193&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Contre le salariat, et la religion du travail !
</title>
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&lt;p&gt;Notre cher pr&#233;sident de la R&#233;publique ador&#233; avait dit, un jour, il y a d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es, qu'il contestait le mot p&#233;nibilit&#233; au travail, car &#231;a donnerait l'id&#233;e que le travail serait p&#233;nible. Plus tard, l'un de ses gouvernements adopta en force, au m&#233;pris de l'opinion g&#233;n&#233;rale le report &#224; un &#226;ge plus avanc&#233; du d&#233;part &#224; la retraite. Au m&#233;pris total de ces feignasses d'ouvriers du BTP, de l'industrie ou de l'agriculture, pour qui cela signifie clairement le tr&#232;s grand risque de partir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH43/temps_engrenages-2-c9868.jpg?1773499501' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='43' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre cher pr&#233;sident de la R&#233;publique ador&#233; avait dit, un jour, il y a d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es, qu'il contestait le mot p&#233;nibilit&#233; au travail, car &#231;a donnerait l'id&#233;e que le travail serait p&#233;nible. Plus tard, l'un de ses gouvernements adopta en force, au m&#233;pris de l'opinion g&#233;n&#233;rale le report &#224; un &#226;ge plus avanc&#233; du d&#233;part &#224; la retraite. Au m&#233;pris total de ces feignasses d'ouvriers du BTP, de l'industrie ou de l'agriculture, pour qui cela signifie clairement le tr&#232;s grand risque de partir directement du boulot au cimeti&#232;re sans passer par la case repos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais qu'&#224; cela ne tienne, il para&#238;t que les ouvriers sont minoritaires dans ce pays, o&#249; les chiffres varient selon les sociologues &#224; la con, h&#233; oui cela va de 8% &#224; 25 %, comme si le nombre de personnes qui exercent des m&#233;tiers d'ouvriers p&#233;nibles avaient une si grande importance que &#231;a. G&#233;n&#233;ralement, les gens qui ont des m&#233;tiers de ce genre, commencent t&#244;t leur carri&#232;re, et sont pay&#233;s chichement, et les 35 h sont plut&#244;t une aubaine qui limite l'usure physique, en tout cas un peu moins rapidement qu'avec les 39 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui parlent de travail sans arr&#234;t dans les sph&#232;res du pouvoir et de la bourgeoisie en g&#233;n&#233;ral, ce sont les m&#234;mes qui comptent nous faire suer le burnous, en gelant, voire r&#233;duire nos salaires, &#224; coup de 12h/jour, comme au bon vieux temps de la &#171; r&#233;volution industrielle &#187; en 1850-1900.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; nous, nous n'avons ni propri&#233;t&#233;, ni business pour faire de l'argent, du coup, nous sommes oblig&#233;s de vendre notre force de travail &#224; quelqu'un. Nous ne travaillons pas parce qu'on en a envie, nous travaillons parce que nous n'avons pas d'autres moyens de gagner de l'argent pour simplement survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on gagne au boulot, c'est &#224; peine assez d'argent pour pouvoir se payer la bouffe, le loyer, les factures, la bi&#232;re et la PlayStation... Et assez peu, pour qu'on retourne au boulot sans rechigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose pire que le boulot, c'est justement de ne pas en avoir. Quand il y a des aides sociales, c'est la gal&#232;re pour en avoir, et ce n'est pas autant qu'un salaire. Le ch&#244;mage qui plane comme une menace permanente nous pousse &#224; aller au boulot, tous les jours. C'est sur notre travail que se construit cette soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos conditions de vie et nos activit&#233;s quotidiennes de survie se nomment salariat ou travail salari&#233;. Les d&#233;buts du salariat, &#224; l'aube de la r&#233;volution industrielle, furent loin d'&#234;tre paisibles. Au nom de la libert&#233;, la bourgeoisie avait contraint la majorit&#233; &#224; se s&#233;parer des moyens de production assurant leur existence. S&#233;par&#233;s de leurs outils, les petits producteurs n'avaient que la libert&#233; de mourir de faim, bien avant d'acqu&#233;rir la libert&#233; politique, particuli&#232;rement en Angleterre. Ceux qui perdaient tout au nom de cette pr&#233;tendue libert&#233; se transformaient en vagabonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour exproprier les petits producteurs et paysans, la bourgeoisie devait les convaincre. C'est par la terreur que cela se fit : expropri&#233;s de force par les nouveaux seigneurs, ils durent se livrer aux industries des villes. La bourgeoisie inculqua alors &#224; cette nouvelle classe de travailleurs l'amour de la libert&#233; et du travail &#224; coups de trique. La fameuse libert&#233; du travail se doubla d'une interdiction d'&#234;tre oisif, avec des prisons pr&#233;vues &#224; cet effet. La r&#233;sistance de ces gens, qui refusaient de se laisser rythmer leur vie par les cadences du travail, fut bris&#233;e &#224; plusieurs reprises par des milliers de pendaisons op&#233;r&#233;es un peu partout en Europe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au travail, on est &#224; la merci des patrons et des int&#233;r&#234;ts financiers. Une main invisible impose nos horaires et une r&#233;gularit&#233; monotone qui empi&#232;te sur notre vie personnelle. On n'a aucun contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand certains coll&#232;gues me disent, si je ne suis pas content, pourquoi je ne d&#233;missionne pas, comme si c'&#233;tait une r&#233;elle libert&#233; autre que celle d'aller se faire exploiter ailleurs... Quand des capitalistes convainquent des prol&#233;taires que le travail c'est la libert&#233;, alors que nous n'avons jamais notre mot &#224; dire dans un lieu de travail qui est tout sauf d&#233;mocratique et &#224; l'&#233;coute... Ces coll&#232;gues ont compl&#232;tement assimil&#233; la propagande bourgeoise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le libre-&#233;change marchand, impos&#233; par la force, a aujourd'hui atteint le cerveau de mes coll&#232;gues, compl&#232;tement ali&#233;n&#233;s. Boulot, heures sup &#224; n'en plus finir, parfois obligatoires, 2X8, 3X8, travail de nuit, fatigue... On bosse comme des damn&#233;s, &#224; coup de pieds au cul, le LEAN management 1qui impose la cadence, toujours au taquet, et surtout, jamais la moindre solidarit&#233; dans notre mis&#232;re quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun parti bourgeois, ni ouvrier, aucune fraction du capitalisme, de droite ou de gauche, ne remet en question la soi-disant &#171; libert&#233; du travail &#187;. Le stalinisme, inventeur du Stakhanovisme, repris dans le monde entier, y compris aux USA avec le culte de l'employ&#233; du mois, t&#233;moigne de cette logique. &#202;tre r&#233;compens&#233; pour avoir fait gagner de l'argent &#224; l'entreprise, voil&#224; leur d&#233;finition de la libert&#233; : n'&#234;tre plus qu'un simple vendeur de sa force de travail. Tout ceci n'est qu'un outil &#224; la disposition des diff&#233;rentes bourgeoisies. On nous exploite pour la productivit&#233;. On n'a pas voix au chapitre, sinon les n&#233;gociations NAO pour mendier des miettes via un syndicat complice. L'&#233;galit&#233; n'existe pas. La n&#233;gociation est impossible. Seule la gr&#232;ve nous fait entendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos patrons, au soir, r&#233;investissent les fruits de notre labeur pour gonfler leurs affaires. Nous sommes une pi&#232;ce de ce qu'ils poss&#232;dent et vendent. Le salariat : c'est le capital ! La bourgeoisie, ma&#238;tresse des gouvernements, des m&#233;dias, des &#233;coles, des prisons, des services sociaux, de la police, des journaux et de la t&#233;l&#233;vision, nous impose sa vision du monde. L'&#233;cole fa&#231;onne des cohortes de dipl&#244;m&#233;s ou d'exclus, tous destin&#233;s &#224; une t&#226;che pr&#233;cise. Ne nous y trompons pas, ce que nous faisons pour survivre d&#233;finit implacablement notre place dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail est v&#233;cu diff&#233;remment selon sa position. Tout oppose patrons et ouvriers, dans une lutte permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus la vie est ch&#232;re, plus il faut travailler pour payer la nourriture, les transports, l'essence. Pour survivre, on se confronte chaque jour &#224; un monde en mutation. Toutes nos activit&#233;s tendent &#224; devenir ali&#233;nantes, du m&#233;nage aux devoirs des enfants, en passant par les sorties entre amis ou le sport. La soci&#233;t&#233; est fond&#233;e sur le travail. Le niveau des salaires, des b&#233;n&#233;fices, les conditions de travail, la politique du gouvernement, l'art et la technologie sont d&#233;finis par la lutte des classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils nous dressent les uns contre les autres, mais nous pouvons nous unir contre eux. Quand nous luttons pour nos int&#233;r&#234;ts, d'autres doivent faire de m&#234;me. Nos pr&#233;jug&#233;s s'&#233;vanouissent et notre col&#232;re se tourne vers la source du probl&#232;me. La lutte pour nos int&#233;r&#234;ts est le point de d&#233;part pour saper les fondements du capitalisme. Ne soyons pas dupes des sc&#233;l&#233;rats sociaux-d&#233;mocrates qui nous m&#233;prisent, inventant de nouveaux concepts en rempla&#231;ant &#034;prol&#233;tariat&#034; par &#034;peuple&#034;, un terme d&#233;nu&#233; de sens. Le peuple est l'oppos&#233; du prol&#233;tariat. Une fois au gouvernement, les politiciens radicaux ou d'origine ouvri&#232;re ne valent plus rien. Un parti repr&#233;sentant la classe ouvri&#232;re est une contradiction. Il peut seulement offrir une repr&#233;sentation politique, permettant &#224; ses repr&#233;sentants de sugg&#233;rer aux patrons comment mieux diriger la soci&#233;t&#233; et faire de l'argent tout en nous contr&#244;lant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se battre pour nos propres int&#233;r&#234;ts est la premi&#232;re &#233;tape pour d&#233;truire les fondements du capitalisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les bourgeois cherchent &#224; nous dresser les uns contre les autres, mais nous avons la possibilit&#233; de nous unir et de nous dresser contre eux. Lorsque nous nous battons pour nos propres int&#233;r&#234;ts, il est indispensable que d'autres fassent la m&#234;me chose. Nos pr&#233;jug&#233;s se dissipent, et notre col&#232;re s'&#233;loigne de l&#224; o&#249; elle devrait &#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne sera plus indispensable de remplacer tout ce qui peut &#234;tre achet&#233; ou vendu, une fois qu'il n'y aura plus besoin de mesurer le temps de travail requis pour fabriquer ces marchandises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salariat est le paiement d'un service pr&#233;cis contre r&#233;tribution, et sur ce point le salariat est une forme de prostitution pas si &#233;loign&#233;e que &#231;a de la prostitution sexuelle, c'est m&#234;me l'une des formes de prostitution la plus r&#233;pandue au monde, et accept&#233;e par la plupart d'entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'un employeur ne vous donne jamais &#224; manger, contrairement &#224; une id&#233;e re&#231;ue qui circule parmi les patrons et dans la t&#233;l&#233;-poubelle. En effet, un patron ne donne jamais &#224; manger &#224; ses ouvriers, puisqu'il doit payer leurs services, pour pouvoir cr&#233;er des marchandises et r&#233;aliser des profits. Un patron, s'il avait la possibilit&#233; de payer ses ouvriers 0 centimes, il le ferait, parce que pour lui payer un salaire est un investissement comme un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le temps que nous passons au boulot ne fait pas vraiment partie de nos vies, c'est du temps pass&#233; contr&#244;l&#233; par les employeurs, les managers et autres types de cadres dirigeants, c'est du temps pour fabriquer des objets ou produire des services, ou faire acheter ces objets et services par des particuliers ou des entreprises, pour faire faire des b&#233;n&#233;fices &#224; la personne (ou au groupe de personnes si ce sont des actionnaires) qui nous emploie. Nous vendons notre temps et notre &#233;nergie, afin d'acheter des choses dont nous avons besoin pour survivre. Et nous les prol&#233;taires sommes l&#224;, dans cette soci&#233;t&#233; pour acheter ou/et vendre, pour pouvoir faire fonctionner le march&#233;. Objectivement, nous sommes tous des rouages du capitalisme puisque nous participons de gr&#233; ou de force &#224; notre propre exploitation. Pour finir presque toutes les activit&#233;s de la soci&#233;t&#233; dans laquelle nous vivons sont reli&#233;es au syst&#232;me capitaliste et au salariat, que ce soit dans nos loisirs, la t&#233;l&#233; , notre temps de repos, nos vacances, l'&#233;cole pour les enfants qui sert avant toute chose, &#224; cr&#233;er des futurs travailleurs, et pas tellement un lieu d'&#233;mancipation, de formation &#224; l'esprit critique et de culture comme voudrait faire croire la l&#233;gende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail salari&#233;, c'est le capital avant toute chose, et quasiment tout dans nos soci&#233;t&#233;s tourne autour de &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; J'ai 50 &#224; ans et le monde du travail ne me veut pas ! &#187;
</title>
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		<dc:date>2026-03-14T15:25:03Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis plus de 30 ans, j'agis dans le sanitaire et social comme Conseill&#232;re en Insertion Professionnelle, &#201;ducatrice Sp&#233;cialis&#233;e, M&#233;diatrice &#233;ducative et culturelle et Charg&#233;e de Formation ; &#233;tudes en Psychologie et dans le domaine de la Formation. Master 1 en Psychologie Sociale des organisations et du Travail et Master 2 en M&#233;tiers de l'Enseignement, de l'&#201;ducation et de la Formation option Ing&#233;nierie de l'accompagnement et de l'inclusion. &lt;br class='autobr' /&gt; Issue d'une famille ouvri&#232;re, j'ai d&#251; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de 30 ans, j'agis dans le sanitaire et social comme Conseill&#232;re en Insertion Professionnelle, &#201;ducatrice Sp&#233;cialis&#233;e, M&#233;diatrice &#233;ducative et culturelle et Charg&#233;e de Formation ; &#233;tudes en Psychologie et dans le domaine de la Formation. Master 1 en Psychologie Sociale des organisations et du Travail et Master 2 en M&#233;tiers de l'Enseignement, de l'&#201;ducation et de la Formation option Ing&#233;nierie de l'accompagnement et de l'inclusion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Issue d'une famille ouvri&#232;re, j'ai d&#251; r&#233;aliser des petits boulots pour financer mes &#233;tudes jusqu'&#224; distribuer des prospectus aux feux rouges. Je suis adh&#233;rente &#224; diverses associations qui traitent du Handicap &#233;tant moi-m&#234;me en situation de Handicap ; je participe &#224; des ateliers sur les violences syst&#233;miques et sexistes faites aux femmes, actuellement demandeuse d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article, ci-dessous, fait suite &#224; une &#233;tude de sociologie clinique que j'ai r&#233;alis&#233;e dans le cadre de mon Master 2 MEEF en 2022 / 2023 sur le sens de l'accompagnement professionnel et social des m&#232;res isol&#233;es dans le(s) dispositif(s) revenu de solidarit&#233; active. J'ai interview&#233; 4 m&#232;res isol&#233;es qui per&#231;oivent le RSA depuis plus de 10 ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement social actuel dans ses formes et objectifs, loin de servir l'humain, le domine jusqu'&#224; le rendre invisible ; il faut qu'il rentre dans des cases. Fin de la relation humaine broy&#233;e par la techno-sph&#232;re. Cet accompagnement reste marqu&#233; par les pr&#233;jug&#233;s sexistes sous le signe du patriarcat. La femme isol&#233;e reste stigmatis&#233;e et France travail reste agent d'une politique n&#233;olib&#233;rale assum&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Travail Social : Solidarit&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accompagnement des femmes isol&#233;es : le faire-semblant qui p&#233;rennise in&#233;galit&#233;s, injustices et violences symboliques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation de monoparentalit&#233; peut amener des m&#232;res &#224; conna&#238;tre une pr&#233;carit&#233; financi&#232;re et relationnelle, surtout dans les familles dites traditionnelles. Bien que les politiques aient essay&#233; de r&#233;pondre &#224; cette pr&#233;carit&#233; avec l'instauration de l'Allocation Parent Isol&#233; en 1976 puis avec celle du RSA, en 2009, les m&#232;res isol&#233;es subissent une position &#171; d'exclues &#187; en ce qui concerne le march&#233; de l'emploi qui peut aboutir progressivement &#224; une d&#233;saffiliation. Travailler et &#233;lever seule ses enfants rel&#232;vent d'un parcours de combattante, un parcours &#224; bout de souffle. C'est pourquoi, certaines ont fait un choix plus ou moins subi de b&#233;n&#233;ficier des allocations RSA pour &#233;duquer leurs enfants sans travailler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'existence de &#171; trappes &#224; inactivit&#233; &#187; met l'accent sur cette situation o&#249; les m&#232;res isol&#233;es d&#233;clarent &#234;tre volontairement en inactivit&#233; &#224; cause des difficult&#233;s de garde et de mobilit&#233;. L'objectif du dispositif RSA est de lutter contre l'exclusion des personnes d&#233;munies et les &#171; trappes &#224; inactivit&#233; &#187;. L'acc&#232;s au travail est ainsi vecteur d'insertion. Cependant, la r&#233;cession &#233;conomique, le taux &#233;lev&#233; du ch&#244;mage f&#233;minin et une pr&#233;carisation des emplois n'ont pas permis aux politiques en place d'atteindre cet objectif. La Cour des Comptes en 2021 d&#233;clare une augmentation des allocataires du RSA depuis sa cr&#233;ation et l'inefficacit&#233; du dispositif sur le taux de retour &#224; l'emploi de ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le nombre de m&#232;res isol&#233;es dans le dispositif est important par rapport aux hommes dans la m&#234;me situation. Dans son objectif d'insertion, le dispositif met en priorit&#233; l'accompagnement &#224; l'emploi pour ces m&#232;res quand leur dernier enfant a atteint l'&#226;ge des trois ans, afin d'&#233;viter une &#171; possible carri&#232;re &#187; dans l'assistanat. L'important est de les mobiliser sur un retour &#224; l'emploi futur. L'accompagnement y est central. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'accompagnement dans le dispositif RSA fait r&#233;f&#233;rence aux notions de &#171; projet &#187;, &#171; insertion &#187;. Deux notions floues en termes de d&#233;finition, qui ne prennent pas les m&#234;mes valeurs selon les contextes &#233;conomiques et les enjeux politiques. La question de l'accompagnement s'appuie sur des multitudes de concepts qui se croisent, s'entrechoquent et ne peuvent produire une d&#233;finition lisse. Les dispositifs d'insertion priorisent l'accompagnement au projet. Certains y voient la mise en &#339;uvre d'un projet &#171; balistique &#187; qui s'&#233;chelonne sur plusieurs &#233;tapes o&#249; l'allocataire, par cette qu&#234;te incessante pour retrouver un emploi, doit de mani&#232;re autonome et responsable trouver des solutions d'insertion tel &#171; un entrepreneur de soi-m&#234;me &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le caract&#232;re obligatoire dans cet accompagnement am&#232;ne des difficult&#233;s pour ces m&#232;res isol&#233;es. L'acc&#232;s &#224; un travail qui souvent est peu qualifi&#233; (avec des conditions de travail p&#233;nibles) peut sembler laborieux du fait &#171; d'&#234;tre cheffe de famille &#187;. Le financement de l'allocation est donn&#233; en &#233;change de leur bonne volont&#233; &#224; retravailler. Cette logique sexu&#233;e de r&#233;ciprocit&#233; s'oriente de plus en plus sur un principe m&#233;ritocratique au d&#233;triment de celui de la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'important dans cet accompagnement est que ces m&#232;res isol&#233;es aient un projet. Mais, comment se projeter dans un emploi quand les conditions de subsistances sont pr&#233;caires ? L'injonction au projet impute la responsabilit&#233; &#224; ces m&#232;res, elle oblige ces derni&#232;res &#224; faire l'exp&#233;rience douloureuse de l'&#233;chec, de les entra&#238;ner &#224; une solitude absolue et une sorte de disqualification. La m&#232;re isol&#233;e, allocataire du RSA, est aux prises d'un pr&#233;sent ins&#233;curisant, d'une anticipation d'un futur consid&#233;r&#233; comme mena&#231;ant. Le RSA &#233;quivaut &#224; une survie mat&#233;rielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la place de l'accompagnement dans ces conditions de pr&#233;carit&#233; de ces m&#232;res isol&#233;es ? Quel sens ces m&#232;res isol&#233;es ont-elles de l'accompagnement par rapport &#224; leur v&#233;cu, leur exp&#233;rience. Les dispositifs d'insertion, ces derniers tels qu'ils sont pratiqu&#233;s ne permettent pas &#224; ces m&#232;res isol&#233;es de s'engager dans un collectif avec pour objectif l'emploi. L'insertion sociale y est plus prioris&#233;e que celle professionnelle, consid&#233;rant les publics pr&#233;caires comme des &#171; objets qu'il faut soigner &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour comprendre le sens de l'accompagnement des m&#232;res isol&#233;es, il faut une approche psychologique qui permet de comprendre la singularit&#233; de chaque m&#232;re isol&#233;e et leur repr&#233;sentation de leur accompagnement. La construction de cette repr&#233;sentation est fa&#231;onn&#233;e par les valeurs, les contextes physiques, psychologiques et culturels de l'individu. La v&#233;rit&#233; est celle de l'acteur concern&#233; au moment de l'accompagnement. L'accompagnement suppose un accompagnant et un accompagn&#233;. La relation y est n&#233;cessaire et essentielle dans la construction de sens dans l'accompagnement. Elle ne doit pas se r&#233;duire &#224; un cadre format&#233; dans lequel autrui est assimil&#233; &#224; un objet de soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En se d&#233;pla&#231;ant sur la position du professionnel d'insertion, la m&#232;re isol&#233;e en tant que sujet peut se questionner, prendre conscience des diverses id&#233;ologies et sources d'influences sociales auxquelles elle est expos&#233;e, les re-signifier et se les r&#233;approprier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, se pose ici la question du sens de l'exp&#233;rience. Pour ce faire, redonnons la parole &#224; ces m&#232;res isol&#233;es. Finalement, les t&#233;moignages des quatre volontaires, bien que diff&#233;rents, pr&#233;sentent des convergences sur leurs parcours personnel et professionnel. Leur exp&#233;rience dans le dispositif montre que toutes les quatre ont v&#233;cu des ruptures conjugales qui les ont fragilis&#233;es et ont caus&#233; une pr&#233;carit&#233;, qui les ont fait entrer dans le dispositif RSA. Elles t&#233;moignent de situations, v&#233;cues comme stigmatisantes, de leur statut de &#171; m&#232;re isol&#233;e &#187; autant de la part des institutions que de la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral. Leurs t&#233;moignages r&#233;v&#232;lent qu'elles sont en position &#171; d'exclues &#187; face au march&#233; de l'emploi par rapport &#224; leur situation et qu'elles vivent une ins&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Elles t&#233;moignent de la rigidit&#233; et de l'injonction, pr&#233;sentes dans l'accompagnement. Ce dernier est per&#231;u comme trop proc&#233;durier avec la contractualisation du projet d'insertion tous les trois mois. Les activit&#233;s propos&#233;es sont, pour elles, inutiles, sans objectifs voire occupationnelles. Ces m&#232;res n'ont pas de projets d'emploi concrets du fait, d'une part d'un pr&#233;sent v&#233;cu comme pr&#233;caire financi&#232;rement, d'un futur ins&#233;curisant et d'autre part, d'un manque de propositions d'emploi, de formations, d'informations de la part de leur Conseiller d'Insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout de m&#234;me, pour continuer &#224; b&#233;n&#233;ficier de l'allocation RSA, certaines font de temps en temps quelques missions d'emploi. Certaines disent &#234;tre satisfaites de leur accompagnement car ce dernier leur laisse le temps de r&#233;aliser des activit&#233;s culturelles et sociales dans des associations. Cela leur permet d'avoir un &#233;quilibre psychologique en cherchant du soutien dans des lieux associatifs pour cr&#233;er du lien social. Ainsi, cet accompagnement prend alors sens pour elles &#224; ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La divergence sur le sens de l'exp&#233;rience de l'accompagnement se situe sur le t&#233;moignage d'une m&#232;re volontaire. Cette derni&#232;re a un accompagnement &#224; l'emploi r&#233;alis&#233; par une association d'insertion. Son t&#233;moignage sur l'accompagnement, r&#233;v&#232;le des notions de r&#233;ciprocit&#233;, de contrat mutuel, de responsabilit&#233; et de lien social. Elle trouve l'accompagnement soutenant et efficace lui permettant d'avoir confiance en ses comp&#233;tences. Ce t&#233;moignage montre l'accent mis dans son pouvoir d'agir, o&#249; la notion de projet a toute sa place. Cette m&#232;re souligne le fait d'&#234;tre &#233;cout&#233;e et entendue par son Conseiller. Elle a le sentiment d'&#234;tre comprise, l'accompagnement est consid&#233;r&#233; comme plus concret et humain. La personne, alors socialis&#233;e, est restaur&#233;e dans sa dignit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour conclure, les accompagnements institutionnels ne r&#233;pondent pas aux d&#233;sirs d'&#233;mancipation, de cr&#233;ation et de d&#233;veloppement de ces m&#232;res isol&#233;es. Leur accompagnement &#171; pr&#234;t-&#224;-porter &#187; et lin&#233;aire ne peut r&#233;pondre aux situations personnelles de chacune. Celles-ci ont le sentiment d'&#234;tre encore plus isol&#233;es et stigmatis&#233;es. L'omnipr&#233;sente injonction de retrouver un emploi, &#224; n'importe quel prix, n'a pas de sens pour elles et laisse un sentiment d'incompr&#233;hension. Cet accompagnement institutionnel n'est pas soutenant, il r&#233;pond seulement &#224; des injonctions : pas de recherche d'emploi, pas d'allocation. Le travail comme seul &#233;mancipation financi&#232;re. Certaines th&#233;ories mettent le travail comme seul vecteur de socialisation et de bien &#8211; &#234;tre. Le travail constitue, au sein des soci&#233;t&#233;s occidentales, une dimension centrale pour l'individu et, par cons&#233;quent, la privation d'emploi est une privation absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres mots, outre les aspects financiers, l'individu se trouve d&#233;muni de diverses ressources psychologiques qui font son quotidien lorsqu'il est dans ce type d'accompagnement : son temps devient sans structure, ses activit&#233;s sans objet, ses contacts sociaux sans interlocuteurs, sa vie sans but collectif et son statut social sans assise. Pour r&#233;pondre &#224; ce non-sens, ces m&#232;res isol&#233;es cr&#233;ent un monde des possibles o&#249; elles ont le sentiment d'exister. L'absence d'emploi ne signifie pas forc&#233;ment l'absence de toute activit&#233; et que, d'autre part, le maintien d'un certain niveau d'activit&#233; peut contribuer &#224; la protection de la sant&#233; mentale des individus sans emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On peut faire l'hypoth&#232;se que seules les activit&#233;s qui permettent &#224; l'individu de devenir l'auteur d'actions qui ont du sens pour lui, sous-tendent un niveau d'ajustement personnel &#233;lev&#233;, susceptible de compenser l'absence d'emploi. Plus pr&#233;cis&#233;ment, l'activit&#233; doit, pour favoriser le fonctionnement social et le bien-&#234;tre des individus, permettre &#224; ceux-ci de r&#233;pondre aux aspirations intrins&#232;ques de d&#233;veloppement personnel, de construction des relations sociales satisfaisantes et de contribution &#224; la soci&#233;t&#233;. La notion de projet de vie est essentielle pour ces m&#232;res isol&#233;es, elle leur permet de &#171; tenir &#187;, d'&#234;tre auteurs de leur existence. Un accompagnement devrait se r&#233;aliser dans cette optique, non d'acteur mais d'auteur, et prendre en consid&#233;ration l'univers des multiples &#171; d'&#234;tre &#187; de la personne que l'on souhaite accompagner dans une marche mutuelle. Alors on pourra parler de Solidarit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corinne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mortalit&#233; de classe
</title>
		<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1474</link>
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		<dc:date>2025-12-23T16:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin
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		<description>
&lt;p&gt;Nous citerons ici un extrait du communiqu&#233; de la salle de presse de l'Inserm du 16 septembre 2025. Les habitantes des communes socio-&#233;conomiquement d&#233;favoris&#233;es ont plus de risques de voir leur enfant d&#233;c&#233;der dans les premiers jours suivant sa naissance. C'est le constat d'une nouvelle &#233;tude publi&#233;e par une &#233;quipe de recherche de l'Inserm, de l'Universit&#233; Paris Cit&#233;, de l'Inrae, de l'Universit&#233; Paris Nord, et de l'APHP, dans la revue m&#233;dicale BMJ M&#233;dicine, le 16 septembre 2025. &lt;br class='autobr' /&gt; Une &#233;tude (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH66/billet_crane-4a58e.png?1766503389' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='66' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous citerons ici un extrait du communiqu&#233; de la salle de presse de l'Inserm du 16 septembre 2025.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les habitantes des communes socio-&#233;conomiquement d&#233;favoris&#233;es ont plus de risques de voir leur enfant d&#233;c&#233;der dans les premiers jours suivant sa naissance. C'est le constat d'une nouvelle &#233;tude publi&#233;e par une &#233;quipe de recherche de l'Inserm, de l'Universit&#233; Paris Cit&#233;, de l'Inrae, de l'Universit&#233; Paris Nord, et de l'APHP, dans la revue m&#233;dicale BMJ M&#233;dicine, le 16 septembre 2025.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;tude de 2022&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;lien vers l'&#233;tude https://bmjmedicine.bmj.com/content/bmjmed/4/1/e000954.full.pd&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait d&#233;j&#224; r&#233;v&#233;l&#233; une hausse significative de la mortalit&#233; infantile (d&#233;c&#232;s avant un an) en France depuis 2012. Cette &#233;tude avait identifi&#233; la mortalit&#233; n&#233;onatale (d&#233;c&#232;s entre la naissance et le 28&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; jour du b&#233;b&#233;) comme principale composante de l'augmentation de la mortalit&#233; infantile, mais elle ne permettait pas de savoir quels &#233;taient les territoires et les populations les plus touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y voir plus clair, une &#233;quipe scientifique a mis au point un indice de d&#233;savantage social adapt&#233; &#224; la p&#233;riode p&#233;rinatale pour chaque commune de France hexagonale[2], r&#233;sultant de l'analyse de diff&#233;rents facteurs associ&#233;s &#224; l'&#233;tat de sant&#233; des nouveau-n&#233;s dans de pr&#233;c&#233;dentes &#233;tudes : le taux de ch&#244;mage, le pourcentage de personnes immigr&#233;es dans le secteur, celle de locataires, de familles monoparentales, et le revenu m&#233;dian par m&#233;nage. Les scientifiques ont ensuite crois&#233; cet indicateur avec le taux de mortalit&#233; n&#233;onatale sur deux p&#233;riodes : entre 2001 et 2008 puis entre 2015 et 2020, en utilisant le Syst&#232;me national de donn&#233;es de sant&#233; (SNDS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats mettent en lumi&#232;re d'importantes in&#233;galit&#233;s face &#224; la mortalit&#233; n&#233;onatale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quelle que soit la p&#233;riode &#233;tudi&#233;e, les d&#233;c&#232;s de nouveau-n&#233;s sont plus nombreux pour les m&#232;res qui r&#233;sident dans les communes les plus d&#233;favoris&#233;es au regard de notre indice de d&#233;savantage social adapt&#233; &#224; la p&#233;riode p&#233;rinatale &#187;, observe Jennifer Zeitlin, &#233;pid&#233;miologiste et directrice de recherche &#224; l'Inserm, et derni&#232;re autrice de l'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce communiqu&#233; est la synth&#232;se d'un article m&#233;dical paru dans la revue BMJ M&#233;dicine (voir la r&#233;f&#233;rence pour les anglophones1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y ajoutera la citation suivante :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Si toute la population avait le m&#234;me risque de mortalit&#233; n&#233;onatale que les 20 % les plus favoris&#233;s, on estime qu'environ un quart des d&#233;c&#232;s, soit 2 496 d&#233;c&#232;s de nouveau-n&#233;s, auraient pu &#234;tre &#233;vit&#233;s rien que sur la p&#233;riode entre 2015 et 2020 &#187;, indique Victor Sartorius, le premier auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; nous en sommes, voici le beau r&#233;sultat du contrat social actuel, dans un pays dit avanc&#233;, en progr&#232;s ; on oscille entre la tristesse et la r&#233;volte en constatant ces faits : les nouveaux-n&#233;s pauvres d&#233;c&#232;dent relativement de plus en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, les sociologues auront beau jeu de dire que l'on enfonce une porte ouverte. Depuis les enqu&#234;tes du Docteur Villerm&#233;, on sait &#224; quel point les classes laborieuses sont afflig&#233;es d'une sant&#233; d&#233;grad&#233;e. N&#233;anmoins, avec le 20&#7497; si&#232;cle et ses avanc&#233;es m&#233;dicales, on aurait pu croire &#224; une stabilisation avantageuse dans le domaine de la mortalit&#233; infantile, &#224; un progr&#232;s social. Certes, il existe, mais l'&#233;tude statistique montre que ces espoirs sociaux sont de plus en plus rong&#233;s par la maladie sociale, le paup&#233;risme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le concept g&#233;n&#233;ral de lutte des classes se d&#233;cline ici sous un aspect particulier : celui de la souffrance de classe. Celle-ci s'accro&#238;t, avec un effet de ciseau : les b&#233;b&#233;s meurent plus et les vieillards meurent plus jeunes pour les classes d&#233;favoris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esp&#233;rance de vie par niveau de vie : chez les hommes, 13 ans d'&#233;cart entre les plus ais&#233;s et les plus modestes&lt;br class='autobr' /&gt;
Nathalie Blanpain, division Enqu&#234;tes et &#233;tudes d&#233;mographiques, Insee.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus on est ais&#233;, plus l'esp&#233;rance de vie est &#233;lev&#233;e. Ainsi, parmi les 5 % les plus ais&#233;s, l'esp&#233;rance de vie &#224; la naissance des hommes est de 84,4 ans, contre 71,7 ans parmi les 5 % les plus pauvres, soit 13 ans d'&#233;cart. Chez les femmes, cet &#233;cart est plus faible : 8 ans s&#233;parent les plus ais&#233;es des plus pauvres. Aux alentours d'un niveau de vie de 1 000 euros par mois, 100 euros suppl&#233;mentaires sont associ&#233;s &#224; 0,9 an d'esp&#233;rance de vie en plus chez les hommes et 0,7 an chez les femmes, tandis que l'&#233;cart n'est plus que de 0,3 an et 0,2 an aux alentours d'un niveau de vie de 2 000 euros par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes ont une esp&#233;rance de vie plus &#233;lev&#233;e que les hommes (6 ans en moyenne). Elles vivent m&#234;me en g&#233;n&#233;ral plus longtemps que les hommes les plus ais&#233;s : celles dont le niveau de vie se situe parmi les 70 % les plus ais&#233;es ont une esp&#233;rance de vie plus longue que les hommes parmi les 5 % les plus ais&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les personnes les plus ais&#233;es ont plus souvent un dipl&#244;me du sup&#233;rieur, mais cela n'explique qu'en partie les &#233;carts d'esp&#233;rance de vie selon le niveau de vie. Avec ou sans dipl&#244;me, plus on est ais&#233;, plus l'esp&#233;rance de vie augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article de l'Insee est un peu ancien et date de 2018 (Insee Premi&#232;re No 1687 paru le : 06/02/2018). N&#233;anmoins, le propos est &#233;loquent : dans l'extr&#234;me jeunesse et vieillesse, l'appartenance &#224; la classe sociale est de plus en plus d&#233;terminante et d&#233;-favorisante. Dans le ph&#233;nom&#232;ne sociologique et politique qu'est la lutte des classes, mat&#233;rialis&#233;e ici par ces quintiles o&#249; l'on voit les courbes se dissocier, se joue la souffrance de classe, et plus pr&#233;cis&#233;ment la relation &#224; la mort de classe, le deuil de classe. Avec les sagesses qui subissent et les sagesses qui se r&#233;voltent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adam Smith, qui n'est pas que l'&#233;conomiste de la Main Invisible, mais aussi un vrai philosophe humaniste, correspondant de Hume et Condorcet, explique ici nettement l'enjeu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre 3. De la corruption de nos sentiments moraux, r&#233;sultant de notre disposition &#224; admirer les riches et les grands. , et &#224; m&#233;priser ou n&#233;gliger les personnes pauvres d'une condition obscure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quoique notre disposition &#224; admirer, &#224; presque adorer les riches et les grands, &#224; m&#233;priser ou au moins &#224; n&#233;gliger les personnes indigentes ou obscures, soient &#233;galement propres &#224; &#233;tablir et &#224; maintenir la distinction des rangs et l'ordre de la soci&#233;t&#233;, elle est aussi la cause premi&#232;re et g&#233;n&#233;rale de la corruption de nos sentiments moraux. Les philosophes de tous les si&#232;cles se sont plaints, avec raison, que la richesse et la grandeur sont souvent regard&#233;s avec un respect et avec une admiration qui n'&#233;taient dues qu'&#224; la sagesse et &#224; la vertu, et que le m&#233;pris tombe souvent sur la pauvret&#233; et la faiblesse au lieu de s'attacher uniquement aux objets qui lui sont propres, au vice et &#224; la folie.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Adam Smith - Th&#233;orie des sentiments moraux - Partie I, section III&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distinction des rangs, ou des classes sociales, et l'ordre de la soci&#233;t&#233; capitaliste d'&#201;tat sont les moteurs d'une corruption des m&#339;urs que l'on constate constamment. Le corps social est gangren&#233; par la distinction aristocratique et hi&#233;rarchisante, par une destruction syst&#233;matique de la sympathie naturelle pour son prochain au profit d'un m&#233;pris g&#233;n&#233;ralis&#233; des hommes et d'une adoration g&#233;n&#233;ralis&#233;e du f&#233;tiche de la marchandise.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est au politique, c'est-&#224;-dire &#224; l'action de tous les jours dans la Cit&#233;, de promouvoir l'&#233;ducation int&#233;grale des hommes, vers une sympathie naturelle et une d&#233;cence commune. Une d&#233;cence qui d&#233;construit l'id&#233;ologie mortif&#232;re du culte de la &#034;r&#233;ussite&#034; sociale par l'argent et promeut le refus de parvenir cher &#224; Albert Thierry.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand nous disons politique, c'est &#224; la R&#233;volution que nous pensons, n'en d&#233;plaise &#224; ceux qui ne voient pas la violence sociale sous leur nez, une R&#233;volution silencieuse ou bruyante de velours ou de fer, mais certainement &#034;belle comme une rivi&#232;re bleue&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;lien vers l'&#233;tude &lt;a href=&#034;https://bmjmedicine.bmj.com/content/bmjmed/4/1/e000954.full.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://bmjmedicine.bmj.com/content/bmjmed/4/1/e000954.full.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Ce n'est pas Walt Disney ici !
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Ce n'est pas Walt Disney ici ! &#187;, sont litt&#233;ralement les mots qui ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par l'employ&#233;e d'un organisme priv&#233;, charg&#233; du contr&#244;le des arr&#234;ts maladie, qui en harcelant quotidiennement par t&#233;l&#233;phone un coll&#232;gue de boulot, tentait de faire le forcing pour qu'il reprenne le travail au plus vite. Ce coll&#232;gue est en arr&#234;t de travail pour un burn-out. &lt;br class='autobr' /&gt; Cet organisme et la direction de l'usine o&#249; je bosse, vont &#233;galement et syst&#233;matiquement visiter &#224; domicile les coll&#232;gues en arr&#234;t (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH100/hachoir_capitaliste-7c767.png?1761695155' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ce n'est pas Walt Disney ici ! &#187;, sont litt&#233;ralement les mots qui ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par l'employ&#233;e d'un organisme priv&#233;, charg&#233; du contr&#244;le des arr&#234;ts maladie, qui en harcelant quotidiennement par t&#233;l&#233;phone un coll&#232;gue de boulot, tentait de faire le forcing pour qu'il reprenne le travail au plus vite. Ce coll&#232;gue est en arr&#234;t de travail pour un burn-out. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet organisme et la direction de l'usine o&#249; je bosse, vont &#233;galement et syst&#233;matiquement visiter &#224; domicile les coll&#232;gues en arr&#234;t maladie pour une semaine, voire m&#234;me pour trois jours, pour v&#233;rifier si ces coll&#232;gues sont r&#233;ellement malades. Ainsi, un autre compagnon d'infortune, &#233;galement en arr&#234;t maladie pour un burn-out et actuellement sous calmants et antid&#233;presseurs, a re&#231;u la visite de ces personnes chez lui avec &#233;videmment les mots d&#233;plac&#233;s et mal venus de la part de ces &#171; Kapos &#187; du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de continuer la liste : Un autre, lui aussi en arr&#234;t maladie pour un burn-out li&#233; &#224; des harc&#232;lements de la part de son sup&#233;rieur hi&#233;rarchique, a &#233;galement re&#231;u la visite de ces charmantes personnes, et plus encore, un autre, au pied cass&#233;, pour v&#233;rifier s'il y avait vraiment fracture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les organismes priv&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est g&#233;n&#233;ralement reconnu que lors d'un arr&#234;t maladie, la S&#233;curit&#233; sociale peut proc&#233;der &#224; un contr&#244;le pour s'assurer que la personne arr&#234;t&#233;e est bien &#224; son domicile pendant les heures de pr&#233;sence et que son &#233;tat justifie l'arr&#234;t ; ce qui est globalement accept&#233; par tous les acteurs de la soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la S&#233;cu n'est pas le seul organisme &#224; pouvoir prendre l'initiative de ces contre-visites m&#233;dicales. En effet l'employeur, s'il verse un compl&#233;ment de salaire, peut aussi d&#233;cider de mandater une entreprise priv&#233;e, totalement ind&#233;pendante de l'assurance maladie, afin qu'elle r&#233;alise un contr&#244;le m&#233;dical. Ce qui explique le pourquoi du comment, des contr&#244;les m&#233;dicaux intempestifs, parfois m&#234;me, avec la complicit&#233; assum&#233;e de la m&#233;decine du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons sur le r&#244;le de flic du patronat et de ces acteurs. Mais si ces visites-contr&#244;les sont fr&#233;quentes, il est 'est &#233;vident que la direction les a, bel et bien, envoy&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La CPAM&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de bon ton depuis des ann&#233;es d'entendre dire &#224; la t&#233;l&#233;, &#224; la radio, de lire dans les journaux, que le trou de la S&#233;cu, c'est une catastrophe, que les m&#233;decins prescrivent trop d'arr&#234;t maladie, qu'il y a beaucoup de malades imaginaires chez les travailleurs, et globalement toujours le m&#234;me baratin, comme quoi nous sommes des profiteurs, fraudeurs ou encore qu'il y a trop d'assistanat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, ces jours-ci, l'assurance maladie a d&#233;cid&#233; de taper du poing sur la table &#224; son tour, contre les arr&#234;ts abusifs, avec des spots diffus&#233;s pour sensibiliser les travailleurs et dire sans le dire, que ce sont les patients qui fraudent : &#171; Un arr&#234;t de travail, &#231;a ne se prend pas, &#231;a se prescrit &#187;, peut-on lire sur le site d'Amelia. Appr&#233;cions notre infantilisation, et &#233;galement l'accusation de voleurs. Merci !&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le site internet de RMC (radio Poujadiste, mais n&#233;anmoins une radio s&#233;rieuse et d&#233;mocratique para&#238;t-il), un patron se plaint : &#171; Il y a des arr&#234;ts- maladies qui arrivent &#171; apr&#232;s un ras-le-bol &#187; au travail, une &#171; pression un peu forte &#187; que les personnes concern&#233;es auraient du mal &#224; supporter. Le salari&#233;, s'il ne veut plus travailler dans l'entreprise, se met en arr&#234;t-maladie. Et &#231;a nous a amen&#233;s &#224; chaque fois &#224; des ruptures conventionnelles ! &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le Lean et toyotisme, o&#249; l'esclavage moderne et scientifique &#8230;
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Article issu du bulletin num&#233;ro 4 de Comit&#233; d'Usine, bulletin des travailleurs anarchosyndicalistes de l'a&#233;ronautique (version pdf) &lt;br class='autobr' /&gt;
On entend de plus en plus parler dans nos entreprises du Lean Management. Cette forme d'organisation de la production apparue il y a d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es au Japon, a gagn&#233; le monde entier, notamment dans les industries automobiles, et &#224; fortiori dans l'a&#233;ronautique. Mais de quoi s'agit-il au juste ? &lt;br class='autobr' /&gt; Cliquez sur l'image pour t&#233;l&#233;charger Comit&#233; d'usine n&#176;4 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH43/temps_engrenages-7505d.jpg?1734272804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='43' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Article issu du bulletin num&#233;ro 4 de Comit&#233; d'Usine, bulletin des travailleurs anarchosyndicalistes de l'a&#233;ronautique (&lt;a href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1388' class=&#034;spip_in&#034;&gt;version pdf&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entend de plus en plus parler dans nos entreprises du Lean Management. Cette forme d'organisation de la production apparue il y a d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es au Japon, a gagn&#233; le monde entier, notamment dans les industries automobiles, et &#224; fortiori dans l'a&#233;ronautique. Mais de quoi s'agit-il au juste ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1388' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Cliquez sur l'image pour t&#233;l&#233;charger Comit&#233; d'usine n&#176;4&lt;/a&gt; ou lire plus bas la suite de l'article sur le Lean.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1388 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/comite_d_usine_4.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 653.9 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH656/bd_comite_usine_4-1f578.png?1734961807' width='500' height='656' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Comit&#233; d'usine n&#176;4 en pdf
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Inspir&#233; du syst&#232;me de production de Toyota, le Lean Management est une m&#233;thode de gestion et d'organisation du travail qui vise &#224; am&#233;liorer les performances d'une entreprise et, plus particuli&#232;rement, la qualit&#233; et la rentabilit&#233; de sa production. Cette forme de production qui appara&#238;t sous forme de th&#233;orie en 1962, mis au point par l'ing&#233;nieur Taiichi Ono, consiste &#224; r&#233;duire le gaspillage, maintenir une qualit&#233; optimale tout au long de la cha&#238;ne de production, &#233;viter les offres exc&#233;dentaires (c.-&#224;-d. Ne pas produire plus que la demande), prendre en consid&#233;ration l'avis des op&#233;rateurs, production &#224; flux tendu et z&#233;ro stock, am&#233;liorer le syst&#232;me de fa&#231;on continue, en une dynamique interne qui int&#232;gre tous les acteurs concern&#233;s, de l'ouvrier &#224; l'ing&#233;nieur. Le terme lean en anglais veut dire &#171; sans superflu &#187; &#8230; Mais aussi &#171; maigre &#187;. Car c'est bien d'une cure d'amaigrissement qu'il va s'agir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que cette organisation de la production, d&#233;sormais adopt&#233; dans toutes les entreprises du secteur a&#233;ronautique, est manag&#233;e par des cost-killer de la r&#233;duction des co&#251;ts de production. Cela signifie des licencieurs en s&#233;rie ici et des usines &#171; Low Cost &#187; l&#224;-bas, g&#233;n&#233;ralement dans des pays en voie de d&#233;veloppement notamment en Afrique du Nord ou en Europe de l'Est, l&#224; o&#249; les travailleurs cravachent plus et pour moins cher qu'en Europe occidentale ou aux U$A, au d&#233;triment parfois de la qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me repose sur trois &#233;l&#233;ments essentiels le flux-tendu/juste &#224; temps, l'organisation du travail en groupe, et un mode sp&#233;cifique de mobilisation-contr&#244;le des salari&#233;s fond&#233; sur l'&#233;valuation individuelle, ce qui permet de faire pression sur les ouvriers peu productifs (ou m&#234;me r&#233;calcitrants, pour des motifs bidon !), consid&#233;r&#233;s alors comme superflus. Le mode de production LEAN est quasiment toujours associ&#233; &#224; la sous-traitance, et m&#234;me la sous-sous-traitance, &#224; l'&#233;clatement g&#233;ographique et technique des cha&#238;nes de production, en une cascade de fournisseurs et d'&#233;quipementiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'&#233;pid&#233;mie de la COVID 19, ce qui faisait, la force des cha&#238;nes de production mondialis&#233;e, devint leur principale faiblesse. On se souvient de la p&#233;nurie de masques pendant la premi&#232;re ann&#233;e de l'&#233;pid&#233;mie, p&#233;nurie criminelle r&#233;sultante de la politique &#171; z&#233;ro stock &#187; appliqu&#233;e jusque dans les politiques sanitaires des &#201;tats &#8230; On a vu alors les &#201;tats se comporter comme de vulgaires voyous, allant jusqu'&#224; se voler les cargaisons de masques sur les tarmacs des a&#233;roports. Cette gestion &#171; z&#233;ro stock &#187;, cette fameuse chasse aux co&#251;ts superflus apr&#232;s avoir envahi les entreprises priv&#233;es, a d&#233;sormais contamin&#233; le service public. Pas &#233;tonnant dans ce cas que l'h&#244;pital public, l'&#233;cole publique et l'administration soit dans un si piteux &#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, depuis le fameux &#171; il faut d&#233;graisser le mammouth &#187; prononc&#233; en 1997 par le socialiste Claude All&#232;gre sous le gouvernement du Socialiste Jospin, en passant par la RGPP (R&#233;vision G&#233;n&#233;rale des Politiques Publiques) de Sarkozy en 2007, puis les &#171; r&#233;formes &#187; successives sous Hollande puis Macron, les gouvernements ont appliqu&#233; comme m&#233;thode de gestion ce fameux toyotisme pour la r&#233;duction &#224; l'extr&#234;me des co&#251;ts, en r&#233;duisant au maximum du maximum, les d&#233;penses des services publics. Les syndicats pourront toujours r&#226;ler, mais c'est en m&#234;me temps ce syst&#232;me qu'ils d&#233;fendent toute l'ann&#233;e, au nom du pragmatisme, en collaboration avec le patronat. D&#232;s lors, il ne faut pas s'&#233;tonner de la d&#233;sertification des zones rurales o&#249; les vieux qui sont rest&#233;s dans leurs villages du fin fond de l'Aveyron ou du Gers, n'ont plus un seul m&#233;decin &#224; des kilom&#232;tres &#224; la ronde, ni aucun guichet d'un service public quelconque. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter que tout ce galimatias &#233;conomique est notamment possible parce que les &#201;tats sont tous &#8211; sans exception &#8211; capitalistes (m&#234;me la Chine soi-disant communiste). Parce que le Capitalisme, ce n'est pas uniquement le march&#233;, mais c'est aussi l'&#201;tat. Ce dernier endosse en effet une certaine quantit&#233; de fonctions vitales pour le bon fonctionnement du march&#233;, par exemple la garantie du circuit &#233;conomique, le pouvoir de r&#233;pression, la r&#233;gulation des conflits salari&#233;s / patrons et de la lutte des classes en g&#233;n&#233;ral (l'&#201;tat est bien aid&#233; en cela par la domestication des syndicats) ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir dans la vie r&#233;elle, parlons un peu de ce monde merveilleux, bienveillant et d&#233;mocratique qu'est le monde de l'entreprise, particuli&#232;rement dans l'a&#233;ronautique, ou le syst&#232;me de production LEAN fonctionne de pair avec le syndicalisme d'accompagnement, mais r&#233;ellement patronal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'entreprise o&#249; je bosse, il y a certains postes, qui ne demandent pas un grand savoir technique, par exemple tout ce qui concerne l'&#233;bavurage des pi&#232;ces. Et g&#233;n&#233;ralement, ce sont souvent les personnes les plus fragiles socialement qui sont affect&#233;s &#224; ces corv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coll&#232;gue qui travaille dans cette boite depuis 25 ans y travaille &#224; son rythme. Si jusque-l&#224; cela ne posait pas de probl&#232;me au management, depuis que la mode est au &#171; lean &#187;, le management a jug&#233; que ce rythme &#233;tait insuffisant avec le niveau de productivit&#233; attendu par les actionnaires, qui se foutent bien de notre sant&#233; ou de notre bien-&#234;tre au travail et ne voient que leurs profits. D'autant plus qu'en face de lui, un autre coll&#232;gue qui lui travaille &#224; la vitesse de la lumi&#232;re, court dans tous les sens, est stress&#233;, et surtout &#224; une trouille bleue des chefs, surtout si on le voit papoter. Depuis quelques semaines, le premier coll&#232;gue est mis sur la sellette par la hi&#233;rarchie de l'usine. Il est convoqu&#233; &#171; pour entretien &#187; au bureau de la hi&#233;rarchie. Il n'est pas seul dans son cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre coll&#232;gues, les discussions vont bon train sur les convocations au bureau pour tous les gens peu productifs. En discutant entre nous, on parle du cas du coll&#232;gue &#233;bavureur qui court dans tous les sens et met ses coll&#232;gues &#8211; excusez-moi l'expression &#8211; dans la merde. Du coup, certains d'entre nous sont all&#233;s le voir pour discuter avec lui, lui expliquer que son comportement mettait d'autres travailleurs dans des situations difficiles et pour lui demander de faire preuve de solidarit&#233; avec ses coll&#232;gues. Notamment que cela ne changera rien &#224; sa paye &#224; la fin du mois. Mais il se trouve que le camarade-d&#233;l&#233;gu&#233; syndical de FO, passant par l&#224;, a entendu cette conversation&#8230; Il est alors partie comme une furie, en disant que demander &#224; un coll&#232;gue de ralentir la cadence pour sauver notre autre coll&#232;gue, &#233;tait ni plus ni moins que&#8230; du harc&#232;lement moral !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les choses n'en sont pas rest&#233;es l&#224;. Quelques jours plus tard, l'&#233;bavureur super rapide a &#233;t&#233; convoqu&#233; au bureau &#224; son tour. L&#224;, il est interrog&#233; par le chef d'atelier, par le directeur prod, et par la responsable ressources humaines, pour qu'il balance ceux qui font du &#171; harc&#232;lement moral &#187; afin qu'il ralentisse la cadence. Pour l'aider, ils lui sugg&#232;rent des noms, demandant si c'est telle ou telle personne. Bref, une liste &#171; noire &#187;, comme dans tous les r&#233;gimes dictatoriaux, fascistes ou communistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode LEAN, associ&#233;e &#224; la domestication syndicale, c'est pour le prol&#233;taire le r&#233;tablissement de l'esclavage, mais sous une forme scientifique et rationnelle. Travail, travail, travail et ne sortez pas de l&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les prol&#233;taires n'ont pas dit leur dernier mot&#8230; M&#234;me la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se l&#232;vera (Victor Hugo). &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1388 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/comite_d_usine_4.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 653.9 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH656/bd_comite_usine_4-1f578.png?1734961807' width='500' height='656' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Comit&#233; d'usine n&#176;4 en pdf
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ACCIDENTS DU TRAVAIL : LES CORDISTES SE MOBILISENT
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Les cordistes sont ces ouvri&#232;res et ouvriers qui travaillent en hauteur, suspendus &#224; une corde, au bord des falaises et en haut des immeubles. Un travail d'ouvrier &#233;prouvant et m&#233;connu, parmi les plus dangereux de France. On compte de nombreux accidents, souvent gravissime, voire mortels en cas de chute. &#192; l'occasion du 28 avril, journ&#233;e internationale de la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; au travail, un communiqu&#233; sign&#233; &#171; Des cordistes &#233;nerv&#233;.es auto-organis&#233;.es &#187; a circul&#233; sur le net. Des banderoles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH150/cordistes_encoleres-6dcba.jpg?1732498718' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les cordistes sont ces ouvri&#232;res et ouvriers qui travaillent en hauteur, suspendus &#224; une corde, au bord des falaises et en haut des immeubles. Un travail d'ouvrier &#233;prouvant et m&#233;connu, parmi les plus dangereux de France. On compte de nombreux accidents, souvent gravissime, voire mortels en cas de chute. &#192; l'occasion du 28 avril, journ&#233;e internationale de la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; au travail, un communiqu&#233; sign&#233; &#171; Des cordistes &#233;nerv&#233;.es auto-organis&#233;.es &#187; a circul&#233; sur le net. Des banderoles ont notamment &#233;t&#233; hiss&#233;es pr&#232;s de Marseille, Grenoble et dans les C&#233;vennes. On ne peut que soutenir ce mouvement de travailleurs, autonome et auto-organis&#233;. La CNT-AIT apporte son soutien &#224; leurs initiatives. Plus d'info aupr&#232;s de l'association &#171; cordistes en col&#232;res, cordistes solidaires &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;https://cordistesencolere.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://cordistesencolere.fr/&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nous, ouvri&#232;res et ouvriers cordistes, en avons assez !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assez de compter nos morts dans la presse r&#233;gionale &#224; d&#233;faut d'avoir les outils statistiques institutionnels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Assez de subir une pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e avec des contrats hebdomadaires renouvelables ind&#233;finiment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Assez de devoir n&#233;gocier sans cesse nos primes de d&#233;placements et frais kilom&#233;triques, ne laissant &#224; beaucoup d'entre nous que le choix de dormir dans nos fourgons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assez d'&#234;tre en bout de cha&#238;ne de la sacro-sainte sous-traitance avec pour cons&#233;quence des conditions de travail d&#233;grad&#233;es afin de sauvegarder les profits des donneurs d'ordre et de nos patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assez de se rendre compte que les analyses de risques, quand elles existent, sont avant tout pour le mat&#233;riel, la continuit&#233; des services et de la production, et en dernier lieu pour la s&#233;curit&#233; des travailleuses et travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, nous ne sommes gu&#232;re plus de 5000 &#233;quivalents temps pleins. Pourtant, en moyenne, 2 d'entre nous meurent chaque ann&#233;e, venant grossir, dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale, la trop longue liste des tu&#233;-es au travail.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et combien de bless&#233;-es, de mutil&#233;-es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous prot&#233;geons les routes des &#233;boulements rocheux, nettoyons les vitres, ma&#231;onnons, peignons, d&#233;cro&#251;tons des silos de ciment, de sucre etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Philippe mort en avril, qui nous rappelle l'urgence d'agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Andr&#233;, Mikel et S&#233;bastien morts l'ann&#233;e pass&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nos coll&#232;gues morts avant eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses subissant des conditions indignes du XXI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
CA SUFFIT !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers jours, et &#224; l'occasion du 28 avril, journ&#233;e mondiale de la s&#233;curit&#233; et de la sant&#233; au travail, nous nous mobilisons dans diff&#233;rentes villes de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le m&#233;tier de cordistes est particuli&#232;rement expos&#233;, nous savons que c'est par le biais des m&#234;mes logiques de fric, de rendement et de d&#233;sinvolture qui aussi, tuent chaque ann&#233;e des centaines de nos autres coll&#232;gues travailleuses et travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette h&#233;catombe n'est pas une fatalit&#233;, faisons entendre nos voix, reprenons en main nos conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos vies valent plus que leurs profits !!! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cordistes &#233;nerv&#233;.es et auto-organis&#233;.es&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accident du travail : un ouvrier se fait arracher son bras
</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Un travailleur handicap&#233; de 48 ans, qui travaille dans un centre de tri de d&#233;chets &#224; Caudan, dans le Morbihan, a eu son bras arrach&#233; jusqu'au coude alors qu'il &#233;tait op&#233;rateur sur une machine de cerclage. Les journaux qui relatent l'accident nous disent que &#171; l'homme pris en charge par les secours, a &#233;t&#233; transport&#233; au centre hospitalier de Pontchaillou, &#224; Rennes &#187; et &#171; qu'une double enqu&#234;te a &#233;t&#233; ouverte : par la gendarmerie afin de d&#233;terminer les circonstances de l'accident, par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Travail/Salariat
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cntaittoulouse.lautre.net/local/cache-vignettes/L150xH150/accident_du_travail_terrorisme_patronal-2-44032.png?1732498719' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un travailleur handicap&#233; de 48 ans, qui travaille dans un centre de tri de d&#233;chets &#224; Caudan, dans le Morbihan, a eu son bras arrach&#233; jusqu'au coude alors qu'il &#233;tait op&#233;rateur sur une machine de cerclage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les journaux qui relatent l'accident nous disent que &#171; l'homme pris en charge par les secours, a &#233;t&#233; transport&#233; au centre hospitalier de Pontchaillou, &#224; Rennes &#187; et &#171; qu'une double enqu&#234;te a &#233;t&#233; ouverte : par la gendarmerie afin de d&#233;terminer les circonstances de l'accident, par l'inspection du travail qui, d&#232;s mardi, s'est rendue sur site &#187; Le T&#233;l&#233;gramme 23 juin 24&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais ce qu'ils oublient de dire, c'est que &#8211; selon certains proches de l'ouvrier &#8211; le malheureux aurait d&#251; &#234;tre transport&#233; en h&#233;licopt&#232;re &#224; Pontchaillou mais l'h&#233;licopt&#232;re n'&#233;tait pas dispo ce jour-l&#224; : il &#233;tait occup&#233; &#224; l'ile de sein pour la visite de Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les m&#233;dias ne disent pas non plus, c'est que bien que lui-m&#234;me handicap&#233;, il formait lui-m&#234;me les autres travailleurs handicap&#233;s ! Ni que les travailleurs &#233;taient victimes de racisme par l'encadrement, qu'ils se faisaient traiter de &#171; bandes de bougnoules qui devaient se bouger le cul &#187;. Il travaillait de 3h du matin &#224; 11 heures, mais tr&#232;s souvent &#224; midi, il &#233;tait encore au boulot. Il travaillait aussi le samedi, jour de repos, et ne pouvait jamais r&#233;cup&#233;rer, il &#233;tait crev&#233;. Il travaillait dans la salet&#233; et ses v&#234;tements &#233;taient puants, il travaillait l&#224; depuis 20 ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille va faire appel &#224; une association connue pour b&#233;n&#233;ficier de leur expertise dans la bataille juridique qui s'annonce et risque d'&#234;tre difficile et longue. Car, par notre exp&#233;rience v&#233;cue dans des conflits similaires, nous savons comment se comportent les patrons et leurs avocats dans ce genre de situation : ils cherchent tous les moyens pour s'exon&#233;rer de leur responsabilit&#233; et faire porter la charge sur le travailleur. Et s'ils n'y arrivent pas, ils cherchent &#224; corrompre pour &#233;viter un proc&#232;s qui pourrait faire tache. Ainsi, dans la trag&#233;die de l'accident du chantier du paquebot &#171; Queens Mary &#187; &#224; Saint-Nazaire il y a 20 ans, la passerelle avait c&#233;d&#233; et fait chuter des travailleurs dans la fosse. Vingt morts et encore sans compter ceux qui sont morts des suites quelques mois plus tard. Essentiellement des jeunes filles qui &#233;taient all&#233;es faire du m&#233;nage dans le bateau avant sa livraison, pour se faire quelques sous avant No&#235;l. Ces salauds d'avocats sont all&#233;s les trouver jusque dans l'h&#244;pital pour leur proposer une somme d'argent pour qu'elles ne portent pas plainte. Pour des jeunes, cela paraissait beaucoup. Heureusement tout de m&#234;me, les victimes ont &#233;t&#233; entour&#233;es et dissuad&#233;es d'accepter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrier et sa famille pourront compter sur notre total soutien, syndical, politique et humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militantes et militants de la CNT-AIT Grand Ouest&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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