ET POURTANT ... ILS L’ONT ÉLU

Dimanche 26 juin 2016, par cnt // Loi travail 2016

Ils ont bonnes figure à défiler pour les droits des travailleurs. Ceux-là mêmes qui encensent le vote et dénigrent les abstentionnistes. Je me souviens de m’être fait huer lors de débat publics en 2012, en invitant le tout-venant à ne pas donner sa voix à une urne mais à la garder pour la rue et pour ses pairs. Eux encore une fois, ils ont voté. Alors la prochaine fois qu’ils vous appelleront à vous soumettre, ces fameux « contestataires », souvenez vous qu’avec le vote, à tous les coups on perd !

Nous sommes aujourd’hui dans la rue contre Hollande, Valls, Macron, El Khomri qui font la politique du MEDEF en voulant nous imposer des mesures encore plus rétrogrades que celles des gouvernements précédents. Souvenez-vous de qui a appelé à élire Hollande lors de l’entre deux tours des dernières présidentielles.

  • Mélenchon (Front de Gauche) : sans aucune gêne.
    « Nous avons décidé de battre Nicolas Sarkozy et pour le faire, nous votons Hollande et nous ne sommes pas gênés de le faire »
  • Pierre Laurent (PCF) : sans ambiguïté
    « Battre Nicolas Sarkozy, ça veut dire voter François Hollande (…) il n’y aura que deux bulletins (…) il n’y a aucune ambiguïté »
  • Eva Joly (candidate écologiste) :
    « J’appelle dès à présent toutes celles et ceux qui ont voté pour moi, et au-delà toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs de la République à tout faire pour que notre pays sorte enfin du sarkozysme en se rassemblant autour de la candidature de François Hollande qui doit désormais porter toutes les couleurs de la gauche et des écologistes »
  • Phillipe Poutou (NPA) : l’art de l’appel indirect.
    « dégager Sarkozy et toute sa bande ».
  • Commission exécutive confédérale de la CGT :
    « Battre Nicolas Sarkozy en élisant un nouveau Président de la République est nécessaire. C’est contribuer à créer un contexte plus favorable aux revendications et au progrès social qui nécessiteront toujours des mobilisations syndicales. C’est réaffirmer la légitimité de l’action syndicale dans un pays démocratique. C’est ouvrir de nouvelles possibilités pour intervenir dans la vie de l’entreprise et de la cité_ »
  • SUD Solidaires : tourner la page ?
    « L’Union syndicale Solidaires constate qu’il est temps de tourner la page de Nicolas Sarkozy »
  • FSU : pour la rupture.

« La FSU considère qu’une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité et que la construction d’alternatives en France comme en Europe est indispensable. Elle appelle à se mobiliser en ce sens ».