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	<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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	<description>Site web de la CNT-AIT de Toulouse, organisation anarchosyndicaliste. 7 rue Saint-R&#233;m&#233;sy - 31000 Toulouse - 05 61 52 86 48</description>
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		<title>CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme !</title>
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		<title>UNIVERSITE DU MIRAIL NE M'APPELEZ PLUS JAMAIS JAUR&#201;S
</title>
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		<dc:subject>A la une
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&lt;p&gt;Notre fac, Toulouse-le-Mirail, s'est rebaptis&#233;e. Elle se fait maintenant appeler &#171; Jean Jaur&#232;s &#187;. Au vu des actes qui viennent d'y &#234;tre pos&#233;s par la direction, elle aurait plut&#244;t d&#251; se placer sous le parrainage de George Orwell et graver sur ses murs &#171; 1984 &#187; ou &#171; Novlangue &#187;. Et, si elle tenait vraiment &#224; la r&#233;f&#233;rence qui est maintenant la sienne, le nom de &#171; Raoul Villain &#187; aurait &#233;t&#233; plus appropri&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Nul d'entre-nous n'avait l'habitude de voir &#233;voluer des vigiles priv&#233;s en grand (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre fac, Toulouse-le-Mirail, s'est rebaptis&#233;e. Elle se fait maintenant appeler &#171; Jean Jaur&#232;s &#187;. Au vu des actes qui viennent d'y &#234;tre pos&#233;s par la direction, elle aurait plut&#244;t d&#251; se placer sous le parrainage de George Orwell et graver sur ses murs &#171; 1984 &#187; ou &#171; Novlangue &#187;. Et, si elle tenait vraiment &#224; la r&#233;f&#233;rence qui est maintenant la sienne, le nom de &#171; Raoul Villain &#187; aurait &#233;t&#233; plus appropri&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nul d'entre-nous n'avait l'habitude de voir &#233;voluer des vigiles priv&#233;s en grand nombre pendant la journ&#233;e, m&#234;me si la nuit ils avaient seuls, depuis longtemps, la charge de surveiller les locaux. N&#233;anmoins, progressivement, et singuli&#232;rement depuis les derni&#232;res gr&#232;ves estudiantines contre la LRU, la direction a pris l'habitude coupable de faire appel &#224; des bo&#238;tes priv&#233;es et de s'offrir des &#171; renforts &#187; de vigiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Jusqu'au lundi 24 novembre -&#8200;nuit tragique, on le verra plus loin- ces suppl&#233;tifs restaient plut&#244;t discrets. Le mardi 25 au matin ils &#233;taient en nombre. Tous bott&#233;s de cuir, gant&#233;s et sangl&#233;s dans de noirs uniformes. Leur parade rappelait &#224; certains d'entre-nous de bien tristes p&#233;riodes. Quand au vocable &#034;S&#201;CURIT&#201;&#034;, imprim&#233; en gros caract&#232;res sur leur tenue de combat, il constitue un exemple significatif de l'usage que tous les pouvoirs font de la &#171; novlangue &#187;, celui de la fac &#233;tant en passe de devenir ma&#238;tre en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MACHISME INTOL&#201;RABLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ces mercenaires &#233;voluaient d'un c&#244;t&#233; &#224; l'autre, par escouades de 8 ou 10, l'air belliqueux. On lisait sur leurs visages une envie d'en d&#233;coudre, on sentait &#224; leur allure qu'ils &#233;taient venus pour cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Virilit&#233;, muscles qu'on gonfle, t&#234;te alti&#232;re, os des mains qu'on fait craquer avec un sourire narquois, tenues de combat, chiens agressifs... jamais un machisme aussi affich&#233;, aussi assum&#233;, aussi virulent ne s'&#233;tait d&#233;ploy&#233; dans notre communaut&#233; universitaire, jamais la force physique n'avait tant pris le pas sur la controverse. Jamais nous n'avions &#233;t&#233; soumis, contre notre gr&#233;, &#224; un spectacle aussi intol&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Rien ne peut justifier un tel recours &#224; la force. M&#234;me si depuis quelques semaines, la fac conna&#238;t quelque &#233;bullition, &#224; dire vrai bien modeste. M&#234;me si ce mardi &#233;tait doublement jour d'&#233;lections (au CROUS d'une part, au SCASC -les &#339;uvres sociales du personnel de la fac- de l'autre), d'autant que l'indigence des enjeux est connue de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La posture inadmissible de ceux qui, en principe, devraient d&#233;fendre bec et ongles les franchises universitaires, est l'expression d'un autoritarisme d&#233;sastreux. Nos &#171; responsables &#187; en sont venus &#224; ne tol&#233;rer aucune contestation, aucune critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Que des &#233;tudiants r&#233;clament plus de moyens pour l'enseignement sup&#233;rieur leur est totalement insupportable (il est vrai que ce sont leurs copains qui nous gouvernent), qu'ils d&#233;noncent le meurtre affreux du jeune Fraisse ainsi que les violences polici&#232;res leur est incompr&#233;hensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ILS ONT L&#194;CH&#201; LES CHIENS !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mardi matin nous avons appris que la pr&#233;sidence avait non seulement fait appel &#224; des vigiles mais qu'elle avait &#233;galement engag&#233; des chiens policiers. Lesquels (les hommes comme les chiens) se sont comport&#233;s dans la nuit de lundi &#224; mardi en v&#233;ritable milice priv&#233;e, provoquant les &#233;tudiants gr&#233;vistes qui dormaient sur place, menant contre eux de violents coups de main, allant jusqu'&#224; leur jeter &#224; la t&#234;te des tables et des chaises. Et n'h&#233;sitant pas &#224; l&#226;cher les chiens. Sans museli&#232;re. D'o&#249; on peut conclure que l'intention &#233;tait bien de blesser. Mission &#171; r&#233;ussie &#187; : un &#233;tudiant a &#233;t&#233; gravement mordu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette violence (qu'on ne saurait qualifier de gratuite, puisque la pr&#233;sidence paye au prix fort ces vigiles) &#233;tait tellement ignoble, tellement &#233;c&#339;urante, que plusieurs membres du personnel ont eu le courage de se retirer et de refuser de continuer &#224; participer aux agressions sauvages manifestement pr&#233;vues pour le mardi. Honneur leur soit rendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Selon le mod&#232;le de Valls, v&#233;ritable ma&#238;tre &#224; penser de la r&#233;action &#171; de g&#244;che &#187;, la pr&#233;sidence a bien &#233;t&#233; oblig&#233;e de reconna&#238;tre la gravit&#233; de la situation, mais au lieu d'assumer la responsabilit&#233; politique et morale qui est la sienne, elle a tent&#233; d'en faire porter la responsabilit&#233; aux &#233;tudiants gr&#233;vistes. Les syndicats n'ont rien dit. Il y a pourtant tant &#224; dire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les &#233;tudiants de Jean Jaur&#232;s viennent de d&#233;couvrir certainement une des faces sombres de la soci&#233;t&#233; dans laquelle on veut les faire vivre sous le doux nom de d&#233;mocratie. Ils sauront d&#233;sormais que, quand ils acquittent leurs droits universitaires, ils payent les chiens charg&#233;s de les mordre. Il y a maintenant au moins une universit&#233; o&#249; &#231;a se passe comme &#231;a. La communaut&#233; universitaire internationale doit le savoir. Ce n'est probablement pas &#231;a qui va nous faire &#171; monter &#187; dans le fameux &#171; Shanghai &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Classement international des universit&#233;s dans lequel la fac du Mirail ne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;JAURES AURAIT EU HONTE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Oui, Jaur&#232;s aurait eu honte qu'on associe son nom &#224; de tels agissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	J'entends d'ici le murmure r&#233;probateur de ceux qui me reprocheront de &#171; faire parler un mort &#187;. Mais je ne fait pas parler Jaur&#232;s. Bon lecteur de son &#339;uvre, je reprends simplement mes notes. Que ce soit dans &#171; L'arm&#233;e nouvelle &#187;, &#171; &#201;tudes socialistes &#187;, &#171; Vers la r&#233;publique sociale &#187;, &#171; Les Deux M&#233;thodes &#187; et cents autres livres, brochures, articles ou discours, une chose est s&#251;re : jamais au grand jamais je n'ai lu dans Jaur&#232;s qu'il pr&#233;conisait qu'on l&#226;ch&#226;t des chiens sur des manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'&#339;uvre de Jaur&#232;s est &#224; l'inverse pleine d'humanit&#233;, de tol&#233;rance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Chers coll&#232;gues, si vous vous donniez la peine de lire (ou de relire, pour ceux qui ont encore un vernis de cet humanisme &#233;rudit devenu si rare dans nos milieux), ses discours &#224; la jeunesse, vous pourriez peut-&#234;tre vous reconna&#238;tre dans celui d'Albi (&#171; &#8230; parmi ceux qui font profession de d&#233;fendre le monde moderne, de continuer la tradition de la R&#233;volution, la plupart d&#233;savouent &#8230; la d&#233;mocratie. &#187;) et vous apprendriez, dans celui de Toulouse, qu'il pressait la jeunesse de pr&#233;server sa libert&#233;, de rester elle-m&#234;me, de vivre pour autrui (R&#233;mi Fraisse a-t-il fait autre chose ?), de se cr&#233;er des &#171; individualit&#233;s &#233;nergiques et r&#233;sistantes &#187; qui sachent r&#233;sister aux d&#233;rives des institutions et qui y fassent passer &#171; la libert&#233; et la fiert&#233; de vos &#226;mes. &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi parlait Jaur&#232;s. Les &#233;tudiants gr&#233;vistes l'ont compris, pas vous.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#61552;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Classement international des universit&#233;s dans lequel la fac du Mirail ne figure m&#234;me pas. On peut penser de ce classement ce qu'on en veut (et personnellement, j'en pense beaucoup de mal) mais je suis s&#251;r que nos &#171; &#233;lites &#187; dirigeantes, si elles font parfois mine de le critiquer, bavent d'envie d'y entrer. Pas de chance pour elles : les interventions canines et autres morsures ne sont pas prises en compte dans les crit&#232;res retenus : &#231;a nous enl&#232;ve beaucoup de chances de figurer un jour au palmar&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>&#192; propos de &#171; l'engagement &#187; lyc&#233;en
</title>
		<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article728</link>
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		<dc:date>2014-12-07T10:42:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2013, le minist&#232;re de l'&#201;ducation Nationale instaure &#171; Les semaines de l'engagement lyc&#233;en &#187;, dont la pr&#233;occupation majeure est d'accro&#238;tre dans chaque &#233;tablissement la participation des &#233;l&#232;ves aux &#233;lections internes, comme celles permettant de d&#233;signer les membres du C.V.L (Conseil de vie lyc&#233;en) ; l'enjeu &#233;tant de valoriser et de (re)consolider ainsi la l&#233;gitimit&#233; de ce type d'instances &#171; repr&#233;sentatives &#187;, qui, semble t-il, ne suscitaient jusqu'alors que peu d'int&#233;r&#234;t. &lt;br class='autobr' /&gt; Des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2013, le minist&#232;re de l'&#201;ducation Nationale instaure &#171; Les semaines de l'engagement lyc&#233;en &#187;, dont la pr&#233;occupation majeure est d'accro&#238;tre dans chaque &#233;tablissement la participation des &#233;l&#232;ves aux &#233;lections internes, comme celles permettant de d&#233;signer les membres du C.V.L (Conseil de vie lyc&#233;en) ; l'enjeu &#233;tant de valoriser et de (re)consolider ainsi la l&#233;gitimit&#233; de ce type d'instances &#171; repr&#233;sentatives &#187;, qui, semble t-il, ne suscitaient jusqu'alors que peu d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Des circulaires sont alors publi&#233;es, puis diffus&#233;es aupr&#232;s des personnels d'&#201;ducation (direction, conseillers principaux d'&#233;ducation, enseignants) afin de pr&#233;senter cette mission de sensibilisation et tout son protocole d'application. En voici quelques extraits : Les &#233;l&#232;ves doivent &#234;tre plus fortement encourag&#233;s &#224; participer &#224; la vie de l'&#233;tablissement scolaire et &#224; assurer pleinement leur r&#244;le dans la communaut&#233; &#233;ducative (&#8230;) Un certain nombre d'initiatives sont d'ores et d&#233;j&#224; prises dans ce sens : campagne de communication pour encourager la participation aux &#233;lections des conseils de la vie lyc&#233;enne (C.V.L.) &#224; chaque rentr&#233;e scolaire (&#8230;) renforcement de la l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique des repr&#233;sentants aux C.V.L. &#233;lus au suffrage universel direct, etc. (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le vote est &#233;videmment d&#233;fini comme un acte incontournable, et la promotion de ce geste, pr&#233;sent&#233; par essence comme &#171; d&#233;mocratique &#187;, jalonne de fa&#231;on redondante ces textes officiels. Les recommandations ne manquent pas, et les moyens non plus, &#224; l'image de cette heure de formation &#171; citoyenne et r&#233;publicaine &#187;, prise sur les heures de cours et devenue d&#232;s lors obligatoire pour chaque classe. &#192; N&#238;mes, au Lyc&#233;e Ernest Hemingway, un d&#233;put&#233; est &#233;galement invit&#233; pour intervenir en classes de seconde et mobiliser (entre autres) la jeunesse sur les enjeux de la repr&#233;sentation citoyenne dans notre r&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans cette dynamique d'&#233;ducation civique traditionnelle, les pr&#233;jug&#233;s vont bon train. Notamment celui qui ne con&#231;oit pas, dans une d&#233;mocratie, d'autre processus que la repr&#233;sentativit&#233; &#233;lectorale (donc la d&#233;l&#233;gation de pouvoir), pour permettre &#224; l'engagement individuel de s'exprimer et de se r&#233;aliser pleinement&#8230; Consentir qu'un petit nombre de personnes parlent et d&#233;cident pour le reste d'une communaut&#233; n'est en rien per&#231;u comme une d&#233;-responsabilisation de la majorit&#233; des acteurs suppos&#233;s, mais au contraire comme le signe d'un niveau d'implication et de conscience de vie collective quasi ind&#233;passable&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et bien s&#251;r, tr&#232;s vite, ici et l&#224;, dans les r&#233;unions, les couloirs, les salles de classe, la cour du lyc&#233;e, les propos moralisateurs se r&#233;pandent autour de l'abstention, un concept qui ne peut &#234;tre envisag&#233; que sous l'angle de l'apathie, du d&#233;sengagement, voire de l'irresponsabilit&#233;. Mais jamais sous celui d'une posture pleinement r&#233;fl&#233;chie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La fr&#233;quence de ce discours est proportionnelle &#224; celle qui s'&#233;coule abondamment de la bouche des journalistes et des politiques, lors des rendez-vous &#233;lectoraux. En effet, les promoteurs de ces th&#233;ories simplistes et rab&#226;ch&#233;es sont nombreux et se trouvent partout, y compris dans les enceintes scolaires, donc : parmi les personnels de direction, CPE, enseignants, membres du C.A., d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux, &#233;lus lyc&#233;ens&#8230; autant de profils qui se r&#233;jouissent de cette initiative r&#233;publicaine. Et, dans la ferveur ambiante, les injonctions &#224; se saisir d'un bulletin de vote ne sont gu&#232;re voil&#233;es dans les discours, au motif que ce rituel doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un devoir, soupire-t-on, m&#234;me si, officiellement, &#224; l'&#233;chelle &#171; citoyenne &#187;, cela ne rel&#232;ve pas (encore) d'une obligation l&#233;gale dans ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Avec son lot de glissements s&#233;mantiques sur la d&#233;mocratie (notre r&#233;gime serait un r&#233;gime tout &#224; fait d&#233;mocratique&#8230;) et sur la notion d'engagement (s'engager, c'est voter), bref, avec une terminologie r&#233;duite, ce dispositif de communication, par sa chronicit&#233; et l'insistance de ses moyens, ne peut &#233;carter sa ressemblance aux obsessions de toute propagande qui se respecte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une propagande d'&#201;tat dit &#171; r&#233;publicain &#187;, ici, en l'occurrence. Car, oui, il faut bien appeler un chat un chat, et constater que cette m&#233;canique de &#171; sensibilisation &#187; vise plut&#244;t &#224; marquer, imprimer les cerveaux, comme le ferait tout simplement un vulgaire processus de conditionnement. Ce discours n'est rien d'autre, et surtout rien de plus, qu'une r&#233;clame forcen&#233;e pour le syst&#232;me et mod&#232;le &#233;lectoral dit &#171; repr&#233;sentatif &#187;, que nous connaissons tous. Un martelage orchestr&#233; en amont, pour qu'une fois leur majorit&#233; acquise, ces futurs citoyens ne manquent pas d'aller aux urnes y d&#233;signer les &#171; experts &#187;, qui d&#233;cideront pour eux et pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Curieuse continuit&#233; pour une &#233;cole qui se d&#233;fend de tout pros&#233;lytisme, via sa charte de la la&#239;cit&#233;, et qui veille consciencieusement &#224; fournir, par l'interm&#233;diaire de ces messes planifi&#233;es, leur futur &#233;lectorat aux partis politiques de tous bords&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On voit bien le dessous des cartes (minist&#233;rielles, gouvernementales), la raison d'&#201;tat, et ses enjeux essentiels pour maintenir la &#171; l&#233;gitimit&#233; &#187; des classes dirigeantes (aux couleurs variables, mais aux int&#233;r&#234;ts communs). Une l&#233;gitimit&#233; en effet quelque peu chahut&#233;e actuellement par les taux non n&#233;gligeables d'abstention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La d&#233;sertion des isoloirs, ph&#233;nom&#232;ne parfois croissant, tout au moins r&#233;current, est syst&#233;matiquement point&#233;e, dans tous les recoins de ce pays, comme un s&#233;rieux probl&#232;me, voire un &#171; fl&#233;au &#187;. Les raisons profondes de ce ph&#233;nom&#232;ne ne sont interrog&#233;es et abord&#233;es que superficiellement dans les d&#233;bats, et les motivations abstentionnistes ne sont pas consid&#233;r&#233;es. Quant aux cascades d'histoires de corruption, d'affairisme, d'in&#233;galit&#233;s flagrantes (avec tous ces gros privil&#232;ges r&#233;serv&#233;s aux &#171; repr&#233;sentants du peuple &#187;), elles sont toujours bien vite oubli&#233;es, ainsi que les longs cort&#232;ges de promesses non tenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Malgr&#233; la force de cette routine, les inqui&#233;tudes suscit&#233;es par l'abstention sont l&#224;, et laissent d'ailleurs pr&#233;sager des alignements (autoritaires) sur d'autres mod&#232;les d'&#201;tat, comme celui de la Belgique, ou le vote est obligatoire, sous peine d'amende ; cette question est en ce moment r&#233;guli&#232;rement &#233;voqu&#233;e dans les m&#233;dias. Sous couvert de devoir citoyen, la tendance veut que le syst&#232;me &#171; &#224; la belge &#187; ait en effet le vent en poupe. Il aurait en tout cas de quoi soulager tous les acteurs du pouvoir, que la nervosit&#233; titillerait in&#233;vitablement, si, &#224; l'&#233;chelle de la soci&#233;t&#233;, le concept de &#171; repr&#233;sentativit&#233; &#187; &#233;tait remis en question dans son &#171; bien-fond&#233; &#187;, cons&#233;quence logique de l'&#233;rosion &#233;vidente des fonctionnements institutionnels. Se rabattre sur une loi de ce genre, (qui, cela va sans dire, &#233;pargnera le d&#233;bat d'une v&#233;ritable r&#233;flexion autour du fonctionnement d&#233;mocratique), permettrait une s&#233;curit&#233; renforc&#233;e pour que l'oligarchie occidentale perdure, sous son masque &#171; repr&#233;sentatif &#187; et r&#233;publicain, aussi vermoulu soit-il. En attendant que cet ajustement technique puisse se mettre en place, tel un verrou suppl&#233;mentaire, il est forc&#233;ment utile, pour l'&#201;tat, de veiller &#224; ce que son programme &#233;ducatif formate au mieux la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Voil&#224; pourquoi les semaines de &#171; l'engagement &#187; lyc&#233;en ont &#233;t&#233; institu&#233;es. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors, puisqu'on nous serine sans cesse qu'ici, en France, nous sommes en d&#233;mocratie, (une histoire autour de la souverainet&#233; du peuple&#8230;), je pense que nous pouvons aussi, chacun et chacune, r&#233;fl&#233;chir en compagnie des jeunes et des moins jeunes, (quels que soient d'ailleurs le cadre o&#249; l'enceinte dans lesquels on se trouve), &#224; cette id&#233;e que la notion d'engagement n'est pas forc&#233;ment incompatible avec le boycott des &#233;lections. Car il existe tout simplement l'abstention consciente, une autre posture, qui est d'abord le refus de cautionner son propre assujettissement aux pouvoirs de quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en tant qu'acteur responsable, on peut apr&#232;s tout commencer par rejeter le principe de s'en remettre aux d&#233;cisions d'un petit groupe (ou les protagonistes de ces espaces clos ne repr&#233;sentent bien trop souvent qu'eux m&#234;mes, et s'accaparent, de fait, la parole et la pens&#233;e des autres). On peut revendiquer cette position, tout en s'engageant, par exemple, dans des activit&#233;s associatives, militantes, ou plus largement, dans une r&#233;sistance concr&#232;te et permanente &#224; toute forme d'arnaque et d'injustice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une r&#233;flexion s&#233;rieuse, profonde, doit &#234;tre men&#233;e autour de ce terme fort qu'est l'engagement, au travers de r&#233;f&#233;rences et de questionnements comportementaux, sociologiques, ethnologiques, philosophiques, existentiels&#8230;La mati&#232;re ne manque pas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A titre d'exemples : P. Clastres, La soci&#233;t&#233; contre l'&#201;tat, recherches (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et il ne faut pas oublier que dans le domaine de la vie collective, des exemples d'organisation ayant privil&#233;gi&#233; des fonctionnement horizontaux et &#233;galitaires ont d&#233;j&#224; exist&#233; dans l'Histoire, et tentent toujours de se d&#233;velopper ; plusieurs situations ont vu, et voient encore, la pratique d'une participation r&#233;elle de chacun, chacune, aux d&#233;cisions collectives (assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d&#233;cisionnelles), et ou la fonction de simples porte-paroles, r&#233;vocables, remplace par exemple celle des d&#233;l&#233;gu&#233;(e)s-d&#233;cideur(se)s habituel(le)s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors oui, &#233;videmment, cette notion d'engagement m&#233;rite d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e, dans toute son amplitude. Elle doit &#234;tre m&#233;dit&#233;e, et questionn&#233;e selon tous les possibles, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre livr&#233;e en p&#226;ture aux conceptions pr&#233;fabriqu&#233;es, et r&#233;duite par exemple &#224; une modalit&#233; technique au service de la &#171; repr&#233;sentativit&#233; r&#233;publicaine &#187;, qui n'est qu'une gestion comme une autre des diff&#233;rents &#233;chelons de cette soci&#233;t&#233; pyramidale et marchande.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un enseignant.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#61552;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A titre d'exemples : P. Clastres, La soci&#233;t&#233; contre l'&#201;tat, recherches d'anthropologie politique, Editions de Minuit, Seuil. J. Malaurie, Les derniers rois de Thul&#233;, Terres humaines, Plon. Ne serait-ce que sous un angle historique, les collectivit&#233;s espagnoles des ann&#233;es 36-39 et toutes les exp&#233;riences de lutte, de r&#233;sistance, ayant d&#233;velopp&#233; des principes de d&#233;mocratie directe, m&#233;ritent d'&#234;tre &#233;galement &#233;tudi&#233;es&#8230; Les exemples sont plus nombreux qu'on pourrait le croire et restent bien &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>NON A LA CO-GESTION DES POLITIQUES CAPITALISTES BOYCOTTONS LES &#201;LECTIONS PROFESSIONNELLES DE L'ESR
</title>
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		<dc:date>2014-12-07T10:38:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La participation des syndicats cens&#233;s repr&#233;senter les personnels de l'ESR dans les organes consultatifs (Comit&#233; Technique minist&#233;riel de l'ESR, Comit&#233; Technique d'&#201;tablissement, Commission Consultative Paritaire des agents non titulaires, Commission consultative des Doctorants Contractuels) n'a jamais permis de stopper les politiques n&#233;o-lib&#233;rales. &lt;br class='autobr' /&gt; Chacun-e le constate. &lt;br class='autobr' /&gt; Avec la mise en oeuvre du processus de Bologne (d&#232;s 1998), la loi LRU et la loi sur l'ESR, une logique comptable et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La participation des syndicats cens&#233;s repr&#233;senter les personnels de l'ESR dans les organes consultatifs (Comit&#233; Technique minist&#233;riel de l'ESR, Comit&#233; Technique d'&#201;tablissement, Commission Consultative Paritaire des agents non titulaires, Commission consultative des Doctorants Contractuels) n'a jamais permis de stopper les politiques n&#233;o-lib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Chacun-e le constate.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Avec la mise en oeuvre du processus de Bologne (d&#232;s 1998), la loi LRU et la loi sur l'ESR, une logique comptable et manag&#233;riale a &#233;t&#233; impos&#233;e dans les universit&#233;s : comp&#233;tition par l'&#233;valuation individuelle, primes au &#171; m&#233;rite &#187;, gel des salaires et gel des emplois, r&#233;duction des droits &#224; cong&#233;s, r&#233;gionalisation et ouverture des universit&#233;s aux int&#233;r&#234;ts des entreprises priv&#233;es notamment par la cr&#233;ation de formations sur mesure, fusions d'&#233;tablissements et COMUE, course aux classements, fermeture des fili&#232;res, r&#233;duction du nombre d'heures d'enseignement, s&#233;lection des &#233;tudiants entrant &#224; l'universit&#233; par tirage au sort ou par quotas d'inscription, frais d'inscription plus &#233;lev&#233;s pour les &#233;tudiants &#233;trangers, etc. Les normes, standards et exigences du monde capitaliste r&#232;gnent d&#233;sormais dans l'Enseignement sup&#233;rieur et dans la Recherche, comme dans les autres services publics&#8230; avec la collaboration des syndicats qui servent de caution &#171; d&#233;mocratique &#187; dans les instances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La pr&#233;carit&#233; dans l'ESR, cheval de bataille et priorit&#233; des syndicats depuis des ann&#233;es, n'a pas &#233;t&#233; r&#233;sorb&#233;e. Au contraire ! Les conditions de travail ne cessent de se d&#233;grader et la pauvret&#233; d'augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La fragmentation organis&#233;e des luttes, les appels &#224; manifestations cat&#233;goris&#233;es, les chapelets de jours de gr&#232;ve &#233;chelonn&#233;s et les luttes orchestr&#233;es pour finir agonisantes dans un faux dialogue social&#8230; &#231;a suffit !&lt;br class='autobr' /&gt; Sortons du pi&#232;ge d'une &#171; d&#233;mocratie &#187; r&#233;duite au seul exercice d'un droit de vote octroy&#233; magnanimement par des illusionnistes patent&#233;s : leurs projets pleins de superlatifs et de promesses chim&#233;riques se r&#233;v&#232;lent pour ce qu'ils sont, de simples baudruches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Ne nous laissons plus abuser !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Reste-t-il aujourd'hui &#224; l'Universit&#233; du Mirail des syndicats &#171; de lutte &#187; qui d&#233;fendent l'int&#233;r&#234;t commun des personnels et des &#233;tudiants et non pas leur seuls int&#233;r&#234;ts ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;strong&gt;Refusons de voter !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Petit Personnel Universitaire : NON A LA DOUBLE PEINE
</title>
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		<dc:date>2014-10-05T11:22:38Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans les facs, il y a les enseignants, les cadres administratifs et puis, il y a les autres, ceux qu'on appelle le &#171; petit personnel &#187;, les &#171; sans dents &#187;, un Tiers-&#201;tat fait de &#171; petites &#187; secr&#233;taires (on est toujours &#171; petit &#187; quand on est au bas de l'&#233;chelle administrative), d'employ&#233;s de biblioth&#232;que, d'ouvriers de maintenance&#8230; en sous-effectif permanent, avec des proc&#233;dures de travail souvent inadapt&#233;es, ces personnels finissent par s'&#233;puiser. Certains en tombent malades. On le leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les facs, il y a les enseignants, les cadres administratifs et puis, il y a les autres, ceux qu'on appelle le &#171; petit personnel &#187;, les &#171; sans dents &#187;, un Tiers-&#201;tat fait de &#171; petites &#187; secr&#233;taires (on est toujours &#171; petit &#187; quand on est au bas de l'&#233;chelle administrative), d'employ&#233;s de biblioth&#232;que, d'ouvriers de maintenance&#8230; en sous-effectif permanent, avec des proc&#233;dures de travail souvent inadapt&#233;es, ces personnels finissent par s'&#233;puiser. Certains en tombent malades. On le leur reproche. Des universit&#233;s cherchent &#224; contourner la l&#233;gislation sur les cong&#233;s de maladie. A l'Universit&#233; ex-Toulouse-Le-Mirail, derni&#232;rement rebaptis&#233;e &#171; Jean Jaur&#232;s &#187; des mesures sournoises visent ce &#171; petit personnel &#187; en remettant en cause l'&#233;quilibre ant&#233;rieur (accords locaux dits Pech). De quoi faire se retourner ce pauvre Jean Jaur&#232;s dans sa tombe ! Voici ce qu'en pensent les principaux concern&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'universit&#233; dans l'ill&#233;galit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les dirigeants de la facult&#233; nous disent vouloir se mettre en conformit&#233; avec les textes officiels. L'universit&#233; serait donc dans l'ill&#233;galit&#233; ? Allons donc, les accords pass&#233;s, dits &#171; Accords Pech &#187; n'ont rien de hors-la-loi, puisque les services de l'&#201;tat les ont paraph&#233;s ! Par contre, pour ce qui concerne la journ&#233;e de cong&#233; obligatoire le lundi de Pentec&#244;te&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	De toutes fa&#231;ons, les textes officiels sont aujourd'hui ce qu'ils n'&#233;taient pas hier et ce qu'ils ne seront pas demain. Ils sont le simple reflet de notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non &#224; la double peine &#8211; n'ajoutons pas de l'aigreur &#224; la souffrance&lt;br class='autobr' /&gt; L'universit&#233; veut faire payer une double peine aux coll&#232;gues malades. Au lieu de les soutenir et de les encourager dans la lutte contre la maladie, elle veut leur retirer des cong&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il n'y a pas de maladie abusive &#8211; Il n'y a que des probl&#232;mes graves qui restent sans solution. Les maladies que les employeurs osent qualifier de diplomatiques apparaissent quand les conditions de travail deviennent insoutenables et que la direction tarde trop &#224; trouver une r&#233;ponse ad&#233;quate. Ce type de maladie est avant tout un appel au secours que l'administration refuse d'entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les commissions paritaires sont un leurre pour les employ&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le silence des syndicats dits repr&#233;sentatifs suite &#224; la note DRH-DPBIATSS du 29 ao&#251;t 2014, applicable au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; septembre, montre qu'ils sont en fait d'accord avec cette note. Ils viennent de d&#233;montrer (une fois de plus !) qu'ils ne remplissent pas du tout un r&#244;le de d&#233;fense des employ&#233;s mais qu'ils sont du c&#244;t&#233; de la direction lorsqu'elle prend des mesures iniques. Ce qu'ils nous pr&#233;sentent comme &#233;tant de la &#171; d&#233;mocratie &#187; n'est qu'un jeu dans lequel direction et syndicats repr&#233;sentatifs se r&#233;partissent les r&#244;les pour nous duper. Nous sommes toujours les grands perdants de ces jeux. Chacun remarquera qu'&#224; ce jour aucun compte rendu de ces r&#233;unions paritaires n'a &#233;t&#233; port&#233; &#224; notre connaissance. On les comprend : les uns et les autres nous jugent et, ceux qui se proclament nos d&#233;fenseurs, se gardent bien de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les syndicats r&#233;formistes ne sont pas un outil de d&#233;fense&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ils sont un outil de r&#233;signation et de d&#233;faitisme. Ils sont un rouage de plus de l'institution qui, partout et toujours, attaque les travailleurs au profit de la finance et des nantis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les syndicats r&#233;formistes ne nous d&#233;fendent pas. Ils d&#233;fendent leurs seuls privil&#232;ges. &#171; Apr&#232;s nous le d&#233;luge &#187; est leur devise. C'est pourquoi lors des prochaines &#233;lections syndicales nous serons encore plus nombreux &#224; nous abstenir cette fois que par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se sont bien moqu&#233;s de nous, boycott des &#233;lections professionnelles !&lt;br class='autobr' /&gt;
CNT-AIT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>DE QUOI ONT PEUR LES PETITS CHEFS ?
</title>
		<link>https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article356</link>
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		<dc:date>2010-04-19T12:21:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la une
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		<description>
&lt;p&gt;Le 24 Novembre dernier, pendant l'A.G. un groupe d'&#233;tudiants s'est oppos&#233; aux leaders habituels et l'altercation qui a suivi a servi de motif &#224; l'annulation de l'A.G. Ces m&#234;mes leaders &#233;taient rest&#233;s passifs pendant toute l'intervention de l'U.M.P. le 17 Novembre ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est pourtant clair que c'est la droite d&#233;complex&#233;e qui est l'ennemie du droit de gr&#232;ve et non les &#233;tudiants, qui sont partisans de la lutte. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'argument privil&#233;gi&#233; de ces petits chefs est la d&#233;fense du cadre formel de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 24 Novembre dernier, pendant l'A.G. un groupe d'&#233;tudiants s'est oppos&#233; aux leaders habituels et l'altercation qui a suivi a servi de motif &#224; l'annulation de l'A.G. Ces m&#234;mes leaders &#233;taient rest&#233;s passifs pendant toute l'intervention de l'U.M.P. le 17 Novembre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est pourtant clair que c'est la droite d&#233;complex&#233;e qui est l'ennemie du droit de gr&#232;ve et non les &#233;tudiants, qui sont partisans de la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument privil&#233;gi&#233; de ces petits chefs est la d&#233;fense du cadre formel de la d&#233;mocratie et de l'auto-organisation des A.G. alors qu'une simple analyse de bon sens montre que ce sont ses fossoyeurs les plus z&#233;l&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, ils ont fait de ces A.G. une contrefa&#231;on o&#249; ils ont le beau r&#244;le qui consiste &#224; manipuler le d&#233;roulement des assembl&#233;es en confisquant le pouvoir des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette parodie de d&#233;mocratie, ces derniers en sont r&#233;duits &#224; une figuration passive qu'ils ent&#233;rinent par un vote limit&#233; aux choix propos&#233;s par les partis et syndicats dont l'int&#233;r&#234;t efface toujours celui des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette falsification de la d&#233;mocratie est une des causes de l'&#233;chec de mouvements comme celui contre la L.R.U. Elle est aussi la cause de la col&#232;re l&#233;gitime des &#233;tudiants, comme celle qui s'est exprim&#233;e le 24 Novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confusion bien compr&#233;hensible que font r&#233;gner ces bureaucrates en herbe conduit beaucoup d'&#233;tudiants &#224; la passivit&#233; et au d&#233;couragement et en pousse d'autres &#224; faire un amalgame tels qu'ils remettent en cause le principe m&#234;me des A.G. Cette remise en cause est une grave erreur : ce n'est pas le principe des A.G. qui est &#224; rejeter, ce sont les manipulations dont elles font l'objet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;mocratie n'a rien &#224; voir avec le syst&#232;me parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; ne se d&#233;l&#232;gue pas, ne s'encadre pas. Elle se prend ! Qu'on se le dise !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Petits &#233;chauffements de rentr&#233;e...
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		<description>
&lt;p&gt;Il est bon de constater qu'en cette rentr&#233;e o&#249; tout semble aller de mal en pis, une partie des strat&#233;gies de lutte adopt&#233;es au printemps dernier se trouve r&#233;affirm&#233;e avec force. Une partie, mais non des moindres, puisque c'est celle-l&#224; m&#234;me qui, dans les faits, se r&#233;v&#232;le &#234;tre la plus efficace. &lt;br class='autobr' /&gt; L'exemple nous est en effet donn&#233;, une nouvelle fois, par la pugnacit&#233; des parents d'&#233;l&#232;ves dans les &#233;coles. Une pugnacit&#233; qui ne doit rien aux organisations syndicales ; mieux : qui pr&#233;cis&#233;ment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est bon de constater qu'en cette rentr&#233;e o&#249; tout semble aller de mal en pis, une partie des strat&#233;gies de lutte adopt&#233;es au printemps dernier se trouve r&#233;affirm&#233;e avec force. Une partie, mais non des moindres, puisque c'est celle-l&#224; m&#234;me qui, dans les faits, se r&#233;v&#232;le &#234;tre la plus efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'exemple nous est en effet donn&#233;, une nouvelle fois, par la pugnacit&#233; des parents d'&#233;l&#232;ves dans les &#233;coles. Une pugnacit&#233; qui ne doit rien aux organisations syndicales ; mieux : qui pr&#233;cis&#233;ment parvient &#224; imposer son efficacit&#233; pour cette raison qu'elle ne doit rien aux organisations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Contrairement &#224; ce qui nous est pr&#233;sent&#233; par les divers m&#233;dias d'information - ne nous y laissons pas tromper - les &#233;coles en question ne sont pas le th&#233;&#226;tre de &#171; s&#233;questrations &#187;, pas plus qu'elles ne sont simplement bloqu&#233;es. Le blocage n'est encore qu'une mani&#232;re n&#233;gative et partielle de pr&#233;senter les choses ; ce n'est tout au plus qu'une cons&#233;quence. Les &#233;coles qui, d&#232;s la rentr&#233;e, ont commenc&#233; de faire parler d'elles, sont bel et bien, ni plus ni moins, occup&#233;es. Spontan&#233;ment et librement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi le cas, parmi d'autres, d'une &#233;cole qui a vu, d&#232;s la semaine du 7 septembre, s'installer des assembl&#233;es de lutte dans ses locaux, de nombreux parents prendre possession des lieux sans aucune directive syndicale, pour protester contre les suppressions de postes et de classes. Or, comme &#224; chaque fois, lorsque la d&#233;cision est spontan&#233;e et la parole libre, sans &#171; repr&#233;sentant de m&#233;tier &#187; pour pr&#233;-m&#226;cher et limiter les revendications, la vis&#233;e commune d&#233;passe imm&#233;diatement le cadre habituel des pr&#233;occupations syndicales, &#224; la fois dans le discours et dans les actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aussi n'est-ce pas seulement des cas particuliers qu'il est question, ni m&#234;me de l'&#233;cole consid&#233;r&#233;e isol&#233;ment, mais d'une logique g&#233;n&#233;rale, politique et sociale. C'est bien d'une telle logique et d'un tel mod&#232;le - celui du profit et de l'in&#233;galit&#233; - qu'un inspecteur s'est vu accuser d'&#234;tre responsable, parce que complice, avant de se faire s&#232;chement rabrouer. Et dans les faits, les parents d'&#233;l&#232;ves n'h&#233;sitent pas &#224; opposer la logique de la solidarit&#233;, et du vivre-ensemble, &#224; celle de la s&#233;paration. Ils passent la nuit dans l'&#233;cole, campent avec les enfants, passant outre les habituelles consignes s&#233;curitaires (vigipirate...), sans &#234;tre inqui&#233;t&#233;s le moins du monde. Ce sont les actes qui, d&#232;s lors, font droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ailleurs en revanche l'entr&#233;e en sc&#232;ne des forces de l'ordre ne s'est pas fait attendre. La tenue de n&#233;gociations &#233;tant elle-m&#234;me une facette de cette entr&#233;e en sc&#232;ne : outil &#233;vident, simple, toujours &#224; disposition, de pacification. En Ari&#232;ge, &#224; Laroque d'Olmes, apr&#232;s 24 heures d'occupation, l'inspecteur d'acad&#233;mie se pr&#233;sente et insiste pour que les trois institutrices en gr&#232;ve participent &#224; la d&#233;l&#233;gation de n&#233;gociation. A leur arriv&#233;e, elles sont pi&#233;g&#233;es et isol&#233;es par les gendarmes. A Pompertuzat (Haute-Garonne), une m&#232;re explique que les cinq enseignantes de l'&#233;cole maternelle sont retourn&#233;es chez elles &#171; lib&#233;r&#233;es sous la contrainte et la pression de la gendarmerie &#187;. Toujours est-il que le mouvement se poursuit et que d'autres actions sont &#224; venir. Parents d'&#233;l&#232;ves et enseignants restent d&#233;termin&#233;s. Dans les Alpes maritimes, m&#234;me mouvement d'occupation, m&#234;me d&#233;termination.M&#234;me d&#233;termination aussi chez les parents qui s'organisent contre la biom&#233;trie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et si, peut-on lire dans les journaux qu'une d&#233;l&#233;gation &#171; a &#233;t&#233; re&#231;ue par l'inspecteur de l'&#233;ducation nationale &#187;, le verbiage administratif trompe de moins en moins de monde. Quand l'administration demande la lev&#233;e des blocus &#171; au nom des principes d'&#233;galit&#233; r&#233;publicaine &#187;, l'effet comique est grand ; car pour nos dirigeants, &#171; &#201;galit&#233; r&#233;publicaine &#187; veut dire en l'occurrence : ob&#233;issance et profil bas ! Ou la soumission de la majorit&#233; &#224; un petit nombre de chefs charg&#233;s de faire r&#233;gner l'ordre. Un bien joli retournement, qui d&#233;crit parfaitement l'&#233;tat actuel des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est cet &#233;tat de choses qu'il s'agit de renverser en retour. C'est lui, tout entier, en bloc, que les &#233;coles occup&#233;es refusent. Qu'on ne se m&#233;prenne pas : il ne s'agit pas de dire que tout est fait, que rien ne reste &#224; faire, mais plut&#244;t que c'est l&#224; le commencement. L'&#233;galit&#233;, la fraternit&#233;, sont, dans les actes, du c&#244;t&#233; des occupations et des assembl&#233;es autod&#233;termin&#233;es, du c&#244;t&#233; de la pratique mise en &#339;uvre par les parents d'&#233;l&#232;ves. Cette pratique, c'est d'embl&#233;e le sens du renversement r&#233;volutionnaire en acte. S'il faut d'un mot la d&#233;finir, ce n'est pas autre chose que l'anarchosyndicalisme, en chair et en os.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si c'est ferm&#233;, faut r&#233;ouvrir !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette rentr&#233;s scolaire l'Acad&#233;mie avait pr&#233;vu 65 fermetures de classes &#224; Toulouse. Si, dans leur majorit&#233;, ces fermetures se sont d&#233;roul&#233;es dans une certaine r&#233;signation, il y a eu des lieux o&#249; elles ont entrain&#233; des r&#233;actions inattendues. Le minist&#232;re de l' Education Nationale n'avait pas fini de f&#233;liciter ses services pour le calme exceptionnel de ce d&#233;but d'ann&#233;e scolaire que plusieurs occupations d'&#233;cole, men&#233;es tambour battant, faisaient l'effet d'un coup de tonnerre dans le ciel serein de l'administration !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A l'&#233;cole de la Juncasse la suppression d'un classe de Cours Pr&#233;paratoire pour cause de baisse d'effectifs devait ainsi passer comme une lettre la poste... C'&#233;tait sans compter sur la d&#233;termination des parents. Pour les technocrates, le lundi 7 septembre, c'&#233;tait boucl&#233;. L'&#233;cole de la rue Louis Plana n'aurait plus que 9 classes. L'institutrice affect&#233;e &#224; la dixi&#232;me pouvait faire ses bagages : ses coll&#232;gues se d&#233;brouilleraient pour la r&#233;partition des enfants. Quant &#224; ces derniers et aux parents ils n'avaient qu'a subir et se taire. Mais le jeudi suivant, virage total : la dixi&#232;me classe reste en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est qu'entre-temps, le mardi 8, la situation avait bascul&#233;e : En l'espace de quelques heures, les familles se sont mobilis&#233;es de la fa&#231;on la plus efficace qui soit &#224; la base et sans attendre qui que ce soit. Il faut pr&#233;ciser que dans cette &#233;cole, tout l'an pass&#233;, beaucoup de parents avaient particip&#233; a divers mouvements de contestation. Ils avaient &#233;t&#233; dans les marches aux flambeaux organis&#233;es en dehors des syndicats et avaient soutenus massivement les enseignants d&#233;sob&#233;isseurs. La dynamique de l'ensemble s'exprimait dans un comit&#233; de lutte ; tout ceci alors m&#234;me qu'il n'y avait aucun probl&#232;me sp&#233;cifique au sein de leur &#233;cole. Dans le comit&#233;, les discussions tournaient aussi bien sur les probl&#232;mes p&#233;dagogiques que sur l'actualit&#233; sociale et se concluaient par l'organisation de petites actions conviviales et de solidarit&#233; dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aussi, la d&#233;cision brutale de l' Inspection acad&#233;mique allait-elle se heurter frontalement &#224; ce r&#233;seau local de personnes, de voisins, qui, de proche en proche, s'est habitu&#233; &#224; une activit&#233; collective sur le terrain social. Il n'aura fallu qu'une poign&#233;e d'heures pour que l'information de la fermeture d'une classe circule comme une train&#233;e de poudre dans les foyers paisibles. D&#233;j&#224; les plus matinaux, une poussette d'une main une ficelle de l'autre, suspendent la premi&#232;re banderole tandis que d'autres vont imprimer des affichettes et des p&#233;titions, ou encore prennent contact avec les m&#233;dias. Pour tous, entre le caf&#233; et la pointeuse, c'est le moment de mettre son petit grain de de sable dans les rouages du rouleau compresseur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D&#233;s le matin, le bureau du directeur de l'&#233;cole est occup&#233; De l&#224;, l' Inspection acad&#233;mique re&#231;oit en continue des p&#233;titions, des r&#233;clamations. A 11 heures, un inspecteur passe, essaie d'intimider quelques personnes au pr&#233;texte que le mat&#233;riel informatique de l'&#233;cole n'est pas &#224; leur service - mais au service de qui est-il donc, si ce n'est a celui du contribuable, lui r&#233;pond un parent ? Le m&#234;me inspecteur revient vers 15 h et devant une vingtaine de parents commence &#224; leur faire un cours sur les n&#233;cessit&#233;es comptable de l'organisation du d&#233;sordre actuel. Il manquerait, &#224; ces dires deux ou trois enfants pour faire le compte r&#233;glementaire et maintenir la classe ferm&#233;e. Son speech est peut &#234;tre adapt&#233; aux salons feutr&#233;s o&#249; l'on n&#233;gocie avec les divers repr&#233;sentants. Il ne l'est pas du tout pour convaincre des gens exc&#233;d&#233;s d'avoir &#224; supporter les diktats de &#171; l'&#233;lite &#187;. Au bout d'une heure quand il ressort, livide, il a compris qu'il n'y aura pas d'apaisement sans retour &#224; la normale : les parents lui ont tr&#232;s clairement signifi&#233; leur r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;s lors, l '&#233;cole continue de s'organiser. A 18 heures, c'est l'Assembl&#233;e. Les choses vont vite. Peu de discours, Du concret. Qui peut occuper les lieux d&#233;s ce soir ? Qui peut venir occuper demain ?... Il n'y a pas 24 heures que dans un obscur bureau une d&#233;cision arbitraire &#233;tait prise, qu'en face d'elle se dressent les bras qui vont la r&#233;duire a n&#233;ant. Moi ! Moi ! ... Chacun s'inscrit pour prendre les tours dans l'occupation. Des matelas sont jet&#233;s au sol, de grandes tables sont d&#233;plac&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur. Le but est clair : il faut montrer au quartier qu'ici on lutte pour les enfants. Alors, des d&#233;corations lumineuses sont accroch&#233;es aux grilles, une corde est tendue au dessus de la rue Plana pour y suspendre des oreillers. On s'installe et on y prend go&#251;t .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;j&#224; des voisins passent, des parents d'autres &#233;coles proches nous rejoignent. Leur pr&#233;sence est un signe fort de solidarit&#233; et de potentiel. En quelques heures l'occupation, le blocage, et m&#234;me l'irr&#233;v&#233;rence sont devenus naturels ; &#171; Non au doigt&#233; rectoral &#187;, lira t-on sur un panneau lors de la petite manifestation du lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette spontan&#233;it&#233;, cette rapidit&#233;, cet &#233;lan a d&#233;stabilis&#233; et fait reculer l'administration. Le CDEN (Comit&#233; d&#233;partemental de l'&#233;ducation nationale) du Jeudi est revenu en arri&#232;re : il n'y a aura que 62 suppressions de classes ; celles de Juncasse, Jolimont (l'&#233;cole voisine) et Courr&#233;ges sont pr&#233;serv&#233;es. Certes, l'inspecteur d'acad&#233;mie a bien pris soin de pr&#233;ciser &#224; la presse que si ces classes &#233;taient pr&#233;serv&#233;es, ce &#171; n'&#233;tait pas parce que les parents s' &#233;taient mobilis&#233;s mais tout simplement parce qu'il y a les effectifs &#187;. Mais ici, cela ne trompe personne. Surtout pas ceux qui ont &#233;cout&#233; l'explication comptable du repr&#233;sentant de ce m&#234;me inspecteur d'acad&#233;mie l'avant-veille... Pour le reste, s'il y avait les effectifs (pas un seul &#233;l&#232;ve de plus n'&#233;tait inscrit &#224; l'&#233;cole le jeudi par rapport au premier jour !), pourquoi avoir remis en question l'existence de cette classe ? Ils ne savent pas compter jusqu'&#224; 25, les inspecteurs d'acad&#233;mie ? Tout ceci est d'autant plus &#171; curieux &#187; que pour justifier la fermeture d'une classe dans le village de Pompertuzat (toujours en Haute-Garonne) l'inspecteur d'acad&#233;mie annonce que &#171; apr&#233;s cette fermeture il reste quatre classes a 26 &#233;l&#232;ves, ce qui reste en dessous de la moyenne d&#233;partementale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sachant qu'a la Juncasse il y a 10 classes pour un peu moins de 240 &#233;l&#232;ves inscrits (donc, en moyenne, un peu moins de 24 &#233;l&#232;ves par classe) et que sur c constat l'inspecteur d&#233;clare qu'il rouvre la classe qu'il vient de fermer &#171; tout simplement... il y a les effectifs &#187; mais qu'&#224; Pompertuzat, o&#249; il y a 26 &#233;l&#232;ves par classe ce m&#234;me inspecteur maintient la fermeture... parce qu'il n'y a pas l'effectif...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Vendredi soir, tout le monde (enfin, presque, l'inspecteur d'acad&#233;mie avait oubli&#233; de venir) a bu le verre de la &#171; victoire &#187;. A ma grande surprise, je n'&#233;tais pas seul &#224; regretter que cette lutte s'ach&#232;ve aussi vite : on commen&#231;ait &#224; s'amuser bien, nous avions encore d'autres actions conviviales pr&#233;vues, avec les moyens de les &#233;tendre &#224; d'autres &#233;coles. De plus, nous le savons tous au fond de nous, le pouvoir n'a recul&#233; ici que pour mieux nous manger ailleurs ; et c'est bien pour cela que nous devons continuer &#224; nous organiser &#224; la base pour d&#233;fendre nos droits et nos libert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Stop aux mains sur la petite culotte de Zo&#233; (et des autres)
</title>
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&lt;p&gt;Les faits &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela s'est pass&#233; au coll&#232;ge de Marciac (Gers), mais cela se passe un peu partout comme &#231;a en France. Un triste matin, les gendarmes font irruption. En force. En armes. Avec leurs camions et leurs gyrophares. Avec des chiens, policiers, comme eux. Suivant les sc&#233;narios, les enfants sont plaqu&#233;s contre les murs, les mains en l'air (genre &#034;descente&#034; pendant la derni&#232;re guerre) ou bien enferm&#233;s dans leur salle de classe, mais toujours avec d&#233;fense absolue de faire le moindre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les faits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'est pass&#233; au coll&#232;ge de Marciac (Gers), mais cela se passe un peu partout comme &#231;a en France. Un triste matin, les gendarmes font irruption. En force. En armes. Avec leurs camions et leurs gyrophares. Avec des chiens, policiers, comme eux. Suivant les sc&#233;narios, les enfants sont plaqu&#233;s contre les murs, les mains en l'air (genre &#034;descente&#034; pendant la derni&#232;re guerre) ou bien enferm&#233;s dans leur salle de classe, mais toujours avec d&#233;fense absolue de faire le moindre mouvement. Les chiens sont l&#226;ch&#233;s. Ils reniflent les affaires. Ils bavent sur les &#233;l&#232;ves. S'il y a un internat, ils vont mettre leur sale museau dans l'intimit&#233; des literies. Pendant ce temps, un gendarme continue &#224; hurler : &#034;Le chien mordra ceux qui bougent&#034;. Il prof&#232;re des menaces contre les &#034;drogu&#233;s&#034;, ricane. Et malheur &#224; celui qu'un chien d&#233;signe. Car, alors, tout est permis : fouille pouss&#233;e, pressions psychologiques, humiliations verbales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Zo&#233;, petite fille de 13 ans, Zo&#233; qui a eu le grand courage de t&#233;moigner &#224; Marciac, doit sortir de classe devant tout le monde pour se d&#233;shabiller dans le couloir. L&#224;, une gendarme fouille dans son soutien gorge, lui passe la main sur sa petite culotte. Dans le couloir, d'autres gendarmes, hommes ceux-l&#224;, assistent &#224; la sc&#232;ne. De leurs regards, de ces mains qui la palpent, de cette situation naus&#233;euse, Zo&#233; en ressort avec le sentiment d'avoir &#233;t&#233; viol&#233;e. Ces camarades sont envahis par le m&#234;me d&#233;go&#251;t. Et c'est comme &#231;a que des enfants sont trait&#233;s partout en France, avec la complicit&#233; active de responsables de l'institution scolaire. Dans un pesant silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un silence que Zo&#233; et sa famille ont rompu ; comme, l'avait fait, quelques jours auparavant un enseignant du Centre de formation des apprentis de Pavie (toujours dans le Gers) dont le t&#233;moignage rigoureux est terrible de pr&#233;cision ; et comme l'a fait, quelques jours, apr&#232;s le chanteur Daniel Guichard, scandalis&#233; lui aussi en d&#233;couvrant ces agissements gendarmesques alors qu'il amenait son fils au coll&#232;ge (cette fois-ci, dans l'H&#233;raut). Maintenant, plus personne ne pourra dire &#034;Je ne savais pas&#034; ! Le voile de la honte s'est d&#233;chir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi tant de violence &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; l'encontre de nos enfants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si on ne connaissait pas le niveau de perversit&#233; qu'atteint dans ce cas l&#224; le discours administratif, on en tomberait &#224; la renverse, car la r&#233;ponse officielle est : &#034;Pour les prot&#233;ger&#034; ! Ce d&#233;ploiement traumatisant de force brute se fait au nom de la pr&#233;vention de la &#034;drogue&#034;, (en r&#233;alit&#233;, du cannabis). Ce pr&#233;texte m&#233;rite qu'on l'examine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Faisons tout d'abord remarquer qu'&#224; Marciac comme dans l'H&#233;raut le r&#233;sultat de ces descentes a &#233;t&#233; de rien du tout et, &#224; Pavie, de quelques grammes. Ridicule, parfaitement ridicule. &lt;br class='autobr' /&gt; Ensuite, posons-nous la question du co&#251;t : une douzaine de gendarmes (salaires, primes, charges sociales, v&#234;tements, ...), des chiens (nourriture, chenil,...), leurs v&#233;hicules (carburant, usure,...), entre le temps de pr&#233;paration (concertation avec le chef d'&#233;tablissement, plannings,...) et la demi-journ&#233;e pour faire le mauvais coup, &#231;a met l'op&#233;ration &#224; au moins 1 500 euros !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Poursuivons enfin sur l'efficacit&#233; : en trente ans, la France, qui avait des taux de consommations de cannabis tr&#232;s bas, est mont&#233;e dans le peloton de t&#234;te des pays d'Europe. Depuis au moins 20 ans, des gendarmes (FRAD) et des policiers sillonnent les coll&#232;ges, d'abord pour montrer les produits (avec une &#034;mallette&#034;) ensuite pour des fouilles. Aucun des pays d'Europe qui, sur la m&#234;me p&#233;riode, a maintenu des niveaux bas ou m&#234;me a r&#233;ussi &#224; diminuer cette consommation, n'a fait comme &#231;a. Leurs politiques sont m&#234;me franchement &#224; l'oppos&#233; de la politique fran&#231;aise dans ce domaine. &lt;br class='autobr' /&gt; Le &#034;rem&#232;de&#034; fran&#231;ais est donc pire que le &#034;mal&#034;, d'autant d'ailleurs que le &#034;rem&#232;de&#034; en question est en fait un puissant propagateur du &#034;mal&#034; : montrer des produits (que l'on poss&#232;de, puisqu'on les montre) en insistant sur leur caract&#232;re interdit, c'est bien s&#251;r pousser des jeunes &#224; la transgression. Affaiblir l'estime de soi par l'humiliation et par la peur est un facteur reconnu de consommations de psychotropes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des explications lamentables mais &#233;clairantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mis brutalement en pleine lumi&#232;re, ceux qui agissaient jusqu'&#224; pr&#233;sent dans une ombre propice ont d&#251; se justifier. Le spectacle a &#233;t&#233; minable. &lt;br class='autobr' /&gt; A tout seigneur, tout honneur. La parole est &#224; un certain Christian Pethieu, principal du coll&#232;ge, qui a demand&#233; la descente : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;L'intervention s'est d&#233;roul&#233;e dans un climat que j'ai jug&#233; serein et sans exc&#232;s&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les trois citations de cet article sont tir&#233;es de : &#034;Stup&#233;fiante descente au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sans exc&#232;s, vraiment ? Qu'est-ce qu'il faudrait, pour que ce soit un &#034;exc&#232;s&#034;, monsieur le princip&lt;br class='autobr' /&gt;
al ? Que la police aille jusqu'au doigt dans le c...?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Donnons-l&#224; tout de suite apr&#232;s &#224; la Procureuse de la R&#233;publi-que, Chantal Firmigier-Michel : &#034;&#199;a cr&#233;e de la bonne ins&#233;curit&#233;&#034;1. A dire vrai, nous nous en doutions un peu. Mais c'est bien la premi&#232;re fois qu'une haute repr&#233;sentante de l'Etat l'avoue aussi clairement : quand &#231;a l'arrange, c'est la justice, avec l'aide de la police et de la gendarmerie, qui organise elle-m&#234;me l'ins&#233;curit&#233;. Rappelons que les &#234;tres humains vis&#233;s par cette sorte de terrorisme de basse intensit&#233; sont, dans le cas pr&#233;sent, des enfants, et qui n'ont strictement rien fait de r&#233;pr&#233;hensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Laissons la conclusion au premier syndicat enseignant de France, le SNES. Son repr&#233;sentant du coin, le camarade Franck Gombaud, sait que pour ne pas r&#233;soudre un vrai probl&#232;me, rien ne vaut une mauvaise revendication. Et l&#224;, en homme manifestement bien rod&#233; &#224; cet exercice, il a trouv&#233; ce qu'il faut : une bonne museli&#232;re. Sans rire, il r&#233;clame &#034;que l'on en revienne &#224; des op&#233;rations de pr&#233;vention mieux pr&#233;par&#233;es, et que, si les gendarmes font venir des chiens, ils soient musel&#233;s.&#034;1 Que les coll&#233;giens fac&#233;tieux n'en concluent pas, comme la phrase peut le laisser entendre, que le SNES r&#233;clame une museli&#232;re pour les gendarmes. L'impertinence syndicale ne va vraiment pas jusques l&#224;. Quand &#224; la pertinence (syndicale), &#231;a fait longtemps qu'elle a sombr&#233; dans l'indigence de la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mettre fin aux exactions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C&#244;t&#233;s parents, &#233;l&#232;ves et m&#234;me c&#244;t&#233; &#034;tout le monde&#034;, la r&#233;action n'a pas &#233;t&#233; aussi &#034;compr&#233;hensive&#034; et la vague montante d'indignation a forc&#233; les minist&#232;res concern&#233;s &#224; demander &#224; leurs troupes de faire preuve d'un peu plus de tact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour transformer ce recul tactique en recul tout court, et puisque tout ceci se fait au nom de la &#034;pr&#233;vention&#034;, prenons les devants. Qui que nous soyons - &#233;l&#232;ves, parents, professeurs qui ne se retrouvent pas dans la revendication de la museli&#232;re... - faisons fermement savoir par avance &#224; tout chef d'&#233;tablissement que nous sommes contre ces exactions, que nous ne nous laisserons pas faire et qu'ils seront tenus pour responsables de tout probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si un chef d'&#233;tablissement ose trouver ces pratiques &#034;sereines et sans exc&#232;s&#034;, exigeons qu'il se mette en slip dans le couloir, devant une d&#233;l&#233;gation d'&#233;l&#232;ves et enseignants, et qu'il s'y fasse peloter les fesses : apr&#232;s tout, c'est sa fonction que de donner l'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Exigeons que le budget allou&#233; &#224; ce type d'op&#233;ration soit vers&#233; &#224; celui de l'&#233;tablissement pour des activit&#233;s p&#233;dagogiques2. &lt;br class='autobr' /&gt; Exigeons que, si pr&#233;vention il y a, elle soit faite par de v&#233;ritables professionnels de la chose, pas par des professionnels de la r&#233;pression. Etre &#224; la fois dans la pr&#233;vention et dans la r&#233;pression, c'est comme &#234;tre &#224; la fois juge et partie, une monstruosit&#233; &#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Flics, patrons, cur&#233;s, hors des coll&#232;ges, des facs et des lyc&#233;es !&lt;br class='autobr' /&gt;
Jules F&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les trois citations de cet article sont tir&#233;es de : &#034;Stup&#233;fiante descente au coll&#232;ge&#034; &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;http://www.liberation.fr&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
/societe/0101302685 _2.- Que ce ne soit pas le m&#234;me budget importe peu : c'est les m&#234;mes imp&#244;ts, les n&#244;tres. Aux technocrates de se d&#233;brouiller pour faire les transferts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Libert&#233; d'expression !
</title>
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&lt;p&gt;Aux alentours du 20 novembre, deux &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge de Lauzerte dans le Tarn-et-Garonne, franchissent la porte de l'espaceCo (local autog&#233;r&#233; ouvert &#224; tous). Ils souhaitent pouvoir imprimer un tract. Apr&#232;s quelques explications, ils nous montrent le texte qu'ils ont r&#233;dig&#233;. Il y est dit que l'&#233;cole est une prison, les droits des personnes/&#233;l&#232;ves y sont ni&#233;s. Ils ne supportent plus cet &#233;tat de fait et ils revendiquent plus d'autonomie, de libert&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Et pour commencer, ils souhaitent pouvoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux alentours du 20 novembre, deux &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge de Lauzerte dans le Tarn-et-Garonne, franchissent la porte de l'espaceCo (local autog&#233;r&#233; ouvert &#224; tous). Ils souhaitent pouvoir imprimer un tract. Apr&#232;s quelques explications, ils nous montrent le texte qu'ils ont r&#233;dig&#233;. Il y est dit que l'&#233;cole est une prison, les droits des personnes/&#233;l&#232;ves y sont ni&#233;s. Ils ne supportent plus cet &#233;tat de fait et ils revendiquent plus d'autonomie, de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et pour commencer, ils souhaitent pouvoir g&#233;rer eux-m&#234;mes leurs temps libres (espaces entre deux cours). Le tract se termine en proposant une r&#233;union g&#233;n&#233;rale de tous les coll&#233;giens pour discuter de cette proposition. Autant dire que le tract plut. Tr&#232;s vite il fut imprim&#233;. Les coll&#233;giens le distribu&#232;rent. A la r&#233;union qui suivit, nombre de coll&#233;giens d&#233;cid&#232;rent une gr&#232;ve pour le lendemain. Le mardi 25 novembre, une bonne quarantaine de coll&#233;giens refus&#232;rent d'entrer en cours et se mass&#232;rent, pacifiquement, devant l'entr&#233;e de l'&#233;tablissement. La r&#233;action de la direction fut imm&#233;diate et tr&#232;s vive. Aucune tentative de dialogue, mais menaces, injonctions voire hurlements divers. Au bout de 10 minutes, c&#233;dant aux pressions, les coll&#233;giens mirent fin &#224; leur mouvement et reprirent les cours sauf deux qui avant de rentrer en classe voulurent passer &#224; l'EspaceCo pour raconter les &#233;v&#232;nements. Cela leur prit tr&#232;s peu de temps. Une heure apr&#232;s, ils &#233;taient de nouveau &#224; l'EspaceCo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;s leur arriv&#233;e au coll&#232;ge, l'administration les convoque, leur remet une lettre leur signifiant leur expulsion pour 15 jours du coll&#232;ge et les convoquant &#224; un conseil de discipline. Il leur est par ailleurs interdit de s'approcher des abords du coll&#232;ge (et donc des arr&#234;ts de bus : n'habitant pas dans le village, ils sont donc dans l'impossibilit&#233; de rentrer chez eux !!). Dans la m&#234;me matin&#233;e, un responsable du coll&#232;ge, sans se pr&#233;occuper du sort des deux expuls&#233;s, se rend chez le p&#232;re de l'un d'entre eux (souffrant d'un handicap mental majeur) pour lui faire signer la lettre d'expulsion de son fils. Devant le refus de l'administration d'entamer un dialogue, les coll&#233;giens organis&#232;rent un sit-in pendant la r&#233;cr&#233;ation du matin. Plus d'une centaine de jeunes y particip&#232;rent. Malgr&#233; ce beau mouvement de d&#233;termination et de solidarit&#233;, l'administration campe sur ces positions. La d&#233;fense des deux expuls&#233;s s'organise. Des parents d'&#233;l&#232;ves sont contact&#233;s, le r&#232;glement int&#233;rieur est &#233;pluch&#233;, des vices de proc&#233;dure sont mis en &#233;vidence. Un nouveau tract, r&#233;dig&#233; par des coll&#233;giens et cosign&#233; par des parents d'&#233;l&#232;ves appelle &#224; la solidarit&#233; la plus large. De son c&#244;t&#233;, l'administration ne reste pas inactive : tous les moyens sont utilis&#233;s, m&#234;me les plus scabreux. Par exemple, les &#233;l&#232;ves convoqu&#233;s devant un conseil de discipline ont en th&#233;orie le droit d'acc&#233;der &#224; leur dossier pour organiser leur d&#233;fense, mais en fait, ils ne pourront les consulter sur place qu'apr&#232;s plusieurs heures d'attente et en pr&#233;sence de la sup&#233;rieure du coll&#232;ge, seule autoris&#233;e &#224; en tourner les pages, tr&#232;s rapidement qui plus est et en leur posant des questions stupides dans le m&#234;me temps afin de perturber les coll&#233;giens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#192; l'inverse, les deux expuls&#233;s firent preuve d'un remarquable sens de la solidarit&#233;. Ayant droit chacun &#224; un d&#233;fenseur, ils choisirent de s'autod&#233;fendre l'un l'autre. C'est donc ensemble qu'ils pass&#232;rent devant leur tribunal. Le jour J, des affiches appelant &#224; la solidarit&#233; sont coll&#233;es autour du coll&#232;ge, des fax et des appels t&#233;l&#233;phoniques venus de la France enti&#232;re saturent le secr&#233;tariat de l'administration. La direction de l'&#233;tablissement essaye de r&#233;pliquer en faisant placarder dans les couloirs le tract d'appel &#224; la solidarit&#233; annot&#233; par elle. Elle se d&#233;consid&#232;re encore un peu plus aux yeux des coll&#233;giens. Enfin les sanctions tombent : les deux expulsions sont commu&#233;es en bl&#226;me alors que pourtant ils sont d&#233;j&#224; exclus depuis quinze jours. Pour l'un des deux coll&#233;giens, s'agissant de son deuxi&#232;me bl&#226;me, cette sanction se traduit par... une expulsion. Ce genre d'&#233;v&#232;nement n'est pas anecdotique ; au contraire, il nous semble tr&#232;s repr&#233;sentatif de l'&#233;tat du syst&#232;me &#233;ducatif ; malgr&#233; la mise en place de syst&#232;mes de concertation, d'&#233;lection de d&#233;l&#233;gu&#233;s de classe, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Quarante ans apr&#232;s mai 68, l'&#233;cole est toujours aussi peu d&#233;mocratique. Pour l'&#233;l&#232;ve, le coll&#233;gien ou le lyc&#233;en, la seule r&#232;gle qui vaille est &#034;&#233;tudie et tais-toi !&#034;. C'est que la fonction essentielle de l'&#233;cole est toujours de former les travailleurs -consommateurs dont la France (c'est-&#224;-dire l'&#233;tat et le patronat) &#224; besoin. L'&#233;l&#232;ve y apprend le respect de l'autorit&#233;, de la hi&#233;rarchie et les valeurs d'un syst&#232;me fondamentalement in&#233;galitaire et injuste. L'&#233;cole est un rouage du syst&#232;me capitaliste et pour assurer sa fonction, peu lui importe de broyer des &#234;tres humains. Il est donc normal que des &#233;l&#232;ves revendiquent et s'opposent et il est remarquable que, &#224; l'oppos&#233; des valeurs enseign&#233;es, les &#233;l&#232;ves de Lauzerte aient red&#233;couvert et mis en oeuvre les valeurs de solidarit&#233; et de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants de la CNT-AIT &lt;br class='autobr' /&gt;
de Montauban et sa r&#233;gion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Coup de fourchette au coll&#232;ge
</title>
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&lt;p&gt;On parle souvent de la violence en milieu scolaire. Je suis surveillant dans un coll&#232;ge et un de mes coll&#232;gues a &#233;t&#233; confront&#233; &#224; ce probl&#232;me. Voici quelques jours donc ce coll&#232;gue a re&#231;u un coup de fourchette sur l'avant-bras. Emotion dans le coll&#232;ge. Vous imaginez. Articles dans la presse. Tout le monde ne parle que de &#231;a dans la commune. Tout s'est produit au self. Mon coll&#232;gue fait remarquer &#224; un &#233;l&#232;ve qu'il n'a pas le droit de prendre deux yaourts comme il l'a fait. En r&#233;ponse, l'&#233;l&#232;ve (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Education
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On parle souvent de la violence en milieu scolaire. Je suis surveillant dans un coll&#232;ge et un de mes coll&#232;gues a &#233;t&#233; confront&#233; &#224; ce probl&#232;me. Voici quelques jours donc ce coll&#232;gue a re&#231;u un coup de fourchette sur l'avant-bras. Emotion dans le coll&#232;ge. Vous imaginez. Articles dans la presse. Tout le monde ne parle que de &#231;a dans la commune.&lt;br class='autobr' /&gt; Tout s'est produit au self. Mon coll&#232;gue fait remarquer &#224; un &#233;l&#232;ve qu'il n'a pas le droit de prendre deux yaourts comme il l'a fait. En r&#233;ponse, l'&#233;l&#232;ve l'insulte et lui porte un coup de fourchette sur l'avant-bras. D&#232;s 14 heures, au moment o&#249; je prends mon service, la hi&#233;rarchie nous r&#233;unit, nous raconte l'histoire et ach&#232;ve la r&#233;union en pr&#233;cisant, ce sont ses propres termes, que c'est la &#034;version officielle&#034;. Y aurait-il alors une version non officielle ? Pour en avoir le c&#339;ur net, je questionne des &#233;l&#232;ves ainsi que les deux autres coll&#232;gues pr&#233;sents sur les lieux au moment des faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224;, surprise, le sc&#233;nario est un peu plus complexe. M&#234;me point de d&#233;part (deux yaourts au lieu d'un seul), mais &#224; partir de l&#224;, &#231;a change : c'est en hurlant et en l'insultant de fa&#231;on appuy&#233;e que le surveillant fait sa remarque &#224; l'&#233;l&#232;ve, celui-ci r&#233;pond qu'il n'a pas &#224; se faire insulter, le surveillant fait alors une intimidation physique &#224; laquelle l'&#233;l&#232;ve r&#233;pond par un coup de fourchette sur la main qui se porte sur lui. Pourquoi avoir masqu&#233; cet encha&#238;nement et n'avoir retenu que le premier et le dernier acte ? La r&#233;ponse me para&#238;t &#233;vidente : il s'agit de prot&#233;ger non pas seulement le surveillant qui a largement d&#233;rap&#233;, mais l'autorit&#233; et par l&#224; l'institution toute enti&#232;re. En effet, si le surveillant avait &#233;t&#233; reconnu comme ce qu'il a bien &#233;t&#233; (c'est-&#224;-dire l'initiateur de l'agression verbale puis de l'agression physique), cela privait l'administration de faire un exemple (en excluant le jeune). Un exemple &#224; double d&#233;tente : vis-&#224;-vis de l'ext&#233;rieur d'abord, pour montrer que &#034;la violence &#224; l'&#233;cole est, h&#233;las, une r&#233;alit&#233; ; mais, fort heureusement, nous savons y faire face&#034;, vis-&#224;-vis des &#233;l&#232;ves surtout, avec un sens tr&#232;s diff&#233;rent : &#034;nous savons parfaitement ce qui s'est pass&#233;, mais nous sommes les plus forts, nous faisons ce que nous voulons&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Et c'est bien ce deuxi&#232;me message qui est le plus important. Car, dans ce coll&#232;ge comme dans beaucoup d'autres &#233;tablissements scolaires, l'autoritarisme est de retour. Pour les &#233;l&#232;ves, c'est la multiplication des r&#232;gles, toutes plus absurdes les unes que les autres, dont l'objectif est d'imposer une mise au pas, une ob&#233;issance aveugle. En direction des personnels, c'est la m&#234;me chose en plus subtil, c'est la &#034;gestion de proximit&#233; des ressources humaines&#034;, ce qui consiste essentiellement &#224; casser ceux qui ne sont pas dans la ligne (en leur fabriquant des emplois du temps pourris,...), &#224; diviser les personnels (en d&#233;nigrant les uns et en flattant bassement les autres) &#224; r&#233;unir les plus souples tous les midis dans le bureau du principal pour prendre un petit &#034;canon&#034; et distiller au passage &#034;les informations&#034; utiles, &#224; opposer habilement les profs aux &#233;l&#232;ves (tous nuls, sauf les enfants des coll&#232;gues bien s&#251;r) et aux parents d'&#233;l&#232;ves (tous des emm...). Dans ce climat, les relations se tendent ; la pression perp&#233;tuelle entra&#238;nant un grand stress. C'est dans cette ambiance, cr&#233;&#233;e de toutes pi&#232;ces, qu'il faut chercher la cause profonde d'&#233;v&#233;nements comme celui qui est rapport&#233; dans cette histoire. Au lieu de r&#233;fl&#233;chir &#224; &#231;a, les r&#233;flexes, aussi corporatistes que stupides ont jou&#233; &#224; fond. D&#232;s le lendemain des faits, les professeurs se sont r&#233;unis &#034;afin de d&#233;noncer la violence des &#233;l&#232;ves et les incivilit&#233;s&#034;. Bien s&#251;r, bon nombre de r&#233;dacteurs de ce texte mi-s&#233;rable connaissaient tous les encha&#238;nements de l'histoire. Quant aux deux coll&#232;gues qui m'ont rapport&#233; &#034;entre nous&#034; les faits, ils ont refus&#233; de t&#233;moigner en faveur de l'&#233;l&#232;ve et ont valid&#233; la &#034;version officielle&#034;. C'est lamentable, mais je n'ai pas r&#233;ussi &#224; ce jour &#224; les faire changer d'avis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Milieu &#233;tudiant : Toujours la mis&#232;re
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&lt;p&gt;&#034;Esclave sto&#239;cien, l'&#233;tudiant se croit d'autant plus libre que toutes les cha&#238;nes de l'autorit&#233; le lient. Comme sa nouvelle famille, l'Universit&#233;, il se prend pour l'&#234;tre social le plus autonome alors qu'il rel&#232;ve directement et conjointement des deux syst&#232;mes les plus puissants de l'autorit&#233; sociale : la famille et l'Etat. Il est leur enfant rang&#233; et reconnaissant. Suivant la m&#234;me logique de l'enfant soumis, il participe &#224; toutes les valeurs et mystifications du syst&#232;me. Ce qui &#233;tait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Esclave sto&#239;cien, l'&#233;tudiant se croit d'autant plus libre que toutes les cha&#238;nes de l'autorit&#233; le lient. Comme sa nouvelle famille, l'Universit&#233;, il se prend pour l'&#234;tre social le plus autonome alors qu'il rel&#232;ve directement et conjointement des deux syst&#232;mes les plus puissants de l'autorit&#233; sociale : la famille et l'Etat. Il est leur enfant rang&#233; et reconnaissant. Suivant la m&#234;me logique de l'enfant soumis, il participe &#224; toutes les valeurs et mystifications du syst&#232;me. Ce qui &#233;tait illusions impos&#233;es aux employ&#233;s devient id&#233;ologie int&#233;rioris&#233;e et v&#233;hicul&#233;e par la masse des futurs petits cadres&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mustapha Khayati &#034;De la mis&#232;re en milieu &#233;tudiant&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;chec du mouvement &#233;tudiant contre la &#034;loi de r&#233;forme des Universit&#233;s&#034; (LRU) n'est pas une d&#233;faite ext&#233;rieure. L'expliquer par la seule action des &#233;tudiants anti-bloqueurs soutenus par les organisations de droite, ou par la seule &#034;capacit&#233; de conviction&#034; du gouvernement dans le rapport de force qui l'oppose &#224; sa pr&#233;tendue contestation, revient &#224; s'interdire de le comprendre v&#233;ritablement. Les raisons de l'&#233;chec sont &#224; chercher du cot&#233; des formes d'organisation de cette lutte elle-m&#234;me et d'un choix tactique monomaniaque ainsi que dans l'id&#233;ologie &#224; laquelle elle est int&#233;gr&#233;e et qu'elle reproduit plus ou moins consciemment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les Assembl&#233;es G&#233;n&#233;rales, ont &#233;t&#233; par excellence le lieu d'une telle reproduction. Ce n'est rien de moins que leur bureaucratisation de fond en comble, par l'action combin&#233;e des syndicats et organisations majoritaires, qui a conduit &#224; la scl&#233;rose du mouvement. De ce fait, elles n'ont &#233;t&#233; qu'une p&#233;pini&#232;re de commissions, comit&#233;s et pinailleries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Exclusivement centr&#233;es sur la question du blocage, elles se sont d&#232;s l'origine, par principe, ferm&#233;es &#224; toute &#233;mergence possible d'une vision de la logique capitaliste dont toutes les lois ne sont que le produit. Elles se sont ferm&#233;es &#224; toute forme de projet v&#233;ritable de soci&#233;t&#233;. M&#234;me aux moments les plus forts du mouvement, ou la question du blocage &#233;tait acquise, au moment ou les anti-bloqueurs avaient d&#233;sert&#233; les lieux, alors que les discussions pouvaient prendre de la hauteur, les A.G. restaient aveugl&#233;ment et quasi m&#233;caniquement tendues vers l'objectif de faire voter le blocage. Leur fonctionnement effectif peut se r&#233;sumer &#224; ceci : avaliser la plupart des propositions d'un comit&#233; de lutte noyaut&#233; par les syndicats &#233;tudiants r&#233;formistes. Ce comit&#233; de lutte devenait, de fait, un comit&#233; d&#233;cisionnel, en contradiction avec la souverainet&#233; de l'AG&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ainsi les AG des &#233;tudiants telles qu'elles se sont d&#233;roul&#233;es lors de ce mouvement, loin d'&#234;tre un lieu de discussions, de propositions d'organisation &#233;manant de chacun des individus en lutte, loin d'&#234;tre le lieu d'une critique sociale effective, n'ont &#233;t&#233; qu'un lieu de discours. En fait de critique et de projet de soci&#233;t&#233;, la seule juxtaposition de revendications partielles, dont celle du r&#233;engagement financier de l'Etat - qui ne signifie pas autre chose que la revendication, port&#233;e par les &#233;tudiants, de leur propre reconnaissance par la logique qui les &#233;crase. Le mouvement &#233;tudiant n'a fait ainsi que pr&#233;parer purement et simplement les conditions de sa propre soumission, de son propre &#233;chec. Il faut ici souligner que le seul point des discours qui rencontrait l'adh&#233;sion des gr&#233;vistes comme de leurs opposants &#233;tait celui de la croyance en la valeur des dipl&#244;mes et du travail qu'ils impliquent. L'illusion la mieux partag&#233;e du milieu &#233;tudiant, quelles que soient les directions politiques, ne signifie &#224; son tour pas autre chose que la volont&#233; d'int&#233;gration &#224; cette froide m&#233;canique sans sujet qu'est la logique capitaliste elle-m&#234;me. Comme l'ensemble des gr&#232;ves syndicalistes, celles des &#233;tudiants, de politique qu'elle &#233;tait encore en 68, s'est transform&#233;e en gr&#232;ve revendicative dans un premier temps pour en &#234;tre r&#233;duite aujourd'hui au rang de gr&#232;ve d&#233;fensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant, c'&#233;tait du mouvement contre le CPE que le mouvement &#233;tudiant actuel pr&#233;tendait avoir tir&#233; les le&#231;ons. Or, c'&#233;tait bien contre la soci&#233;t&#233; capitaliste dans son ensemble, et contre les moyens que son id&#233;ologie met en oeuvre pour toujours tuer dans l'&#339;uf toute forme auto-organis&#233;e et autod&#233;termin&#233;e, qu'une partie des acteurs du mouvement contre le CPE s'&#233;tait &#233;lev&#233;e. Malgr&#233; cela, l&#224; o&#249; les diff&#233;rents groupes se r&#233;clamant de la tendance &#034;Ni CPE, ni CDI&#034; avaient commenc&#233; &#224; se coordonner en vue d'une critique radicale et globale du travail forc&#233; lui-m&#234;me, en vue du refus d'un avenir qui serait toujours celui de l'exploitation en bonne et due forme au-del&#224; du seul CPE, le mouvement actuel s'est enferr&#233; dans le refus d'une seule loi qu'il s'est r&#233;v&#233;l&#233; finalement incapable de repousser, &#233;tant d'ores et d&#233;j&#224; au pied du mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Force est donc de constater que le b&#233;n&#233;fice des le&#231;ons, des avanc&#233;es en mati&#232;re d'organisation et de modes d'action, n'a pas profit&#233; pour cette fois. La seule &#034;le&#231;on&#034; retenue a &#233;t&#233; d'ordre tactique. Mais retenue ne veut pas dire comprise ; tout au contraire. La tactique des blocages, exp&#233;riment&#233;e lors du CPE, avait certes largement contribu&#233; au succ&#232;s du mouvement. Mais ce succ&#232;s a &#233;t&#233; le produit non des blocages en eux-m&#234;mes mais de la critique g&#233;n&#233;rale du syst&#232;me dans laquelle ils s'inscrivaient. Ne retenant de cet ensemble que l'outil, convaincus qu' &#034;&#224; moins de cent&#034; on pouvait bloquer, par tous les temps, une fac de 30 000 &#233;tudiants, une partie du mouvement s'est obstin&#233;e &#224; jouer la carte du blocage pour le blocage. Peut-&#234;tre esp&#233;raient-on comme cela &#034;radicaliser&#034; les &#233;tudiants en lutte. En fait, ce sont les non-gr&#233;vistes qui se sont radicalis&#233;s, organis&#233;s (d'ailleurs efficacement) et oppos&#233;s au blocage jusqu'&#224; le faire sauter. Ce que les organisations d'extr&#234;me-droite n'avaient pu r&#233;aliser, une tactique faussement r&#233;volutionnaire (puisque d&#233;connect&#233;e de son fond id&#233;ologique) est parvenue &#224; le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans une situation sociale g&#233;n&#233;rale explosive, certains &#233;tudiants ont tout de m&#234;me cherch&#233; &#224; sortir de la fac, &#224; unir leur mouvement &#224; celui des travailleurs en lutte. Les tentatives faites dans ce sens n'ont jamais rencontr&#233; le soutien qu'elles m&#233;ritaient, et la volont&#233; &#034;d'&#233;largir le mouvement&#034; est rest&#233;e lettre morte. L'&#233;tape actuelle du mouvement &#233;tudiant se cl&#244;t donc par un triple &#233;chec : id&#233;ologique, organisationnel et tactique. Cet &#233;chec est aussi le n&#244;tre. Bien qu'ayant analys&#233; assez rapidement la situation et compris l'impasse tactique dans lequel le mouvement s'enfermait, nous n'avons pas &#233;t&#233; en capacit&#233; d'en modifier le cours. Il nous semble cependant que les trois lignes de force qui se d&#233;gagent en creux de notre critique (inscription de la lutte dans une analyse du syst&#232;me, organisation d'assembl&#233;es populaires, souplesse tactique) sont de nature, si nous parvenons &#224; les porter comme il convient, &#224; modifier la suite des &#233;v&#233;nements. Car il y aura bien d'autres &#233;v&#233;nements...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(NB : Cet article fait r&#233;f&#233;rence &#224; la situation toulousaine).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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